Monde en Question

Analyse de l'actualité économique, politique et sociale dans le monde

Archives de Catégorie: Revue des livres

La face cachée de la pauvreté


 

Réalisateur : Jean-Christophe de Revière
Durée : 0h52
Année : 2018
Pays : France
Genre : Magazine TV
Résumé : 6 millions de Français vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté et près de 4 millions sont mal logés. Des chiffres en hausse constante depuis 2009. En ville ou à la campagne, la misère s’installe, l’écart ne cesse de se creuser entre les plus riches et les plus pauvres, et ces derniers font l’objet de rejet, de mépris et d’indifférence. Assiste-t-on à un tournant de l’histoire sociale du pays ? Dans le 3e arrondissement de Marseille, en Ile-de-France, ou dans la Creuse, des familles vivent dans des logements insalubres et des quartiers désertés.
Fiche : France télévisions
Avis de Ciné Monde : 14 ans après le premier livre d’André Gueslin, la grande pauvreté et le racisme social restent bien ancrés en France.
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Lire aussi :
André GUESLIN, Les gens de rien – Une histoire de la grande pauvreté dans la France du XXe siècle, Fayard, 2004 [Texte en ligneNote de lecture].
André GUESLIN, Une histoire de la grande pauvreté dans la France du XXe siècle, Fayard.
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma France, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

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La légende chrétienne du Mont Saint-Michel


 

3/3
Titre : Mont-Saint-Michel, le labyrinthe de l’archange
Réalisateur : Marc Jampolsky
Durée : 1h27
Année : 2017
Pays : France
Genre : Documentaire
Résumé : À la faveur d’un vaste chantier de restauration, historiens et archéologues lèvent le voile sur les mystères architecturaux du Mont-Saint-Michel, un monument qui n’a cessé de se reconstruire au cours de ses treize siècles d’histoire tumultueuse.
Fiche : ArteCNRS
Avis de Ciné Monde : Cet excellent documentaire utilise l’imagerie en 3D non pour faire du spectacle à bon marché comme trop souvent, mais pour expliquer l’histoire compliquée et non totalement élucidée de la construction du Mont-Saint-Michel au cours des siècles.
Il ne dit rien par contre du pan de mur visible dans Notre-Dame-sous-Terre que certains attribuent au sanctuaire de Saint Aubert [1] et d’autres à un vestige mégalithique préexistant à la christianisation du lieu [2].
Cette seconde hypothèse est d’autant plus plausible que l’Église catholique a presque toujours construit ses églises à l’emplacement d’autres lieux de culte. C’est le cas, par exemple, de Notre-Dame à Paris, construite à l’emplacement d’une première église bâtie sur un temple païen, et de l’église de Cholula, prés de Puebla au Mexique, construite au sommet d’une pyramide aztèque encore visible et accessible (voir maquette).


Iglesia de Cholula, Estado de Puebla, México

Cette seconde hypothèse est corroborée par les Chroniques latines du Mont Saint-Michel (IXe – XIIe siècle) [3] et le Le roman du Mont Saint-Michel (XIIe siècle) [4] qui évoquent respectivement « deux rochers que les nombreux ouvriers étaient incapables de déplacer ni même de faire bouger de leur emplacement » et « deux rochers qu’ils ne pouvaient déplacer par aucun moyen ni faire bouger ».
Mais, depuis la fouille conduite par Yves-Marie Froidevaux en 1961, aucun archéologue n’a étudié ce pan de mur ni les fondations de Notre-Dame-sous-Terre alors que les techniques modernes le permettraient car elles ont l’avantage d’être non invasives.
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Lire aussi :

Généralités

Histoire et actualités, Abbaye du Mont-Saint-Michel.
Bibliothèque virtuelle du Mont Saint-Michel, Presses universitaires de Caen.
Le Mont ne s’est pas fait en un jour, CRDP Basse-Normandie, sans date.
Le Mont-Saint-Michel dans toute sa splendeur, Futura sciences.

