Monde en Question

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Archives de Catégorie: Bibliographie histoire

L’Empire islamique


Bibliographie histoire

 

L’histoire des cinq siècles de l’Empire islamique, de la mort du Prophète en 632 à l’éviction des Arabes des structures de pouvoir et à l’émergence des sultanats turcs au XIe siècle, en passant par les conquêtes, la mise en place du califat, l’éclosion et la chute des dynasties abbasside, omeyyade ou fatimide, tel est le propos de Gabriel Martinez-Gros. Mais pour éviter le biais d’une histoire de l’Islam vue d’Occident – ou l’essor de l’un est inévitablement le déclin de l’autre – l’auteur convoque les quelques rares voix qui nous parviennent encore du fond de l’histoire islamique. Ces voix, ce sont celles des historiens arabes médiévaux, dont Ibn Khaldūn.

Ainsi émerge une tout autre perception de l’Empire islamique, où les dynasties se consolident dans la première génération de leur existence, atteignent leur floraison dans la deuxième, vieillissent et agonisent dans la dernière. C’est donc à une triple réflexion que nous invite ce livre admirable et singulier : d’abord sur l’histoire de l’Islam médiéval, ensuite sur la dynamique impériale, enfin sur l’écriture de l’histoire.

Gabriel MARTINEZ-GROS, L’Empire islamique, Passés Composés, 2019 [Breizh-infoTexte en ligne].

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Mouvements ouvriers et crise industrielle dans les régions de l’Ouest atlantique


Bibliographie histoire

 

Cet ouvrage réunit les actes de deux journées d’études tenues à Nantes en 2007 et 2008, à l’initiative du Centre de recherches en histoire internationale et atlantique, du Centre nantais de sociologie et du Centre d’histoire du travail. Réunissant analyses scientifiques et témoignages de militants ouvriers, elles ont cherché à explorer un champ de recherche peu développé jusqu’alors, tant par des approches globales à l’échelle régionale (Bretagne, Pays de la Loire, Pays basque, Asturies), que par des études microsectorielles par branches ou entreprises.

Crise industrielle, fermetures de sites, licenciements massifs… Les intervenants ont souligné que, face à ces difficultés, le monde ouvrier n’était pas resté inactif et qu’il avait tenté de mettre en œuvre des stratégies de lutte susceptibles d’enrayer le processus de désindustrialisation en cours. En s’intéressant autant aux acteurs collectifs qu’aux formes d’expression développées par les mouvements sociaux, les communications ont interrogé l’existence d’identités propres, notamment en matière de culture politique.

Laurent JALABERT et Christophe PATILLON (sous la direction de), Mouvements ouvriers et crise industrielle dans les régions de l’Ouest atlantique des années 1960 à nos jours, Presses universitaires de Rennes, 2010 [Texte en ligne].

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Quand la République était révolutionnaire [1848]


Bibliographie histoire

 

L’insurrection imprévue de février 1848 a fait naître une République. Mais que recouvre exactement le mot ?

Loin de s’enfermer dans des discussions savantes, cette question fait l’objet de débats publics, de manifestations et d’affrontements, en particulier dans les rues de Paris. Deux conceptions opposées de la République se constituent. D’un côté, la République modérée, défendue par la majorité du Gouvernement provisoire puis de l’Assemblée nationale, selon laquelle la République se résume dans l’élection au suffrage « universel » (les femmes en restent exclues). D’un autre côté, la République démocratique et sociale, qui rallie des membres de clubs, des ouvriers, de simples citoyens, pour lesquels la République n’a de sens que si elle permet au peuple de participer directement aux affaires publiques, de garder le contrôle sur ses représentants et d’assurer l’émancipation des travailleurs.

L’échec de l’insurrection de juin permet le triomphe de la République modérée et des institutions du gouvernement représentatif, mais la République démocratique et sociale se maintient, comme horizon révolutionnaire, au sein du mouvement ouvrier naissant.

Samuel HAYAT, Quand la République était révolutionnaire, Seuil, 2014 [Texte en ligne].


Henri GUILLEMIN, La révolution de 1848, 1973

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La paix n’aura pas lieu : Israël-Palestine


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Le conflit au Proche-Orient est parvenu à un point de non-retour: à l’été 2014, la guerre à Gaza en est la preuve flagrante. Tous les dix-huit mois, une nouvelle confrontation survient, et la question n’est plus de savoir si mais quand le prochain conflit armé éclatera. Vingt ans après les accords d Oslo, Israël n a jamais été aussi radicalisé à droite, son armée aussi violente. Gaza n’a jamais subi de destructions si massives; jamais autant de civils palestiniens n’ont péri sous les bombes israéliennes; jamais autant de roquettes n’ont été tirées par le Jihad islamique et le Hamas.
Des opérations Plomb durci ; à Haie de protection, les cinq dernières années ont fini de révéler la faillite d Oslo. Depuis deux décennies, la communauté internationale a investi ses espoirs dans un simulacre de processus de paix qui a permis à Israël d’accélérer la colonisation de la Cisjordanie. Cette politique du fait accompli a rendu improbable la concrétisation de la solution à deux États, un État Palestinien viable aux côtés d Israël, à laquelle Oslo était censé aboutir. Vingt ans après la poignée de main entre Itzhak Rabin et Yasser Arafat, comment en est-on arrivé là ?

