Monde en Question

Analyse de l'actualité économique, politique et sociale dans le monde

Archives de Catégorie: Palestine Résistance

Edward Saïd – Le roman de sa pensée


Bibliographie histoire

 

Ce livre traite de la pensée d’Edward Saïd à travers son imaginaire et sa vie. Émergent au fil des pages les motifs subjectifs de ses choix intellectuels, leur part de cohérence, d’ambivalence, de mixité revendiquée. On y voit comment Saïd a organisé la rencontre de l’oral et de l’écrit, du classicisme et de l’excentricité, de l’histoire et de l’actualité, de l’effort et du plaisir, comment il a inventé un style. A l’opposé du savoir cloisonné des « experts », il a construit et imposé le sien en tissant les liens qui défendent les différences et les droits au sein d’une vision universelle. D’où L’Orientalisme, foncièrement critique de la domination d’une culture sur une autre et sans indulgence pour l’enfermement et le repli en guise de riposte.

Son obsession de la répétition, du retour et de la récapitulation, raconte simultanément son angoisse de l’effondrement et son extrême capacité à la dompter. À partir et au-delà de la Palestine, dans ce voyage au pays plus ou moins conscient de Saïd, Dominique Eddé partage aussi avec nous, une part de l’intimité qui fut la leur. Du XVIIIème au XXe siècle, de Vico à Mozart, Beethoven, Foucault, Adorno, Camus ou Orwell, le voyage met en valeur les signaux de reconnaissance qui attachent Saïd aux auteurs omniprésents dans son œuvre. Conrad, en tête. Avec des portraits inédits d’E.M Cioran, de l’amitié de Saïd et de Barenboim et un va-et-vient continu d’Edward à Saïd – les deux pôles de son identité – qui rend compte du mouvement politique et musical de sa pensée.

Dominique EDDÉ, Edward Saïd – Le roman de sa pensée, La fabrique, 2017 [IRIS].

Lire aussi :
Dossier documentaire Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

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Un bon Français ne doit pas défendre la Palestine


À l’heure où triomphe le racisme politiquement correct de Charlie le pire devient possible.

Après avoir vécu 45 ans en France, Chérif Boudelal s’est vu refuser la nationalité française, pour avoir participé à des manifestations pro palestiniennes. Soit un crime de lèse intégration.

Moralité : tout individu qui ne soutient pas l’injustice et la mort – ce que propose gentiment Israël aux Palestiniens – n’est pas un bon français.

Lire la suite… Le Grand Soir

Lire aussi :
• Nakba Day 2015, Palestine Square | ميدان فلسطين.
• Un autre regard sur la nakba, AFPS.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.
Veille informationnelle Palestine, Monde en Question.

Les femmes ignorées des féministes


Alors que les féministes françaises proclament que le happening des Femen serait le nec plus ultra de la libération des femmes, elles ignorent totalement les luttes sociales. Elles ignorent ou méprisent par exemple le combat des Palestiniennes.

Trois femmes pales­ti­niennes du petit village de Nabi Saleh, situé à 25 km de Ramallah vien­dront nous parler de leur quotidien. A Nabi Saleh, ce n’est pas la construction du « mur » qui a été le déclen­cheur conduisant à la consti­tution d’un Comité de résis­tance, mais l’expansion de la colonie israé­lienne voisine de Hal­lamish qui se déve­loppe depuis 1977 en dépos­sédant les paysans de leurs terres. La par­ti­cu­larité de Nabi Saleh est la pré­sence des femmes, qui jouent un rôle très important dans la prise de déci­sions et la conduite des actions.
AFPS

Obsédées par la mise en scène spectaculaire de leur cul, elles ignorent ou méprisent aussi les Afghanes comme Malalaï JOYA. Lire l’hommage et le dossier qui lui sont consacrés.

D’un point de vue plus général, il conviendrait, ce qui n’est pas politiquement correct en France, de dire féminismes pour rendre compte de « leur pluralité historique, idéologique et politique et dans leurs expressions pratiques et théoriques » (Delphine GARDEY (sous la direction de), Le féminisme change-t-il nos vies ?, Textuel, 2011).

En France au contraire de la Grande-Bretagne par exemple, les féministes ont été quasi absentes de la lutte pour le droit de vote des femmes pour des raisons sociologique et politique : « femmes issues de la bourgeoisie parisienne » pour l’essentiel. Ainsi, ce droit leur fut octroyé le 21 avril 1944 par le Comité français de la Libération nationale dirigé par le général de Gaulle.

04/04/2013
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Articles Femmes Afghanes, Monde en Question.
Articles Femmes Palestiniennes, Monde en Question.
Dossier documentaire Féminismes-Masculismes, Monde en Question.

La majorité des Israéliens soutient la solution à deux États


Un nouveau sondage publié mardi a révélé que 62% des Israéliens soutenaient la solution à deux États et pensaient qu’il s’agissait de la meilleure option pour l’État israélien, a rapporté le Jerusalem Post.

Le sondage a été mené auprès de 500 personnes issues d’un échantillon représentatif de la population adulte juive par le groupe Smith Research pour l’organisation Blue and White Future.

La recherche montre que 69% des interrogés âgés de 50 ans et plus soutiennent la solution à deux États, par rapport à 63% chez les 30-49 ans et 42% chez les 18-29 ans.

De plus, 25% des 18-29 ans soutiennent l’annexion des territoires palestiniens sans donner aux Palestiniens tous les droits civils, par rapport à 16% des 30-49 ans et 7% des 50 ans et plus.

Quant au facteur de l’âge, l’étude montre que les plus jeunes tendent à adopter des positions plus orientées vers la droite que les adultes.

En réponse aux résultats de l’étude, le coprésident de l’organisation Blue and White Future, Gilad Sher, a déclaré que l’opinion publique israélienne « commençait à internaliser » l’idée de la nécessité d’une solution de deux États.