Articles

Michel DE BOÜARD, L’église Notre-Dame sous Terre au Mont Saint-Michel – Essai de datation, Journal des Savants, 1961.
Nicolas SIMONNET, La fondation du Mont-Saint-Michel d’après la Revelatio ecclesiae sancti Michaelis, Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, 1999.
Pierre BOUET, La Revelatio ecclesiae sancti Michaelis et son auteur, Tabularia, 2004.
Pierre GUIBERT et al., Archéologie du bâti et archéométrie au Mont-Saint-Michel, nouvelles approches de Notre-Dame-sous-Terre, Archéologie Médiévale, 2008.
L’Inrap fouille au Mont-Saint-Michel, INRAP, 17/01/2017.

Livres

Chroniques latines du Mont Saint-Michel (IXe – XIIe siècle), Presses universitaires de Caen [Texte en ligne].
Guillaume de SAINT PAIR, Le roman du Mont Saint-Michel (XIIe siècle), Presses universitaires de Caen [Texte en ligne].
Marc DÉCENEUX, Mont-Saint-Michel – Histoire sacrée et symbolique, Éditions Ouest-France, 1993 [Texte en ligne].
Marc DÉCENEUX, Mont-Saint-Michel – Histoire d’un mythe, Éditions Ouest-France, 1997.
Patrick SBALCHIERO, Histoire du Mont Saint-Michel, Perrin, 2005 réédition 2015.
Henry DECAËNS (sous la direction de), Le Mont-Saint-Michel,, Éditions du Patrimoine, 2015.

Audio

Le Mont Saint-Michel, du sable au clocher, France Culture, 11-14/09/2017 1/4 mp32/4 mp33/4 mp34/4 mp3.

Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma France, Monde en Question.
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Notes et références

[1]

Source : Michel DE BOÜARD, L’église Notre-Dame sous Terre au Mont Saint-Michel, Journal des Savants, 1961 p.27.
Lire aussi : Nicolas SIMMONET, Mont-Saint-Michel, Casa Editrice Bonechi, 2001 p.20.

[2]

Source : Marc DÉCENEUX, Mont-Saint-Michel – Histoire sacrée et symbolique, Éditions Ouest-France, 1993 p.7.

[3] Alors, le vénérable évêque, n’ayant plus le moindre doute sur sa vision, se rendit sur les lieux parmi les hymnes et les chants de louanges et entreprit de réaliser l’ouvrage, conformément à l’ordre reçu. Ayant rassemblé une foule considérable de paysans, il leur fit dégager et niveler l’endroit afin de préparer la place. Mais en son milieu se dressaient deux rochers* que les nombreux ouvriers étaient incapables, en s’aidant de leurs seuls bras, de déplacer ni même de faire bouger de leur emplacement. Or, comme ils étaient restés longtemps impuissants devant cette difficulté et qu’ils ne voyaient pas du tout ce qu’ils pouvaient faire, la nuit suivante, une vision se manifesta à un homme nommé Bain, vivant dans le village d’Itier, qui, fort de ses douze fils, jouissait parmi les siens d’une grande considération. Pressé par la vision de s’employer lui aussi à la tâche aux côtés des ouvriers en peine, il se rendit sans délai sur les lieux, accompagné de ses fils, pour accomplir ce qu’on lui avait ordonné de faire. Une fois sur place, sûr du concours de l’archange saint Michel, il accomplit ce dont la force humaine était incapable : chose surprenante, il eut si peu de mal à pousser cette masse rocheuse d’une taille colossale qu’on avait l’impression qu’elle ne pesait plus rien. Alors, louant Dieu tous en chœur ainsi que le saint archange Michel, ils s’employèrent plus activement à l’ouvrage commencé.
*[note de Pierre BOUET] duae rupes : certains commentateurs ont pensé que ces deux rochers étaient les vestiges soit d’un dolmen néolithique, soit d’un autel consacré à une divinité païenne.
Source : Chroniques latines du Mont Saint-Michel (IXe – XIIe siècle), Presses universitaires de Caen.