Fruit de plusieurs années d’enquêtes et de reportages de terrain à Gaza, en Israël, en Cisjordanie et au cœur des colonies israéliennes, conçu comme un outil pédagogique enrichi de cartes, d’une bibliographie et d’une chronologie politique de 1947 à 2015, cet ouvrage plonge le lecteur dans le quotidien des acteurs locaux. Pour qui veut comprendre le conflit au Proche-Orient, il décrypte les enjeux qui dicteront le paysage de demain, de la stratégie politique de la droite israélienne à celle du Hamas, des efforts stériles d une diplomatie américaine sans stratégie au soutien obsessionnel de François Hollande au gouvernement israélien, de l’isolement d’une Autorité palestinienne délégitimée à l’essor de la campagne de boycott contre Israël, hier tabou, et qui fait désormais son chemin, y compris au sein de gouvernements européens.

Pierre PUCHOT, La paix n’aura pas lieu : Israël-Palestine, Don Quichotte, 2015 [Texte en ligne].

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Commune de Paris 1871


 

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Les services secrets israéliens


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Beaucoup de choses ont été alléguées, colportées, dites et écrites sur tout ce qui tourne autour des Services de Renseignements israéliens (SR) considérés comme les meilleurs du monde. Le présent ouvrage s’efforce de retracer la saga des Services secrets de l’État hébreu, mais aussi de donner un aperçu de leurs activités et de leur manière de conduire leurs opérations dans le cadre des crises récurrentes qu’ont connues le Proche et Moyen-Orient.

Ce livre démystifie en grande partie la légende qui entoure ces SR israéliens. À côté des chapitres consacrés à chacun des SR ayant existé en Terre Promise (côté israélien), l’auteur choisit de revenir sur quelques affaires emblématiques de l’histoire de ces centrales de Renseignement d’un genre un peu particulier.

Jacques BORDE, Les services secrets israéliens – d’Eichmann à la guerre de Syrie, VA Press, 2019 [Texte en ligne].

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Des secrets si bien gardés [CIA 1958-1981]


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Voici l’histoire de la Ve République comme vous ne l’avez jamais lue, éclairée par plusieurs milliers de documents confidentiels issus essentiellement de la CIA et de la Maison-Blanche, inédits pour la quasi-totalité d’entre eux.

Les révélations ne manquent pas sur nos dirigeants – de Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing, mais aussi Mitterrand, Rocard, Defferre, Chirac et surtout sur les grands événements qui ont marqué la vie politique française. Car les coulisses du pouvoir ont été espionnées de manière systématique par les États-Unis, qui voulaient tout savoir sur cette France jugée indocile. Des informateurs ont été recrutés jusqu’au plus haut niveau. Des hommes politiques ont été choyés et soutenus, parfois financièrement. Nombre de leaders français, de droite comme de gauche, se sont montrés curieusement loquaces, multipliant les confidences sur leurs ambitions, leurs tactiques, leurs équipes.

Cette enquête met au jour des télégrammes diplomatiques, des rapports sensibles de la CIA et du Pentagone, des accords classés « confidentiel défense » négociés au sommet, des conversations entre présidents et les noms de certains espions. De la guerre d’Algérie aux ventes d’armes à la Libye, de Mai 68 à la montée de l’Union de la gauche, de la création de la force de frappe nucléaire aux campagnes électorales, de la santé des présidents aux querelles intestines des partis d’opposition, peu de choses ont échappé aux Américains. Qui ont plus d’une fois cherché à les influencer.

Vincent NOUZILLE, Des secrets si bien gardés, Fayard, 2009 [Texte en ligne].

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Le livre noir de la CIA


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Assassinats de dirigeants étrangers, coups d’État, trafic d’armes et de drogue, soutien à des groupes terroristes ou à d’anciens nazis, détentions abusives et tortures, expérimentations d’armes chimiques…
Depuis sa création, la CIA n’a cessé de multiplier les infractions à la loi. Elle déclassifie une partie de ses archives allant jusqu’en 1973, arguant que les dérapages de la guerre froide sont aujourd’hui révolus. Ce livre montre qu’il n’en est rien.

Pour la première fois, cet ouvrage dresse un bilan aussi exhaustif que possible des méthodes douteuses de l’Agence, des origines à nos jours.
Il reproduit les archives permettant d’approcher la vérité : témoignages d’acteurs directs, mémos confidentiels, rapports de commissions d’enquête.

On trouve ici de nombreuses anecdotes inédites sur des épisodes que l’on croit connaître (comme l’assassinat d’Allende au Chili ou les tentatives de meurtre contre Fidel Castro), mais aussi des révélations sur les activités plus ou moins adroites de la CIA en France. On apprendra enfin le rôle exact de l’Agence dans les trafics de drogue, la finance internationale ou l’essor d’Al-Qaïda. Au total, plus de vingt dossiers explosifs forment l’image la plus complète de cette sombre histoire.

Yvonnick DENOËL, Le livre noir de la CIA, Nouveau Monde, 2007 [Texte en ligne].

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Histoire de la CIA


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L’histoire, les opérations et les personnels de la CIA, de sa fondation en 1947 à nos jours, par le grand historien américain John Prados.

Fondée en 1947, la CIA est la plus célèbre agence de renseignement américaine, voire mondiale. Elle est aussi sans doute la plus controversée. Grâce à de nombreux documents jusqu’alors inconnus, John Prados jette un nouvel éclairage sur ses méthodes et ses opérations – de la Pologne à la Hongrie, de l’Indonésie à l’Irangate et de la baie des Cochons à Guantanamo.

