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Archives de Catégorie: Bibliographie politique

Les guerres secrètes du Mossad


Bibliographie politique

 

Explosions en série dans les centres atomiques iraniens, virus informatique, lutte contre les trafiquants d’armes en haute mer, assassinats au cœur du Hamas et du Hezbollah : les services secrets israéliens ne cessent de faire parler d’eux. Cette nouvelle grande enquête dévoile les succès et les revers du Mossad ces dernières années, comme l’élimination du chef militaire du Hezbollah en plein cœur de Damas ou le « Dubaigate », meurtre d’un cadre du Hamas qui tourna à la déconfiture.
Pour la première fois, sont ici détaillés les liens étroits du Mossad avec les services de renseignement français et leur rôle conjoint dans certaines opérations. L’ouvrage retrace aussi les relations complexes entre le Mossad et d’autres grands services occidentaux (CIA, MI6, BND), entre coopération technique, échange d’informations et espionnage mutuel… ce qui explique certaines phases de tension.

L’auteur révèle aussi les étonnants réseaux du Mossad dans les milieux d’affaires internationaux et l’on découvre la double vie d’un grand producteur hollywoodien, mais aussi celles de financiers et de marchands d’armes ou de technologie, secrètement au service d’Israël. Les coups tordus se pratiquent désormais dans les milieux feutrés de la finance : détournement de fonds occultes, guerre de fausses monnaies…

Enfin, l’enquête revient sur le rôle du Mossad dans les bouleversements en cours au Moyen-Orient tels que la crise diplomatique avec la Turquie et les révolutions arabes, qui ont emporté certains informateurs précieux pour le Mossad au sein des régimes renversés.

Yvonnick DENOËL, Les guerres secrètes du Mossad, Nouveau Monde, 2014 [Texte en ligne].

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Les services secrets israéliens – Mossad, Aman, Shin Beth


Bibliographie politique

 

Infiltration d’agents au cour des organisations ennemies, sabotages clandestins, éliminations ciblées, raids de commandos. autant de missions menées par les services secrets israéliens, considérés comme les meilleurs du monde. Mais cette réputation est-elle justifiée ? Comment fonctionnent-ils ? Comment leurs opérateurs sont-ils formés ? Quels ont été leurs succès et leurs échecs ? La seule façon pour Israël d’éviter le sort funeste que lui promettent ses ennemis, c’est d’anticiper toute action adverse.

Ainsi, depuis sa création, l’État hébreu a mis l’accent sur le renseignement, les opérations clandestines et les raids préventifs pour annihiler toute menace. Spécialistes du renseignement et du Proche-Orient, Éric Denécé et David Elkaïm donnent à comprendre la communauté du renseignement israélienne dans son ensemble : Shin Beth (sécurité intérieure), Aman (renseignement militaire), Mossad (renseignement extérieur) et autres Sayerot (forces spéciales de Tsahal).

Ils passent aussi au crible leur organisation, les différentes actions qu’ils ont eu à mener, leurs relations avec le monde politique, mais aussi, leurs échecs. Beaucoup d’organismes et d’opérations sont ici évoqués pour la première fois : les capacités d’écoute et de guerre informatique de l’Unité 8200 ; les réseaux d’informateurs implantés au Liban ; le « service action » du Mossad ; les raids clandestins des forces spéciales en Syrie à la recherche des armes chimiques ; et surtout, la guerre secrète contre l’Iran, afin de saboter le développement du programme nucléaire de Téhéran et préparer d’éventuelles frappes aériennes.

Eric DENÉCÉ, David ELKAIM, Les services secrets israéliens – Mossad, Aman, Shin Beth, Tallandier, 2014 [Texte en ligne].

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Ils ont tué Pierre Overney


Bibliographie politique

 

Qui se souvient aujourd’hui de Pierre Overney ? Les nouvelles générations auront du mal à croire que, dans les années 70, plus de 200 000 personnes ont défilé à Paris derrière le cercueil de cet inconnu : Lionel Jospin, Simone Signoret, Jean-Luc Godard, Sartre, etc.