[4] Puis il fit venir les ouvriers là-haut et leur ordonna de faire tomber, d’abattre et de couper ce qui empêchait de commencer cette église qu’il devait édifier. Chacun d’eux se mit à l’ouvrage de son côté. Une fois le lieu nivelé, il leur resta au milieu deux rochers qu’ils ne pouvaient déplacer par aucun moyen ni faire bouger. Saint Aubert en était bouleversé, mais le Seigneur Dieu lui vint en aide.
[…]
Alors Bain s’avança et, après s’être signé, s’appuya contre le gros rocher ; ses fils et lui se mirent à pousser, sans le faire aucunement bouger ; ils s’évertuèrent à le pousser, mais ne purent le déplacer ; ils poussèrent d’un côté, poussèrent de l’autre, mais la pierre ne s’ébranla en aucune façon. Les paysans se joignirent à eux, mais toutes leurs tentatives furent vaines : tous ruisselaient d’angoisse, mais impossible de l’enlever ! Ils avaient beau tirer, pousser, peser sur des cordes, leurs efforts étaient inutiles. Ils s’interpellaient l’un l’autre : « Ah, vaurien, pousse donc de ce côté-là ! »
[…]
Conformément aux ordres d’Aubert, ils lui apportèrent vite l’enfant avec le berceau dans lequel il se trouvait. Ils l’appuyèrent directement contre le rocher ; Bain et ses enfants s’avancèrent alors, empoignèrent la pierre en la soulevant et la firent rouler en bas du mont. Elle continua à rouler et s’arrêta dans la vallée située au-dessous : elle y est toujours actuellement, on la voit très bien. Certains l’appellent « le Tombeau ».
Ce fut là un grand et beau miracle : là fut à l’œuvre la puissance de Dieu, qui, avec un berceau, a ôté ce que la foule présente ne pouvait pas seulement faire bouger !
L’autre pierre fut vite déplacée, après qu’on eut enlevé la grande. Après avoir aménagé le mont, ils prirent congé et s’en allèrent.
Source : Guillaume de SAINT PAIR, Le roman du Mont Saint-Michel (XIIe siècle), Presses universitaires de Caen.

Nos rêves de pauvres


Bibliographie littérature

 

Cette histoire qui commence en 1950, quand mon père, gardien de chèvre kabyle, débarque seul en région parisienne, la barbe mal taillée, le ventre vide, des envies de bosser plein les mains. Qui continue lorsque ma mère le rejoint quelques années plus tard, et qu’avec cinq de mes frangines et mon frère, ils vivent dans un bidonville, un 9m2, une pièce unique pour manger, dormir et tout le reste, avant d’obtenir une place dans une cité HLM à L’Ile-Saint-Denis en 1968. Un F5 flambant neuf qui à l’époque fait leur bonheur.

Nadir DENDOUNE, Nos rêves de pauvres, JC Lattès, 2017 [Texte en ligneIRISLe ParisienLe Point Afrique].

Lire aussi :
Index Littérature, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

L’histoire de l’INRA, entre science et politique


Bibliographie sciences

 

Alors que le monde industrialisé pensait en avoir fini avec la question des subsistances, la Seconde Guerre mondiale replace l’agriculture et l’alimentation au cœur des enjeux de la reconstruction. L’Europe de l’Ouest, ravagée et affaiblie, se tourne alors vers les États-Unis pour penser une modernisation capable de fonder une nouvelle expansion. En France, l’après-guerre est ainsi le théâtre d’une profonde transformation du monde rural sous l’effet de la diffusion volontariste du « progrès », instrument d’une mise à niveau de la productivité agricole au service de la restauration de la position française dans le monde. Dans ce contexte, la création en 1946 de l’INRA constitue un moment crucial de la rencontre entre science et politique, dans la quête d’une voie de développement qui mobilise les outils des sciences du vivant pour en rationaliser l’exploitation.

D’abord conçu comme un institut de recherche et d’expérimentation dévolu à la seule agriculture, l’INRA élargit peu à peu ses missions, déployant des compétences nouvelles sur les industries agroalimentaires, la nutrition, la biologie moléculaire ou encore l’environnement.
Serviteur zélé des politiques publiques de modernisation, l’institut s’affirme dans le concert des grands opérateurs de recherche, aux côtés du CNRS, de l’INSERM et de l’Institut Pasteur. Mais confronté à l’essor de la recherche privée, à l’effacement du volontarisme d’État et à la montée de la contestation des sciences et des techniques, il se trouve précocement contraint, dans les années 1980 et surtout 1990, à repenser en profondeur son identité et son rôle, dans la prise de conscience croissante de l’interconnexion des questions agricoles, alimentaires et environnementales.