Il lève en particulier le voile sur son rôle dans la guerre contre le terrorisme depuis le 11 septembre, qui s’est étendu très au-delà des actions clandestines. Ses réussites, ses échecs, ses relations avec le pouvoir, ses directeurs, ses héros – mais aussi ses salauds – sont ici présentés par l’un des meilleurs spécialistes du sujet, qui décrit par ailleurs l’évolution de l’Agence : se militarisant et s’éloignant toujours davantage de sa mission première de collecte de renseignements, elle semble ne chercher qu’à s’affranchir de tout contrôle du pouvoir exécutif et surtout législatif pour devenir un État dans l’État.

Cette Histoire de la CIA, fruit de quarante ans de recherches, est indispensable pour comprendre l’histoire contemporaine des États-Unis et envisager son avenir.

John PRADOS, Histoire de la CIA, Perrin, 2019 [Texte en ligne].

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Histoire du Moyen Âge (114 livres et audio en ligne)


Bibliographie histoire

 

Livres

AUTEURS Divers, 74 livres en ligne.

Jean ANGLADE, Les Troubadours
Christelle BALOUZAT-LOUBERT, Mahaut d’Artois – Une femme de pouvoir
Alessandro BARBERO, Histoire de Salimbene de Parme et autres destins édifiants
Dominique BARTHÉLEMY, La bataille de Bouvines
Marc BLOCH, La société féodale
Eugène BOSSARD, Gilles de Rais – Maréchal de France dit Barbe-Bleue
Jean-Baptiste CAPEFIGUE, Clovis et les Mérovingiens
Pierre CHAMPION, Calendrier royal pour l’année 1471
Pierre CLÉMENT, Jacques Cœur et Charles VII – La France au XVe siècle
COLLECTIF, Chevaliers et châteaux forts
COLLECTIF, Histoire du Moyen Âge du Ve-XVe siècle
COLLECTIF, Hugues Capet et la troisième race
P.G. DANIEL, Histoire critique de l’établissement de la monarchie française dans les Gaules
Hyppolite DANSIN, Histoire du gouvernement de la France pendant le règne de Charles VII
Clovis de MAULE, Les Ducs d’Alençon
Jean-Luc DÉJEAN, Les Comtes de Toulouse (1050-1250)
M.G. DEMAY, Le Blason d’après les sceaux du Moyen Âge
Alain DEMURGER, Croisades et croisés au Moyen Âge
Barthélemy DOMINIQUE, Chevaliers et miracles – La violence et le sacré dans la société féodale
Lucien DOUBLE, Brunehaut
Lucien DOUBLE, L’empereur Charlemagne
Lucien DOUBLE, Le roi Dagobert
Gaston DU FRESNE DE BEAUCOURT, Histoire De Charles VII
Bruno DUMÉZIL, Des Gaulois aux Carolingiens (du Ier au IXe siècle)
Jean FAVIER, La guerre de Cent ans
Jean FAVIER, Les Plantagenêts – Origines et destin d’un empire (XIe-XIVe siècle)
Jean FLORI, Prêcher la croisade (XIe-XIIIe siècle) – Communication et propagande
Robert FOSSIER, Ces gens du Moyen Âge
Robert FOSSIER, L’Occident médiéval Ve-XIIIe siècle
Robert FOSSIER, Le travail au Moyen Âge
Frantz FUNCK-BRENTANO, Le Moyen Âge – La France féodale
Claude GAUVARD, Boris BOVE (sous la direction de), Le Paris du Moyen Âge
Claude GAUVARD, Le temps des Capétiens (Xe-XIVe siècle)
Claude GAUVARD, Le temps des Valois (1328-1515)
Jean-Philippe GENET, Le monde au Moyen Âge – Espaces, pouvoirs, civilisations
Louis HALPHEN et Philippe SAGNAC (sous la direction de), La fin du Moyen Âge – 1 La désagrégation du monde médiéval (1285-1453)
Louis HALPHEN et Philippe SAGNAC (sous la direction de), La fin du Moyen Âge – 2 L’annonce des temps nouveaux (1453-1492)
Édouard HARDY de PÉRINI, Les armées féodales
Oscar HAVARD, Le Moyen Âge et ses institutions
Michel HÉBERT, La voix du peuple – Une histoire des assemblées au Moyen Âge
Jacques HEERS, Gilles de Rais
Jacques JU Michel, Esquisse d’un pendu
Nelly LABÈRE, SÈRE Bénédicte, Les 100 mots du Moyen Âge
Charles Victor LANGLOIS, Histoire du Moyen Âge 395-1270
Jacques LE GOFF, L’imaginaire médiéval
Jacques LE GOFF, Le Moyen Âge et l’argent
Jacques LE GOFF, Pour un autre Moyen Âge
A. LECOY de la MARCHE, Clovis, ses meurtres politiques
Didier LETT, Hommes et femmes au Moyen Âge – Histoire du genre XIIe-XVe siècle
Alain de LIBERA, Penser au Moyen Âge
Émile LITTRÉ, Études sur les Barbares et le Moyen Âge
Madeleine MICHAUX, Histoire du Moyen Âge
Georges MINOIS, Blanche de Castille
Georges MINOIS, Charlemagne
Georges MINOIS, Du Guesclin
Georges MINOIS, Histoire du Moyen Âge
Georges MINOIS, La guerre de Cent ans
Georges MINOIS, Philippe Le Bel
Dominique PALADILHE, Azincourt 1415
Éric PALAZZO (sous la direction de), Les cinq sens au Moyen Âge
Jacques PAUL, Le christianisme occidental au Moyen Âge IVe-XVe siècle
Joséphin PÉLADAN, Le secret des troubadours – De Parsifal à Don Quichotte
M. PETIPOT, Mémoires de Geoffroy de Ville-Hardouin
Henri PIRENNE, L’instruction des marchands au Moyen Âge
Henri PIRENNE, Le commerce du papyrus dans la Gaule mérovingienne
Henri PIRENNE, Un contraste économique – Mérovingiens et Carolingiens
Henri PIRENNE, Villes, marchés et marchands au Moyen Âge
Léon PUISEUX, Siège et prise de Caen par les Anglais en 1417
Jean RICHARD, Saint Louis
Augustin THIERRY, Considérations sur l’histoire de France
Augustin THIERRY, Histoire de la conquête de l’Angleterre par les Normands
Augustin THIERRY, Récits des temps mérovingiens
Jules VIARD, Paris sous Philippe le Bel
Henri WALLON, Saint-Louis et son temps

