Monde en Question

Analyse de l'actualité économique, politique et sociale dans le monde

Archives Mensuelles: novembre 2017

Entre deux festivals, le cinéma est occupé


 

Réalisateur : Serge Korber
Durée : 0h52
Année : 2008
Pays : France
Genre : Documentaire
Résumé : Tout est fin prêt pour le 1er septembre 1939 : ce sera le jour de l’inauguration officielle du premier Festival de Cannes. Mais en raison de la mobilisation générale, l’ouverture est ajournée au 10 septembre, avant d’être reportée aux calendes grecques. Lorsque le célèbre festival sera enfin inauguré en septembre 1946, à la veille d’une nouvelle République, une période cruelle, ubuesque et délétère aura été vécue : l’occupation du territoire français par les nazis, doublée du régime de Vichy. Que s’est-il passé pour le cinéma français entre ces deux dates ? Réponse en images, avec des extraits de films.
Fiche : Télérama
Partage proposé par : Anonyme DVD FR (Film rare)

Lire aussi :
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma France, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

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L’Empire ottoman et l’Europe


Bibliographie histoire

 

Au fil des siècles, l’Europe, toujours méfiante et inquiète, a souhaité percer les secrets de la civilisation ottomane et, à rebours de l’idée reçue, fut bientôt fascinée par elle. Malgré leur rivalité séculaire, ces deux mondes ne s’ignoraient pas. Au XVIIIe siècle, l’empire des sultans lui-même consentit à s’ouvrir à l’Occident et lui emprunta progressivement recettes militaires, méthodes gouvernementales, encadrement scolaire, partie de sa législation, manières architecturales et usages vestimentaires… Depuis le XIXe siècle, la « tentation de l’Occident » le dispute à l’ancrage dans l’islam, créant une ambivalence qui perdure jusqu’à nos jours.

A la logique de guerre (dont elle suit les principales étapes), l’histoire croisée que propose ce livre ajoute – en prenant prétexte d’une personnalité, d’un objet, d’une oeuvre d’art – l’analyse d’une rencontre entre deux sphères culturelles qui, tout en se déchirant, ont toujours communiqué.

Jean-François SOLNON, L’Empire ottoman et l’Europe, Perrin, 2017 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Henry LAURENS, Les provinces arabes à la fin de l’époque ottomane, Collège de France.
Henry LAURENS, Les provinces arabes de l’Empire ottoman à la fin du XIXᵉ, Collège de France.
Index Géographie-Histoire, Monde en Question.
Dossier documentaire Histoire, Monde en Question.

La performance totale : nouvel esprit du capitalisme ?


Bibliographie économie

 

Envisager la mesure des performances sur le registre impératif de la métrologie, comme c’est de plus en plus le cas dans les économies contemporaines, n’a pas uniquement un effet « réducteur ». En opérant par les nombres, ce sont les formes même de la prescription politique et de la vie en société qui sont transformées. Ignorer les formes pluralistes de l’évaluation (notamment de l’évaluation des politiques publiques), revient à faire disparaitre des registres de l’efficacité ce qui faisait valoir l’intérêt général. Exit des mesures de la performance d’un État « prestataire de services » les dimensions civiques ou civiles d’accès aux services pour tous, de bien-être par le travail, de maintien et de consolidation des droits du public.

Un État prestataire de service agit selon une modalité qui se caractérise par une injonction permanente à l’incitation au travail et à l’accroissement de son intensité ; par une représentation économiciste et non citoyenne de l’individu : par une injonction à l’évaluation des performances de ces homo œconomicus ; et par la fin de la reconnaissance et de la garantie des valeurs républicaines à l’instar de celle de l’égalité et de la citoyenneté.

Comment a-t-on pu en arriver là ? C’est ce que propose d’explorer cet ouvrage qui fournit aussi des pistes de réflexion pour sortir, transitoirement et définitivement, de la performance totale.

Florence JANY-CATRICE, La performance totale : nouvel esprit du capitalisme ?, Presses universitaires du Septentrion, 2012 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Index Économie, Monde en Question.
Veille informationnelle Géoéconomie, Monde en Question.

Le cinéma de la guerre et des années folles (1914-1927)


 

Réalisateur : Laurent Préyale
Durée : 0h52
Année : 2004
Pays : France
Genre : Documentaire
Résumé : La guerre de 14-18 fut désastreuse pour le cinéma français qui voit alors son empire progressivement conquis par les Américains. En définitive, les États-Unis semblent, en art comme en politique, les seuls véritables gagnants du conflit, et la joie des Européens au sortir de la guerre peine à dissimuler l’affaiblissement du vieux continent. Ce deuxième volet de « Premiers Regards » s’intéresse à la découverte de l’image sous toutes ses formes.
Fiche : Laurent Préyale
Partage proposé par :
Le coin du cinéphile DVD FR (Film rare)
Les quatre épisodes de la série, Vimeo.

