Monde en Question

Analyse de l'actualité économique, politique et sociale dans le monde

Archives de Catégorie: Colonialisme

La conquête continue…


Bibliographie politique

 

L’an 501 tente de jeter un regard clairvoyant sur les 500 ans de la conquête européenne du monde, depuis l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique le 12 octobre 1492. Dans cet ouvrage publié initialement en 1993, Chomsky expose les mécanismes et principes au fondement de cet envahissement et ce que celui-ci laisse entrevoir pour l’avenir. Car en l’an 501, alors que les États-Unis d’Amérique ont pris le relais de l’hégémonie mondiale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en développant le plus puissant et implacable empire que le monde ait connu, force est de constater que la conquête continue.

Vingt-cinq ans après sa parution, L’an 501 demeure un incontournable pour comprendre les dynamiques géopolitiques actuelles et pour s’initier à la pensée politique de Noam Chomsky. Dans un style tout imprégné d’une âpre ironie qui n’est pas sans rappeler Voltaire, le célèbre linguistique et intellectuel analyse la situation en Haïti, en Amérique latine, à Cuba, en Indonésie et ailleurs, tout en décrivant la constitution d’un tiers-monde au coeur même des États-Unis. Chomsky dresse des parallèles entre les génocides de l’époque coloniale et l’exploitation et les meurtres associés à l’impérialisme contemporain. Véritable cours d’histoire des cinq derniers siècles dont le propos est encore criant d’actualité, cette nouvelle édition est bonifiée d’une préface inédite de l’auteur dans laquelle il rappelle que la conquête se poursuit toujours.

Noam CHOMSKY, L’an 501 – La conquête continue, L’Herne, 2007 [Chapitre 8 – La tragédie d’HaïtiTexte en ligne].

Lire aussi :
Dossier documentaire Noam CHOMSKY, Monde en Question.
Dossier documentaire Colonialisme, Monde en Question.
Dossier documentaire Sciences sociales, Monde en Question.

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Conquistadors


Bibliographie littérature

 

Conquistadors raconte un épisode de la conquête du monde telle que je l’ai rêvée, ouragan ou invasion de sauterelles. C’est en tous les cas un grand raout d’or et de sang, épopée glorieuse et vulgaire, comme elles le sont toutes, assortiment de hautes manœuvres et de mauvais coups.

Cet épisode est celui de la conquête du Pérou par Francisco Pizarro et de la destruction de l’Empire inca. On y voit s’ouvrir la tragédie de notre monde, celui où nous vivons, par un grand fait divers où la mappemonde, Dieu, l’or et la poudre se rencontrent.
Ainsi, s’accrochant aux pentes sèches de la Cordillère pour la grande chasse à Dieu, les mercenaires d’Espagne soufflèrent sur les premières braises de l’empire le vent glacial du progrès.

Eric VUILLARD, Conquistadors, Actes Sud, 2015 [Critica LatinoamericanaMediapartStalkerTexte en ligne].

Voilà encore un récit qui déplaira aux Charlie de Panurge qui privilégient la glorification des Empires coloniaux et en particulier de l’Empire colonial français.

29/06/2017
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Articles Charlie Hebdo, Monde en Question.
Dossier documentaire Littérature, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

Nos ancêtres les Arabes


Bibliographie littérature

 

La langue arabe offre à la langue française force mots, sans que personne ne s’en doute. Que la langue arabe vienne en troisième position après l’anglais et l’italien a de quoi surprendre. Dans l’alimentation, par exemple, une pastèque, des artichauts, des aubergines, des épinards à l’estragon, une mousseline, un sorbet arrosé de sirop, en buvant de la limonade ou une orangeade, pour finir avec un café, sans sucre, et un alcool, tout cela vient du monde arabe.