Pierre Overney était un ouvrier maoïste de 24 ans que ses petits chefs de la Gauche prolétarienne ont envoyé en commando pour casser la gueule aux gardiens « fascistes » de l’usine Renault, à Boulogne-Billancourt. Un membre du service d’ordre a sorti son arme : Overney-le-mao est mort d’une balle en plein cœur. C’était le 25 février 1972. Ironie de l’Histoire, au même moment, en Chine, Richard Nixon se congratulait avec Mao. Ici des groupements gauchistes s’en prenaient avec violence moins au capitalisme qu’au parti communiste, à qui ils reprochaient de ne pas « faire la révolution ».

Lors de l’enterrement d’Overney, le philosophe Louis Althusser aurait dit : « c’est le gauchisme qu’on enterre ». On peut se demander maintenant si, ce jour-là, ça n’est pas tout simplement la gauche qui est morte.

Morgan SPORTÈS, Ils ont tué Pierre Overney, Grasset, 2017 [Texte en ligne].

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Index Politique, Monde en Question.
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Aux origines du socialisme français


Bibliographie histoire

 

Pierre Leroux, qui fut après 1830 un des apôtres de la République démocratique et sociale – du socialisme, comme il disait déjà – a débuté dans le journalisme littéraire en 1824. Débuts modestes et obscurs, sur lesquels les biographes passent vite : Leroux, qui n’est encore qu’un manœuvre des lettres, ne signe aucun de ses articles avant 1831.

C’est à cette période de formation si mal connue, et pourtant décisive, que cet ouvrage est consacré. Des documents inédits ont permis à l’auteur d’identifier, pour cette période, plusieurs dizaines d’articles de Leroux, inconnus jusqu’à présent pour la plupart : il en analyse systématiquement le contenu, en relation avec les luttes politiques et les débats idéologiques de l’époque.

Ainsi peuvent être tracés les grands axes d’une pensée originale et souvent féconde : philosophie de l’histoire, histoire des religions, philosophie politique, esthétique, Leroux a exploré tout cela dès avant 1830, en ces années-mères du XIXe siècle où prend figure la société issue de la Révolution française et où surgissent tant de problèmes nouveaux, qui sont encore aujourd’hui les nôtres.

Jean-Jacques GOBLOT, Aux origines du socialisme français – Pierre Leroux et ses premiers écrits (1824-1830), Presses universitaires de Lyon, 1977 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Index Géographie-Histoire, Monde en Question.
Dossier documentaire Histoire, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

Jacques Chirac (1932-2019)



France 2 a rediffusé ce documentaire le 26 novembre 2019 à 21h24 et 22h55

 