Lire aussi :
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma France, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

L’assassinat de Pierre Overney


 

Cette année-là, le fond de l’air est rouge. C’est le temps des idéologies, de la classe ouvrière et des espoirs et désespoirs du joli mois de mai. Pour les moins de trente ans, c’est un temps imaginaire, lointain, presque mythique, tellement il est éloigné des codes d’aujourd’hui.

A l’époque, à vingt ans, on rêve à plein régime. La politique n’est pas une chasse gardée mais un combat de chaque jour qui se joue à coup de tracts, de débats et de discussions dans la rue. On parle alors de lutte des classes, de prolétariat et de révolution des masses. Pierre Overney était l’un d’entre eux, militant dans la Gauche Prolétarienne.

Pierre Overney : la mort d’un mao, France Intermp3, 11/05/2015.

Le samedi 4 mars 1972, jour des obsèques de Pierre Overney, de grandes manifestations rassemblèrent de centaines de milliers de personnes à Paris et en province. Ce fut aussi l’enterrement de l’extrême gauche.

19/11/2017
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
L’assassinat de Pierre Overney, Secours Rouge, 01/01/2000.
Tombés pour les maos, Libération, 18/11/2008.
40 après, Pierre Overney par Christophe Schimmel, A L’OEIL !, 05/03/2012.
Venger Pierre Overney ? Controverse autour d’un mot d’ordre, Signes, Discours et Sociétés, 25/06/2015.
Pierre Overney, la mort d’un Mao, France Culturemp3, 19/11/2017.
Prochinois et maoïstes en France, Chine en Question.
Index Politique, Monde en Question.
Dossier documentaire Maoïsme, Monde en Question.

Edward Saïd – Le roman de sa pensée


Bibliographie histoire

 

Ce livre traite de la pensée d’Edward Saïd à travers son imaginaire et sa vie. Émergent au fil des pages les motifs subjectifs de ses choix intellectuels, leur part de cohérence, d’ambivalence, de mixité revendiquée. On y voit comment Saïd a organisé la rencontre de l’oral et de l’écrit, du classicisme et de l’excentricité, de l’histoire et de l’actualité, de l’effort et du plaisir, comment il a inventé un style. A l’opposé du savoir cloisonné des « experts », il a construit et imposé le sien en tissant les liens qui défendent les différences et les droits au sein d’une vision universelle. D’où L’Orientalisme, foncièrement critique de la domination d’une culture sur une autre et sans indulgence pour l’enfermement et le repli en guise de riposte.

Son obsession de la répétition, du retour et de la récapitulation, raconte simultanément son angoisse de l’effondrement et son extrême capacité à la dompter. À partir et au-delà de la Palestine, dans ce voyage au pays plus ou moins conscient de Saïd, Dominique Eddé partage aussi avec nous, une part de l’intimité qui fut la leur. Du XVIIIème au XXe siècle, de Vico à Mozart, Beethoven, Foucault, Adorno, Camus ou Orwell, le voyage met en valeur les signaux de reconnaissance qui attachent Saïd aux auteurs omniprésents dans son œuvre. Conrad, en tête. Avec des portraits inédits d’E.M Cioran, de l’amitié de Saïd et de Barenboim et un va-et-vient continu d’Edward à Saïd – les deux pôles de son identité – qui rend compte du mouvement politique et musical de sa pensée.

Dominique EDDÉ, Edward Saïd – Le roman de sa pensée, La fabrique, 2017 [IRIS].

Lire aussi :
Dossier documentaire Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Fantômes du cinéma forain


 

Réalisateur : Pascal Vimenet
Durée : 0h52
Année : 2012
Pays : France
Genre : Documentaire
Résumé : Fabuleuse et unique collection européenne autour du cinéma forain, la collection Charles et Goursaud, sommeillait dans un hangar d’Angoulême.
Fiche : Film documentaire
Partage proposé par : Le coin du cinéphile DVD FR (Film rare)

Lire aussi :
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma France, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

La propagande de l’invention européenne de l’imprimerie


 

Le documentaire de Marc Jampolsky, entretient d’emblée la légende selon laquelle Gutembert aurait inventé l’imprimerie en 1455 [0’25] alors qu’on sait qu’elle existait en Chine depuis le VIIe siècle (750 ans avant Gutembert) !
L’auteur, reconnaissant tardivement ce fait [23’43], lui oppose jésuitiquement le livre imprimé en Corée en 1377 avec des caractères mobiles en métal (78 ans avant Gutembert) [24’46] et voudrait nous faire croire que Gutembert ne savait rien de tout cela alors qu’il souhaitait conserver jalousement le secret de son invention et que les données sur le personnage restent rares.