Pour la mode, une jupe de coton, un gilet de satin, un caban ou une gabardine… Pour le savant, l’algèbre, les algorithmes, les chiffres… Tous les domaines de l’existence sont ainsi répertoriés pour rappeler les mots arabes que nous utilisons, qu’il s’agisse de la flore, de la faune, des parfums et bijoux, de l’habitat, des transports, de la guerre, des couleurs, des fêtes, de la musique, des lettres et des arts, des religions, etc.
Sans oublier les effets sur notre langue de la colonisation, de la guerre d’Algérie, du rap…

Pour Lavisse, « Nos ancêtres les Gaulois » étaient avant tous des barbares et sans les Romains et la civilisation arabe, qui a irrigué tous le Moyen-Age, la Renaissance aurait encore tardé. Jean Pruvost nous offre une nouvelle fois l’occasion de nous plonger dans le grand voyage des mots de la langue française..

Jean PRUVOST, Nos ancêtres les Arabes – Ce que notre langue leur doit, JC Lattès, 2017 [Texte en ligne].

N’en déplaise aux Charlie de Panurge, la culture européenne doit beaucoup aux Arabes, qui nous ont transmis non seulement les textes grecs et latins, mais ont innové notamment dans les mathématiques, la médecine et la littérature. Ainsi, la littérature de « l’amour courtois » puisa son inspiration chez le poète Ibn Dawoud qui en fut le théoricien.

Depuis la Renaissance (mouvement profondément réactionnaire), les intellectuels européens, ardents défenseurs de la Reconquista qui s’acheva en 1492, ont milité pour un « retour aux sources » de la civilisation européenne expurgées de toutes connotations orientales et ont totalement occulté le précieux héritage arabe.

26/06/2017
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Voir aussi : Ils ont changé le monde – Les Arabes, France 5 – YouTube.
Avis de Ciné Monde : Ce moins mauvais épisode de la série détaille ce que la culture européenne doit aux Arabes.

Lire aussi :
Jean Pruvost évoque son livre, RFILa Grande Librairie – YouTube.
Webdoc : Nos ancêtres sarrasins, Institut du monde arabe.
Articles Charlie Hebdo, Monde en Question.
Dossier documentaire Littérature, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

Exporter la liberté


Bibliographie politique

 

« La plus extravagante idée qui puisse naître dans la tête d’un politique », dit Robespierre, « est de croire qu’il suffise à un peuple d’entrer à main armée chez un peuple étranger pour lui faire adopter ses lois et sa constitution.
Personne n’aime les missionnaires armés ; et le premier conseil que donnent la nature et la prudence, c’est de les repousser comme ennemis. »

Depuis toujours, les gouvernements ont masqué sous des motifs vertueux les vraies raisons qui les faisaient entrer en guerre.

À partir d’exemples empruntés de l’Antiquité à nos jours, Luciano Canfora dénonce cette « perversion morale, culturelle et politique » qui permet à un État de poursuivre une politique d’hégémonie tout en se drapant du titre de défenseur de la liberté.

Luciano CANFORA, Exporter la liberté – Échec d’un mythe, Desjonquères, 2008 [FeuilleterTexte en ligne].

Lire aussi :
Luciano CANFORA, L’imposture démocratique – Du procès de Socrate à l’élection de G. W. Bush, Flammarion, 2003 [Monde en Question].
Luciano CANFORA, La démocratie – Histoire d’une idéologie, Seuil, 2006 [Monde en Question].
Dossier documentaire Sciences sociales, Monde en Question.

Un rêve oublié entre Guyane et Brésil


Bibliographie histoire

 

Dernier refuge du mythe de l’Eldorado, territoire ouvert aux ambitions des aventuriers, aux visions des illuminés, proie des trafiquants de toute espèce, l’espace compris entre l’Oyapock et l’Amazone n’a cessé d’enflammer les imaginations. Un faisceau de circonstances diverses mais convergentes devait faire de ces étendues apparemment sans maître, le lieu de naissance d’un état rêvé, la République de Counani.

Entre Paris, Cayenne et Rio elle devait faire couler beaucoup d’encre et engendrer bien des déceptions avant de sombrer dans l’oubli. Que fut Counani ? Un vaudeville ? La vanité manifeste d’Européens en mal de reconnaissance sociale ? Le dernier avatar de la France équinoxiale ? Ou le commencement de l’émergence brésilienne dans la région ? Comme souvent à l’époque, l’intrigue s’est jouée sans que l’avis des autochtones fût sollicité.

