Monde en Question

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Archives de Catégorie: Bibliographie histoire

La paix n’aura pas lieu : Israël-Palestine


Bibliographie histoire

 

Le conflit au Proche-Orient est parvenu à un point de non-retour: à l’été 2014, la guerre à Gaza en est la preuve flagrante. Tous les dix-huit mois, une nouvelle confrontation survient, et la question n’est plus de savoir si mais quand le prochain conflit armé éclatera. Vingt ans après les accords d Oslo, Israël n a jamais été aussi radicalisé à droite, son armée aussi violente. Gaza n’a jamais subi de destructions si massives; jamais autant de civils palestiniens n’ont péri sous les bombes israéliennes; jamais autant de roquettes n’ont été tirées par le Jihad islamique et le Hamas.
Des opérations Plomb durci ; à Haie de protection, les cinq dernières années ont fini de révéler la faillite d Oslo. Depuis deux décennies, la communauté internationale a investi ses espoirs dans un simulacre de processus de paix qui a permis à Israël d’accélérer la colonisation de la Cisjordanie. Cette politique du fait accompli a rendu improbable la concrétisation de la solution à deux États, un État Palestinien viable aux côtés d Israël, à laquelle Oslo était censé aboutir. Vingt ans après la poignée de main entre Itzhak Rabin et Yasser Arafat, comment en est-on arrivé là ?

Fruit de plusieurs années d’enquêtes et de reportages de terrain à Gaza, en Israël, en Cisjordanie et au cœur des colonies israéliennes, conçu comme un outil pédagogique enrichi de cartes, d’une bibliographie et d’une chronologie politique de 1947 à 2015, cet ouvrage plonge le lecteur dans le quotidien des acteurs locaux. Pour qui veut comprendre le conflit au Proche-Orient, il décrypte les enjeux qui dicteront le paysage de demain, de la stratégie politique de la droite israélienne à celle du Hamas, des efforts stériles d une diplomatie américaine sans stratégie au soutien obsessionnel de François Hollande au gouvernement israélien, de l’isolement d’une Autorité palestinienne délégitimée à l’essor de la campagne de boycott contre Israël, hier tabou, et qui fait désormais son chemin, y compris au sein de gouvernements européens.

Pierre PUCHOT, La paix n’aura pas lieu : Israël-Palestine, Don Quichotte, 2015 [Texte en ligne].

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Commune de Paris 1871


 

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Les services secrets israéliens


Bibliographie histoire

 

Beaucoup de choses ont été alléguées, colportées, dites et écrites sur tout ce qui tourne autour des Services de Renseignements israéliens (SR) considérés comme les meilleurs du monde. Le présent ouvrage s’efforce de retracer la saga des Services secrets de l’État hébreu, mais aussi de donner un aperçu de leurs activités et de leur manière de conduire leurs opérations dans le cadre des crises récurrentes qu’ont connues le Proche et Moyen-Orient.

Ce livre démystifie en grande partie la légende qui entoure ces SR israéliens. À côté des chapitres consacrés à chacun des SR ayant existé en Terre Promise (côté israélien), l’auteur choisit de revenir sur quelques affaires emblématiques de l’histoire de ces centrales de Renseignement d’un genre un peu particulier.

Jacques BORDE, Les services secrets israéliens – d’Eichmann à la guerre de Syrie, VA Press, 2019 [Texte en ligne].

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Des secrets si bien gardés [CIA 1958-1981]


Bibliographie histoire

 

Voici l’histoire de la Ve République comme vous ne l’avez jamais lue, éclairée par plusieurs milliers de documents confidentiels issus essentiellement de la CIA et de la Maison-Blanche, inédits pour la quasi-totalité d’entre eux.

Les révélations ne manquent pas sur nos dirigeants – de Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing, mais aussi Mitterrand, Rocard, Defferre, Chirac et surtout sur les grands événements qui ont marqué la vie politique française. Car les coulisses du pouvoir ont été espionnées de manière systématique par les États-Unis, qui voulaient tout savoir sur cette France jugée indocile. Des informateurs ont été recrutés jusqu’au plus haut niveau. Des hommes politiques ont été choyés et soutenus, parfois financièrement. Nombre de leaders français, de droite comme de gauche, se sont montrés curieusement loquaces, multipliant les confidences sur leurs ambitions, leurs tactiques, leurs équipes.

Cette enquête met au jour des télégrammes diplomatiques, des rapports sensibles de la CIA et du Pentagone, des accords classés « confidentiel défense » négociés au sommet, des conversations entre présidents et les noms de certains espions. De la guerre d’Algérie aux ventes d’armes à la Libye, de Mai 68 à la montée de l’Union de la gauche, de la création de la force de frappe nucléaire aux campagnes électorales, de la santé des présidents aux querelles intestines des partis d’opposition, peu de choses ont échappé aux Américains. Qui ont plus d’une fois cherché à les influencer.

Vincent NOUZILLE, Des secrets si bien gardés, Fayard, 2009 [Texte en ligne].

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Le livre noir de la CIA


Bibliographie histoire

 

Assassinats de dirigeants étrangers, coups d’État, trafic d’armes et de drogue, soutien à des groupes terroristes ou à d’anciens nazis, détentions abusives et tortures, expérimentations d’armes chimiques…
Depuis sa création, la CIA n’a cessé de multiplier les infractions à la loi. Elle déclassifie une partie de ses archives allant jusqu’en 1973, arguant que les dérapages de la guerre froide sont aujourd’hui révolus. Ce livre montre qu’il n’en est rien.

Pour la première fois, cet ouvrage dresse un bilan aussi exhaustif que possible des méthodes douteuses de l’Agence, des origines à nos jours.
Il reproduit les archives permettant d’approcher la vérité : témoignages d’acteurs directs, mémos confidentiels, rapports de commissions d’enquête.

On trouve ici de nombreuses anecdotes inédites sur des épisodes que l’on croit connaître (comme l’assassinat d’Allende au Chili ou les tentatives de meurtre contre Fidel Castro), mais aussi des révélations sur les activités plus ou moins adroites de la CIA en France. On apprendra enfin le rôle exact de l’Agence dans les trafics de drogue, la finance internationale ou l’essor d’Al-Qaïda. Au total, plus de vingt dossiers explosifs forment l’image la plus complète de cette sombre histoire.

Yvonnick DENOËL, Le livre noir de la CIA, Nouveau Monde, 2007 [Texte en ligne].

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Histoire de la CIA


Bibliographie histoire

 

L’histoire, les opérations et les personnels de la CIA, de sa fondation en 1947 à nos jours, par le grand historien américain John Prados.

Fondée en 1947, la CIA est la plus célèbre agence de renseignement américaine, voire mondiale. Elle est aussi sans doute la plus controversée. Grâce à de nombreux documents jusqu’alors inconnus, John Prados jette un nouvel éclairage sur ses méthodes et ses opérations – de la Pologne à la Hongrie, de l’Indonésie à l’Irangate et de la baie des Cochons à Guantanamo.