Il y a trois ans, j’ai démontré que la fabrication de la porcelaine, apparue en Chine entre -206 et 220, fut copiée au XVIIIe siècle par François-Xavier d’Entrecolles. Ce jésuite profita de sa mission, agréée grâce à Matteo Ricci, pour espionner les ateliers chinois. En 1712 et 1722, il rapporta à son supérieur la composition et les secrets de fabrication de la porcelaine chinoise. Mais l’idée demeure que la porcelaine de Limoges serait le produit du raffinement de la civilisation française [1].

Il en fut certainement de même concernant l’imprimerie chinoise selon la technique de la xylographie (VIIe siècle) puis selon celle des caractères mobiles en argile cuite (XIe siècle) et en bois (XIIIe siècle), mais par une autre voie que celle des jésuites qui ont espionné aussi les imprimeries chinoises [2].

La technique xylographique est d’une grande simplicité dans ses matériaux et dans ses principes. Le missionnaire jésuite Matteo Ricci, qui vécut en Chine de 1583 à 1610, a noté dans ses mémoires rapportées par le Père Nicolas Trigault la première description en langue occidentale : « ils gravent leurs caractères en une table légère et unie, faite de poirier, pommier, ou de l’arbre qu’ils appellent zizizho. »
Ricci poursuit : « Sur cette table, ils transcrivent la feuille, ou plutôt la collent tout entière légèrement, puis après ils rasent très subtilement le papier déjà desséché, de telle façon qu’on ne voit rien rester en la tendre surface que les caractères apparents ; puis ils engravent avec des touches de fer tellement cette table que les seuls linéaments des caractères ou de la peinture paraissent élevés. En après, ils impriment comme il leur plaît leurs feuilles avec une facilité et promptitude incroyable. Et quelquefois un seul imprimeur en dépêchera mil et cinq cents en un jour. Ils sont aussi si prompts à graver leurs tables qu’ils me semblent ne mettre pas plus de temps à en graver une que les nôtres seraient à la composer et corriger… Au reste il y a en ceci une chose merveilleusement commode, car, vu que les tables une fois gravées se gardent en la maison, on peut toutes les fois qu’on veut ôter quelque chose, ou ajouter, non seulement un mot mais aussi des périodes entières, pendant que les tables se raccommodent un peu. Et l’imprimeur, ou l’auteur, n’est pas contraint dès la première impression d’imprimer ensemble à une seule fois un grand nombre de livres : ains toutes et quantes fois qu’il lui plaira ou qu’il sera nécessaire, il s’en imprime, selon qu’il lui plaît, plus ou moins. Ce qui nous est souvent arrivé, car nous imprimons avec l’aide de nos domestiques des livres de notre religion ou des sciences de l’Europe, que les nôtres ont mis en lumière en langue chinoise dans notre propre maison. Cette façon donc d’imprimer est si facile que qui l’aura vue une fois soudain pourra entreprendre d’en faire autant. De cette commodité provient si grande multitude de livres chinois et à si bon marché qu’il n’est pas aisé de l’expliquer à qui ne l’a vu. »
Source : La xylographie, BNF [3].

Comme par hasard, le plus vieux document imprimé occidental est un « appel adressé aux chrétiens pour aller combattre les Turcs » [32’05] ! Il s’agit du livre Eine Mahnung der Christenheit wider die Tiirken – Une admonition de la chrétienté contre les Turcs (1455) dont l’unique exemplaire est conservé dans la bibliothèque de Munich [4].
Gutenberg vivra de cette littérature de propagande et non de l’édition de la Bible comme on le répète trop souvent. Ainsi, toute la propagande savamment construite sur le mythe de l’humanisme de l’imprimerie s’écroule.