Odon ABBAL, Un rêve oublié entre Guyane et Brésil – La République de Counani, Ibis Rouge, 2015 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Dossier documentaire Colonialisme, Monde en Question.
Dossier documentaire Géo-Histoire globale, Monde en Question.
Dossier documentaire Histoire, Monde en Question.

Le FN progresse grâce à la gauche


La progression du FN s’explique par l’économie. Depuis 1997, le taux de chômage officiel ne cesse d’augmenter :

La hausse du taux de chômage est confirmée. L’Insee publie ses chiffres ce jeudi, qui viennent confirmer ceux de Pôle Emploi. Ainsi le taux de chômage a bondi au troisième trimestre 2015, atteignant 10,2 % de la population active en France métropolitaine (+ 0,2 point). Ce sont plus de 2,9 millions de personnes touchées, soit le plus haut niveau depuis 1997.
Source : Atlantico

Or, l’implantation du FN est très forte auprès des ouvriers (51%), des chômeurs (42%) et des employés (38%), soit parmi les classes les plus touchées par la crise :


Source : Atlantico

 

La progression du FN s’explique aussi par la politique. Depuis le 1982, la gauche a mené une politique anti-sociale qu’elle dissimule par une croisade contre les musulmans, désignés comme les boucs émissaires de tous les maux de la société.

Cette croisade se paie non seulement avec le sang des victimes des attentats, mais aussi par la lepénisation de la société que la gauche favorise car perdurent les réflexes coloniaux d’un Jules Ferry, Guy Mollet, François Mitterrand et Hollande-Valls.

13/12/2015
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Mauvaises nouvelles sur le front des créations d’emploi : les 9 graphiques pour savoir si vous habitez dans l’une des régions ayant le plus souffert de la crise depuis 2008, Atlantico.
Dossier documentaire Économie crise, Monde en Question.
Dossier documentaire Colonialisme, Monde en Question.
Dossier documentaire Racisme, Monde en Question.

Berlin 1885 – La ruée sur l’Afrique


 

Réalisateur : Joël Calmettes
Durée : 1h25
Année : 2010
Pays : France
Genre : Documentaire
Résumé : Comment les diplomates occidentaux ont décidé de l’avenir de l’Afrique, fixant les règles de sa colonisation. Un huis clos passionnant reconstitué à partir des minutes de la conférence de Berlin.
15 novembre 1884. À l’initiative de Bismarck, une conférence internationale réunit à Berlin les représentants de toutes les grandes puissances européennes, ainsi que ceux de l’Empire ottoman et des États-Unis. À l’heure où les visées colonisatrices en Afrique s’intensifient, son objectif est d’organiser le partage du bassin du Congo et, plus généralement, d’établir des règles pour la colonisation du centre de l’Afrique. Car si les Européens se sont depuis longtemps installés le long des côtes, le cœur du continent est encore presque totalement terra incognita et attise les convoitises. Pendant plusieurs semaines, des diplomates qui ne connaissent rien à l’Afrique et n’y mettront jamais les pieds vont y tracer des frontières, au nom du libre commerce et de la mission civilisatrice de l’homme blanc…
Comment raconter les âpres négociations d’une conférence du XIXe siècle aujourd’hui tombée dans l’oubli ? Il n’y a aucun film d’archive de la conférence de Berlin (le cinéma naîtra quelques années plus tard) et aucune photographie n’y a été prise. En revanche, Joël Calmettes a retrouvé toutes les minutes des débats qui se tenaient alors dans un français impeccable – la langue diplomatique de l’époque. À partir de ces comptes-rendus, il a recréé à l’aide de la fiction les moments clés de la conférence : la rivalité entre Français et Anglais, les manœuvres du roi des Belges Léopold II, les interventions du célèbre explorateur Henry Morton Stanley, l’influence des diplomates américains, la position subtile de Bismarck, les discours pleins de bons sentiments des représentants belges et portugais (sur l’alcool, l’abolition de l’esclavage)… Ces séquences élégamment mises en scène sont complétées par des éclairages d’historiens européens, américains et africains. L’ensemble montre avec une rigueur implacable la façon dont l’histoire de l’Afrique s’est écrite à Berlin – sans aucun Africain, avec des diplomates se comportant comme des copropriétaires vétilleux, prisonniers de leurs nationalismes et de leurs préjugés.
Dossiers :
IMDb
Télérama
Sens Critique
Avis de Ciné Monde : Un partage diplomatique du monde avant celui sanglant de la guerre 1914-1918.