COLLECTIF, Anthologie de la poésie française – Du Moyen Âge au XVIIe siècle [Texte en ligne].
En France, tout commence par des chansons. Le lyrisme courtois naît vers la fin du XIe siècle, dans le Sud. Bientôt, il se propage au nord de la Loire. En ce temps-là, l’amor (le mot est du féminin) est fine, c’est-à-dire raffinée. Elle exige de ceux qui la chantent qu’ils se forgent des instruments – une langue, des formes – à la hauteur de leur sujet. Ces premiers chercheurs d’une excellence poétique sont, non sans logique, appelés des « trouveurs » – trobadors dans le Sud, troveors (« trouvères ») dans le Nord. C’est avec eux que s’ouvre cette anthologie. Elle se referme, au second volume, avec des poètes vivants, nos contemporains. Bien sûr, leurs voix ne sont pas éteintes, leurs ouvres ne sont pas achevées. Mais déjà se dessine un paysage, dont on trouvera ici les contours. Rappelons que le verbe grec anthologein signifie « cueillir des fleurs ». Cueillir – sauf à tondre la prairie – c’est choisir. Ces deux volumes, tout en proposant un panorama aussi équilibré que possible de neuf siècles de poésie, n’échappent pas à cette règle. L’important est sans doute que le lecteur demeure le maître du jeu, qu’il se sente libre de fixer le but de sa promenade, de régler le rythme de son pas, d’emprunter tantôt les allées principales, tantôt les chemins de traverse. Autant de lecteurs, autant d’anthologies.

COLLECTIF, Dictionnaire d’ancien français – Moyen Âge et Renaissance [Texte en ligne].
L’ouvrage que nous présentons au public lettré nous a été inspiré par l’amour de notre langue, devenu, dans la tristesse des temps, de la piété : notre langue, la seule chose vivante qui nous vienne des lointains du passé, et qui, plus que tout, a donné sa splendeur au nom de la France. Il n’a d’autre ambition que d’aider ceux qui l’aiment et désirent la connaître plus afin de la mieux chérir et la mieux honorer.

Georges DUBY, L’Europe au Moyen Âge – Art roman, art gothique, Flammarion, 2011 [Texte en ligne].
Ce livre entend montrer la signification de l’art dans l’Europe du Moyen Âge et les relations qui le lient à l’ensemble de la société et de la culture. De la création artistique médiévale, presque seuls les chefs-d’oeuvre ont survécu. Leur raffinement surplombait alors une masse épaisse de brutalité, de terreur et de misère. Afin qu’on ne l’oublie pas, des textes qui révèlent cette part tragique sont placés en contrepoint d’un discours général sur le monastère, la cathédrale et le palais.

Madeleine FERRIÈRES, Histoire des peurs alimentaires – Du Moyen Âge à l’aube du XXe siècle, Seuil, 2010 [Texte en ligne].
Au-delà de la peur de manquer, de la famine, angoisse prégnante en Occident jusqu’à une période encore récente, il y a la crainte de manger du corrompu, du malsain, de l’immonde. En même temps que l’Occident a cherché à réduire la pénurie, il a progressivement mis sous surveillance l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Notre comportement contemporain vis-à-vis de la nourriture a onc une longue histoire que Madeleine Ferrières s’attache à reconstituer et à analyser. Des règlements médiévaux de boucherie aux perspectives géniales de Giovanni Lancisi, médecin de la cour pontificale au début du XVIIIe siècle ; du conflit entre symbolique faste ou néfaste des aliments et médecine et hygiénisme, mais aussi, plus tard, avec la chimie et les sciences vétérinaires, à la peur des poissons, levures, plantes ou légumes importés d’autres horizons ; de la suspicion à l’endroit du cuivre ou des conserves à la mise en cause de l’air vicié des villes, l’Occident invente, avec précaution et prévention, un ordre alimentaire illustré de manière éloquente au début du XXe siècle par le Pure Food and Drug Act américain. Mais cette invention n’est pas allée sans une autre : celle du consommateur. Rassasié, revendiquant une « bonne bouffe », prudent, voire savant ou se croyant tel, il appartient à l’utopie de l’abondance et de la sécurité. Miroir formidable de notre Occidental way of life que cette question des peurs alimentaires !