Il lève en particulier le voile sur son rôle dans la guerre contre le terrorisme depuis le 11 septembre, qui s’est étendu très au-delà des actions clandestines. Ses réussites, ses échecs, ses relations avec le pouvoir, ses directeurs, ses héros – mais aussi ses salauds – sont ici présentés par l’un des meilleurs spécialistes du sujet, qui décrit par ailleurs l’évolution de l’Agence : se militarisant et s’éloignant toujours davantage de sa mission première de collecte de renseignements, elle semble ne chercher qu’à s’affranchir de tout contrôle du pouvoir exécutif et surtout législatif pour devenir un État dans l’État.

Cette Histoire de la CIA, fruit de quarante ans de recherches, est indispensable pour comprendre l’histoire contemporaine des États-Unis et envisager son avenir.

John PRADOS, Histoire de la CIA, Perrin, 2019 [Texte en ligne].

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Histoire du Moyen Âge (114 livres et audio en ligne)


Bibliographie histoire

 

Livres

AUTEURS Divers, 74 livres en ligne.

Jean ANGLADE, Les Troubadours
Christelle BALOUZAT-LOUBERT, Mahaut d’Artois – Une femme de pouvoir
Alessandro BARBERO, Histoire de Salimbene de Parme et autres destins édifiants
Dominique BARTHÉLEMY, La bataille de Bouvines
Marc BLOCH, La société féodale
Eugène BOSSARD, Gilles de Rais – Maréchal de France dit Barbe-Bleue
Jean-Baptiste CAPEFIGUE, Clovis et les Mérovingiens
Pierre CHAMPION, Calendrier royal pour l’année 1471
Pierre CLÉMENT, Jacques Cœur et Charles VII – La France au XVe siècle
COLLECTIF, Chevaliers et châteaux forts
COLLECTIF, Histoire du Moyen Âge du Ve-XVe siècle
COLLECTIF, Hugues Capet et la troisième race
P.G. DANIEL, Histoire critique de l’établissement de la monarchie française dans les Gaules
Hyppolite DANSIN, Histoire du gouvernement de la France pendant le règne de Charles VII
Clovis de MAULE, Les Ducs d’Alençon
Jean-Luc DÉJEAN, Les Comtes de Toulouse (1050-1250)
M.G. DEMAY, Le Blason d’après les sceaux du Moyen Âge
Alain DEMURGER, Croisades et croisés au Moyen Âge
Barthélemy DOMINIQUE, Chevaliers et miracles – La violence et le sacré dans la société féodale
Lucien DOUBLE, Brunehaut
Lucien DOUBLE, L’empereur Charlemagne
Lucien DOUBLE, Le roi Dagobert
Gaston DU FRESNE DE BEAUCOURT, Histoire De Charles VII
Bruno DUMÉZIL, Des Gaulois aux Carolingiens (du Ier au IXe siècle)
Jean FAVIER, La guerre de Cent ans
Jean FAVIER, Les Plantagenêts – Origines et destin d’un empire (XIe-XIVe siècle)
Jean FLORI, Prêcher la croisade (XIe-XIIIe siècle) – Communication et propagande
Robert FOSSIER, Ces gens du Moyen Âge
Robert FOSSIER, L’Occident médiéval Ve-XIIIe siècle
Robert FOSSIER, Le travail au Moyen Âge
Frantz FUNCK-BRENTANO, Le Moyen Âge – La France féodale
Claude GAUVARD, Boris BOVE (sous la direction de), Le Paris du Moyen Âge
Claude GAUVARD, Le temps des Capétiens (Xe-XIVe siècle)
Claude GAUVARD, Le temps des Valois (1328-1515)
Jean-Philippe GENET, Le monde au Moyen Âge – Espaces, pouvoirs, civilisations
Louis HALPHEN et Philippe SAGNAC (sous la direction de), La fin du Moyen Âge – 1 La désagrégation du monde médiéval (1285-1453)
Louis HALPHEN et Philippe SAGNAC (sous la direction de), La fin du Moyen Âge – 2 L’annonce des temps nouveaux (1453-1492)
Édouard HARDY de PÉRINI, Les armées féodales
Oscar HAVARD, Le Moyen Âge et ses institutions
Michel HÉBERT, La voix du peuple – Une histoire des assemblées au Moyen Âge
Jacques HEERS, Gilles de Rais
Jacques JU Michel, Esquisse d’un pendu
Nelly LABÈRE, SÈRE Bénédicte, Les 100 mots du Moyen Âge
Charles Victor LANGLOIS, Histoire du Moyen Âge 395-1270
Jacques LE GOFF, L’imaginaire médiéval
Jacques LE GOFF, Le Moyen Âge et l’argent
Jacques LE GOFF, Pour un autre Moyen Âge
A. LECOY de la MARCHE, Clovis, ses meurtres politiques
Didier LETT, Hommes et femmes au Moyen Âge – Histoire du genre XIIe-XVe siècle
Alain de LIBERA, Penser au Moyen Âge
Émile LITTRÉ, Études sur les Barbares et le Moyen Âge
Madeleine MICHAUX, Histoire du Moyen Âge
Georges MINOIS, Blanche de Castille
Georges MINOIS, Charlemagne
Georges MINOIS, Du Guesclin
Georges MINOIS, Histoire du Moyen Âge
Georges MINOIS, La guerre de Cent ans
Georges MINOIS, Philippe Le Bel
Dominique PALADILHE, Azincourt 1415
Éric PALAZZO (sous la direction de), Les cinq sens au Moyen Âge
Jacques PAUL, Le christianisme occidental au Moyen Âge IVe-XVe siècle
Joséphin PÉLADAN, Le secret des troubadours – De Parsifal à Don Quichotte
M. PETIPOT, Mémoires de Geoffroy de Ville-Hardouin
Henri PIRENNE, L’instruction des marchands au Moyen Âge
Henri PIRENNE, Le commerce du papyrus dans la Gaule mérovingienne
Henri PIRENNE, Un contraste économique – Mérovingiens et Carolingiens
Henri PIRENNE, Villes, marchés et marchands au Moyen Âge
Léon PUISEUX, Siège et prise de Caen par les Anglais en 1417
Jean RICHARD, Saint Louis
Augustin THIERRY, Considérations sur l’histoire de France
Augustin THIERRY, Histoire de la conquête de l’Angleterre par les Normands
Augustin THIERRY, Récits des temps mérovingiens
Jules VIARD, Paris sous Philippe le Bel
Henri WALLON, Saint-Louis et son temps

COLLECTIF, Anthologie de la poésie française – Du Moyen Âge au XVIIe siècle [Texte en ligne].
En France, tout commence par des chansons. Le lyrisme courtois naît vers la fin du XIe siècle, dans le Sud. Bientôt, il se propage au nord de la Loire. En ce temps-là, l’amor (le mot est du féminin) est fine, c’est-à-dire raffinée. Elle exige de ceux qui la chantent qu’ils se forgent des instruments – une langue, des formes – à la hauteur de leur sujet. Ces premiers chercheurs d’une excellence poétique sont, non sans logique, appelés des « trouveurs » – trobadors dans le Sud, troveors (« trouvères ») dans le Nord. C’est avec eux que s’ouvre cette anthologie. Elle se referme, au second volume, avec des poètes vivants, nos contemporains. Bien sûr, leurs voix ne sont pas éteintes, leurs ouvres ne sont pas achevées. Mais déjà se dessine un paysage, dont on trouvera ici les contours. Rappelons que le verbe grec anthologein signifie « cueillir des fleurs ». Cueillir – sauf à tondre la prairie – c’est choisir. Ces deux volumes, tout en proposant un panorama aussi équilibré que possible de neuf siècles de poésie, n’échappent pas à cette règle. L’important est sans doute que le lecteur demeure le maître du jeu, qu’il se sente libre de fixer le but de sa promenade, de régler le rythme de son pas, d’emprunter tantôt les allées principales, tantôt les chemins de traverse. Autant de lecteurs, autant d’anthologies.