Titre : Chirac
Réalisateur : Patrick Rotman
Durée : 1h43 et 1h46
Année : 2006
Pays : France
Genre : Documentaire
Résumé :
1 Le jeune loup 1932-1981
Né le 29 novembre 1932 à Paris, d’un père employé de banque et d’une mère au foyer qui adule son fils unique, Jacques Chirac entre à 18 ans à Sciences-Po. Après l’ENA, il rejoint Matignon, au cabinet de Georges Pompidou. Il est élu le 5 mars 1967 député de la Corrèze et entre au gouvernement. C’est le début d’une carrière ministérielle ininterrompue. En 1974, Chirac torpille la candidature de Jacques Chaban-Delmas et devient le Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing mais, très vite, entre les deux hommes, la cohabitation s’avère difficile. En août 1976, Chirac démissionne et crée le RPR, conçu pour la conquête de l’Elysée.
2 Le vieux lion 1981-2006
Face à Mitterrand à l’Elysée, Chirac s’installe comme l’incontournable chef de l’opposition. En 1986, la droite gagne les élections législatives de justesse. Mitterrand appelle Chirac à Matignon. Après deux années de cohabitation musclée, François Mitterrand est réélu en 1988. Passé un moment d’abattement, la machine Chirac se remet en route. Lors du référendum sur Maastricht, il prend position pour le «oui», contre l’immense majorité de son parti. En mars 1993, l’opposition emmenée par Chirac remporte une victoire écrasante. Edouard Balladur devient Premier ministre. Les deux amis de trente ans deviennent des ennemis implacables. En 1995, Chirac est élu président de la République : trente ans de vie politique trouvent leur accomplissement.
Fiche : Programme-tvProgramme-tv
Partage proposé par : 9docu DVD FR
Avis de Ciné Monde : Les points forts du documentaire tiennent aux informations oubliées aujourd’hui comme le rôle des conseillers de l’ombre de Jacques Chirac (Pierre Juillet et Marie-France Garraud) ; la violente campagne nationaliste de Jacques Chirac contre l’Europe inspirée par ces derniers [1-1h28] ; le fait que Jacques Chirac avait fait élire Giscard en 74 et a contribué à le faire perdre en 81 [1-1h41] ; Jacques Chirac approuve l’alliance avec l’extrême droite en 83 [2-05’28] ; la trahison de Charles Pasqua et Philippe Seguin [2-19’58] ; Jacques Chirac devient pro-européen (traité de Maastricht) par opportunisme [2-22’00] avec la surréaliste photo-montage du Figaro [2-23’53] ; la rupture d’Édouard Balladur avec son poulain [2-24’39] ; la trahison de Nicolas Sarkozy [2-30’26] ; la campagne aussi grand-guignolesque que démagogique de Jacques Chirac contre la fracture sociale avec le retournement de Philippe Seguin [2-33’32] ; Jacques Chirac, à peine élu, ferra le contraire de ce qu’il avait promis [2-47’48] ; le montage du discours de Jacques Chirac avant (juillet 1996) et après la dissolution (avril 1997) est dévastateur [2-52’45].

Les points faibles du documentaire apparaissent à partir de l’évocation des affaires. Le 21 avril 2002 est traité de manière politiquement correcte et Jacques Chirac présenté comme le sauveur de la République [2-1h27] en oubliant son discours sur le bruit et l’odeur de 1991 et sa campagne sécuritaire du premier tour qui fera le lit de Nicolas Sarkozy, un autre traitre, en 2007. Les mérites du discours de Dominique de Villepin refusant de participer à la guerre contre l’Irak attribués à Jacques Chirac oublient de préciser que, comme la Russie et l’Allemagne, la France défendait surtout ses intérêts économiques dans ce pays.
Le portrait psycho-analytique de l’homme [1-1h01], [1-1h32], [2-03’10], [2-17’30] et pire encore [2-1h43-1h45] est une fausse note qui relève d’une construction spéculative sans intérêt car ce n’est pas l’homme qui est critiquable, mais sa politique.

Le documentaire est surtout centré sur le cirque des élections avec son cortège d’alliance, de trahison et surtout de promesses qui seront oubliées dès le lendemain. Or dans le bilan de l’écart entre les paroles et les actes, Jacques Chirac n’a pas fait pire que François Mitterrand avec le tournant de la rigueur. Au final, le bilan de ce qu’on appelle encore la démocratie est lourdement négatif.

Lire aussi :
Dossier Jacques CHIRAC, Monde en Question.
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma France, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Michel RAGON (6 livres en ligne)


Bibliographie artsBibliographie littératureBibliographie politique

 

Michel RAGON, La mémoire des vaincus, Albin Michel, 1992 [Texte en ligne].
A la veille de la Première Guerre mondiale, Fred et Flora, deux gamins des rues, battent le pavé de Paris. Mais bientôt le destin va les conduire dans le sillage de la célèbre bande à Bonnot, puis vers l’aventure anarchiste. Mêlant l’histoire au mythe et à l’autobiographie, ce récit romanesque à grand souffle nous entraîne sur les pas de son héros, de la Russie de 1917 à l’Espagne du Front populaire, de la vie ouvrière à la bohème artistique, parmi une foule de personnages obscurs ou illustres, tous animés de cet « increvable esprit de liberté » qui renaîtra en mai 68 et surmontera l’effondrement de l’utopie communiste.