Marc Jampolsky ne dit pas naturellement que le livre imprimé en Corée en 1377, cité plus haut, fut acquis (euphémisme) par Victor Collin de Plancy, le premier diplomate français nommé en Corée il y a 130 ans, et que la BNF refuse de le restituer :

Le retour de ce premier livre imprimé au monde a été contesté avec virulence, notamment par les conservateurs de la BNF qui insistent sur leurs « capacités supérieures en matière de conservation des documents ».
L’arrogance de la supériorité coloniale n’est pas morte !
Le rapatriement de la totalité des 297 volumes dérobés par le contre-amiral Pierre-Gustave Roze en 1866 sous forme d’un prêt renouvelable tous les cinq ans a été décidé à Séoul lors d’un sommet entre Nicolas Sarkozy et Lee Myung-bak en 2010.
Sur la question du rapatriement de Jikji, il demeure encore des différends entre les deux pays comme le dit le professeur Barjot : « Pour la France, Jikji appartient à l’héritage mondial de l’humanité et donc à ce titre, il n’est la propriété d’aucun pays. »
Mais la France s’arroge unilatéralement le droit de propriété !
Source : Le retour en Corée du 1er livre imprimé au monde de la BNF « paraît inévitable », Agence de presse Yonhap, 13/10/2015.

Le documentaire de Marc Jampolsky se situe dans le droit fil du discours coloniale d’un Jules Ferry, héritier de l’Empire français :

Voyez ce qu’est l’imprimerie chez une nation qui ne marche pas à la liberté, à l’affranchissement de l’intelligence ; chez une peuple stagnant dans l’esclavage, en Chine par exemple. Elle y naît, dix siècles avant de paraître chez nous, mais elle n’y vit pas, elle y végète ; jamais elle ne peut parvenir à se dégager de son germe, ni à atteindre des procédés supérieurs à ceux de notre xylographie, cet embryon grossier dont notre art typographique a si vite secoué les liens.
En Chine, c’est vainement que Pi-Ching, le forgeron, tente ce que Gutenberg tenta si utilement en Europe ; vainement il s’ingénie à former avec une terre fine et glutineuse, et de solidifier par une double cuisson, des caractères mobiles qu’il joint et qu’il maintient unis ensemble à l’aide de cadres en fer ; son invention sœur de celle de Gutenberg, avorte, et Pi-Ching, puni d’avoir mal compris son siècle et surtout sa patrie, meurt en léguant à ses héritiers ses types inutiles.
Les Chinois, routiniers comme tout peuple esclave, s’en tiennent obstinément à ces planches gravées, si promptement dédaignées chez nous. Enfin, en 1662, des missionnaires européens, faisant violence à cette opiniâtreté routinière, décident l’empereur Kang-Hi à faire graver deux cents cinquante mille types en cuivre, et, grâce à cet élan que lui imprime une pensée venue d’Europe, la véritable imprimerie est créée en Chine et s’y naturalise après vingt siècles d’enfantement.
Source : Paul LACROIX, Edouard FOURNIER, Ferdinand SERÉ, Histoire de l’imprimerie et des arts et professions qui se rattachent à la typographie, Librairie historique, archéologique et scientifique de Seré, 1852 [BNF – Gallica].

11/11/2017
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Marc Jampolsky, Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie, Arte France, 2016 Partage proposé par : Zone Telechargement DVD FR


Notes et références

[1] La porcelaine de Limoges :
Lire : Serge LEFORT, Pillage de la technologie chinoise, Chine en Question, 15/12/2014.

[2] La question d’une origine extrême-orientale de l’imprimerie occidentale a été posée dès le XVIe siècle :
Voici les éléments du dossier.
1. De la vie de Gutenberg et de ses expérimentations avant l’impression de la Bible, on ne sait pas grand chose (Wagner 2000).
2. On sait par contre que des contacts multiples avaient lieu entre l’Extrême-Orient et l’Occident, directement ou indirectement par l’intermédiaire d’autres peuples (ouïgours, mongols, arabes) : contacts militaires (les armées mongoles parviennent en Europe dans la seconde moitié du XIIIe siècle), échanges commerciaux, ambassadeurs (ambassade du pape à la cour mongole en 1245), voyageurs (Marco Polo), missionnaires catholiques (à partir du XIVe siècle).
Il est possible que les techniques chinoises d’impression se soient ainsi répandues, comme le papier précédemment, de proche en proche. Il semble avéré que la xylographie pratiquée en Europe à partir de la seconde moitié du XIVe siècle est bien d’origine chinoise.
Source : Johannes Gutenberg, Jacques POITOU.