Il a ajouté que la responsabilité du gouvernement était de pousser dans cette direction, déclarant au Jerusalem Post qu’il était de « l’intérêt national » du pays d’en faire autant.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a soutenu la solution à deux États dans son discours Bar Illan en juin 2009.

20/12/2012
Renmin Ribao

Lire aussi :
• Les Israéliens davantage préoccupés par la pauvreté que par l’Iran, CCIPPP.
Veille informationnelle Palestine, Monde en Question.
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.

Échec du nationalisme palestinien


Ecoutez, nous [OLP], nous avons décidé, il y a 19 ans, d’arrêter toute la lutte militaire pour décider de négocier la solution de deux États. Mais soyons honnêtes, nous avons échoué. La solution préconisée par le Président Mahmoud Abbas, par le Premier ministre, par Yasser Arafat avant son décès, ça fait 20 ans que nous négocions soi-disant une solution de l’occupation militaire de nos territoires depuis 45 ans. Et qu’est-ce que nous avons fait ? Nous n’avons même pas réussi à faire retirer l’armée israélienne ni de Gaza ni de Cisjordanie, ni de Jérusalem-Est.

[…] je vous dis que moi, je suis l’ambassadeur de Palestine, et je vous dis que, malheureusement, la stratégie de ma direction, la mienne, celle que je défends maintenant depuis 45 ans, elle a échoué. Dites-moi à quoi ont servi les négociations pendant 20 ans ? Nous avons commencé à négocier à Madrid en 1990. On a continué en 1993, on a arrêté la lutte armée, on a voulu montrer qu’on était respectueux du droit international, et Israël nous a donné une claque.

18/11/2012, Leïla Shahid : « Notre stratégie non-violente face à Israël est un échec », RTBFTélécharger mp3.

Moi je travaille à Bruxelles et tout ce que nous demandons (gel de la colonisation, respect des frontières et de la capitale) sont des référents de l’Union européenne. Les Palestiniens ne sont pas des sous-hommes qui n’auraient pas le droit d’être protégés par le droit. La négociation politique que nous menons depuis Oslo il y a 20 ans est un échec. L’occupation est encore pire, le mur encore plus grand, que la répression est plus grande…

19/11/2012, Leila Shahid, déléguée générale de Palestine sur RTL : « Il est temps que l’on sanctionne Israël », RTLTélécharger mp3.

Il est rare qu’un responsable politique du niveau de Leïla Shahid, qui est déléguée générale de l’Autorité palestinienne [OLP] auprès de l’Union européenne, avoue l’échec de la stratégie de son organisation depuis plus de 20 ans.

Elle oublie quand même de dire que l’échec de la négociation politique entre l’OLP et l’État d’Israël fait suite à l’échec de la lutte armée de l’OLP contre l’État d’Israël à une époque où pourtant la lutte armée de libération nationale avait le vent en poupe – FLN en Algérie (1954-1962) et FNL au Viêt Nam (1954-1976).

L’échec de l’OLP vient principalement de sa nature sociale qui l’incita à avoir une confiance excessive dans le soutien des États arabes à la création d’un État palestinien. Or, les États arabes ont toujours instrumentalisé la question palestinienne sur le dos des Palestiniens. L’OLP a échoué sur le plan de la lutte armée et de la négociation politique, qui de concession en concession s’est transformée en collaboration avec l’occupant, parce qu’elle a privilégié la question nationale par rapport à la question sociale.

Le Hamas collabore aussi avec l’occupant, mais sans négocier ouvertement avec lui. Ismaël Haniyeh doit pourtant, par exemple, demander la permission pour sortir de Gaza. Sa police exerce dans les limites imposées les services israéliens, etc. Mais le Hamas approuve le lancement de roquettes contre des civils israéliens pas des groupes qu’il contrôle plus ou moins. Il sait que ces actions sont dérisoires et contre-productives, mais c’est le prix à payer pour apparaître comme le pôle de la résistance.
Dérisoire car l’armée israélienne, la mieux équipée du Moyen-Orient, a des moyens biens supérieurs. La dissymétrie du nombre de morts palestiniens et israéliens est éloquente. Selon l’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem du 19 janvier 2009 au 30 septembre 2012, 271 Palestiniens tués à Gaza contre 4 Israéliens.
Contre-productive car les médias dominants du monde entier ne parlent que des roquettes « des terroristes du Hamas » qui servent de prétexte au gouvernement israélien pour bombarder massivement les Palestiniens de Gaza.

Leïla Shahid croit-t-elle encore à un État palestinien sur les confettis de localités encerclées par des routes réservées aux seuls israéliens ? Elle fait peut-être encore semblant d’y croire car elle ne se convertira pas à « la résistance islamique en Palestine » comme les organisations pro-palestiniennes occidentales. Ces organisations prient aujourd’hui pour que l’Égypte ou le Qatar sauvent les Palestiniens de Gaza d’un massacre planifié. Une farce tragique.

20/11/2012
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Théo COSME, Moyen-Orient 1945-2002 – Histoire d’une lutte de classes, Senonevero, 2002 [Introduction].
De la fin de l’Empire ottoman à la guerre du Golfe (1991), la « Question d’Orient » était celle du développement des rapports capitalistes au Moyen-Orient. L’Orient fut une  » Question  » car ce développement n’était pas endogène. La formation de bourgeoisies y fut cahotique et la production de prolétaires catastrophique. Depuis la fin de l’Empire Ottoman, la formation de rapports sociaux spécifiquement capitalistes s’est déroulée au Moyen-Orient au travers de la succession de trois fractions dominantes de la bourgeoisie : bourgeoisie foncière, administrative et commerçante ; bourgeoisie nationaliste ; bourgeoisie rentière (malgré nos critiques, nous reconnaissons notre dette aux travaux de Georges Corm). Chacune, dans sa spécificité, inclue et exprime à un moment donné les nécessités générales du développement du capital. Par là également, leur action peut parvenir à d’autres buts que ceux qu’elles s’étaient primitivement fixés. C’est dans ce cadre que nous étudions la formation de l’État d’Israël, la montée de l’islamisme, la révolution iranienne, la guerre du Liban, la première Intifada, l’échec du mouvement palestinien, l’invasion du Koweit et l’élimination finale de la figure autonome du rentier. Plus généralement les guerres israélo-arabes sont, pour les pays arabes, le critère et l’histoire du développement en leur sein des rapports sociaux capitalistes, l’existence d’Israël a été jusqu’à maintenant la contrainte à ce développement.

