Monde en Question

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Archives de Tag: Charlie Hebdo

17 octobre 1961 – L’ordre français (plébiscité par Charlie)


 

Réalisateur : Jean-Jacques Beryl
Durée : 0h48
Année : 2013
Pays : France
Genre : Documentaire
Résumé : « En Algérie, nous rétablissons l’ordre, ce que nous entendons par ordre français », déclarait Michel Debré, Premier ministre, sous la présidence de Charles De Gaulle, en avril 1956. Il s’agissait, bien entendu, de l’ordre colonial au mépris de l’ordre républicain, en Algérie comme à Paris où, le 17 octobre 1961, des Algériens affluant des bidonvilles de banlieue furent massacrés par la police du préfet Maurice Papon, alors qu’ils défilaient pacifiquement pour l’indépendance de leur pays.
Le 17 octobre 2001, une plaque commémorative est apposée à Paris sur le pont Saint-Michel: « A la mémoire des nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 ». Un déferlement de haine raciale, cela moins de 20 ans après la rafle des Juifs, en juillet 1942. Un Algérien, victime de cette ratonnade, nous dit, en retenant ses larmes, « Je fais encore des cauchemars. »
Durant cet hommage, manifestants et contre-manifestants s’affrontent : anciens appelés du contingent, anciens membres du FLN, anciens Harkis, Pieds-Noirs, militants d’extrême gauche et d’extrême droite, Français de l’immigration algérienne, qui semblent rejouer la guerre d’Algérie. « Il faut tourner cette page, sans l’oublier, bien sûr » commente l’historien Benjamin Stora.
Le 17 octobre 2012, 51 ans après cette page tragique de l’histoire franco-algérienne, le président de la République, François Hollande, a reconnu les faits. Ce qui soulève une polémique où les blessures de la mémoire sont ré-ouvertes, une fois de plus. »
Fiche : Ardèche Images

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Voir aussi : 17 octobre 1961, un crime d’État – Rencontre autour du film de Jean-Jacques Beryl, Indigènes TV – YouTube.

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Octobre à Paris (le crime que Charlie oublie)


 

Réalisateur : Jacques Panijel
Durée : 1h10
Année : 1962
Pays : France
Genre : Documentaire
Résumé : Documentaire retraçant la préparation, l’organisation et les conséquence de la manifestation parisienne du 17 octobre 1961, visant à protester contre le couvre-feu imposé aux Algériens.
En pleine guerre d’Algérie, Maurice Papon, alors préfet de police de la Seine, impose un couvre-feu discriminatoire à l’attention des « Français musulmans d’Algérie ». Cette mesure entraîne une grande manifestation dans les rues parisiennes, le 17 octobre 1961, réprimée avec une extrême violence…
Il a été fait dans la clandestinité, dans les bidonvilles de Nanterre et Gennevilliers, et dans le centre de torture de la Goutte-d’Or. Tourné quelques semaines après la marche pacifique qui s’acheva par des milliers d’arrestations et d’assassinats, le film reconstitue à chaud l’événement, donne la parole à ceux qui organisèrent le rassemblement, à ceux qui vécurent la répression sanglante ordonnée par le préfet Maurice Papon, à ceux aussi qui échappèrent à la mort après avoir été jetés à la Seine.
Jacques Panijel n’était pas cinéaste. Biologiste et chercheur au CNRS, il avait créé avec Pierre Vidal-Naquet et Laurent Schwartz le Comité Maurice Audin, du nom de ce mathématicien torturé à mort par les services français en 1957. Dans un entretien à la revue Vacarmes, à l’été 2000, Jacques Panijel (aujourd’hui décédé) racontait le projet : « J’ai tourné à partir de la fin 61 et pendant six mois dans les bidonvilles et à la Goutte d’or. Sachant ce qu’avaient été ces journées, il fallait que je les fasse revivre à l’intérieur même du bidonville (…). Le film est conçu comme une tragédie en trois actes : avant, pendant, après : l’organisation et le départ de la manifestation que nous avons pu reconstituer, la manifestation racontée par des photographies, et les témoignages filmés après la manifestation. Il fallait retrouver des hommes qui avaient échappé de justesse à la mort ; retrouver des gens qui avaient été balancés à la Seine et s’en étaient sortis. »
Fiche : IMDbMediapart

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Charlie-Renaud chante son addic­tion à la police


Le chanteur Renaud surfe sur l’immonde propagande-Charlie pour se faire rapidement du fric. Ainsi, il a vendu 200 000 exemplaires de son dernier album en quatre jours.