COLLECTIF, Dictionnaire d’ancien français – Moyen Âge et Renaissance [Texte en ligne].
L’ouvrage que nous présentons au public lettré nous a été inspiré par l’amour de notre langue, devenu, dans la tristesse des temps, de la piété : notre langue, la seule chose vivante qui nous vienne des lointains du passé, et qui, plus que tout, a donné sa splendeur au nom de la France. Il n’a d’autre ambition que d’aider ceux qui l’aiment et désirent la connaître plus afin de la mieux chérir et la mieux honorer.

Georges DUBY, L’Europe au Moyen Âge – Art roman, art gothique, Flammarion, 2011 [Texte en ligne].
Ce livre entend montrer la signification de l’art dans l’Europe du Moyen Âge et les relations qui le lient à l’ensemble de la société et de la culture. De la création artistique médiévale, presque seuls les chefs-d’oeuvre ont survécu. Leur raffinement surplombait alors une masse épaisse de brutalité, de terreur et de misère. Afin qu’on ne l’oublie pas, des textes qui révèlent cette part tragique sont placés en contrepoint d’un discours général sur le monastère, la cathédrale et le palais.

Madeleine FERRIÈRES, Histoire des peurs alimentaires – Du Moyen Âge à l’aube du XXe siècle, Seuil, 2010 [Texte en ligne].
Au-delà de la peur de manquer, de la famine, angoisse prégnante en Occident jusqu’à une période encore récente, il y a la crainte de manger du corrompu, du malsain, de l’immonde. En même temps que l’Occident a cherché à réduire la pénurie, il a progressivement mis sous surveillance l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Notre comportement contemporain vis-à-vis de la nourriture a onc une longue histoire que Madeleine Ferrières s’attache à reconstituer et à analyser. Des règlements médiévaux de boucherie aux perspectives géniales de Giovanni Lancisi, médecin de la cour pontificale au début du XVIIIe siècle ; du conflit entre symbolique faste ou néfaste des aliments et médecine et hygiénisme, mais aussi, plus tard, avec la chimie et les sciences vétérinaires, à la peur des poissons, levures, plantes ou légumes importés d’autres horizons ; de la suspicion à l’endroit du cuivre ou des conserves à la mise en cause de l’air vicié des villes, l’Occident invente, avec précaution et prévention, un ordre alimentaire illustré de manière éloquente au début du XXe siècle par le Pure Food and Drug Act américain. Mais cette invention n’est pas allée sans une autre : celle du consommateur. Rassasié, revendiquant une « bonne bouffe », prudent, voire savant ou se croyant tel, il appartient à l’utopie de l’abondance et de la sécurité. Miroir formidable de notre Occidental way of life que cette question des peurs alimentaires !

Robert FOSSIER, Ces gens du Moyen Âge, Fayard, 2007 [Texte en ligne].
Ce livre n’est pas un travail d’érudition, ni la poursuite d’un thème quelconque, pas davantage un survol de la société médiévale, ni de son économie, ni de son histoire culturelle ou artistique durant un millénaire. Ce n’est que l’histoire de pauvres gens, des gens ordinaires, ceux qui ont pour souci la pluie ou le chien, ce qu’il y a dans leur écuelle et ce qu’a raconté la voisine, le soulier qui vous blesse ou la partie de ballon ; et Dieu, enfin, qui sait et voit tout. On ne rencontrera donc ici ni chevaliers en armes, ni moines en prière, ni officier du roi, ni riche marchand, ni maître des écoles qui ne sont que les écumes du Moyen Âge ; mais tous les autres, ceux dont on ne parle jamais parce qu’ils ne parlent pas, mais dont les peines et les joies sont toujours les nôtres.

Ce livre aura atteint son but s’il parvient à jeter bas tous les poncifs, les a priori, les rabâchages et les erreurs dont se charge le mot « moyenâgeux » quand en use le populaire qui ne sait pas, et surtout les puissants, ceux qui dominent le politique, l’économique et l’information, et qui y lisent, dans une ignorance béate et obstinée, tout ce qui relève de l’infamie, de la violence, de l’anarchie ou de l’inculture. Dans un siècle qui est en passe de battre tous les records en ces domaines, peut-être serait-il temps d’approcher le « commun » des temps médiévaux, ces neuf hommes ou femmes sur dix auxquels nous ressemblons tant.

Robert FOSSIER, Le travail au Moyen Âge, Fayard, 2000 [Texte en ligne].
Si de nos jours le travail est une valeur, il en va tout autrement au Moyen Âge. L’oisiveté, loin d’être blâmée, y est « sainte », digne d’estime voire d’admiration, à l’exemple du moine voué à la prière. Le négoce est « vulgaire et impie », quant au « travail », le mot n’existe pas avant le XVIe siècle. Travailler est une punition, celle que le créateur infligea au premier couple après la Faute. Cette malédiction est confirmée par la pratique de l’esclavage, puis du servage : ceux qui travaillent au profit des autres sont des êtres asservis. Avilissant, forcé, le travail va progressivement apparaître, aux yeux des chrétiens, comme une occasion de rachat. Il faut attendre l’an mil environ pour que le travail devienne une forme d’obéissance naturelle au créateur. A travers cette vaste fresque des métiers, des statuts et des gestes – du laboureur à l’homme de plume, du chevalier à la femme au travail – ce livre restitue l’ensemble des structures de la société médiévale.

Claude GAUVARD, Boris BOVE (sous la direction de), Le Paris du Moyen Âge, Belin, 2014 [Texte en ligne].
Neuf historiens ont mis leur science au service de l’histoire de Paris, pour en éclairer un aspect à la lueur de leurs propres travaux et des derniers acquis de la recherche. C’est ainsi que sont tour à tour abordées la question de la place des saints fondateurs dans la ville, celle de l’évêque, des enceintes, de la justice, de la bourgeoisie, de l’assistance, des femmes, de l’université, de l’aristotélisme, du roi en son palais et de la guerre civile. Ce sont autant de portraits d’une ville aux visages multiples qu’il est difficile de saisir dans son ensemble, mais leur mise en série permet ici de s’en faire une idée. Il en ressort néanmoins que Paris cumule déjà à cette époque les fonctions économiques, religieuses, intellectuelles, curiales et politiques, ce qui est unique en Occident où les villes peuvent rarement s’enorgueillir de plus de deux ou trois fonctions : Gand est avant tout une cité industrielle, Bologne une ville universitaire, Venise un pôle commercial… Cet épais feuilletage de fonctions variées est probablement l’explication de l’exceptionnel développement de Paris au Moyen Âge.