Partage proposé par :
Anonyme DVD FR Film rare + Bonus
Vimeo Streaming FR

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Dossier documentaire Afrique, Monde en Question.
Dossier documentaire Colonialisme, Monde en Question.
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier documentaire Cinéma documentaire, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Charlie violeur d’enfants


 

Un rapport des Nations unies, relayé par le quotidien britannique The Guardian, accuse des troupes internationales, et particulièrement les soldats français de l’opération « Sangaris », d’avoir commis des viols en 2014 sur de jeunes garçons en Centrafrique. La capitale, Bangui, était alors soumise à de terribles combats entre les miliciens chrétiens anti-balaka et les musulmans de la Séléka. Des milliers de civils avaient alors fui les quartiers de Bangui pour trouver refuge dans les environs de l’aéroport de M’Poko. C’est dans ce camp de réfugiés que les viols auraient été commis « courant juin 2014 », selon une source jointe mercredi à Bangui. Le texte du rapport, révélé mercredi par The Guardian, avance que des soldats de Sangaris auraient abusé de jeunes enfants des rues, dont l’un n’aurait pas 9 ans.

Toujours selon le quotidien britannique, un cadre suédois de l’ONU, Anders Kompass, a été suspendu la semaine dernière par l’organisation internationale pour avoir transmis aux autorités françaises un rapport interne portant le cachet « confidentiel » sur ces abus sexuels supposés commis par des soldats français déployés. Anders Kompass, directeur des opérations de terrain au Haut Commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme, est en outre accusé d’avoir fait « fuiter » ce document et d’avoir court-circuité de fait sa hiérarchie.

Cette affaire met gravement en cause les forces armées, le jour même où François Hollande tranchait en faveur d’une rallonge de 3,8 milliards d’euros supplémentaires alloués sur la période 2016-2019 au budget de la Défense. L’enquête a été confiée au bureau des services de contrôle interne des Nations unies. Cela va en tout cas compliquer la mission Sangaris, qui compte toujours 1 000 hommes stationnés sur la zone.

Libération

Lire aussi :
• Chouchous de Hollande, soldats « humanitaires » et violeur d’enfants, Le Grand Soir.
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De quoi le Djihad est-il le nom ?


 

L’ennemi nouveau a un nom, le Djihad, fourre-tout médiatique subsumant les conflits les plus divers, guerres civiles, résistances nationales, attentats ou coups de folie individuels. Le Djihad est une nébuleuse dont la circonférence est partout et le centre nulle part. Alors que chacun de ces conflits se nourrit d’antagonismes locaux entre des forces économiques et sociales spécifiques, le bombardement médiatique qui accompagne immanquablement chaque nouveau déploiement de l’impérialisme les objective en un projet global.

C’est que le Djihad est d’abord un concept fonctionnel, qui permet à la croisade occidentale de porter la guerre partout, en Libye, au Mali, en Centrafrique, en Somalie, en Syrie, en Irak. Quelques décapitations soigneusement mises en scène, et voilà les opinions occidentales soutenant des bombardements qui font des milliers de victimes innocentes. À Dieu de reconnaître les siens dans cette masse suspecte, coupable de prétendre vivre sur des territoires d’où l’Occident tire le nutriment de sa puissance sous forme de pétrole, d’uranium et autres irremplaçables aliments. Pour un pays africain, posséder des ressources, avérées ou potentielles, est le plus sûr moyen de se retrouver en proie au Djihad.

