Monde en Question

Analyse de l'actualité économique, politique et sociale dans le monde

Archives de Catégorie: Revue des livres

La grande histoire du festival de Cannes (1939-2017)


Bibliographie cinéma

 

Placée sous le parrainage de Monica Bellucci, maîtresse de cérémonie en 2003 et membre du jury de la 59e édition du Festival en 2006, cette édition suivra une chronologie inversée de l’histoire du Festival scindée en deux grandes parties
• « Festival d’aujourd’hui » Le Festival dans son siècle : de 2017 à 2000
• « La saga du Festival » au XXe Siècle de 1999 à 1939

Cannes Memories, La grande histoire du festival de Cannes (1939-2017), Entertainment Media, 2017 [Texte en ligne].

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Dossier documentaire Cinéma – Livres, Monde en Question.
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Alain Delon – Ange et voyou


Bibliographie cinéma

 

Enfant de l’entre-deux guerres, destiné à reprendre une prospère charcuterie de banlieue, Alain Delon voit, très jeune, dans le cinéma le moyen d’échapper à une existence trop ordinaire. Grâce à quelques grands cinéastes, tels Clément, Visconti ou Melville, qui lui offrent ses plus beaux rôles dans Plein Soleil, Le Guépard ou Le Samouraï, il s’impose dès les années 60 comme une figure tutélaire du cinéma français. Sa beauté angélique, ses idylles avec Romy Schneider ou Mireille Darc, ses performances de comédien contribuent à faire de lui un acteur adulé. Mais sa vie d’homme d’affaire soucieux de rentabiliser son image, ses relations avec le Milieu et l’affaire Markovic ainsi que sa propension à s’enfermer peu à peu dans des rôles de flic ou de voyou font pâlir son étoile et suscitent la controverse.

Vincent Quivy a écumé les archives, épluché la filmographie, enquêté au plus près de la star dont il dévoile le tragique : des films remarquables, des rôles inoubliables, une volonté de fer et le désir insatiable d’aller toujours plus haut mais une existence devenue image,un homme prisonnier de son propre mythe.

L’icône emblématique du cinéma français, son parcours et ses paradoxes, se dévoilent peu à peu à travers ce portrait humain, lucide et nuancé, révélateur d’une existence passionnée et comme désespérée.

Vincent QUIVY, Alain Delon – Ange et voyou, Seuil, 2007 [Texte en ligne].

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L’islam et la cité


Bibliographie société

 

L’islam constitue aujourd’hui un objet conflictuel dans le champ politique français. Il serait vecteur de repli sur soi ou l’objet d’instrumentalisations politiques. Pourtant, à distance des discours globalisants présents dans l’espace public et médiatique, ce livre entend démontrer que cette religion peut constituer une ressource dans la mobilisation d’acteurs que tout prédisposait à l’apathie, dans un contexte où la laïcité contraint les formes d’engagement s’appuyant sur l’expérience religieuse. Il vise tout particulièrement à défaire les analyses qui feraient agir la « communauté musulmane » comme un seul et même groupe social homogène. En suivant les acteurs au plus près dans différents quartiers populaires, ce livre restitue les contraintes très fortes qui pèsent sur l’action collective des groupes minoritaires. À rebours d’une lecture qui n’y verrait que des revendications « communautaristes », cet ouvrage démontre que les engagements inspirés de l’islam recherchent avant toute chose l’égalité.

Julien TALPIN, Julien O’MIEL et Frank FRÉGOSI (sous la direction de), L’islam et la cité – Engagements musulmans dans les quartiers populaires, Presses universitaires du Septentrion, 2017 [Texte en ligne].

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Genre, postcolonialisme et diversité de mouvements de femmes


Bibliographie société

 

Le présent ouvrage s’attache à souligner la diversité et la richesse des mouvements de femmes de par le monde, qui se sont organisés autour d’enjeux variés, que ce soit autour du droit de vote des femmes, du droit des filles à l’éducation, des luttes anticoloniales, des discriminations racistes envers des femmes ou de divers autres droits. Il explore aussi les débats sur l’articulation des différentes appartenances de classe, race, caste, genre et comment ces catégories se croisent, se renforcent. Ce débat est déjà ancien, puisqu’il a été abordé dès le xixe siècle, par exemple avec les textes de Flora Tristan, en Chine dans les années 1920, ou dans les années 1960 aux États-Unis avec les femmes du mouvement Black Feminism. À partir des années 1980, se développe une démarche critique de l’hégémonie d’une certaine pensée féministe, blanche, occidentale, qui n’avait pas suffisamment reconnu les tensions dans les débats et luttes féministes, pourtant âpres, autour des questions de classe, de race ou de nation. Cette démarche de décolonisation du féminisme est inspirée par des militantes et théoriciennes issues de la migration, des minorités, et surtout par des militantes et théoriciennes dans les pays du Sud. La réflexion sur l’intersectionnalité des catégories de genre, classe, race, caste, a permis de construire de nouveaux champs théoriques qui ont souvent précédé l’institutionnalisation du champ d’études postcoloniales.