Après les éloges d’anarchistes à l’extrême droite d’Ukraine, Renaud chante sa nouvelle addic­tion… à la police. Mieux vaut en rire !

13/04/2016
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Note du 02/07/2016 : L’album préparait le lancement médiatique de son autobiographie ! Renaud SÉCHAN, Comme un enfant perdu, X Editions, 26 mai 2016 [Texte en ligne].

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Charlie Hebdo ou la dérive anticommuniste et le racisme larvé


 

Un ami basque me tuyaute : Laurent Sourisseau, dit « Riss », est un ancien élève du lycée de Bayonne, ville où son père exerçait la fonction de Directeur des Pompes Funèbres Générales. Riss s’était manifesté, à l’époque, dans des attaques verbales violentes et non gauchisantes, contre les prisonniers et les « basques-autonomistes » qui le côtoyaient en classe.

Ces derniers, en réponse, l’avaient mis en quarantaine jusqu’à son départ grâce à une mutation promotionnelle salvatrice de son père. C’était l’époque, assure mon informateur, où Charlie-Hebdo « comparait les jeunes indépendantistes de gauche à des nazis » (ah ! déjà et eux aussi ?).

J’ai toujours pensé que les humoristes pouvaient faire rire de tout, à condition de ne pas dresser des bûchers contre quiconque ne rit pas comme eux.
De tout ? Hum, hum !
Souvent des mêmes ? Hum, hum !
De préférence des barbus patibulaires ? Et de leurs enfants morts ? Hum, hum ! hum ! et hum !
Des dessinateurs assassinés ? Hou là, malheureux, tu n’as jamais été menotté ? Tu peux prouver que tu n’as pas de lien avec Daesh ?

Le cadavre du petit immigré IIyan, échoué sur un plage, ne cesse d’amuser un Riss (deux dessins nullards sous sa plume), qui pleura l’assassinat de ses collègues le 7 janvier 2015, qui nous apitoya sur ses propres blessures et qui ne bougea pas un cil quand la Justice poursuivit (jusqu’à 50 procédures mises en route, un enfant de 8 ans convoqué au commissariat, une grande gueule condamné à 6 mois de prison ferme, etc.) ceux qui clamaient un peu trop fort « Je ne suis pas Charlie » au lieu de défiler avec une brochette de chefs d’Etat, dont quelques dictateurs notoires, oppresseurs de la presse.

Le numéro 1225 (13 janvier 2016) de Charlie Hebdo touche le fond.

Lire la suite… Le Grand Soir

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La réponse de Hani Abbas à Charlie Hebdo


Le dessinateur palestinien, lui aussi réfugié en Syrie, comme le petit Aylan que Charlie Hebdo a tué une deuxième fois en suggérant qu’il aurait pu devenir un violeur s’il avait survécu, répond à Riss sur sa page Facebook :

 

Hani Abbas est membre du groupe « Cartooning for peace ». Il a reçu le Prix international du dessin de presse à Genève en mai 2014 pour son incessante dénonciation de la guerre et de ses horreurs dans le monde entier.

Son dessin est d’autant plus cinglant qu’il s’était solidarisé avec Charlie Hebdo après l’attaque du 7 janvier 2015, et qu’il avait lui-même dû fuir la Syrie pour un dessin qui n’avait pas plu.

16/01/2016
CAPJPO-EuroPalestine

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Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme ou de Charlie Hebdo, ça dépend, Le Grand Soir.
De BHL à Charlie Hebdo : la propagande néoconservatrice déguisée en gauche progressiste Le Grand Soir.
Je ne suis pas Charlie, Monde en Question
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Charlie, organe du Front National


Le nouveau dessin de Charlie Hebdo sur les « migrants violeurs » est à vomir, mais on n’ a vu aucun des dirigeants français qui alimentent financièrement ce torchon, s’en offusquer.