Robert FOSSIER, Ces gens du Moyen Âge, Fayard, 2007 [Texte en ligne].
Ce livre n’est pas un travail d’érudition, ni la poursuite d’un thème quelconque, pas davantage un survol de la société médiévale, ni de son économie, ni de son histoire culturelle ou artistique durant un millénaire. Ce n’est que l’histoire de pauvres gens, des gens ordinaires, ceux qui ont pour souci la pluie ou le chien, ce qu’il y a dans leur écuelle et ce qu’a raconté la voisine, le soulier qui vous blesse ou la partie de ballon ; et Dieu, enfin, qui sait et voit tout. On ne rencontrera donc ici ni chevaliers en armes, ni moines en prière, ni officier du roi, ni riche marchand, ni maître des écoles qui ne sont que les écumes du Moyen Âge ; mais tous les autres, ceux dont on ne parle jamais parce qu’ils ne parlent pas, mais dont les peines et les joies sont toujours les nôtres.

Ce livre aura atteint son but s’il parvient à jeter bas tous les poncifs, les a priori, les rabâchages et les erreurs dont se charge le mot « moyenâgeux » quand en use le populaire qui ne sait pas, et surtout les puissants, ceux qui dominent le politique, l’économique et l’information, et qui y lisent, dans une ignorance béate et obstinée, tout ce qui relève de l’infamie, de la violence, de l’anarchie ou de l’inculture. Dans un siècle qui est en passe de battre tous les records en ces domaines, peut-être serait-il temps d’approcher le « commun » des temps médiévaux, ces neuf hommes ou femmes sur dix auxquels nous ressemblons tant.

Robert FOSSIER, Le travail au Moyen Âge, Fayard, 2000 [Texte en ligne].
Si de nos jours le travail est une valeur, il en va tout autrement au Moyen Âge. L’oisiveté, loin d’être blâmée, y est « sainte », digne d’estime voire d’admiration, à l’exemple du moine voué à la prière. Le négoce est « vulgaire et impie », quant au « travail », le mot n’existe pas avant le XVIe siècle. Travailler est une punition, celle que le créateur infligea au premier couple après la Faute. Cette malédiction est confirmée par la pratique de l’esclavage, puis du servage : ceux qui travaillent au profit des autres sont des êtres asservis. Avilissant, forcé, le travail va progressivement apparaître, aux yeux des chrétiens, comme une occasion de rachat. Il faut attendre l’an mil environ pour que le travail devienne une forme d’obéissance naturelle au créateur. A travers cette vaste fresque des métiers, des statuts et des gestes – du laboureur à l’homme de plume, du chevalier à la femme au travail – ce livre restitue l’ensemble des structures de la société médiévale.

Claude GAUVARD, Boris BOVE (sous la direction de), Le Paris du Moyen Âge, Belin, 2014 [Texte en ligne].
Neuf historiens ont mis leur science au service de l’histoire de Paris, pour en éclairer un aspect à la lueur de leurs propres travaux et des derniers acquis de la recherche. C’est ainsi que sont tour à tour abordées la question de la place des saints fondateurs dans la ville, celle de l’évêque, des enceintes, de la justice, de la bourgeoisie, de l’assistance, des femmes, de l’université, de l’aristotélisme, du roi en son palais et de la guerre civile. Ce sont autant de portraits d’une ville aux visages multiples qu’il est difficile de saisir dans son ensemble, mais leur mise en série permet ici de s’en faire une idée. Il en ressort néanmoins que Paris cumule déjà à cette époque les fonctions économiques, religieuses, intellectuelles, curiales et politiques, ce qui est unique en Occident où les villes peuvent rarement s’enorgueillir de plus de deux ou trois fonctions : Gand est avant tout une cité industrielle, Bologne une ville universitaire, Venise un pôle commercial… Cet épais feuilletage de fonctions variées est probablement l’explication de l’exceptionnel développement de Paris au Moyen Âge.

Jean-Philippe GENET, Le monde au Moyen Âge – Espaces, pouvoirs, civilisations, Hachette, 2003 [Texte en ligne].
Le Moyen Âge, défini comme le temps qui sépare la fin de l’Empire romain de la Renaissance, voit naître l’Europe. Son histoire ne peut pas être comprise si on l’isole des civilisations et des cultures nées en même temps qu’elle, dans le même espace et les mêmes conditions.

Le monde médiéval naît de l’implosion de Rome, transformée sous l’impulsion d’un monothéisme né du judaïsme, le christianisme, malmenée par les Barbares du Nord et des steppes, épuisée par sa lutte contre l’empire parthe/perse : sur ses ruines, trois civilisations voient le jour, la chrétienté latine, qui intègre sous l’égide de son institution dominante, l’Eglise, les Celtes, les Germains et, en partie, les Slaves, l’Empire byzantin qui influence le reste des Slaves, et l’Islam, qui absorbe une partie du monde byzantin (Égypte, Syrie), le Maghreb, l’espace iranien et se propage jusqu’à l’Inde et à la Chine.

Michel HÉBERT, La voix du peuple – Une histoire des assemblées au Moyen Âge, PUF, 2018 [Texte en ligne].
Bien avant l’émergence de l’idée démocratique, les grandes assemblées de l’Europe médiévale sont le laboratoire de techniques de représentation qui donnent voix au peuple. Ces assemblées territoriales, qu’elles se nomment parlements, états généraux, cortes ou diètes, sont au fondement d’une représentation politique de type parlementaire, constitutive de l’État moderne et ancêtre des régimes démocratiques contemporains. Fondée sur l’exigence d’un consentement du peuple au prélèvement fiscal ou à la réformation du droit, cette représentation institue, dans chaque royaume ou principauté, des instances médiatrices entre des sociétés politiques en pleine émergence et des princes dont la souveraineté n’a encore rien d’absolu. Le présent ouvrage s’intéresse à la fois aux idées des théologiens, des philosophes et des juristes, ainsi qu’aux pratiques cérémonielles de la convocation et de la célébration de ces assemblées, mettant en lumière la façon dont naissent les peuples à travers leur représentation.