Jean-Philippe GENET, Le monde au Moyen Âge – Espaces, pouvoirs, civilisations, Hachette, 2003 [Texte en ligne].
Le Moyen Âge, défini comme le temps qui sépare la fin de l’Empire romain de la Renaissance, voit naître l’Europe. Son histoire ne peut pas être comprise si on l’isole des civilisations et des cultures nées en même temps qu’elle, dans le même espace et les mêmes conditions.

Le monde médiéval naît de l’implosion de Rome, transformée sous l’impulsion d’un monothéisme né du judaïsme, le christianisme, malmenée par les Barbares du Nord et des steppes, épuisée par sa lutte contre l’empire parthe/perse : sur ses ruines, trois civilisations voient le jour, la chrétienté latine, qui intègre sous l’égide de son institution dominante, l’Eglise, les Celtes, les Germains et, en partie, les Slaves, l’Empire byzantin qui influence le reste des Slaves, et l’Islam, qui absorbe une partie du monde byzantin (Égypte, Syrie), le Maghreb, l’espace iranien et se propage jusqu’à l’Inde et à la Chine.

Michel HÉBERT, La voix du peuple – Une histoire des assemblées au Moyen Âge, PUF, 2018 [Texte en ligne].
Bien avant l’émergence de l’idée démocratique, les grandes assemblées de l’Europe médiévale sont le laboratoire de techniques de représentation qui donnent voix au peuple. Ces assemblées territoriales, qu’elles se nomment parlements, états généraux, cortes ou diètes, sont au fondement d’une représentation politique de type parlementaire, constitutive de l’État moderne et ancêtre des régimes démocratiques contemporains. Fondée sur l’exigence d’un consentement du peuple au prélèvement fiscal ou à la réformation du droit, cette représentation institue, dans chaque royaume ou principauté, des instances médiatrices entre des sociétés politiques en pleine émergence et des princes dont la souveraineté n’a encore rien d’absolu. Le présent ouvrage s’intéresse à la fois aux idées des théologiens, des philosophes et des juristes, ainsi qu’aux pratiques cérémonielles de la convocation et de la célébration de ces assemblées, mettant en lumière la façon dont naissent les peuples à travers leur représentation.

Jacques HEERS, Le Moyen Âge, une imposture, Perrin, 2008 [Texte en ligne].
Jacques Heers remet les pendules à l’heure sur cette période de l’histoire si mal considéré par notre époque. Il balaie les fausses croyances, les approximations souvent hérités de la littérature ou des premiers livres d’histoire républicains cherchant une période a laquelle s’opposer.

Avec sa méticulosité habituelle, il analyse et compare, ce qui lui permet de dire,que non la culture classique n’avait pas totalement disparu d’Europe, que non la peur de l’an mil n’existait pas. Il tord le coup à beaucoup d’autres sornettes, sans pour autant perdre la réalité de l’époque.

Christian HECK (sous la direction de), L’allégorie dans l’art du Moyen Âge – Formes et fonctions Héritages, créations, mutations, Brepols, 2011 [Texte en ligne].
La pensée, les œuvres et la culture du Moyen Âge utilisent intensément la conception proprement théologique de l’allégorie, procédure exégétique appelée dès les mots de saint Paul, Quae sunt per allegoriam dicta (Epître aux Galates 4, 24), et qui fonde le passage du sens littéral au sens spirituel; mais aussi celle plus littéraire et héritée de la rhétorique antique, et qui enrichit les récits de métaphores continuées; la première se voulant fondée sur la Révélation et mise en relation de deux niveaux de réalités, la seconde sur le plan humain et liée à l’imagination des hommes. Dans le domaine de l’art médiéval, l’allégorie est un procédé fondamental, que l’on ne peut pas examiner hors de sa relation à l’allégorie des exégètes comme à l’allégorie des poètes, mais qui ne peut leur être simplement assimilé, et qui connaît des formes et des règles spécifiques. Le « dire autre chose » (Allegoria est alieniloquium), selon la formule fameuse d’Isidore de Séville (« on entend une chose, on en comprend une autre »), est bien une dimension centrale des œuvres d’art médiévales.

Dans une approche pluridisciplinaire, et faisant une large place aux rappels des historiens de l’exégèse et de ceux de la littérature, le colloque a permis de brasser et d’analyser un matériau essentiel sur les formes de l’allégorie dans l’art médiéval, sur les significations mais aussi le fonctionnement de ces oeuvres, sur les moyens par lesquels elles nous permettent ou non d’identifier une allégorie, et sur les mutations qui les affectent, des époques préromanes au début du XVIe siècle. De l’Occident au monde byzantin, de l’architecture aux manuscrits enluminés, aux retables, à la tapisserie ou aux sceaux, des traités de spiritualité aux textes littéraires ou juridiques, des bestiaires à la musique, la magie ou l’emblématique princière, les contributions réunies renouvellent profondément notre connaissance de thèmes majeurs de l’iconographie médiévale.

Peter KIDSON, Les merveilles des grandes civilisations – Le Moyen Âge, Crémille, 1969 [Texte en ligne].
Introduction : L’idée d’un Moyen Âge païen et chrétien
L’art préroman
L’art roman
L’art gothique
Conclusion

Jacques LE GOFF, Le Moyen Âge et l’argent, Perrin, 2010 [Texte en ligne].
Au Moyen Âge, l’argent répugne, l’argent fascine, et la monnaie est rare. Un livre qui redresse les idées reçues sur ce sujet méconnu, par le plus grand médiéviste français.

« Dans cet essai, je veux expliquer quel a été le sort de la monnaie, ou plutôt des monnaies, dans l’économie, la vie et la mentalité médiévales ; et dans cette société dominée par la religion, comment l’Église a considéré et enseigné l’attitude que le chrétien doit observer face à l’argent et à l’usage qu’il doit en faire. Si l’argent a joué un rôle important dans la constitution des États, si les techniques financières et bancaires ont progressé, si le commerce s’est largement développé, le Moyen Âge, faute d’un marché global, n’a pas connu ne fût-ce qu’un précapitalisme, même à la fin. C’est pourquoi son développement économique a été lent et limité, en dépit d’îlots de prospérité. Au Moyen Âge, donner de l’argent est aussi important que d’en recevoir, l’esprit de charité l’emporte sur le désir de profit, François d’Assise sur Jacques Cœur. Aussi une crise comme celle d’aujourd’hui y est-elle inconcevable. »

Jacques LE GOFF, Pour un autre Moyen Âge, Gallimard, 1978 [Texte en ligne].
Un autre Moyen Âge, c’est d’abord celui qui, sans anachronisme, nous restitue quelques clés de nos origines : aux réalités dont s’est enrichie notre mythologie – la faim, la forêt, l’errance, la pauvreté, la mendicité, la lèpre, la domination des puissants et des riches sur les faibles et les pauvres -, il allie ces créations dont nous vivons toujours : la cité, la nation, l’État, l’université, le moulin, la machine, l’heure et l’horloge, le livre, la fourchette, le linge, la personne, la conscience et finalement la révolution.