 

Voici comment Riss ose évoquer la mort du petit Aylan en l’assimilant aux agressions sexuelles de Cologne lors du Nouvel An.

Riss, l’auteur du dessin de Charlie Hebdo, est directeur de la publication du magazine qui se veut satirique, mais qui n’est qu’un relais de tous ceux qui s’attaquent préférentiellement aux plus faibles, aux plus stigmatisés.

Non, Charlie Hebdo n’est pas dans la « tradition française » de la satire. Cette dernière est représentée par des artistes comme Molière, Daumier, Bourvil, Coluche ou encore Siné, qui loin de s’attaquer aux plus vulnérables, ont toujours épinglé les puissants, les détenteurs de pouvoir.

14/01/2016
CAPJPO-EuroPalestine

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Charlie, nouvelle religion d’État


 

Par quel miracle un journal satirique a-t-il pu devenir l’un des organes de la pensée officielle ? Cette métamorphose témoigne bien sûr de la capacité du système à faire feu de tout bois et à tout recycler mais elle montre surtout les affinités entre la pensée libérale-libertaire et les intérêts des élites mondialistes. Et celles-ci ne sont jamais avares pour récompenser leurs loyaux serviteurs comme on l’a vu à l’occasion du battage médiatico-politique qui a suivi les attentats de janvier : minutes de silence un peu partout en France, drapeaux en berne, journées de deuil national, manifestations de solidarité émaillées de « dérapages » anti-Islam, grande marche républicaine symbolisant l’union sacrée des politiques contre « la barbarie et le terrorisme » à laquelle se sont associés la totalité des partis du système et des organisations de l’antiracisme institutionnel ainsi que de nombreux chefs d’État, slogans de soutien omniprésents, déclarations martiales des responsables politiques en dépit des zones d’ombre qui brouillent cette nouvelle affaire, à l’image de celles des attentats du 11 septembre.

À l’occasion du premier anniversaire des attentats, les élites politiques ressortent les plats – avec parfois quelques ratages – au risque de provoquer la nausée. Exploiter jusqu’au bout ce drame pour renforcer le système de domination et pour lancer la France dans des aventures militaires de tous les dangers – le tout sous couvert de « guerre contre le terrorisme » – est clairement la ligne politique du gouvernement. Les bénéfices attendus sont bien là : restauration d’un crédit politique perdu sur le front économique et social et promulgation d’une batterie de lois liberticides pour museler la contestation sociale. Mais l’essentiel est peut-être ailleurs. La mascarade du 11 janvier et celle des commémorations forcées du premier anniversaire (en attendant les suivants !) ont aussi pour objectif de formater les esprits en posant les bases de ce que l’on pourrait appeler une « religion d’État ». Une religion laïque – et même laïciste – mais dont la fonction première est de dresser un rideau de fumée idéologique entre la conscience et la réalité.

Le 7 janvier 2015, c’est l’un des centres névralgiques du système de domination médiatique qui a été visé. Et pas n’importe lequel : Charlie Hebdo, passé du scato-gauchisme au néoconservatisme bon teint, spécialisé dans la discrimination antimusulmane sous couvert de « liberté d’expression » (pourtant à géométrie bien variable par les temps qui courent…) avec la bénédiction des élites politiques qui n’ont jamais ménagé leurs efforts pour le soutenir, en particulier au moment du procès des caricatures. Et pour cause… Les colonnes du journal accueillent régulièrement la fine fleur de l’atlantisme dans sa version la plus dure, notamment des journalistes de la mouvance néoconservatrice du Cercle de l’Oratoire : Caroline Fourest, qu’on ne présente plus, Robert Misrahi, Mohamed Sifaoui. Le journal s’était notamment illustré en publiant un « manifeste des 12 », dénoncé à juste titre par la Ligue des Droits de l’Homme, sous-titré « ensemble contre le nouveau totalitarisme » qui n’est rien de moins qu’une déclaration de guerre contre la menace islamique assimilée à la barbarie et au totalitarisme : « Après avoir vaincu le fascisme, le nazisme, et le stalinisme, le monde fait face à une nouvelle menace globale de type totalitaire : l’islamisme ». On a déjà vu analyse plus nuancée…