Michel RAGON, Le roman de Rabelais, Albin Michel, 1993 [Texte en ligne].
Quel roman la vie de Rabelais ! Homme d’Eglise dont l’itinéraire va d’un obscur couvent vendéen à la fréquentation des papes au Vatican, devenu l’un des plus illustres médecins de son temps, écrivain truculent et révolutionnaire, toujours en fuite pour échapper aux bûchers de l’Inquisition…
Roman picaresque et émouvant d’un homme si cher au coeur de Michel Ragon qu’il n’a cessé de hanter son oeuvre, roman intime et attachant d’un Rabelais méconnu, profondément humain, lucide et désenchanté, qui sut préserver un incroyable souffle de liberté dans un siècle plein de fractures.
Michel Ragon raconte son Rabelais. C’est un homme étonnamment moderne et proche que l’on découvre, dont le rire déconcertait hier les puissants et continue de tonner contre toutes les intolérances.

Michel RAGON, Ils se croyaient illustres et immortels, Albin Michel, 2011 [Texte en ligne].
Ils se croyaient immortels, ils étaient célébrés, puis la roue du destin a tourné, ils se sont égarés dans les ornières de l’Histoire, témoins impuissants de leur propre défaite. Descartes, Dumas, Lamartine, Courbet, Kropotkine, Hamsun, Pound, Clemenceau, Fréhel et Sagan, qu’ont-ils en commun si ce n’est leur mort pitoyable et leur gloire retrouvée ?
Avec ce sens de l’anecdote tendre et féroce à la fois, Michel Ragon évoque leur vieillesse déchue, leurs illusions, leur aveuglement mais aussi leur génie et leur gloire, et ce mystère fragile, grotesque et dérisoire que revêt toute existence humaine.

Michel RAGON, Dictionnaire de l’anarchie, Albin Michel, 2013 [Texte en ligne].
Se situant en dehors des partis et les récusant tous, l’anarchie se singularise par l’association tumultueuse de tendances parfois contradictoires.
Michel Ragon, depuis longtemps témoin engagé de l’épopée libertaire dont il fut le grand romancier (La Mémoire des vaincus), rassemble ici pour la première fois les éléments d’un Dictionnaire de l’anarchie, véritable mise en récit de cette aventure méconnue mais capitale.

Dictionnaire des principaux militants de l’anarchie et de ses théoriciens, tels Proudhon, Bakounine, Kropotkine, ce livre est aussi un dictionnaire de tous ceux qui se sont réclamés ou se réclament de la pensée libertaire, comme Breton et Camus, Céline et Dubuffet, Richard Wagner et Oscar Wilde
Dictionnaire des hommes, mais aussi dictionnaire des idées et de la pensée anarchiste dans le monde contemporain, de son influence, souvent méconnue, voire occultée.

Michel RAGON, Le marin des sables, Albin Michel, 2013 [Texte en ligne].
A quoi rêve un enfant lorsqu’il vit dans un pays de sable et de sel, sinon à ce qui peut bien se trouver de l’autre côté de la mer ? Et il s’embarque un beau jour à La Rochelle, se mêle aux matelots qui hissent les voiles d’un vaisseau mettant le cap sur les îles des Caraïbes. Et il rencontre là-bas la misère et la violence qu’il croyait fuir.

Comment il tentera toute sa vie de rejoindre la « terre des délices du coeur », en compagnie des boucaniers et flibustiers de l’île de la Tortue ; comment il croira l’avoir trouvée dans la tribu des derniers Indiens Arawaks ; comment ses aventures, d’abordages en expéditions sur les côtes américaines, l’amèneront de la gueuserie à la richesse et aux plus hautes fonctions de la marine corsaire avec l’aval de M. Colbert ; comment il connaîtra l’amour et les amours singulières ; comment il disparaîtra dans la forêt vierge telle est la trame de ce grand roman de mer et d’aventures qui ravira tous ceux qui ont un jour vibré à la lecture de L’île au Trésor et de Robinson Crusoë.