[3] L’imprimerie chinoise selon la technique des caractères mobiles :
Sous la dynastie Song (960-1279), Bi Sheng, un inventeur d’origine modeste, rénova la technique d’impression et inventa les caractères mobiles, ce qui augmenta l’efficacité de l’imprimerie. Le caractère mobile a de grands avantages sur le bloc d’imprimerie. Il réduit grandement le temps de fabrication du bloc. De plus, le caractère mobile peut être utilisé de façon répétée. Par conséquent, les matériaux sont gardés. De plus, le caractère mobile est plus petit que le bloc gravé, facile à ranger et à garder. Les caractères mobiles en bois furent utilisés dans l’impression du Siku Quanshu (Bibliothèque complète des quatre trésors) en 1774, durant le règne de l’Empereur Qianlong, sous la dynastie Qing (1644-1911). Il est appelé Edition des merveilles rassemblées.
Après son invention, l’imprimerie a été progressivement apportée aux autres pays, stimulant grandement la civilisation humaine et le progrès social.
En 1450, influencé par les caractères mobiles Chinois, l’allemand Gutenberg fabriqua des lettres mobiles avec un alliage de métaux pour imprimer des livres, provoquant ainsi un impact considérable sur le développement de la société Européenne.
Source : Imprimerie, Chine Informations.
Lire aussi : Paul PELLIOT, Les débuts de l’imprimerie en Chine, Librairie d’Amérique et d’Orient Adrien-Maisonneuve, 1953 [Texte en ligne].

[4] Une admonition de la chrétienté contre les Turcs :
Jean-Yves MOLLIER, Les mutations du livre et de l’édition dans le monde du XVIIIe siècle à l’an 2000, Presses Université Laval, 2001 [Google Livres].
Paula SUTTER FICHTNER, Terror and Toleration: The Habsburg Empire Confronts Islam, 1526-1850, Reaktion Books, 2008 [Google Livres].

Lire aussi :
Dossier documentaire Chine-Occident, Monde en Question.
Dossier documentaire Sciences Chine, Monde en Question.
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma France, Monde en Question.
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Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Les guerres illégales de l’OTAN


Bibliographie politiqueBibliographie histoire

 

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et la fondation de l’Organisation des Nations Unies, prévaut l’interdiction de faire la guerre. Seules 2 exceptions permettent le recours à la force armée. D’une part subsiste le droit à l’autodéfense, et d’autre part l’action guerrière contre un pays est autorisée en cas de mandat préalable et explicite du Conseil de Sécurité de l’ONU. Hormis ces deux cas précis, la guerre est, depuis plus de 70 ans, proscrite par le droit international.

Cependant la réalité est toute autre. De nombreuses guerres dévastent le globe, et la fin des conflits militaires n’est pas en vue. Durant ces 7 dernières décennies, certains pays membres de l’OTAN ont trop souvent mené des guerres illégales, ce qui demeure encore aujourd’hui lourd de préjudices pour les populations des pays visés… mais sans conséquences pour les responsables.

Ce livre décrit, à travers l’exemple de 13 pays, comment des guerres illégales furent menées dans le passé (Iran, Guatemala, Égypte, Cuba, Vietnam, Nicaragua, Serbie), et le sont encore dans le présent (Afghanistan, Irak, Libye, Ukraine, Yémen et Syrie). Il montre comment les fondements de l’organisation pacifique qu’est l’ONU, et en particulier l’interdiction de faire la guerre, furent clairement sapés. Une terrifiante description d’une angoissante actualité, un plaidoyer pour la paix, un réquisitoire contre l’OTAN…

Daniele GANSER, Les guerres illégales de l’OTAN – Une chronique de Cuba jusqu’à la Syrie, Demi Lune, 2017 avec extraits au format pdf [Horizons et débats].


Les guerres illégales
Conférence organisée par l’Université de Dresde le 1er novembre 2016
Texte et vidéo en ligne

Lire aussi :
Daniele GANSER, BiographieSiteSIPER Swiss Institute for Peace and Energy Research.
Daniele GANSER, Articles : Arrêt sur InfoRéseau InternationalRéseau VoltaireSam La TouchSilvia CattoriSputnikYouTube.
OTAN, Articles : Arrêt sur InfoEntelekheiaMinistère de l’Europe et des Affaires étrangèresMonde en QuestionMondialisationRéseau InternationalRéseau VoltaireSam La TouchSilvia CattoriSputnik.
Index Politique, Monde en Question.
Index Géographie-Histoire, Monde en Question.
Dossier documentaire Histoire, Monde en Question.

Cinema Europe – The Other Hollywood (4-6)


 

Réalisateur : Kevin Brownlow
Durée : 0h58 par épisode
Année : 1995
Pays : USA
Genre : Documentaire
Résumé : Histoire du cinéma muet européen.
Fiche : IMDb
Partage proposé par : Le coin du cinéphile DVD VF 04 Le domaine françaisDVD VF 05 Le domaine britanniqueDVD VF 06 La fin d’une époque (Film rare)

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Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma USA, Monde en Question.
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