Un autre Moyen Âge, c’est ensuite et surtout le champ privilégié des expériences de l’histoire nouvelle : histoire du quotidien, du temps long, histoire des profondeurs et de l’imaginaire. Un Moyen Âge où les hommes vivent dans les temps divers qui rythment leur existence : temps de l’Église, temps du marchand, temps du travail. Un Moyen Âge où les hommes travaillent dans des conditions économiques et technologiques qui leur apprennent à maîtriser lentement la nature tout en approfondissant le fossé entre travail manuel et intellectuel. Un Moyen Âge où la culture évolue entre les raffinements scolastiques des universités, pépinières d’une nouvelle élite, et les rapports complexes entre la culture savante de la caste ecclésiastique et la culture populaire contre laquelle les clercs mènent une lutte multiforme.

Emmanuel LE ROY LADURIE, Trente-trois questions sur l’histoire du climat – Du Moyen Âge à nos jours, Fayard, 2010 [Texte en ligne].
Alors que la controverse sur le réchauffement climatique fait rage, le livre d’Emmanuel Le Roy Ladurie, qui condense et résume des années d’études, permet de retracer l’histoire du climat dans la « longue » période de l’histoire humaine (certes brève au regard de l’histoire de la Terre). S’il valide les thèses « réchauffistes », l’intérêt du livre ne s’y limite toutefois pas : c’est en historien qu’il aborde l’histoire du climat, attentif aux conséquences de ses variations sur les sociétés humaines.

Construit sous la forme de 33 brefs chapitres qui sont autant de réponses à des questions précises, il traite autant des données connues sur l’évolution climatique (« Qu’appelle-t-on le petit âge glaciaire ? »), que de l’impact des variations climatiques (« Quel liens les disettes et les famines ont-elles avec les conditions météorologiques ? ») ou encore des problèmes méthodologiques de l’histoire du climat (« La date des vendanges est-elle un indicateur climatique ? »).

Didier LETT, Hommes et femmes au Moyen Âge – Histoire du genre XIIe-XVe siècle, Armand Colin, 2004 [Texte en ligne].
C’est une problématique essentielle pour l’étude historique de nos sociétés qui est interrogée ici : quels étaient la place et le statut des femmes et des hommes au Moyen Âge ?
Quel rôle et quelle image les uns et les autres avaient-ils dans la vie quotidienne, au sein de la famille, du couple, mais aussi dans les institutions, les jeux de l’argent et du pouvoir ?

Cet ouvrage offre une vision nouvelle de l’être féminin et masculin médiéval : par-delà la domination de l’homme alors que s’impose la loi salique, l’affirmation de la masculinité de l’activité intellectuelle et où s’affirme comme valeur première de l’aristocratie la virilité, il met également en lumière la réalité des genres et la façon dont se construisent les identités sexuées en fonction de l’âge et des catégories sociales.

Alain de LIBERA, Penser au Moyen Âge, Seuil, 1991 [Texte en ligne].
L’objet de ce livre est l’expérience de la pensée, telle que l’a vécue un type d’homme – l’intellectuel – et telle que l’ont reproduite des groupes d’hommes et de femmes aux XIIIe et XIVe siècles.

L’enquête menée par Alain de Libera se veut indépendante de la sociologie historique et porte volontairement sur des discours. Ainsi, la censure est considérée non comme révélatrice de ce qui fut, mais comme fabriquant, en l’énonçant et en la dénonçant, une réalité à venir.

Ce livre entend déplacer le dialogue de l’Islam et de l’Occident sur le terrain du rationnel. Car il y a un oubli de la tradition intellectuelle, ou plutôt de la transmission de l’idéal intellectuel de l’Orient à l’Occident : la crise de la scolastique, le conflit de la foi et de la raison, de la théologie et de la philosophie, ont commencé en Islam avant d’être importés en Occident.

Madeleine MICHAUX, Histoire du Moyen Âge, Eyrolles, 2010 [Texte en ligne].
Compris entre l’Antiquité et les Temps modernes, le Moyen Âge fait écho à notre époque contemporaine.
À travers ses grands thèmes, ses grands événements et ses grandes figures, ce livre donne des repères pour comprendre cette époque mystérieuse et sa place dans l’histoire de France. Organisé par domaine et par mots-clés, il propose de nombreux outils pédagogiques (synthèses, chronologies, cartes…) qui en font un ouvrage vivant, clair et accessible.

Georges MINOIS, 12 livres en ligne.

Éric PALAZZO (sous la direction de), Les cinq sens au Moyen Âge, Cerf, 2010 [Texte en ligne].
La place des cinq sens dans la culture du Moyen Âge occidental est centrale pour certains aspects essentiels de la définition de la liturgie et de la théologie chrétiennes. Dans l’Antiquité et durant tout le Moyen Âge, l’Eglise et sa théologie ont accordé un rôle de premier plan aux cinq sens dont témoignent des domaines tels que la liturgie, l’histoire de l’art, la littérature, la philosophie, la musique et, de façon plus générale, l’histoire politique et sociale du Moyen Âge. Pour les auteurs chrétiens, s’appuyant sur la tradition biblique ainsi que sur la philosophie antique issue de Platon et d’Aristote, les cinq sens sont plus particulièrement mis en action dans le déroulement des rituels de la liturgie afin de permettre la réalisation des principaux effets sacramentels de la théologie de la liturgie. Les cinq sens sont également au coeur d’une vaste réflexion sur la notion d’harmonie dans le christianisme ainsi que sur la relation entre l’homme-microcosme et le macrocosme. Dans le cadre de la liturgie, les productions artistiques peuvent être ainsi considérées comme des « objets » destinés à servir de support pour l’activation sensorielle afin de créer et de rendre possible les effets sacramentels du rite. Ce volume propose une première approche résolument interdisciplinaire de l’étude des cinq sens dans la culture chrétienne médiévale. Elle réunit des spécialistes internationalement reconnus dans leur domaine respectif et pour la connaissance des cinq sens. Des domaines aussi variés que l’art, la liturgie, la théologie, la littérature, l’héraldique, la poésie, entre autres, seront traités pour une approche diversifiée des cinq sens. Le cadre chronologique et géographique est aussi large que possible avec des conférences sur l’Occident, le monde byzantin et le monde musulman.

Michel PASTOUREAU, Une histoire symbolique du Moyen Âge occidental, Seuil, 2004 [Texte en ligne].
Les procès intentés aux animaux, la mythologie du bois et des arbres, le bestiaire des fables, l’arrivée du jeu d’échecs en Europe, l’histoire et l’archéologie des couleurs, l’origine des armoiries et des drapeaux, l’iconographie de Judas, la légende du roi Arthur et celle d’Ivanhoé : tels sont quelques-uns des sujets traités par Michel Pastoureau.

Évelyne PATLAGEAN, Un Moyen Âge grec – Byzance, IXe-XVe siècle, Albin Michel, 2007 [Texte en ligne].
Après une présentation de la famille impériale, de l’aristocratie et des structures de l’État, l’auteure montre que loin d’être une survivance du monde antique, l’Empire byzantin appartient au Moyen Âge, sans être en opposition totale avec la société féodale chrétienne puisqu’elle partage avec celle-ci, une dynamique et une évolution qui renvoient à leur passé commun.