Également dans le viseur du journal, la religion catholique. La dernière une (en date) du journal, associant crime et religion, a provoqué colère et consternation. Mais le profond mépris pour la religion (et les croyants) affiché par le journal masque en réalité une orthodoxie bien prégnante. Elle s’est notamment manifestée à l’occasion des cérémonies d’hommage aux victimes quand il s’est agi de « repérer et de traiter ceux qui ne sont pas Charlie ». Comme toutes les religions, celle du politiquement correct a ses croyants, ses intégristes, ses apostats, ses hérétiques, ses agnostiques, ses curés et se sicônes. Et les brebis égarées pourront toujours compter sur la miséricorde divine si elles font acte de repentance puisque, comme le dit si bien Nathalie Saint Bricq, « il faut réintégrer dans la communauté nationale ceux qui ne sont pas Charlie ».

Comme toutes les religions, celle de Charlie a une fonction idéologique, celle de montrer une image tronquée, faussée et parfois inversée du réel. Tout esprit ayant échappé au formatage des consciences ne peut qu’être frappé par la contradiction manifeste entre les discours dominants et les pratiques. Ainsi, l’humoriste Dieudonné a été condamné pour apologie du terrorisme (!) en raison d’un message posté sur son compte Facebook dans lequel il affirmait « se sentir Charlie Coulibaly », le jour même de la marche républicaine du 11 janvier ! Rappelons tout de même que le mot d’ordre de cette manifestation géante était la défense de la liberté d’expression…

Surfant sur la peur provoquée par les événements de janvier et leur ultramédiatisation, les élites politiques ont promulgué une nouvelle loi pour réduire un peu plus les libertés publiques. Ou comment prétendre défendre la liberté d’expression contre une prétendue « menace islamique »… en encadrant celle-ci. Sans même parler de celles votées précédemment. Ainsi le délit pour apologie de terrorisme aux contours éminemment flous que l’exécutif a fabriqué dans le cadre de la loi antiterroriste de l’automne 2014 pourra valoir à son auteur pas moins de 7 ans de prison et de 100.000 euros d’amende ! La saturation médiatique des attentats et la propagande pro-Charlie déversée par les médias sous contrôle n’aura pas été de trop pour faire croire que la vraie menace qui pèse sur les libertés vient de l’Islam et non du pouvoir en place…

Mais l’une des caractéristiques de la mobilisation pro-Charlie (comme de celle qui a suivi les attentats de novembre) est l’appel à l’unité nationale sur fond de guerre contre le terrorisme. Grâce l’alchimie de l’union sacrée contre un ennemi à la fois extérieur et intérieur, les clivages sociaux et politiques disparaissent comme par magie : plus de riches, ni de pauvres, plus d’exploiteurs ni d’exploités mais des pro-Charlie et des crypto-terroristes. L’enjeu principal est sans doute ici : faire croire aux populations qu’elles ont les mêmes intérêts que les élites mondialistes et que la population syrienne mourant sous les bombes de l’aviation française est massacrée dans l’intérêt de la France.

L’esprit Charlie, nouvel avatar de la pensée dominante ? Sans doute, et le laïcisme agressif qui est sa marque de fabrique dessine les contours d’une nouvelle religion, concurrente de toutes les autres. Une religion qui n’ouvre pas les portes du Paradis mais celles d’un monde où la seule liberté qui existe est de pousser son chariot de supermarché, de laver son cerveau avec la télévision et de se faire tondre à l’occasion.

07/01/2016
Nicolas Bourgoin

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Le prix de la croisade


 

Depuis le 8ème siècle, la France monarchiste et chrétienne puis républicaine et laïque, fait la guerre contre les musulmans.