C’est la guerre du Golfe en 1991 qui a définitivement résolu le problème essentiel que dans la restructuration mondiale du mode de production capitaliste posait le Moyen-Orient : l’intégration de la rente pétrolière dans la péréquation générale du taux de profit. On peut alors cesser de considérer le Moyen-Orient comme une question particulière. La « Question d’Orient » est fondamentalement résolue dans la mondialisation des rapports capitalistes ce que confirment la caducité du sionisme l’effacement et les risques d’implosion de l’Arabie Saoudite, la seconde Intifada, l’évolution de l’islamisme et la guerre américaine en Afghanistan.

Il reste maintenant la question générale de la définition, de l’exploitation et de la reproduction d’un prolétariat massivement déraciné et paradoxalement renvoyé à des solidarités apparemment traditionnelles.

Outre son découpage et la compréhension de celui-ci, le parcours du capitalisme au Moyen-Orient pose plusieurs problèmes théoriques majeurs : le caractère non endogène du développement du capitalisme ; le rapport entre les identités intermédiaires (communautés religieuses ou ethniques) et l’État-nation ; le rapport de la rente pétrolière à la péréquation du taux de profit ; les formalisations religieuses et nationalistes de la lutte de classe.

Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.

Tragédie-comédie en Palestine-Israël


En Palestine, se joue une tragédie-comédie entre Benyamin Netanyahou (Likoud), allié à Avigdor Liberman (Israel Beytenou), et Ismaël Haniyeh (Hamas). Comme en 2009, le gouvernement israélien joue cyniquement la carte sécuritaire pour gagner les élections. Il a rompu la trêve avec le Hamas, en assassinant Ahmed Jabari, car il sait que le Hamas répliquera en lançant des roquettes artisanales contre des villes israéliennes et que les médias dominants du monde entier ne parleront que de cela.

En 2009, Ehud Olmert (Kadima) avait lancé une guerre contre les Palestiniens de Gaza dans l’espoir que son parti remporte les élections, mais Shimon Peres chargea Benyamin Netanyahou (Likoud) de former un nouveau gouvernement. En effet, bien que Kadima arriva en tête avec 28 sièges, le Likoud gagnait 15 sièges et Israel Beytenou 4. La droite et l’extrême droite sortaient gagnantes de ces élections (Knesset 2006Knesset 2009).

En 2012, Benyamin Netanyahou réalise la même opération militaire et politique contre les Palestiniens de Gaza et les Israéliens pour remporter avec l’extrême droite la majorité des sièges et réaliser le projet sioniste de Vladimir Jabotinsky : établir un État juif de la Méditerranée au Jourdain à défaut des deux rives du Jourdain.

En Cisjordanie, Mahmoud Abbas – le Pétain d’un improbable État-confetti – assure la sécurité d’Israël et ne dénonce la politique du gouvernement israélien que du bout des lèvres. À Gaza, Ismaël Haniyeh – le kapo du camp de concentration – assure aussi la sécurité d’Israël, mais en sous-main car il se présente comme comme LE résistant. Ce que croient les organisations pro-palestiniennes qui se sont converties aux mots d’ordre de « la résistance islamique en Palestine » (ISM).

En tuant Ahmed Jabari, « un sous-traitant en charge du maintien de la sécurité d’Israël dans la bande de Gaza » (Ha’aretz), Benyamin Netanyahou permet à Ismaël Haniyeh de garder intacte son image de résistant. En lançant quelques roquettes contre des civils israéliens, réplique bien dérisoire, Ismaël Haniyeh permet à Benyamin Netanyahoun de justifier les bombardements des civils Palestiniens de Gaza et d’entraîner les Israéliens dans une logique sécuritaire… favorable à son projet de terminer la guerre de 1948 pour établir un État juif en Palestine.

Benyamin Netanyahou et Ismaël Haniyeh ont mutuellement besoin l’un de l’autre, mais à plus ou moins long terme Ismaël Haniyeh sera éliminé. Benyamin Netanyahou a, s’il gagne les élections, l’opportunité de réalisé le projet sioniste car les États-Unis ne bougeront pas, les États arabes non plus, pas plus que la Turquie ou l’Iran. L’Union Européenne, la Russie et la Chine se taisent. Les Palestiniens sont dramatiquement seuls… face à la folie meurtrière d’une armée d’occupation qui, en plus des chars de combat, des F-16 et des drones, possède des missiles air-sol, des armes chimiques et l’arme nucléaire.

17/11/2012
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• Aluf BENN, Israel killed its subcontractor in Gaza, Ha’aretzLe Monde diplomatique, 15/11/2012.

Ahmed Jabari était un sous-traitant, en charge du maintien de la sécurité d’Israël dans la bande de Gaza. Cette qualification paraîtra sans aucun doute absurde pour tous ceux qui, au cours des dernières heures, ont vu Jabari décrit comme un « archi-terroriste », « le chef du personnel de la terreur » ou « notre Ben Laden ».

C’était pourtant la réalité durant ces cinq années et demi. Israël a exigé du Hamas qu’il observe la trêve dans le sud et la fasse appliquer par les nombreuses organisations armées dans la bande de Gaza. L’homme à qui avait été confiée cette tâche était Ahmed Jabari.

Alain Gresh rappelle la dissymétrie de cette guerre coloniale qui ne dit pas son nom :

Selon l’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem du 19 janvier 2009 au 30 septembre 2012, 271 Palestiniens tués à Gaza contre 4 Israéliens.