Cet ouvrage permet aussi que s’expriment et soient rapportés les expériences concrètes des femmes et des mouvements de femmes, dans toute leur diversité, et les savoirs qui sont élaborés par et avec elles. Ce travail correspond à une reconnaissance, non seulement des capacités d’agir mais aussi des capacités de penser, de manière critique, des femmes de différentes appartenances et de divers horizons culturels, et dont les théories féministes sont redevables.

Christine VERSCHUUR (sous la direction de), Genre, postcolonialisme et diversité de mouvements de femmes, Graduate Institute Publications, 2010 [Texte en ligne].

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Aux sources de la précarité


Bibliographie histoire

 

Au cœur de l’actualité, la précarité est souvent médiatiquement présentée, en suivant le discours porté par les pouvoirs politique et économique, comme un mal nécessaire permettant de limiter la croissance du chômage. À la lumière de la longue portée de la critique historique, il apparaît néanmoins essentiel d’infirmer ce discours et d’en souligner les dangers en termes sociaux et politiques. C’est la démonstration qui est faite ici à travers l’exemple de l’édification industrielle du département du Nord.

Cette précarité, loin de constituer une innovation, est déjà concomitante du développement du travail salarié au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Elle y constitue, en l’absence de protections sensibles, un instrument de pression visant à s’opposer aux prétentions ouvrières ; mais elle est également un déterminant politique de premier ordre qui permet de contraindre le vote des ouvriers et parfois, de donner une expression politique à leur ressentiment et à leur détresse.

Ce livre s’adresse à tous ceux qui, conscients des enjeux politiques et sociaux actuels, souhaitent comprendre en quoi la précarité, et l’utilisation qui en est faite, sont centrales dans les constructions démocratiques et républicaines à l’œuvre en France du XIXe siècle à nos jours.

Marc LELEUX, Aux sources de la précarité – L’instrumentalisation du travail dans le Nord 1848-1914, Presses universitaires du Septentrion, 2015 [Texte en ligne].

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Histoire des sans-travail et des précaires du Nord


Bibliographie histoire

 

Les sans-travail et les précaires ne sont pas que les protagonistes auxquels l’actualité ne cesse de nous ramener. Ils ont une histoire qui interroge la viabilité de notre société et les enjeux démocratiques qui s’y rapportent.C’est cette histoire aux caractères multiples que cet ouvrage se propose de retracer au cours du XXe siècle pour le département industriel du Nord, tant à travers les évolutions législatives qui, très progressivement, permettent de conditionner l’indemnisation des sans-travail ou qui, parfois, génèrent une précarisation accrue de ce travail, qu’à travers les multiples formes d’actions ou de mobilisations de ces sans-travail, voire la récupération politique dont ils sont l’objet.

Pour historique qu’elle soit, cette étude n’en est pas moins ouverte sur toutes les sciences humaines et sociales. Les chercheurs, historiens, mais aussi sociologues, ethnologues, spécialistes de psychologie sociale, ou politologues y trouveront un outil des plus utiles à leurs propres travaux, y compris dans une perspective comparatiste.L’actualité récurrente du sujet en fait également un ouvrage s’adressant à tout lecteur curieux de mieux cerner les enjeux qui se nouent autour de ce que nous avons coutume d’appeler la question sociale, mais également tous ceux dont les professions ou les fonctions les amènent à s’interroger sur la situation des sans-travail et des précaires.Ce faisant, ce livre constitue un utile garde-fou contre les préjugés et les discours de la fatalité.

Marc LELEUX, Histoire des sans-travail et des précaires du Nord, Presses universitaires du Septentrion, 2013 [Texte en ligne].

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Le Troisième Reich dans l’historiographie allemande


Bibliographie histoire

 

Confrontée à un passé bien lourd, d’abord privée de sources, l’historiographie allemande s’est libérée peu à peu de la perception qu’avaient eue les contemporains des réalités du Troisième Reich. Comme toute gestion mémorielle des crises graves et des époques criminelles, l’histoire de la période 1933-1945 fut d’abord écrite en marge d’une opinion plus soucieuse de tourner la page que de se souvenir. En mettant spectaculairement en évidence la responsabilité des fonctionnaires, les grands procès des années 1960 (Eichmann, Einsatzgruppen, Auschwitz) alimentèrent la contestation par la jeune génération du passé de leurs pères. Des fictions, des polémiques relayées par les médias et des expositions spectaculaires contribuèrent à la prise de conscience. Tel fut par exemple le cas de la présentation au grand public des crimes de la Wehrmacht, qui détruisit le mythe d’une armée noble comparée à des SS responsables de tous les maux.

Las d’une république en crise endémique l’électorat du Reich avait attendu des solutions miracles d’un homme providentiel. Mais selon une formule célèbre, les Allemands de 1932 n’ont voté ni pour la guerre, ni pour Auschwitz. Ils ont pourtant eu l’un et l’autre – et le nazisme en fit des instruments de son pouvoir. Quand ils en prirent conscience, il était trop tard. L’impossibilité d’agir autrement ne fut pas la seule raison de l’adhésion au régime jusque dans sa dimension criminelle.