Au cœur des enjeux de l’économie de la connaissance du monde contemporain, la trajectoire historique de l’INRA représente une véritable énigme, observatoire privilégié de la genèse d’une gouvernance globale du vivant et de la sécurité alimentaire. Fondé sur une documentation originale et sur un recours à la mémoire des acteurs, le présent ouvrage constitue la première synthèse historique sur cet organisme de recherche.

Pierre CORNU, Egizio VALCESCHINI, Odile MAEGHT-BOURNAY, L’histoire de l’INRA, entre science et politique, Quae, 2018 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Dossier documentaire Sciences, Monde en Question.
Veille informationnelle Sciences, Monde en Question.

Questionner l’implicite


Bibliographie philosophie

 

Cet ouvrage fait le point sur les diverses dimensions implicites ou impensées qui participent de toute recherche à l’insu même des chercheurs. Issu d’un séminaire international, plus précisément consacré aux recherches en didactiques, autour de trois thèmes :
– questionner les implicites dans les choix de constitution des corpus ;
– questionner les implicites liés aux cadres théoriques ;
– questionner les implicites liés aux choix méthodologiques et épistémologiques ;
complétés par trois textes de synthèse.

Il intéressera, en raison de l’importance des problèmes qu’il soulève, aussi bien les chercheurs en sciences humaines que les formateurs et les étudiants qui sont tenus d’aborder les questions de méthode au sein de leur cursus.

Il s’inscrit dans la continuité de la réflexion entamée en 2005 autour des méthodes de recherche en didactiques et fait ainsi suite aux deux premiers livres : Les méthodes de recherche en didactiques vol. 1 et Les méthodes de recherche en didactiques : questions de temporalité vol. 2, parus en 2006 et 2007 aux Presses Universitaires du Septentrion.

Cora COHEN-AZRIA et Nathalie SAYAC (sous la direction de), Questionner l’implicite – Les méthodes de recherche en didactiques (3), Presses universitaires du Septentrion, 2009 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Dossier documentaire Épistémologie, Monde en Question.
Index Philosophie, Monde en Question.

La résistance indienne aux États-Unis


Bibliographie histoire

 

Ce livre raconte « une autre histoire » : parcourant cinq siècles, il présente, à partir aussi bien de textes d’une actualité proche que de récits plongeant dans les temps immémoriaux du mythe, la résistance d’un peuple à la négation de son existence. Le récit de leur résistance tenace à la colonisation et à la tentative d’extermination permet d’entendre directement leur parole, de les observer dans l’action, de les retrouver comme les partenaires d’une histoire commune où Euro-Américains et Amérindiens ont chacun joué leur rôle.

Vus sous cet angle, les Amérindiens paraissent exemplaires : ils se sont opposés avec constance au vol de leurs terres, à la violence exterminatrice, à l’anéantissement de leurs structures sociales et de leurs cultures, saisissant les armes les plus propices – guerre, guérilla, recours légal, usage inversé de l’acculturation, ressourcement aux racines de la spiritualité ancestrale.

Exemplaires dans leur refus de séparer la lutte pour la survie du combat pour l’identité, les Amérindiens concrétisent, par l’affirmation de leurs propres valeurs, le doute qui saisit le monde actuel sur le bien-fondé des civilisations technologiques, l’exploitation abusive des ressources naturelles, l’enfermement de l’homme blanc dans une vie consacrée au seul profit matériel.

Élise MARIENSTRAS, La résistance indienne aux États-Unis – Du XVIe au XXIe siècle, Gallimard, 1980 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Index Géographie-Histoire, Monde en Question.
Dossier documentaire Histoire, Monde en Question.

Soleil hopi


Bibliographie histoire

 

L’auteur, Don C. Talayesva, est un Indien Hopi, chef du Clan du Soleil, né à Oraïbi, à l’est du Grand Canyon du Colorado, en mars 1890. Il a assisté à l’implantation graduelle de l’administration gouvernementale et aux efforts d’américanisation soutenus en ces territoires pueblos par les autorités, parfois avec le concours de l’armée.