Selon Selon l’organisation palestinienne de défense des droits humains PCHR, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, 1 455 Palestiniens tués contre 13 Israéliens.

• Serge LEFORT, Le Fatah et le Hamas unis contre les Palestiniens, Palestine en Question, 18/03/2011.
• Michel WARSCHAWSKI, USA-Israël – De l’alliance à la symbiose, Palestine en Question, 25/03/2010.
• Serge LEFORT, L’alliance russo-israélienne, Palestine en Question, 15/04/2009
• Pierre STAMBUL, Des origines au triomphe électoral de la droite en 2009 : le sionisme a gommé les différences idéologiques, Palestine en Question, 14/04/2009.
• Tanya REINHART, Détruire la Palestine, ou comment terminer la guerre de 1948, La Fabrique, 2002.
• Tanya REINHART, L’héritage de Sharon – Détruire la Palestine suite, La Fabrique, 2006.
Revue de presse Guerre contre Gaza décembre 2008janvier 2009, Monde en Question.
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Etz Limon – Les citronniers


Salma vit dans un petit village palestinien de Cisjordanie situé sur la Ligne verte qui sépare Israël des territoires occupés. Sa plantation de citronniers est considérée comme une menace pour la sécurité de son nouveau voisin, le ministre israélien de la Défense.

Il ordonne à Salma de raser les arbres sous prétexte que des terroristes pourraient s’y cacher. Salma est bien décidée à sauver coûte que coûte ses magnifiques citronniers. Quitte à aller devant la Cour Suprême afin d’y affronter les redoutables avocats de l’armée soutenus par le gouvernement.

Mais une veuve palestinienne n’est pas libre de ses actes surtout lorsqu’une simple affaire de voisinage devient un enjeu stratégique majeur. Salma va trouver une alliée inattendue en la personne de Mira l’épouse du ministre. Entre les deux femmes s’établit une complicité qui va bien au-delà du conflit israélo-palestinien.

Etz Limon – Les citronniers

Critiques d’un point de vue non cinématographique (centrées sur le synopsis) :

Ciné-club de Caen
Critikat
Fiches du cinéma
Le Monde
Libération
Télérama

Lire aussi :
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.
Revue de presse Palestine colonisée 2012, Monde en Question.
Dossier documentaire Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Révolutions arabes – Question palestinienne


L’évènementialité révolutionnaire et insurrectionnelle ouverte dans le monde arabe depuis le mois de janvier 2011 a bien eu sa part de « nouveau » : analystes et chercheurs se sont ainsi attachés à en déceler, pour l’essentiel, les manifestations dans l’appropriation radicale du paradigme démocratique par les insurgés égyptiens, libyens ou tunisiens, dans l’utilisation de nouveaux moyens informatiques globalisés, dans l’absence -tout du moins dans un premier temps- d’idéologies fondatrices, si ce n’est de leaderships dument constitués, au sein des soulèvements en question. Ces processus révolutionnaires auraient même pu, dans leur nouveauté radicale, tracer des points de rupture fondamentaux avec ce qui, tout au long du vingtième siècle, eut justement pu s’attacher au concept même de « révolution » dans le monde arabe. Parmi ces éléments : le caractère tiers-mondiste qui lui fut souvent lié, l’attachement à la question palestinienne, et enfin la dimension chiliastique et révolutionnaire propre aux bouleversements révolutionnaires tels qu’on se les imaginait alors. Et pourtant, cette rupture semble encore relative : c’est plutôt une singulière dialectique irrésolue qui semble aussi se dessiner entre ces différents éléments, où le passé semble encore servir parfois de point de référence, se réactualisant ainsi, face à un « nouveau » dont les contours et les césures qu’il trace sont patiemment en train de s’esquisser.

Nicolas Dot-Pouillard, Les révolutions arabes entre césures et remembrances, L’Année du MaghrebTélécharger l’article.

Lire aussi :
• 21/12/2011, Nicolas Dot-Pouillard, Les mondes arabes et la question palestinienne, CNRS.
• 11/01/2012, Nicolas Dot-Pouillard, « Résistance » et/ou « révolution » : un dilemme libanais face à la crise syrienne, CNRS.
• 29/05/2012, Nicolas Dot-Pouillard, La Tunisie et ses Palestine, CNRS.
• 01/08/2012, Nicolas Dot-Pouillard, Face à la crise syrienne : des gauches arabes divisées, CNRS.
• 15/10/2012, Eric Gobe, Tunisie an I : les chantiers de la transition, CNRS.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Revue de presse Palestine 03/09/2011


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03/09/2011, La « tentifada » : slogans et graffiti de l’été social israélien, AFP

« Nous vivons tous sous une tente. Cet été, la Révolution est dans la rue ». Taguée, griffonnée, épinglée sur l’emblématique camp de toile du boulevard Rothschild à Tel-Aviv, scandée par des foules record, la parole s’est soudain libérée en Israël.
Si le mot d’ordre « Le peuple veut la justice sociale » cristallise la colère des Israéliens et fédère la vague de protestation sociale déferlant depuis la mi-juillet, celle-ci s’apparente à un mouvement de fond, attrape-tout.
De la « défense de la classe moyenne » au « droit au bonheur », de la baisse des loyers à « l’amour libre », les slogans et graffiti des « indignés » israéliens qui ont fleuri ces dernières semaines illustrent les aspirations diverses, complexes, et parfois contradictoires, d’une contestation sans précédent.
Logements pour tous (« On se bat pour la maison »), baisse des prix des produits alimentaires et du coût de l’éducation (« Israël nous est cher »), jusqu’à l’instauration, carrément, d’un « Etat-providence », après les années triomphantes du libéralisme (« La privatisation tue l’Etat », « Le marché est libre, pas nous »).
Mais encore, en vrac: « la loi au service des citoyens »; la défense des femmes victimes d’abus sexuels; le combat des pères divorcés pour la diminution des pensions alimentaires; la protection de l’environnement; pour l’incorporation des religieux orthodoxes dans l’armée…
On ne compte plus les revendications de cette « tentifada », calembour qui résume joliment le mouvement: des villages de tentes ayant poussé comme des champignons dans les villes israéliennes et symbolisant le ras-le-bol, une sorte d' »intifada » pacifique, de la majorité silencieuse.