Jean-Paul CAHN, Stefan MARTENS et Bernd WEGNER, Le Troisième Reich dans l’historiographie allemande – Lieux de pouvoir – Rivalités de pouvoirs, Presses universitaires du Septentrion, 2013 [Texte en ligne].

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Pouvoir civil, pouvoir militaire en Allemagne


Bibliographie histoire

 

De la fondation de l’Empire à nos jours, la société allemande a traversé des phases de « militarisation » et de « Zivilisierung », posant la question des relations et interactions entre pouvoirs civil et militaire. Comment peuvent-elles se dérégler en période de crise ou se restructurer en période de paix ?

Les différentes contributions considèrent les relations entre État, société et pouvoir militaire dans les perspectives indissociables de politique intérieure et extérieure. Elles mettent l’accent sur les facteurs idéologiques, sociaux et culturels ainsi que sur la représentation du fait militaire et les cultures mémorielles afférentes. Elles analysent les modalités selon lesquelles le pouvoir et le fait militaires ont pu s’immiscer dans la sphère politique et sociétale. Elles démontrent comment l’armée a pu devenir un facteur de changement de culture politique, tant en opposition qu’en soutien au pouvoir civil, s’ancrant ou non dans les mentalités et les représentations collectives.

Ces articles traitent des reconfigurations des rapports entre pouvoirs civil et militaire pendant la période impériale, la République de Weimar et le « Troisième Reich », puis, pour l’après-guerre, des situations en RFA et en RDA du temps de la Guerre froide, et désormais dans l’Allemagne réunifiée.

Corine DEFRANCE, Françoise KNOPPER et Anne-Marie SAINT-GILLE (sous la direction de), Pouvoir civil, pouvoir militaire en Allemagne – Aspects politiques, sociaux et culturels, Presses universitaires du Septentrion, 2013 [Texte en ligne].

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Réflexion comico-dramatique d’une périménopausée velue et moite


Bibliographie société

 

Dans ce récit personnel où se côtoient de savoureuses histoires et une chronologie hormonale du parcours féminin, Guylaine Guay aborde un sujet plutôt tabou ou, encore, tourné en dérision : la ménopause !

Quand on naît femme, les étapes de la vie  hormonale sont nombreuses : la puberté, la période reproductive, la préménopause et celle dans laquelle l’auteure baigne présentement, la périménopause ou, dans ses mots, « l’apocalypse hormonale » !

Dame mature est une réflexion tantôt drôle, tantôt profonde, mais toujours tendre, sur ce moment charnière qui apporte son lot de changements physiques, émotifs et climatiques.

Guylaine GUAY, Dame mature – Réflexion comico-dramatique d’une périménopausée velue et moite, Libre Expression, 2018 [Texte en ligne].

Guylaine Guay est animatrice, conférencière, comédienne et diplômée de l’École nationale de l’humour. Elle est une chroniqueuse chouchou de l’émission Marina à Radio-Canada.

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L’interruption volontaire de grossesse


Bibliographie société

 

De l’insouciance de l’adolescence à l’âge adulte, l’auteure nous dévoile son choix de l’IVG, le contexte ainsi que son ressenti. Son vécu met en évidence les difficultés et les obstacles à la mise en pratique de ce droit, ainsi que les facteurs favorables à son exercice. Elle nous livre le chemin qui, au fil des rencontres, lui a permis d’assumer ce droit de choisir qui s’inscrit dans l’histoire des revendications pour la maîtrise de la fécondité. Son témoignage offre une expérience personnelle des conditions de l’avortement – intervention qui concerne, aujourd’hui en France, une femme sur trois.

Nathalie CARRON-LANZL, Une femme sur trois – Des mots sur l’IVG, Passionnés de Bouquins, 2015 [Site de l’auteure].

Ceux et celles qui ont une mémoire historique, plus fiable en général que la mémoire individuelle des événements personnels, se rappellent que les féministes de l’époque pensaient que la dépénalisation de l’avortement était l’étape vers sa disparition progressive grâce à la généralisation de la contraception.

Quarante trois ans plus tard le miracle ne s’est pas produit : « Après avoir diminué de 1975 à 1995, le recours à l’IVG a augmenté avant de se stabiliser à la fin des années 2000 » et « Dans les années 1970, les IVG répétées représentaient moins d’une IVG sur dix, contre près de deux sur dix au début des années 2000 » selon une étude de l’INED (2015).

Les féministes d’aujourd’hui n’analysent pas ce phénomène et se contentent des sacro-saint témoignages. C’est le cas du livre de Nathalie Carron-Lanzl et de l’émission Lilith, Martine et les autres.

09/04/2018
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

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Le nombre de femmes ayant recours plusieurs fois à IVG ne cesse de s’accroître depuis 1975, 20 minutes, 15/01/2015.
Avant la loi Veil, le coup d’éclat des 343 « salopes », France Culture, 05/04/2017.
Dossier documentaire Féminismes, Monde en Question.
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