Marie PÉAN, Textes du Moyen Âge et de la Renaissance, Hachette, 2007 [Texte en ligne].
Un chevalier accompagné d’un lion, un renard aux mille tours, un passionnant voyage en Orient, la truculence des géants rabelaisiens… Tous ceux qui aiment les histoires émouvantes ou drôles seront comblés par cette promenade à travers des textes représentatifs du Moyen Âge et de la Renaissance, époques hautes en couleurs.

Régine PERNOUD, Pour en finir avec le Moyen Âge, Seuil, 1979 [Texte en ligne].
Méprisés pendant des siècles, encensés par les romantiques, ces mille ans d’histoire ont presque toujours été recouverts de la crasse de l’ignorance. « Godiche » ne vient-il pas de « gothique » ? « Féodal » ne désigne-t-il pas l’obscurantisme le plus indécrottable ? « Moyenâgeux » les vieilleries poussiéreuses ?
Grâce à ce livre décapant, mille ans d’histoire resurgissent. Le Moyen Âge est mort, vive le Moyen Âge !

Henri PIRENNE, Histoire économique et sociale du Moyen Âge, PUF, 1969 [Texte en ligne].
Cette nouvelle édition de l’ouvrage fort apprécié de Henri Pirenne a été revue et mise à jour par Hans Van Werveke, professeur émérite à l’Université de Gand. C’est la première fois que la synthèse de l’histoire économique et sociale du Moyen Âge paraît en volume séparé, du moins en langue française.

Emmanuelle TIXIER du MESNIL, Henri BRESC, Géographes et voyageurs au Moyen Âge, Presses universitaires de Paris Nanterre, 2010 [Texte en ligne].
Nées de la Grèce puis ressuscitées à la Renaissance, les sciences sont censées en Occident ne devoir pas grand-chose au Moyen Âge, période longtemps assimilée à un temps de recul pour la pensée. Les études de ces dernières années ont montré qu’entre le Ve et le XVe siècle, savoirs et cultures se sont au contraire développés, se sont entrecroisés et ont donné naissance à une science médiévale qui n’est ni plus aberrante ni moins cohérente que celles de l’Antiquité ou de la première Modernité. Le présent ouvrage tente de montrer que la géographie obéit au même schéma : loin de n’être qu’une période qui ne pourrait remplir les blancs de la carte, le Moyen Âge a lui aussi élaboré son imago mundi, sa représentation du monde. Tant en Orient qu’en Occident, dans la Chrétienté comme dans le monde islamique, géographes et voyageurs ont tenté de décrire espaces et territoires, élaborant un discours géographique qui renseigne sur les lieux les plus divers tout autant que sur la façon dont, alors, on se représentait le monde.

Georges VIGARELLO, Le propre et le sale – L’hygiène du corps depuis le Moyen Âge, Seuil, 1985 [Texte en ligne].
Un livre serré, dense, subtil. Son sujet : les définitions, les repères, les techniques de la propreté culturelle entre Moyen Âge et XXe siècle, avec les pratiques qui aujourd’hui ont charge d’assurer la netteté du corps. Mais le livre est plus que cela. Il s’appuie, en effet, avec liberté et intelligence, sur les hypothèses proposées par le sociologue allemand Norbert Elias pour rendre compte du « processus de civilisation » qui caractérise les sociétés d’Occident entre XIIe et XIXe siècles. Là est sans doute le prix de ce livre qui analyse le procès de civilisation occidental à partir de l’un de ses traits les plus fondamentaux : à savoir les transformations du rapport que les hommes ont eu avec leur corps..

Livres audio

Claude GAUVARD, Le Moyen Âge – La France des Capétiens (4 CD), Frémeaux, [Texte en ligne].
En près de cinq heures, Claude Gauvard, spécialiste d’histoire médiévale, retrace l’histoire de France sous les rois capétiens, de 987 à 1328.

Claude GAUVARD, Le Moyen Âge – La France de la guerre de Cent ans (4 CD), Frémeaux, [Texte en ligne].
En près de cinq heures, Claude Gauvard, spécialiste d’histoire médiévale, retrace l’histoire de France aux XIVème et XVème siècles.

Lire aussi :
Guerre Occident-Moyen-Orient (Croisades), Monde en Question.
Dossier documentaire Histoire, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

Georges MINOIS (12 livres en ligne)


Bibliographie histoire

 

Georges MINOIS, Blanche de Castille, Perrin, 2018 [Texte en ligne].
« Blanche de Castille, mère de Saint Louis » : telle est l’image très réductrice que la mémoire collective a retenue de cette reine du XIIIe siècle, dont la célébrité ne tiendrait qu’à celle de son fils. C’est oublier qu’elle a été une femme de pouvoir au destin exceptionnel, à l’instar de sa grand-mère, Aliénor d’Aquitaine.

Née en 1188, fille du roi Alphonse VIII de Castille et d’Aliénor d’Angleterre, mariée à douze ans au prince capétien Louis, elle fait son éducation politique à la cour de son redoutable beau-père, Philippe Auguste. Devenue reine en 1223, mère de douze enfants, veuve à trente-huit ans au décès de son époux Louis VIII, elle devient régente du royaume au nom de son jeune fils, Louis IX. Confrontée aux révoltes des barons, qui acceptent mal d’être gouvernés par une femme, par une étrangère, « l’Espagnole », comme on la désigne alors, fait preuve de qualités politiques inattendues, subtil mélange d’autorité et de souplesse, qui lui valent l’admiration des chroniqueurs. Éducatrice puis inspiratrice de la politique de Saint Louis, qui lui confie la direction du royaume pendant la septième croisade, elle conserve une place particulière jusqu’à sa mort en 1252, avant de figurer au panthéon des femmes de pouvoir du roman national.

Georges MINOIS, Charlemagne, Perrin, 2010 [Texte en ligne].
À l’égal d’Alexandre, de César, de Napoléon, Charlemagne fait partie des géants de l’histoire qui ont laissé dans la mémoire collective une empreinte indélébile. L’empereur à la barbe fleurie a ainsi donné naissance à des légendes entre lesquelles la réalité historique est difficile à démêler.

Pourtant, le fils de Pépin le Bref a bel et bien existé et sa tombe, à Aix-la-Chapelle, est toujours en place depuis 814, à la jointure des mondes germanique et français qu’il a contribué à façonner.

Georges MINOIS, Du Guesclin, Fayard, 1993 [Texte en ligne].
Du Guesclin est l’une des figures les plus attachantes de la guerre médiévale. Prodigieusement laid et doué d’une force peu commune, il se distingue très tôt comme un redoutable combattant.

La guerre de Succession de Bretagne et la guerre de Cent Ans vont fournir à ce petit noble breton des conditions idéales pour exercer ses talents de chevalier: pendant quarante ans, il chevauche et guerroie de Cherbourg à Séville et de Brest à Tarascon. Simple chef de partisans dans la forêt de Brocéliande, il connaît ensuite une ascension sociale spectaculaire, qui fait de lui un connétable de France, le familier des princes et des rois, l’ennemi personnel du Prince Noir et de Charles le Mauvais. Loyal, habile et courageux, mais aussi brutal et impitoyable, le connétable n’a qu’une passion: la guerre.