02/09/2011, La Turquie met à la porte les diplomates israéliens, Info-Palestine

Ce vendredi, la Turquie a expulsé l’ambassadeur d’Israël et les hauts diplomates israéliens.
Ce vendredi, la Turquie est allé plus loin en gelant totalement les accords militaires passés avec son allié d’autrefois.
« La Turquie ne reconnaît pas le blocus israélien de Gaza. Elle soumettra l’étude de ce blocus à la Cour internationale de Justice. Nous commençons à prendre les initiatives nécessaire pour obtenir une prise de position de l’Assemblée générale des Nations Unies (à ce sujet) », a ajouté Ahmet Davutoglu, ministre turc des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse à Ankara.

02/09/2011, Le ton monte entre la Turquie et Israël, France Inter

02/09/2011, Dépêches du 2 septembre 2011, Info-Palestine

01/09/2011, Grand entretien : Edgar Morin, en partenariat avec le magazine Books, Du Grain à moudre

Edgar Morin tombe dans le travers pointé dans l’article Actualité, savoir se taire.

01/09/2011, Gideon LEVY, « March of the Million » is litmus test for a new Israel, Ha’aretz

All of a sudden, a new political language has become acceptable here, a new political agenda, and politicians of a new species. The language is the language of popular protest, which was never the language of Israelis. The agenda is social; it too was never a typical Israeli agenda like the security and military agenda. And the new politicians are youngsters in their 20s, a generation that had never entered Israeli politics, the people who understand nothing about politics. Since they understand so little, they have achieved an amazing success: What was will never be again. Now the struggle is merely over the success rate.
The success rate will be determined on Saturday night in Kikar Hamedina. The question is, where were you until now, and where will you be on the evening of September 3? Because those who don’t come out don’t exist as citizens of this country.

01/09/2011, Peres can’t save Netanyahu from UN debacle, Ha’aretz

Around 130 countries have pledged to vote in the UN General Assembly in about three weeks to recognize an independent Palestinian state in the occupied territories. Barak Ravid reported in Haaretz this week that Israel’s UN ambassador, Ron Prosor, sent a classified cable to Jerusalem saying Israel had no chance of putting together a significant bloc of countries to oppose the resolution. Prosor said that only a few countries would vote against the Palestinian move and that at most a number of countries would abstain or be absent. This means a diplomatic defeat accompanied by Israel’s deepening international isolation.

31/08/2011, Israël arme et entraîne les colons juifs installés en territoire palestinien, Info-Palestine

Selon un journal israélien, l’armée israélienne envisage de fournir des grenades de gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes aux colons juifs en Cisjordanie occupée. Ceux-ci ont été formés pour repousser les possibles manifestations au moment où les Palestiniens chercheront à obtenir la reconnaissance d’un Etat aux Nations Unies le mois prochain.
Selon Ha’aretz, l’armée israélienne a également préparé une stratégie pour déterminer une « ligne rouge » pour chaque colonie en Cisjordanie, ce qui permettra de déterminer quand les soldats seront autorisés à tirer sur les Palestiniens s’ils franchissent cette ligne.
Interrogée pour confirmer l’information, l’armée a publié une déclaration écrite ce mardi, disant qu’elle était en train de former et d’entraîner des équipes dans les colonies, chargées de répondre « pour faire face à tout possible scénario ».
Le communiqué indique que « la formation de la majorité des équipes de première intervention était achevée » et que les exercices étaient en cours.

31/08/2011, Ameer MAKHOUL, Réflexions sur l’avenir des mouvements de solidarité, Info-Palestine

Menée à une époque de mondialisation de la terreur d’Etat, l’entreprise officielle et internationale de sabotage de la Flottille de la Liberté constitue un moment- clef dans l’histoire du mouvement populaire mondial et de la solidarité entre les peuples. Cette action met à jour l’inquiétante étendue de la coopération et de la coordination que pratique un système répressif international engageant gouvernements, services de renseignements et unités opérationnelles de l’armée. Nous avons là affaire à un véritable cartel de la terreur officielle mis en place par les détenteurs du monopole de la répression – Etats et organisations internationales – dans le but d’étouffer les mouvements pacifiques de solidarité avec le peuple palestinien qui émergent un peu partout dans le monde afin de mettre fin au blocus de Gaza.

31/08/2011, Amira HASS, Israel must get ready for its own Hurricane Irene, Ha’aretz

With or without any connection to September, all the necessary ingredients for a new popular uprising are in place. No clairvoyance in that. The ingredients can only be found in the current, violent order. Israel’s policy of separate development recreates them constantly.

30/08/2011, Dépêches du 30 août 2011, Info-Palestine

29/08/2011, La Chine soutient l’établissement d’un Etat palestinien avec Jerusalem-Est comme capitale, Xinhua

La Chine soutient l’établissement d’un Etat palestinien indépendant avec Jerusalem-Est comme sa capitale et une souveraineté totale, a déclaré dimanche au Caire l’envoyé spécial chinois pour le Moyen-Orient, Wu Sike.