Lors des croisades (1095-1291), la France participa à la conquête de la Palestine, la Jordanie, le Liban et la Syrie. Cette guerre sainte visait à détruire par le feu et par le sang les populations locales qui avaient le tort de vivre sur des terres que l’Occident chrétien revendiquaient comme siennes.
Ainsi furent détruites Jérusalem et Damas, villes saintes pour les chrétiens. Les croisés ne contentèrent pas, le 15 juillet 1099, de conquérir Jérusalem, mais ils massacrèrent tous les musulmans et brulèrent les juifs dans leurs synagogues au nom de la civilisation.
À l’inverse, Saladin, le barbare arabo-musulman, permit aux chrétiens, après la prise de Jérusalem le 2 octobre 1187, de quitter la ville et de regagner la côte sains et saufs avec une partie de leurs biens.

Depuis 2001, la France (de l’extrême-droite à l’extrême-gauche) participe à la croisade occidentale contre les musulmans, baptisés islamistes et donc terroristes par la propagande. Les croisés catho-laïques, à la mode Charlie, bombardent courageusement à plus de dix mille mètres d’altitude les populations d’Afghanistan, d’Irak, de Libye, de Syrie, qui ont le tort de vivre sous une dictature soutenue par les mêmes gouvernements qui la combattent aujourd’hui.
La guerre au sol, plus dangereuse, est sous-traitée avec des mercenaires de tous bords y compris avec des groupes terroristes financés, armés et entrainés par ceux qui prétendent les combattre (voir les articles sur la guerre contre Afghanistan). Sans oublier le double jeu de l’Arabie saoudite, « grande démocratie » du Moyen-Orient et alliée indéfectible des États-Unis depuis le pacte du Quincy scellé entre le président Franklin Roosevelt et le roi Ibn Saoud en 1945.

Plus personne ne sait qui est qui, qui fait quoi avec qui ou contre qui. Cette confusion est non seulement voulue par les décideurs de la nouvelle croisade, mais elle est entretenue par une extrême-gauche déliquescente qui reprend à son compte le concept de « terrorisme islamo-fasciste » forgé en 1990 par le journaliste Malise Ruthven consultant du Middle Eastern affairs.

Je partage en partie la position de CAPJPO-EuroPalestine :