Jacques HEERS, Le Moyen Âge, une imposture, Perrin, 2008 [Texte en ligne].
Jacques Heers remet les pendules à l’heure sur cette période de l’histoire si mal considéré par notre époque. Il balaie les fausses croyances, les approximations souvent hérités de la littérature ou des premiers livres d’histoire républicains cherchant une période a laquelle s’opposer.

Avec sa méticulosité habituelle, il analyse et compare, ce qui lui permet de dire,que non la culture classique n’avait pas totalement disparu d’Europe, que non la peur de l’an mil n’existait pas. Il tord le coup à beaucoup d’autres sornettes, sans pour autant perdre la réalité de l’époque.

Christian HECK (sous la direction de), L’allégorie dans l’art du Moyen Âge – Formes et fonctions Héritages, créations, mutations, Brepols, 2011 [Texte en ligne].
La pensée, les œuvres et la culture du Moyen Âge utilisent intensément la conception proprement théologique de l’allégorie, procédure exégétique appelée dès les mots de saint Paul, Quae sunt per allegoriam dicta (Epître aux Galates 4, 24), et qui fonde le passage du sens littéral au sens spirituel; mais aussi celle plus littéraire et héritée de la rhétorique antique, et qui enrichit les récits de métaphores continuées; la première se voulant fondée sur la Révélation et mise en relation de deux niveaux de réalités, la seconde sur le plan humain et liée à l’imagination des hommes. Dans le domaine de l’art médiéval, l’allégorie est un procédé fondamental, que l’on ne peut pas examiner hors de sa relation à l’allégorie des exégètes comme à l’allégorie des poètes, mais qui ne peut leur être simplement assimilé, et qui connaît des formes et des règles spécifiques. Le « dire autre chose » (Allegoria est alieniloquium), selon la formule fameuse d’Isidore de Séville (« on entend une chose, on en comprend une autre »), est bien une dimension centrale des œuvres d’art médiévales.

Dans une approche pluridisciplinaire, et faisant une large place aux rappels des historiens de l’exégèse et de ceux de la littérature, le colloque a permis de brasser et d’analyser un matériau essentiel sur les formes de l’allégorie dans l’art médiéval, sur les significations mais aussi le fonctionnement de ces oeuvres, sur les moyens par lesquels elles nous permettent ou non d’identifier une allégorie, et sur les mutations qui les affectent, des époques préromanes au début du XVIe siècle. De l’Occident au monde byzantin, de l’architecture aux manuscrits enluminés, aux retables, à la tapisserie ou aux sceaux, des traités de spiritualité aux textes littéraires ou juridiques, des bestiaires à la musique, la magie ou l’emblématique princière, les contributions réunies renouvellent profondément notre connaissance de thèmes majeurs de l’iconographie médiévale.

Peter KIDSON, Les merveilles des grandes civilisations – Le Moyen Âge, Crémille, 1969 [Texte en ligne].
Introduction : L’idée d’un Moyen Âge païen et chrétien
L’art préroman
L’art roman
L’art gothique
Conclusion

Jacques LE GOFF, Le Moyen Âge et l’argent, Perrin, 2010 [Texte en ligne].
Au Moyen Âge, l’argent répugne, l’argent fascine, et la monnaie est rare. Un livre qui redresse les idées reçues sur ce sujet méconnu, par le plus grand médiéviste français.

« Dans cet essai, je veux expliquer quel a été le sort de la monnaie, ou plutôt des monnaies, dans l’économie, la vie et la mentalité médiévales ; et dans cette société dominée par la religion, comment l’Église a considéré et enseigné l’attitude que le chrétien doit observer face à l’argent et à l’usage qu’il doit en faire. Si l’argent a joué un rôle important dans la constitution des États, si les techniques financières et bancaires ont progressé, si le commerce s’est largement développé, le Moyen Âge, faute d’un marché global, n’a pas connu ne fût-ce qu’un précapitalisme, même à la fin. C’est pourquoi son développement économique a été lent et limité, en dépit d’îlots de prospérité. Au Moyen Âge, donner de l’argent est aussi important que d’en recevoir, l’esprit de charité l’emporte sur le désir de profit, François d’Assise sur Jacques Cœur. Aussi une crise comme celle d’aujourd’hui y est-elle inconcevable. »

Jacques LE GOFF, Pour un autre Moyen Âge, Gallimard, 1978 [Texte en ligne].
Un autre Moyen Âge, c’est d’abord celui qui, sans anachronisme, nous restitue quelques clés de nos origines : aux réalités dont s’est enrichie notre mythologie – la faim, la forêt, l’errance, la pauvreté, la mendicité, la lèpre, la domination des puissants et des riches sur les faibles et les pauvres -, il allie ces créations dont nous vivons toujours : la cité, la nation, l’État, l’université, le moulin, la machine, l’heure et l’horloge, le livre, la fourchette, le linge, la personne, la conscience et finalement la révolution.

Un autre Moyen Âge, c’est ensuite et surtout le champ privilégié des expériences de l’histoire nouvelle : histoire du quotidien, du temps long, histoire des profondeurs et de l’imaginaire. Un Moyen Âge où les hommes vivent dans les temps divers qui rythment leur existence : temps de l’Église, temps du marchand, temps du travail. Un Moyen Âge où les hommes travaillent dans des conditions économiques et technologiques qui leur apprennent à maîtriser lentement la nature tout en approfondissant le fossé entre travail manuel et intellectuel. Un Moyen Âge où la culture évolue entre les raffinements scolastiques des universités, pépinières d’une nouvelle élite, et les rapports complexes entre la culture savante de la caste ecclésiastique et la culture populaire contre laquelle les clercs mènent une lutte multiforme.