Lire aussi :
Revue de presse Palestine colonisée 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.
Dossier documentaire Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Revue de presse Palestine 28/08/2011


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28/08/2011, Ramzy BAROUD, Israël et « sa belle petite guerre » : Gaza et l’Egypte en ligne de mire, Questions CritiquesInfo-Palestine

Le « mouvement de protestation sociale prend de l’ampleur », écrit Avnery. « À ce moment-là, il y aura une tentation – peut-être une tentation irrésistible – de « réchauffer les frontières ». Pour commencer une jolie petite guerre. Un appel aux jeunes d’Israël, les mêmes jeunes qui aujourd’hui remplissent … les tentes, pour aller défendre la patrie ».
C’était un avertissement qui énervait un peu, non seulement parce qu’il émanait d’Avnery, un vétéran féru dans la connaissance de la classe dirigeante en Israël, mais aussi parce qu’il s’est confirmé dans son intégralité quelques jours plus tard.
Lire : Uri AVNERY, « Comme tes tentes sont jolies », AFPS.

27/08/2011, La Chine va voter pour l’admission d’un Etat palestinien à l’ONU, El Watan

La Chine a informé l’Autorité palestinienne qu’elle allait voter au Conseil de sécurité en faveur de l’admission d’un Etat de Palestine à l’ONU, a annoncé hier l’agence de presse officielle palestinienne Wafa.
Information à prendre avec circonspection car ni l’agence chinoise Xinhua ni Renmin Ribao n’en parlent.

27/08/2011, Interview à propos de mon livre dans l’émission « Le livre international » sur RFI, Blog de Julien Salingue

27/08/2011, Mark WESTON, Peut-on parler d’une « révolution » sans mentionner l’occupation ?, AFPS

Selon Mikela Levin de l’Alternative Information Center, dans le quartier palestinien de Wadi Nisnas, à Haïfa, au début de la semaine, une manifestation a eu lieu. Les participants réclamaient non seulement « des logements publics », mais que « le gouvernement mette fin aux discriminations racistes qui frappent les citoyens palestiniens d’Israël dans la vie quotidienne, dans le travail, dans les banques et les bureaux de l’administration publique. Ils voulaient la fin de l’occupation et une démocratie égalitaire en Israël, une revendication que les manifestants du nord de la ville ne partagent pas tous. Néanmoins, le samedi 13 août, les habitants de Wadi Nisnas ont marché aux côtés des habitants d’Haïfa engagés dans le mouvement des villes de tentes. » La géographie des mobilisations du samedi 13 août affaiblit la présentation par le gouvernement qu’il s’agirait d’un mouvement « d’une élite » de Tel-Aviv et de Jérusalem. Pendant ce temps, le gouvernement accentue ses plans de construction de logements dans Jérusalem-Est – invoquant la « nécessité de logements » – et les déplacements de Palestiniens dans les territoires occupés se sont accrus en mai et juin 2011.

27/08/2011, Dépêches du 27 août 2011, Info-Palestine

26/08/2011, Zeev STERNHELL, Social justice also means ending the occupation, Ha’aretz

Already from the start of the social protest movement, many people have been bothered by the questions: What is the actual significance of the term « justice » to the youngsters protesting in the street? How is it possible to achieve social justice without justice as a universal value? What are the boundaries of justice and its implementation?
In this respect, there was always a big difference between the right and the left in the world, and now also in Israel. The left considers equality to be a universal value, an expression of a human being’s right not merely to the freedom to sleep under a bridge but also to the freedom to live a decent life. The left – and this is the big difference between it and the various types of conservatives – does not consider equality to be an element that restricts freedom but rather a different aspect of a human being’s right to control his life.
This takes us back to the occupation. Justice is not merely the right to decent housing for Jews, it is also the right to freedom of a nation under occupation. An enormous opportunity for changing the face of Israel’s political culture and charting the face of the future will be lost if the flag-bearers of the protest decide to ignore this truth.

25/08/2011, Amira HASS, Doubts emerge over identity of terrorists who carried out attack in Israel’s south, Ha’aretzCCIPPP

25/08/2011, Hommage à Naji al-ALI, Palestine en Question

25/08/2011, Rapport sur les violations israéliennes des droits humains, Info-Palestine

24/08/2011, Dissolution de la spécificité extrémiste d’Israël, Dedefensa

Depuis les événements de la semaine dernière (voir ce 22 août 2011), en rapport avec les relations d’Israël avec l’Egypte, et dans le contexte du « printemps arabe », les réactions de la direction israélienne sont en train de se modifier profondément.
La direction israélienne se trouve complètement déstabilisée. On mesure combien sa politique systématiquement offensive et brutale, qu’on croyait essentiellement fondée sur le seul soutien US, et sur la passivité de la « communauté internationale », avait également un solide fondement stratégique, et encore plus psychologique, dans le comportement de l’Egypte de Moubarak appuyant sans restriction Israël.

24/08/2011, Amira HASS, Israel’s left now has a chance to awaken the public, Ha’aretz

But the social movement that sprung up in Israel this summer is not a final paper. Nor is it a political party. It is a process, a new and developing situation that reinvents itself frequently, an intensive course in developing political understanding. It must not be left to the new-old social right.
In effect, the challenge goes much deeper than merely conflicting opinions. Yachimovich frankly enunciated our position as Israeli Jews: We are profiting from the occupation even as we groan under regressive taxation. Whether our families came from Katrielevka or Baghdad, we are profiting from the structural discrimination against Palestinian citizens of Israel and from the very fact that they have become a minority in their own land.