Le rôle de Du Guesclin dans l’histoire militaire tient à sa capacité d’innover, d’inventer des ruses, de s’adapter aux circonstances pour surprendre l’ennemi. Il sait concilier les exigences de la guerre chevaleresque et le réalisme de la guerre de mercenaires. Cet infatigable soldat débarrasse ainsi la France des grandes compagnies, place Henri de Transtamare sur le trône de Castille, chasse les Anglais de France. Mais sa fidélité indéfectible envers Charles V le met dans une situation difficile face à ses compatriotes bretons, et c’est en Lozère qu’il mène ses derniers combats, plutôt que de guerroyer contre les siens.

Georges MINOIS, Histoire de l’athéisme, Fayard, 1998 [Texte en ligne].
Dieu est mort au XIXe siècle, dit-on. Mais dès le IV siècle avant notre ère, Théodore l’Athée proclamait qu’il n’existait pas. L’athéisme est aussi vieux que la pensée humaine. Depuis les origines de l’humanité, il est l’une des grandes façons de voir le monde, un monde où l’homme est seul face à lui-même et à la nature aux règles immuables.

L’histoire de l’athéisme n’est donc pas le simple négatif de l’histoire des croyances religieuses : c’est celle de tous les hommes – septiques, libres-penseurs, libertins, déistes, agnostiques, matérialistes – qui ont cherché à donner un sens à leur vie en dehors de toute foi religieuse.A l’instar des religions, l’athéisme est pluriel : au fil des siècles, il a pris des formes différentes, successives et simultanées, parfois antagonistes : athéisme de révolte contre l’existence du mal, contre les interdis moraux ou contre la limitation de la liberté humaine : athéisme spéculatif dans les périodes de crise de valeurs ; athéisme confiant de Hegel et de Marx ; athéisme volontaire de Nietzsche ; athéisme de notre époque où la frontière entre croyants et incroyants semble de plus en plus floue.

Georges MINOIS, Histoire de l’avenir – Des prophètes à la prospective, Fayard, 1996 [Texte en ligne].
Depuis la préhistoire, l’homme n’a cessé de vouloir connaître le futur et d’inventer des stratagèmes pour tenter de le maîtriser. N’était-ce pas déjà pour assurer la chasse du lendemain que nos lointains ancêtres représentaient des bisons percés de flèches sur les murs des cavernes ? Des procédés de divination inventés par les peuples de l’Antiquité aux méthodes « scientifiques » mises au point par les prospectivistes de notre fin de siècle, les moyens de prédire l’avenir ne se ressemblent guère. Mais chaque époque a eu le besoin de faire des rêves d’avenir, pour le meilleur et pour le pire : il y a eu les faux prophètes du Moyen Age, le astrologues de la cour de la Renaissance, ou encore les diseuses de bonne aventure du Grand Siècle. Et les philosophes des Lumières ont tenté, à leur manière, de percer les grandes lignes du futur. Sans réussir à tuer l’irrationnel : magnétisme, somnambulisme et autres formes de spiritisme ont connu un succès croisant au XIXe siècle, tandis que surgissaient de nouveaux prophètes annonçant un monde meilleur.

Oracles, prophéties, prédictions, utopies, toutes les anticipations que les hommes ont élaborées au fil des siècles ne se sont guère réalisées, mais elles sont les reflets de leurs espoirs et de leurs craintes. L’homme de 1900 se croyait à l’aube d’un siècle radieux. Celui de l’an 2000 n’y croit plus guère et, si les futuristes ne prétendent plus faire « métier de prophète », astrologues et voyants continuent à rassurer, à défaut de prédire l’avenir.

Georges MINOIS, Histoire de la vieillesse, de l’Antiquité à la Renaissance, Fayard, 1987 [Texte en ligne].
Chaque société a les vieillards qu’elle mérite: l’histoire antique et médiévale le démontre amplement. Chaque société sécrète un modèle d’homme idéal, et c’est de ce modèle que dépend l’image de la vieillesse, sa dévaluation ou sa mise en valeur. La Grèce classique, tournée vers la beauté et la force, relègue les vieux à une place subalterne. Au Moyen Age, le vieillard joue son rôle tant qu’il peut tenir le goupillon, l’épée, la bêche ou le livre de comptes. La seule limite est l’incapacité physique. En fait, il n’y a pas de troisième âge: il y a la vie et la mort.

A partir du XIVe siècle, le poids des vieux s’accroît dans la société et entraîne un regain de critique contre les vieillards. La satire des mariages entre des hommes âgés et des jeunes femmes revient à la mode, comme elle l’était à l’âge de Plaute. Quant à la Renaissance, elle renoue avec les idéaux des Gréco-Romains. Ronsard recommande de cueillir  » les roses de la vie « , mais dans le même temps, les vieillards actifs n’ont jamais été aussi nombreux: l’amiral Doria, septuagénaire, lutte contre l’octogénaire Barberousse, Michel Ange atteint 89 ans et Le Titien, 99…

L’ambiguïté fondamentale de l’attitude envers la vieillesse se retrouve cependant tout au long des siècles, car si le vieillard se plaint de son grand âge, il en tire gloire et cherche à prolonger ses jours. La fontaine de jouvence n’a-t-elle pas toujours été le plus fol espoir de l’homme occidental ?

Georges MINOIS, Histoire du Moyen Âge, Perrin, 2016 [Texte en ligne].
Pourquoi une nouvelle histoire du Moyen Âge ? D’abord, parce que plus nous nous éloignons de cette période, plus elle intrigue et même fascine, car nous sentons confusément que là se trouvent les racines de nos aspirations et de nos drames actuels, des obscurantismes religieux aussi bien que des hautes spiritualités, de la violence aveugle comme de la quête de sens, de la peur du futur comme du rêve d’un retour à la nature.

Georges MINOIS, Histoire du suicide – La société occidentale face à la mort volontaire, Fayard, 1995 [Texte en ligne].
La mort volontaire a presque toujours été l’objet de la réprobation sociale. Le Moyen Age l’assimilait au plus abominable des crimes, la considérant comme une insulte à Dieu, et réservait une macabre exécution à ceux qui se suicidaient. Au fil des siècles, la question de la liberté de chacun sur sa propre vie a pourtant resurgi chaque fois que les valeurs traditionnelles étaient remises en cause: de Montaigne à Bacon, les humanistes vivent une première révolution culturelle et s’interrogent prudemment sur l’interdit chrétien. La célèbre interrogation d’Hamlet (1600) traduit le malaise lié à la naissance de la modernité. Sous l’effet des crises de la conscience européenne, le débat s’amplifie et la question est bientôt posée publiquement. « Ce n’est pas aux gens aimables de se tuer », affirme Voltaire, tandis que se multiplient les traités qui tentent de comprendre les causes du suicide. La Révolution dépénalise le suicide mais sans l’approuver: le citoyen doit conserver sa vie pour la patrie. Le XIXe et le XXe siècle ne se montreront guère plus ouverts, et le silence de l’Etat et l’Eglise contribueront à faire du « meurtre de soi-même » l’un des derniers sujets tabous de notre époque.

Georges MINOIS, La guerre de Cent ans, Perrin, 2016 [Texte en ligne].
De Crécy à Azincourt, du Prince Noir à Jeanne d’Arc, la première guerre européenne (1337-1453) fut aussi une guerre totale, qui a bouleversé les sociétés anglaise et française, favorisé l’émergence des deux nations et profondément marqué les mentalités.