Emmanuel LE ROY LADURIE, Trente-trois questions sur l’histoire du climat – Du Moyen Âge à nos jours, Fayard, 2010 [Texte en ligne].
Alors que la controverse sur le réchauffement climatique fait rage, le livre d’Emmanuel Le Roy Ladurie, qui condense et résume des années d’études, permet de retracer l’histoire du climat dans la « longue » période de l’histoire humaine (certes brève au regard de l’histoire de la Terre). S’il valide les thèses « réchauffistes », l’intérêt du livre ne s’y limite toutefois pas : c’est en historien qu’il aborde l’histoire du climat, attentif aux conséquences de ses variations sur les sociétés humaines.

Construit sous la forme de 33 brefs chapitres qui sont autant de réponses à des questions précises, il traite autant des données connues sur l’évolution climatique (« Qu’appelle-t-on le petit âge glaciaire ? »), que de l’impact des variations climatiques (« Quel liens les disettes et les famines ont-elles avec les conditions météorologiques ? ») ou encore des problèmes méthodologiques de l’histoire du climat (« La date des vendanges est-elle un indicateur climatique ? »).

Didier LETT, Hommes et femmes au Moyen Âge – Histoire du genre XIIe-XVe siècle, Armand Colin, 2004 [Texte en ligne].
C’est une problématique essentielle pour l’étude historique de nos sociétés qui est interrogée ici : quels étaient la place et le statut des femmes et des hommes au Moyen Âge ?
Quel rôle et quelle image les uns et les autres avaient-ils dans la vie quotidienne, au sein de la famille, du couple, mais aussi dans les institutions, les jeux de l’argent et du pouvoir ?

Cet ouvrage offre une vision nouvelle de l’être féminin et masculin médiéval : par-delà la domination de l’homme alors que s’impose la loi salique, l’affirmation de la masculinité de l’activité intellectuelle et où s’affirme comme valeur première de l’aristocratie la virilité, il met également en lumière la réalité des genres et la façon dont se construisent les identités sexuées en fonction de l’âge et des catégories sociales.

Alain de LIBERA, Penser au Moyen Âge, Seuil, 1991 [Texte en ligne].
L’objet de ce livre est l’expérience de la pensée, telle que l’a vécue un type d’homme – l’intellectuel – et telle que l’ont reproduite des groupes d’hommes et de femmes aux XIIIe et XIVe siècles.

L’enquête menée par Alain de Libera se veut indépendante de la sociologie historique et porte volontairement sur des discours. Ainsi, la censure est considérée non comme révélatrice de ce qui fut, mais comme fabriquant, en l’énonçant et en la dénonçant, une réalité à venir.

Ce livre entend déplacer le dialogue de l’Islam et de l’Occident sur le terrain du rationnel. Car il y a un oubli de la tradition intellectuelle, ou plutôt de la transmission de l’idéal intellectuel de l’Orient à l’Occident : la crise de la scolastique, le conflit de la foi et de la raison, de la théologie et de la philosophie, ont commencé en Islam avant d’être importés en Occident.

Madeleine MICHAUX, Histoire du Moyen Âge, Eyrolles, 2010 [Texte en ligne].
Compris entre l’Antiquité et les Temps modernes, le Moyen Âge fait écho à notre époque contemporaine.
À travers ses grands thèmes, ses grands événements et ses grandes figures, ce livre donne des repères pour comprendre cette époque mystérieuse et sa place dans l’histoire de France. Organisé par domaine et par mots-clés, il propose de nombreux outils pédagogiques (synthèses, chronologies, cartes…) qui en font un ouvrage vivant, clair et accessible.

Georges MINOIS, 12 livres en ligne.

Éric PALAZZO (sous la direction de), Les cinq sens au Moyen Âge, Cerf, 2010 [Texte en ligne].
La place des cinq sens dans la culture du Moyen Âge occidental est centrale pour certains aspects essentiels de la définition de la liturgie et de la théologie chrétiennes. Dans l’Antiquité et durant tout le Moyen Âge, l’Eglise et sa théologie ont accordé un rôle de premier plan aux cinq sens dont témoignent des domaines tels que la liturgie, l’histoire de l’art, la littérature, la philosophie, la musique et, de façon plus générale, l’histoire politique et sociale du Moyen Âge. Pour les auteurs chrétiens, s’appuyant sur la tradition biblique ainsi que sur la philosophie antique issue de Platon et d’Aristote, les cinq sens sont plus particulièrement mis en action dans le déroulement des rituels de la liturgie afin de permettre la réalisation des principaux effets sacramentels de la théologie de la liturgie. Les cinq sens sont également au coeur d’une vaste réflexion sur la notion d’harmonie dans le christianisme ainsi que sur la relation entre l’homme-microcosme et le macrocosme. Dans le cadre de la liturgie, les productions artistiques peuvent être ainsi considérées comme des « objets » destinés à servir de support pour l’activation sensorielle afin de créer et de rendre possible les effets sacramentels du rite. Ce volume propose une première approche résolument interdisciplinaire de l’étude des cinq sens dans la culture chrétienne médiévale. Elle réunit des spécialistes internationalement reconnus dans leur domaine respectif et pour la connaissance des cinq sens. Des domaines aussi variés que l’art, la liturgie, la théologie, la littérature, l’héraldique, la poésie, entre autres, seront traités pour une approche diversifiée des cinq sens. Le cadre chronologique et géographique est aussi large que possible avec des conférences sur l’Occident, le monde byzantin et le monde musulman.