La présente autobiographie, « Soleil hopi », est un livre singulier. C’est tout d’abord un rare document sur une tribu indienne, décrite de l’intérieur, comme un ensemble vivant et gouverné par une harmonie interne. À ce titre, il est considéré comme un des grands classiques de l’ethnologie. C’est ensuite, et surtout, un homme qui témoigne avec naïveté, vivacité et sagesse de son attachement réfléchi aux cadres traditionnels hopi, à une attitude religieuse dans tous les grands moments de sa vie. Hostile par expérience à une américanisation des siens et de sa tribu, Talayesva ne se refuse toutefois pas à une évolution nécessaire, qu’il estime, quant à lui, tragique. La richesse de la personnalité de ce chef indien, les événements historiques qu’il a vécus nous valent un livre exceptionnel que son caractère établit comme une œuvre littéraire d’avant-garde.

Don C. TALAYESAVA, Soleil hopi – L’autobiographie d’un Indien Hopi, Plon, 1984 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Index Géographie-Histoire, Monde en Question.
Dossier documentaire Histoire, Monde en Question.

Au revoir là-haut (trilogie)


Bibliographie littérature

 

Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d’eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant devenu une « gueule cassée », est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l’exclusion. Refusant de céder à l’amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d’une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence… Et élever le sacrilège et le blasphème au rang des beaux-arts.

Bien au delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, ce roman est l’histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l’Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer.

Pierre LEMAITRE, Au revoir là-haut, Albin Michel, 2013 [Texte en ligneSens Critique].

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l’empire financier dont elle est l’héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d’un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l’adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l’ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d’intelligence, d’énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d’autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l’incendie qui va ravager l’Europe.

Pierre LEMAITRE, Couleurs de l’incendie, Albin Michel, 2018 [Extrait en ligneTexte en ligneFrance InfoSens Critique].

Lire aussi :
Magali VIENNE, Au revoir là-haut : Analyse du livre, LePetitLittéraire, 2014.
Index Littérature, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

Les sciences autrement


Bibliographie sciences

 

Peut-on concevoir une connaissance organisée et efficace qui ne réponde pas aux critères scientifiques ?

Les sciences sont utilisées dans tous les pays. Leur histoire les relie étroitement aux sociétés qui les ont produites. Dans son ouvrage, l’auteur invite les scientifiques et tous les « mordus » de sciences à en explorer aussi la dimension humaine. À partir de l’histoire et des travaux de quelques penseurs contemporains (Michel Serres, François Julien, Edgar Morin…), il nous guide vers une compréhension plus large et plus humaine des savoirs scientifiques. En acceptant aussi d’écouter des savoirs dont la rationalité est différente de la nôtre, nous enrichissons notre perception du monde ; celle-ci n’est pas seulement limitée à une connaissance scientifique, nous avons aussi avec le monde une relation de connivence, d’un tout autre ordre.

Conçu à partir de séminaires de formation en philosophie des sciences, destinés à des chercheurs, la démarche de l’auteur est délibérément pédagogique. Il nous présente pas à pas les liens entre la science et la société humaine qui la conçoit. Il invite le lecteur à assumer son savoir scientifique dans la société qui est la sienne et à le dépasser en élargissant peu à peu son cadre de pensée.

François GRISON, Les sciences autrement – Éléments de philosophie à l’usage des chercheurs curieux, Quae, 2011 [Texte en ligne].

Lire aussi : Dossier documentaire Sciences, Monde en Question.

La destruction des Indiens des Plaines


Bibliographie histoire

 

La conquête des Plaines constitue l’un des chapitres mythique de l’histoire du Canada. Mais le mythe a son versant sombre. En quelques années seulement, des milliers d’Autochtones sont morts ; les survivants ont été réduits en sujétion.

Dans cette ouvrage passionnante et bouleversante, James Daschuk analyse les causes de cet effroyable massacre : les maladies venues de l’Ancien Monde ; les rigueurs du climat ; mais surtout, la politique ethnocidaire du gouvernement canadien.

Pour les premiers habitants des Plaines, le « rêve national » de sir John A. Macdonald a tourné au cauchemar. Le Canada actuel continue d’en payer le très lourd tribut : en matière de richesse et de santé, un gouffre sépare Autochtones et Allochtones : le racisme, les différends et les malentendus continuent par ailleurs de les opposer.

James DASCHUK, La destruction des Indiens des plaines – Maladies, famines organisées, disparition du mode de vie autochtone, Presses de l’Université Laval, 2015 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Dossier documentaire Colonialisme, Monde en Question.
Index Géographie-Histoire, Monde en Question.
Dossier documentaire Histoire, Monde en Question.