24/08/2011, Zvi BAR’EL, It’s a good thing for Israel that Hamas exists, Ha’aretz

Both Hamas and Israel share a common interest – that Hamas continue to run the Strip so long as it manages to keep the violent opposition at home at bay.
Hamas has for some time now been more than an organization, and at least in the eyes of the Israeli government, it is also a government, which Israel considers responsible for everything that happens in the Gaza Strip. It does not matter whether organizations like Islamic Jihad or the Popular Resistance Committees, « the Palestinian Army of Islam » or some freelancers fire on Israel. Hamas is the address to ensure there is calm in the Strip. This is something one sovereign state requires of another, and of one from whose territory hostile actions are initiated. This is how Israel behaves when it comes to Egypt, which it justifiably considers responsible for what takes place in Sinai, and that is how it perceives the governments of Lebanon and Syria when it comes to Hezbollah.
So both Hamas and Israel share a common interest – that Hamas continue to run the Strip so long as it manages to keep the violent opposition at home at bay. On the face of it, Israel could not have expected a more successful partner for managing the occupation. Because Hamas has the power to determine not only the military agenda but also the political agenda of Israel and the Palestinians. Hamas succeeded in shaking the Israeli public when it kidnapped Gilad Shalit and caused Israeli governments to negotiate with it indirectly. It also managed to get Israel in trouble with Turkey, and as we saw this week, also to force itself into the fragile relations between Israel and Egypt.
Thus, Israel and Hamas have succeeded in transforming Hamas into one of the core issues to be resolved ahead of an agreement. As far as Israel is concerned, this is a safe « core issue, » because it carries no international pressure to recognize Hamas. Hamas is the best guarantee Israel has at this time for preserving the status quo vis a vis the Palestinians. The result is that anyone who talks about destroying Hamas undermines the strategic interest of Benjamin Netanyahu. Without Hamas there is no excuse for delaying a Palestinian state.

23/08/2011, Andreï FEDIACHINE, La Palestine dans l’attente de l’indépendance et de la troisième intifada, RIA Novosti

Actuellement il est clair que le ramadan, qui n’a jamais été une période aussi conflictuelle (la guerre civile et les bombardements de l’OTAN en Libye, les émeutes en Syrie, les attentats en Israël et en Afghanistan), sera suivi d’un mois de septembre très difficile.
Même si l’Assemblée générale votait pour l’indépendance, le Conseil de sécurité, qui selon le règlement doit approuver une telle décision, rejetterait la demande palestinienne. Bien que la Russie et la Chine soutiennent les Palestiniens, les Etats-Unis s’opposent à la création de l’Etat palestinien avant le règlement de tous les problèmes israélo-palestiniens et, par conséquent, ils opposeront leur veto à toute recommandation du Conseil de sécurité. Et le soutien des membres non permanents du Conseil de sécurité, favorables aux aspirations palestiniennes, n’aura aucune influence. Or, actuellement ces derniers sont majoritaires, dont l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud (partenaires de la Russie au sein du BRICS). Le veto américain bloquera tout le monde.
Le veto américain opposé à la demande palestinienne d’indépendance, qui plus est dans le contexte des révolutions arabes, provoquera certainement des protestations de masse dans le monde arabe et un regain de radicalisation. Les partisans de l’islam conservateur s’efforcent depuis longtemps de convaincre les croyants modérés que toutes les promesses d’Obama de faire pression sur Israël et ses appels à reconnaître l’Etat palestinien dans les frontières de 1967 sont hypocrites. Le veto américain sera la meilleure preuve des ces thèses.
Si Washington opposait son veto à l’indépendance palestinienne et ne proposait aucune alternative à la Palestine, l’administration palestinienne perdrait certainement tout contrôle du territoire. Cela représenterait sa faillite politique. Et il n’y aura plus personne pour réfréner l’islam radical. Certains experts disent déjà qu’en septembre la troisième intifada pourrait éclater dans les territoires palestiniens sur la vague des révolutions arabes, avec les conséquences les plus graves que cela impliquerait.

23/08/2011, Rester humain à Gaza Livre de Vittorio ARRIGONI, Palestine en Question

23/08/2011, Dépêches du 23 août 2011, Info-Palestine

22/08/2011, Caméra cachée à l’intérieur de la prison israélienne de Ramlé (Vidéo), CAPJPO-EuroPalestine

22/08/2011, Pour garder mémoire ! 5/5, Info-Palestine

Ce texte est le résultat des recherches d’un citoyen lambda qui, suite à la tuerie de Gaza de 2008/2009, a voulu « comprendre ». L’auteur espère qu’il pourra servir d’aide-mémoire à celles et ceux qui, comme lui, veulent vivre en citoyens conscients. Lire aussi : Guerre contre Gaza 27 décembre 200818 janvier 2009.

22/08/2011, Egyptian Hacker Hacks Into Netanyahu’s Website, International Middle East Media Center

An Egyptian hacker managed on Sunday to hack into the website of Israeli Prime Minister, Benjamin Netanyahu, and placed a picture of Egyptian soldiers raising the Egyptian flag in Sinai during the October, 6, 1973, on the sites’ homepage.

21/08/2011, Nahum BARNEA, Israel has no strategy, Ynetnews

The same story repeats under all our governments: Following a terror attack, both sides embark on a chain reaction of attacks and counter-attacks. At the end of the day, the battle is over who will be firing the last rocket; who will emerge as a hero and who will be the chicken.
It’s tragic, because there is in fact no significance to the question of who fires their ammunition last. Deterrence is not achieved via a particular missile or shell, even when it’s the last shell. Meanwhile, more and more civilians are hurt, both on our side and on the other side. Every fatality draws further escalation and every escalation draws more fatalities. Both sides lose control.

21/08/2011, Le bilan du bombardement israélien s’alourdit, El Watan

L’agression israélienne sanglante contre la bande de Ghaza, commise jeudi passé en fin d’après-midi, s’est intensifiée hier sur fond d’une crise diplomatique aiguë entre Israël et l’Egypte.
Le Caire n’a pas hésité à rappeler son ambassadeur à Tel-Aviv pour consultation et a convoqué celui d’Israël pour protestation. Cette montée d’adrénaline sur le terrain diplomatique intervient au moment où le bilan des morts et des blessés s’est alourdi. Dans la matinée d’hier, des sources hospitalières ont indiqué que 15 personnes avaient été tuées et 44 autres ont été blessées, dont 11 enfants, 10 femmes et 3 personnes âgées.