Georges MINOIS, Les origines du mal – Une histoire du péché originel, Fayard, 2002 [Texte en ligne].
Quel est le responsable des malheurs qui accablent l’humanité ? Après bien des hésitations, les premiers pères de l’Eglise sont allés chercher l’explication dans le vieux mythe biblique d’Adam et Eve. Les évêques du concile de Trente en ont fait un dogme, affirmant que la faute du premier homme a corrompu la nature humaine. Dès lors, la doctrine du péché originel a façonné la morale chrétienne et, plus largement, l’image de l’homme. Théologiens et moralistes y ont trouvé argument pour condamner la sexualité, mais aussi pour affirmer la supériorité de l’homme sur la femme et le caractère inéluctable de la souffrance, ou pour justifier l’injustice de l’ordre social. Le mythe de la faute primordiale a succombé au rationalisme des Lumières, mais il resurgit régulièrement sous d’autres formes. Depuis deux siècles, les sciences humaines s’efforcent de relativiser le bien et le mal. Toutefois l’homme se libère difficilement du sentiment de sa faute, et s’il ne se sent plus responsable de la faute commise par Adam, il commence à culpabiliser pour le futur. La biogénétique est-elle le nouvel arbre de la connaissance du bien et du mal ? C’est en mangeant la pomme qu’Adam s’est affirmé en tant qu’homme, c’est-à-dire en tant qu’être indépendant et libre. Croyant ou non, tout être humain passe sa vie à se heurter à ses limites. En ce sens, le mythe d’Adam gardera probablement longtemps sa valeur.

Georges MINOIS, Philippe Le Bel,, Perrin, 2014 [Texte en ligne].
Philippe le Bel a été une énigme pour ses contemporains et l’est longtemps resté pour les historiens. Car l’homme est caché derrière l’oeuvre du règne, une oeuvre propre à enfl ammer les imaginations romantiques à la lueur crépusculaire du bûcher des templiers, des sinistres drames familiaux de ses trois fils, de la lutte sans merci contre un pape mégalomane, Boniface VIII. Roi de fer pour les uns, édifiant de façon impitoyable un Etat bureaucratique moderne sur les ruines de la monarchie féodale ; roi de chair pour les autres, dissimulant derrière son masque de sphinx et son impassibilité de statue un esprit faible et indécis, dominé par ses légistes, Flote, Nogaret, Marigny : il reste en apparence indéchiffrable.

La réputation de Philippe le Bel a été ternie par la constante comparaison avec la figure idéalisée de son grand-père Saint Louis, dont le règne a fait figure d’âge d’or. C’est que vers 1300 commence un véritable âge de fer : c’est la fin du  » beau Moyen Age  » et l’entrée dans un siècle de catastrophes, avec les premières famines, les prémices de la guerre de Cent Ans, et bientôt les épidémies.

Georges MINOIS, Richard Coeur de Lion, Perrin, 2017 [Texte en ligne].
Richard Cœur de Lion, né en 1153, fut le moins anglais des rois d’Angleterre, où il ne résida que six mois, régnant sur d’immenses territoires allant de l’Ecosse aux Pyrénées, et qu’il passa sa vie à défendre. Fils préféré de sa mère, Aliénor d’Aquitaine, il est le souverain le plus admiré et le plus redouté de son temps, incarnation des valeurs et des excès de la chevalerie médiévale. Eduqué au milieu des troubadours aquitains, il est capable de faire des vers, mais c’est à la guerre qu’il forge sa réputation. Guerre contre son père, Henri II Plantagenêt, contre son frère, Jean sans Terre, contre le roi de France, Philippe Auguste, contre les barons poitevins. Et surtout guerre sainte, contre Saladin, au cours de l’épopée de la troisième croisade (1190-1194), lors de laquelle il se révèle un stratège hors pair. Terreur des musulmans, dont il gagne le respect, il est trahi par les souverains chrétiens, qui jalousent ses exploits. Retenu prisonnier en Autriche, puis libéré contre rançon, il bat Philippe Auguste, édifie en deux ans Château-Gaillard (1196-1198), avant d’être tué au siège de Châlus, en Limousin, par un trait d’arbalète, en 1199.

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Bibliographie, – BabelioFayardPerrin
Dossier documentaire Histoire, Monde en Question.
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D’ailleurs et de nulle part – Mendiants, vagabonds, clochards, SDF en France depuis le Moyen Âge


Bibliographie histoire

 

Bon observateur de la grande pauvreté à laquelle il a consacré plusieurs livres, André Gueslin traite ici de ces hommes et femmes repoussés en cours de vie aux marges du corps social, voire relégués au-delà ; bref, les marginaux et les exclus.

S’appuyant sur de nombreuses sources historiques, sociologiques et littéraires, il décrit le monde des errants – du Moyen Age à nos jours – d’abord identifiés dans l’histoire à des vagabonds, puis aux XXe et XXIe siècles, aux clochards et aux SDF. Ce monde d’en bas, pour ne pas dire des bas-fonds, procède d’un mal de vivre et de difficultés de toutes sortes : l’absence de travail et de toit, la faim et diverses autres carences… Pourtant, le caractère ambivalent des représentations que suscitent ces pauvres gens frappe à la fois par une image doloriste certes, mais encore par une perception lumineuse, et même de bonheur.

Dans cet ouvrage richement documenté, André Gueslin analyse les deux pôles sociaux de ces représentations, d’une part les errants et d’autre part les nantis, le but ultime étant peut-être de provoquer le sentiment personnel du lecteur.

André GUESLIN, D’ailleurs et de nulle part – Mendiants, vagabonds, clochards, SDF en France depuis le Moyen Âge, Fayard, 2013 [Texte en ligne].

Avis de : La vie des idéesLe mouvement socialRevue d’histoire de la protection sociale

Lire aussi :
Dossier documentaire Histoire, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

Les damnés de la Commune


Bibliographie histoire

 

Tome 1 – À la recherche de Lavalette
Qui est Lavalette ? Il a habité mon immeuble, il y a un siècle et demi, en pleine Commune de Paris. Je suis parti à la recherche de ce voisin communard, guettant ses traces dans de vieux livres et des archives endormies. Dans mon enquête, j’ai croisé Victorine. Son témoignage bouleversant m’a accompagné, me dévoilant peu à peu les années de tourments qui ont conduit à la révolution de 1871.

Tome 2 – Ceux qui n’étaient rien
Mars 1871. La Commune de Paris est proclamée devant l’Hôtel de Ville. Une étrange révolution débute dans laquelle ceux qui prennent le pouvoir commencent par le rendre en organisant des élections. Personne n’imagine que tout finira dans un bain de sang soixante-douze jours plus tard…

Entièrement réalisé avec des gravures issues de journaux et de livres du XIXe siècle, ce roman graphique nous révèle la vision que l’époque avait d’elle-même.

Raphaël MEYSSAN, Les damnés de la Commune (2 albums), DelcourtMeyssan, 2017 [Texte en ligne].


Entretien avec Raphaël Meyssan, Les voix de l’histoire – YouTube

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Dossier documentaire Commune de Paris 1871, Monde en Question.
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