Michel PASTOUREAU, Une histoire symbolique du Moyen Âge occidental, Seuil, 2004 [Texte en ligne].
Les procès intentés aux animaux, la mythologie du bois et des arbres, le bestiaire des fables, l’arrivée du jeu d’échecs en Europe, l’histoire et l’archéologie des couleurs, l’origine des armoiries et des drapeaux, l’iconographie de Judas, la légende du roi Arthur et celle d’Ivanhoé : tels sont quelques-uns des sujets traités par Michel Pastoureau.

Évelyne PATLAGEAN, Un Moyen Âge grec – Byzance, IXe-XVe siècle, Albin Michel, 2007 [Texte en ligne].
Après une présentation de la famille impériale, de l’aristocratie et des structures de l’État, l’auteure montre que loin d’être une survivance du monde antique, l’Empire byzantin appartient au Moyen Âge, sans être en opposition totale avec la société féodale chrétienne puisqu’elle partage avec celle-ci, une dynamique et une évolution qui renvoient à leur passé commun.

Marie PÉAN, Textes du Moyen Âge et de la Renaissance, Hachette, 2007 [Texte en ligne].
Un chevalier accompagné d’un lion, un renard aux mille tours, un passionnant voyage en Orient, la truculence des géants rabelaisiens… Tous ceux qui aiment les histoires émouvantes ou drôles seront comblés par cette promenade à travers des textes représentatifs du Moyen Âge et de la Renaissance, époques hautes en couleurs.

Régine PERNOUD, Pour en finir avec le Moyen Âge, Seuil, 1979 [Texte en ligne].
Méprisés pendant des siècles, encensés par les romantiques, ces mille ans d’histoire ont presque toujours été recouverts de la crasse de l’ignorance. « Godiche » ne vient-il pas de « gothique » ? « Féodal » ne désigne-t-il pas l’obscurantisme le plus indécrottable ? « Moyenâgeux » les vieilleries poussiéreuses ?
Grâce à ce livre décapant, mille ans d’histoire resurgissent. Le Moyen Âge est mort, vive le Moyen Âge !

Henri PIRENNE, Histoire économique et sociale du Moyen Âge, PUF, 1969 [Texte en ligne].
Cette nouvelle édition de l’ouvrage fort apprécié de Henri Pirenne a été revue et mise à jour par Hans Van Werveke, professeur émérite à l’Université de Gand. C’est la première fois que la synthèse de l’histoire économique et sociale du Moyen Âge paraît en volume séparé, du moins en langue française.

Emmanuelle TIXIER du MESNIL, Henri BRESC, Géographes et voyageurs au Moyen Âge, Presses universitaires de Paris Nanterre, 2010 [Texte en ligne].
Nées de la Grèce puis ressuscitées à la Renaissance, les sciences sont censées en Occident ne devoir pas grand-chose au Moyen Âge, période longtemps assimilée à un temps de recul pour la pensée. Les études de ces dernières années ont montré qu’entre le Ve et le XVe siècle, savoirs et cultures se sont au contraire développés, se sont entrecroisés et ont donné naissance à une science médiévale qui n’est ni plus aberrante ni moins cohérente que celles de l’Antiquité ou de la première Modernité. Le présent ouvrage tente de montrer que la géographie obéit au même schéma : loin de n’être qu’une période qui ne pourrait remplir les blancs de la carte, le Moyen Âge a lui aussi élaboré son imago mundi, sa représentation du monde. Tant en Orient qu’en Occident, dans la Chrétienté comme dans le monde islamique, géographes et voyageurs ont tenté de décrire espaces et territoires, élaborant un discours géographique qui renseigne sur les lieux les plus divers tout autant que sur la façon dont, alors, on se représentait le monde.

Georges VIGARELLO, Le propre et le sale – L’hygiène du corps depuis le Moyen Âge, Seuil, 1985 [Texte en ligne].
Un livre serré, dense, subtil. Son sujet : les définitions, les repères, les techniques de la propreté culturelle entre Moyen Âge et XXe siècle, avec les pratiques qui aujourd’hui ont charge d’assurer la netteté du corps. Mais le livre est plus que cela. Il s’appuie, en effet, avec liberté et intelligence, sur les hypothèses proposées par le sociologue allemand Norbert Elias pour rendre compte du « processus de civilisation » qui caractérise les sociétés d’Occident entre XIIe et XIXe siècles. Là est sans doute le prix de ce livre qui analyse le procès de civilisation occidental à partir de l’un de ses traits les plus fondamentaux : à savoir les transformations du rapport que les hommes ont eu avec leur corps..

Livres audio

Claude GAUVARD, Le Moyen Âge – La France des Capétiens (4 CD), Frémeaux, [Texte en ligne].
En près de cinq heures, Claude Gauvard, spécialiste d’histoire médiévale, retrace l’histoire de France sous les rois capétiens, de 987 à 1328.

Claude GAUVARD, Le Moyen Âge – La France de la guerre de Cent ans (4 CD), Frémeaux, [Texte en ligne].
En près de cinq heures, Claude Gauvard, spécialiste d’histoire médiévale, retrace l’histoire de France aux XIVème et XVème siècles.

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Guerre Occident-Moyen-Orient (Croisades), Monde en Question.
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