19/08/2011, Joseph DANA, Who is behind the Eilat terror attack?, +972 Magazine

The Jerusalem Post is reporting that the PRC has praised the Eilat terror attack but denied responsibility in carrying it out. Speaking with the AFP, a PRC spokesman in Gaza said, «  »The occupation wants to pin this operation on us in order to escape its own internal problems. » Israel maintains that the PRC is responsible for the attacks but has yet to release any verifiable proof connecting the Gaza based group to the attack which has so far claimed eight lives.

19/08/2011, Israel uses military terror against Gaza Civilians, 8 killed, 40 wounded, The Palestine Telegraph

Since midnight, Israeli occupation forces launched a series of airstrikes all over the Gaza Strip targeting civilian and sites in pretext of chasing resistance fighters. People of Gaza spent a night of fear and panic.

19/08/2011, L’attaque « terroriste » et les « indignés » israéliens, Dedefensa

Paul Woodward développe largement, sur son site War in Context, ce 18 août 2011, l’observation évidente que ces attaques viennent à point nommé pour contrecarrer et éventuellement déstructurer le mouvement de protestation. (Les manifestations du week-end sont maintenues malgré des appels pour les suspendre. On verra surtout, à leur importance, l’effet de ces attaques sur le mouvement.) Les événements sont d’autant plus une diversion fort à propos que des cargaisons de parlementaires US débarquent actuellement en Israël pour leur visite annuelle, et qu’une ambiance d' »attentats terroristes » est bien meilleure pour les affaires que celle d’une « protestation indignée ».
Le cas d’événements de diversion a été envisagé dès le début des manifestations [Israéliens indignés, – eux aussi…, Dedefensa].

18/08/2011, Between colonialism and class: J14 and the responsibility of the left, +972 Magazine

In order to achieve true « social justice » – that is, to defeat exploitation in all its forms – it is necessary to defeat the particular kinds of exploitation inherent in the situation, even if these appear as something else, for example colonial oppression. In these cases, where one could speak of the struggle between exploiters and exploited being deflected onto other channels, the battle against exploitation is twofold. It is a battle against the particular (colonial) form of exploitation, and a battle to return from the deflection to the real issue at hand. One must keep guard, then, against false returns that seek shortcuts. In a situation where class exploitation has taken the form of colonial oppression, a « class struggle » that ignores the colonial context is no class struggle at all; it is destined to either dissipate or change into something altogether different.

18/08/2011, Dimi REIDER, J14 to hold weekly mass rallies in defiance of attacks, +972 Magazine

Despite calls  to cancel the weekly social justice rallies, the J14 protests will go on as planned – in the form of mass memorial processions for victims of today’s attacks. Prime Minister Netanyahu said Israel already responded to the attacks with a Rafah air raid that killed six.

18/08/2011, Rapport sur les violations israéliennes des droits humains, Info-Palestine

18/08/2011, Pour garder mémoire ! 4/5, Info-Palestine

Ce texte est le résultat des recherches d’un citoyen lambda qui, suite à la tuerie de Gaza de 2008/2009, a voulu « comprendre ». L’auteur espère qu’il pourra servir d’aide-mémoire à celles et ceux qui, comme lui, veulent vivre en citoyens conscients. Lire aussi : Guerre contre Gaza 27 décembre 200818 janvier 2009.

17/08/2011, Dépêches du 17 août 2011, Info-Palestine

16/08/2011, Schlomo SAND, « Contester les dépenses militaires et coloniales », L’Humanité

Le grand problème est qu’il n’y a pas une vraie et grande opposition de gauche en Israël. Donc je ne pense pas que quelque chose change dans l’immédiat. Ce qui manque c’est ce pont entre une masse de juifs israéliens et une masse d’Arabes israéliens qui veulent vivre dans un État démocratique et pas dans un État juif.

16/08/2011, Petr ROMANOV, Palestine, une autonomie sans autonomie, RIA Novosti

En septembre, la communauté internationale s’attend à une nouvelle situation complexe au Moyen-Orient : le gouvernement palestinien semble avoir pris la décision définitive de proclamer unilatéralement son indépendance. Quoi qu’il en soit, le chef de l’Autorité nationale palestinienne Mahmoud Abbas a fait part de son intention de formuler une demande appropriée auprès du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon le 20 septembre, après l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies. Comme le font remarquer les experts, le mois de septembre n’a pas été choisi par hasard. Durant cette période le Conseil de sécurité sera présidé par le représentant du Liban, et les Palestiniens sont convaincus que ce dernier fera tout son possible pour donner un coup de pouce à la Palestine.
La réconciliation entre le Fatah et le Hamas, qui ont préféré provisoirement fermer les yeux sur l’hostilité et le sang mutuellement versé pour contribuer à la création de leur propre Etat, joue également en faveur de la Palestine. Il en est de même pour les différends au sein de la communauté israélienne sur les thèmes les plus variés. Mais quels que soient les litiges qui déchirent Israël, il a déjà fait preuve à plusieurs reprises de la capacité de resserrer ses rangs en cas de menace sérieuse.
Comme toujours, Evgueni Satanovsky, président de l’Institut du Proche-Orient, est radical dans ses prévisions. Il estime qu’après la demande palestinienne auprès de l’ONU, Israël rompra certainement les Accords d’Oslo, et les Etats-Unis cesseront définitivement d’aider financièrement la Palestine. »Ensuite, le gouvernement palestinien sera probablement expulsé du pays, et il n’aura pas d’autre choix que de former quelque part à Londres un gouvernement en exil. Israël prendra le contrôle des territoires palestiniens, et il faudra oublier l’Autorité actuelle », affirme Evgueni Satanovsky.
Je ferai un autre pronostic. En septembre, la météo se dégradera temporairement au Moyen-Orient. Un cyclone sera confronté à un anticyclone, ce qui provoquera le tonnerre et la foudre, puis tout reprendra son tour chronique : commissions et conférences internationales, et une nouvelle feuille de route. Autrement dit, d’interminables palabres.

Lire aussi :
Revue de presse Palestine colonisée 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier documentaire Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.
Dossier documentaire Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Dossier documentaire Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.