Notre association CAPJPO-EuroPalestine condamne les actes de barbarie commis par les terroristes qui se revendiquent de Daesh [selon la police], et partage l’émotion et la tristesse des proches des 128 victimes de ces tueries ignobles, ainsi que des centaines de femmes et hommes blessés durant les massacres de vendredi soir.
Et elle s’élève contre les déclarations et la politique d’un gouvernement qui loin de protéger la population, l’expose au risque de nouveaux attentats.
En effet, on ne voit pas comment les mesures de type uniquement « sécuritaires » pourraient représenter une protection efficace. Il est impossible de surveiller tout le monde partout. Plus de police, plus de caméras, n’arrêteront pas des tueurs déterminés.
Ne pas s’attaquer aux causes, c’est à dire à la propagande sur le « choc des civilisations » et aux menées guerrières de la France contre des pays et des populations qui ne nous ont jamais agressés, est dramatique.
Comment imaginer qu’il était possible de bombarder impunément l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et la Syrie ?
De quel droit la France y est-elle intervenue militairement ?
Bombardements, qui ont fait, ne l’oublions pas, des milliers de victimes innocentes, dont des femmes et des enfants.
Les « victimes innocentes » n’ont pas l’air d’émouvoir François Hollande, quand elles ne sont pas françaises ?
Comment éviter que des individus s’identifiant aux victimes ou étant des proches de celles-ci deviennent des kamikazes ? Et qu’ils se laissent « manipuler » , « embrigader » dans des groupes souvent armés et financés, dans un premier temps, par les dirigeants occidentaux qui veulent renverser tel ou tel gouvernement, qui n’a pas l’heur de leur plaire ? Parce que ce sont des dictateurs ? Mais alors pourquoi entretient-on d’aussi bonnes relations avec d’autres dictatures, en Arabie Saoudite, en Egypte ou en Afrique ?
Le gouvernement français ne répond à aucune de ces questions fondamentales. Et il ne faut pas compter sur les journalistes des principaux médias pour les lui poser.
Pourquoi ne parle-t-on pas de la manière dont ces groupes terroristes sont nés ? Qui les a armés ? Qui les a financés ? Ni du fait qu’ils ont repris à leur compte la logique de la propagande occidentale sur le « choc des civilisations » avec ses concepts de « supériorité des civilisations judéo-chrétiennes » et de « peuple élu », mais en l’inversant et en proclamant qu’il fallait éliminer tous ceux qui ne se rangeaient pas derrière leur bannière et leur pratique religieuse ?
Oui, cela fait froid dans le dos. Mais tout autant que le fait d’entendre sur France 2 ce samedi matin un ancien policier des services d’intervention urgente évoquer les « conseils » qu’Israël pourra donner en matière de lutte contre des kamikazes !
Sachant que toute la population israélienne est sur le pied de guerre depuis des décennies et que la technologie de répression la plus sophistiquée n’a pu permettre à Israël de venir à bout des attentats, on a de quoi s’inquiéter ! Israël refuse de s’attaquer à la racine du mal, l’occupation et la colonisation de la Palestine, et sa population ainsi prise en otage par ses dirigeants, continuera à en payer le prix.
Comme nous risquons de payer toujours plus cher le terrorisme de nos Etats.
On nous appelle maintenant à « l’unité nationale ». Derrière qui ?
Ceux qui entretiennent le racisme dans notre pays ? Ceux qui criminalisent la solidarité envers les migrants ? Ceux qui font défiler des bourreaux et des tortionnaires d’enfants, au premier rang de manifestations en faveur de la liberté d’expression ?
Hollande vient de dire : « Les Français vont devoir faire des sacrifices ».
Lesquels ? Plus de police, plus d’armée, plus de « champs d’opérations extérieurs », moins d’éducation, de santé et de retraites ? Souvenons-nous de la phrase de Jean Jaurès : « le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l’orage ».
Et rendons hommage aux victimes de la terreur à Paris vendredi, en évitant qu’il y en ait davantage, en faisant en sorte que des mots tels que « Liberté, Egalité, Fraternité » prennent tout leur sens. [il faut lire cette devise telle qu’elle s’inscrit aux frontons des monuments publics pour qu’elle prenne tout son sens : Liberté point Égalité point Fraternité point]

14/11/2015 13h à México
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

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Un Français bien Charlie



Le cinéma ça sert aussi à faire la publicité

 


Réalisateur : Diastème
Acteurs : Alban Lenoir, Samuel Jouy, Paul Hamy
Durée : 1h38
Année : 2014
Pays : France
Genre : Drame
Résumé : Avec ses copains, Braguette, Grand-Guy, Marvin, Marco cogne les Arabes et colle les affiches de l’extrême droite. Jusqu’au moment où il sent que, malgré lui, toute cette haine l’abandonne. Mais comment se débarrasser de la violence, de la colère, de la bêtise qu’on a en soi ? C’est le parcours d’un salaud qui va tenter de devenir quelqu’un de bien.
Dossiers :
Critikat
IMDb
Sens Critique
Avis de Ciné Monde : Film sponsorisé. L’improbable parcours d’une brute du Front National qui se transforme, par la magie de l’ellipse, en gentil organisateur des « Restaurants du cœur », version Charlie du racisme.

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Charlie au Mali


 

Titre : Timbuktu
Réalisateur : Abderrahmane Sissako
Acteurs : Ibrahim Ahmed dit Pino, Toulou Kiki, Abel Jafri
Durée : 1h37
Année : 2014
Pays : France, Mauritanie
Genre : Drame
Résumé : Non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes religieux, Kidane mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans.
En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui ont pris en otage leur foi. Fini la musique et les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques.
Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s’en est pris à GPS, sa vache préférée.
Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs…
Dossiers :
Ciné-club de Caen
Ciné-fiches
Critikat
DVD Toile
IMDb
Avis de Ciné Monde
: Film sponsorisé par l’armée française dont la présence est occultée dans ce film de propagande en faveur de la France coloniale au Mali.

 

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