Le Djihad est le nom d’une recolonisation directe de ces pays par le biais de l’implosion des États post-coloniaux. Désormais l’impérialisme ne se contente plus de contrôler des États-sujets nés de la décolonisation, le peu de souveraineté qu’ils conservent semblant encore un obstacle excessif à son insatiable besoin de domination. A la faveur de troubles ethniques ou religieux nourris en sous-main voire suscités – le cas de l’Irak est éclatant à cet égard –, il s’agit de reprendre pied militairement dans ces territoires et de redessiner au bénéfice des puissances occidentales des frontières pourtant intangibles selon le droit international. La Libye, détruite par des bombardements libérateurs, n’est plus qu’un conglomérat de chefferies, qu’on bombardera à leur tour au nom du Djihad.

Au prétexte du Djihad, des conseillers militaires anglais et américains ont pris en main la défense du Nigeria. Au prétexte du Djihad, la France pérennise sa présence militaire en Françafrique via le dispositif Barkhane, qui couvre cinq pays du Sahel : Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad ; au prétexte du Djihad elle nourrit le chaos centrafricain et guette les défaillances de l’État au nord du Cameroun. Ces pays sont d’autant plus vulnérables que leurs classes dirigeantes compradores n’ont songé, en fait de construction nationale, qu’à se remplir les poches. Le Djihad leur rappelle utilement à qui elles doivent leur existence et qui est seul en mesure d’endiguer le raz de marée des miséreux qui menace de les submerger. Les voilà guéries de leur prétention à la souveraineté, implorant humblement le retour du sabre colonial.

Le Djihad infuse le vieux cadre françafricain, que d’aucuns disaient périmé voire défunt, du sang neuf, au propre comme au figuré, d’un ennemi polymorphe. Selon la vision prophétique d’Orwell : Il ne s’agit pas de savoir si la guerre est réelle ou non. La victoire n’est pas possible. Il ne s’agit pas de gagner la guerre mais de la prolonger indéfiniment. Son objectif n’est pas de vaincre, mais de garder la structure sociale intacte. Tel est le vrai Djihad, la véritable guerre globale, menée au nom du Veau d’or, le dieu le plus sanguinaire que l’homme ait jamais inventé.

12/10/2014
Odile Tobner
Survie

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Dossier documentaire Propagande, Monde en Question.
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Les guerres d’Hollywood I – Les Amérindiens



Le cinéma ça sert aussi à faire la guerre

Hollywood a collaboré activement à la propagande de toutes les guerres américaines même celles qui ont précédé l’invention du cinéma. Ainsi, Hollywood créa la légende de la conquête de l’Ouest pour justifier après coup le nettoyage ethnique des Amérindiens, « ces sauvages qui s’opposaient au progrès de la civilisation », et l’appropriation de leurs terres.

Reel Injun – Hollywood et les Indiens

Documentaire explorant la représentation des peuples autochtones d’Amérique du Nord à travers un siècle de cinéma – de l’époque des films muets jusqu’à nos jours – qui a modelé notre compréhension et notre incompréhension des Injuns (Peaux-Rouges).

Partage proposé par : Dailymotion partie 1, partie 2 – YouTube partie 1, partie 2 Streaming VF

Les Indiens d’Amérique racontés par eux mêmes (6 épisodes)

Documentaire retraçant l’histoire des plus grandes tribus amérindiennes de l’arrivée des premiers colons européens à nos jours.
Cette histoire nous est racontée par des personnalités indiennes parmi les plus influentes, derniers représentants des tribus du continent nord américain rescapées du « génocide ».

Partage proposé par : RedList TV DVD VF

Terres indiennes (5 épisodes)

Au commencement étaient les Indiens. Lorsque les pionniers du Mayflower accostèrent en 1620, ils ne trouvèrent pas un continent vierge à conquérir, mais des territoires abondamment peuplés de sociétés complexes et riches de cultures ancestrales.
Documentaire retraçant une histoire vue, pour une fois, du côté des vaincus.

Partage proposé par : Zone Telechargement DVD VF

01/09/2014
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• L’Indien dans le cinéma américain, GITPA – Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones.
• Bibliographie, GITPA – Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones.
• La conquête de l’Ouest dans la peinture et le cinéma, Ciné-club de Caen.
• Le western, Ciné-club de Caen.
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.