Michel RAGON, Le journal d’un critique d’art désabusé, Albin Michel, 2013 [Texte en ligne].
Comment un jeune Vendéen débarqué de Nantes à l’été 1945 est-il devenu ce critique d’art au flair redoutable qui a su déceler dès le début les peintres devenus désormais incontournables, celui qui a fait connaître le mouvement Cobra (Appel, Constant, Corneille) en France et a suivi avec une amitié fidèle l’œuvre de Soulages, de Hartung, d’Atlan, de Dubuffet jusqu’à aujourd’hui ?

Michel Ragon dans ce Journal tenu entre 2009 et 2011, à l’occasion de rétrospectives et d’expositions de peintres devenus désormais des classiques, revient sur ses rencontres, ses amitiés, ses admirations et ses dégoûts. S’amusant du non-art, déplorant le « financial art », il évoque une époque où les artistes créaient sans s’occuper du marché, revendiquaient une vision de l’art allant à l’encontre des modes du moment, suivis souvent par des galeristes qui croyaient en eux, en leur génie et quelques critiques pour qui l’admiration tenait lieu de pain quotidien.

Arman, Klein, Spoerri, Pollock, Alechinsky, Jorn, Chaissac, Etienne-Martin, Zao Wou-Ki, tant d’artistes qui ont marqué leur temps, d’autres oubliés comme Nicolas Schöffer ou Georges Mathieu après avoir été célèbres, Michel Ragon leur rend hommage en témoin, acteur et historien de cette seconde moitié du XXe siècle si foisonnant en œuvres capitales qui font désormais partie de notre patrimoine culturel.

Dans ce très court article sur l’anarchisme de droite, la conclusion de l’auteur est savoureuse car la plupart des anarchistes ont lutté les armes à la main contre les communistes en Russie (avant leur dégénérescence à partir de 1924) et ils soutiennent aujourd’hui des révolutions de couleurs organisées par la CIA au profit de l’extrême droite comme en Ukraine.

18/03/2018
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Bio-bibliographie Michel Ragon, Site de l’auteur.
Articles sur Michel Ragon, Cairn.infoOpenEditionPersée.
Vidéos sur Michel Ragon, DailymotionYouTube.
25/09/2014, Michel Ragon : critique d’art et d’architecture, Cité de l’architecture & du patrimoine.
2/10/2015, Autour de Michel Ragon (Centre Pompidou), Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la LoireCentre Pompidou.
25/02/2018, Michel Ragon : « La révolte des Chouans était en réalité une jacquerie, une révolte plébéienne conduite par des chefs plébéiens », France Culture.
Richard LEEMAN et Hélène JANNIÈRE (sous la direction de), Michel Ragon Critique d’art et d’architecture, Presses Universitaires de Rennes, 2013 [Introduction en ligne].

Index Littérature, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

Dictionnaire de l’anarchie


Bibliographie politique

 

Se situant en dehors des partis et les récusant tous, l’anarchie se singularise par l’association tumultueuse de tendances parfois contradictoires.

Michel Ragon, depuis longtemps témoin engagé de l’épopée libertaire dont il fut le grand romancier (La mémoire des vaincus), rassemble ici pour la première fois les éléments d’un Dictionnaire de l’anarchie.

Dictionnaire des principaux militants de l’anarchie et de ses théoriciens, tels Proudhon, Bakounine, Kropotkine, ce livre est aussi un dictionnaire de tous ceux qui se sont réclamés ou se réclament de la pensée libertaire, comme Breton et Camus, Céline et Dubuffet, Richard Wagner et Oscar Wilde.

Dictionnaire des hommes, mais aussi dictionnaire des idées et de la pensée anarchiste dans le monde contemporain.

Michel RAGON, Dictionnaire de l’anarchie, Albin Michel, 2013 [Texte en ligne].

Dans ce très court article sur l’anarchisme de droite, la conclusion de l’auteur est savoureuse car la plupart des anarchistes ont lutté les armes à la main contre les communistes en Russie (avant leur dégénérescence à partir de 1924) et ils soutiennent aujourd’hui des révolutions de couleurs organisées par la CIA au profit de l’extrême droite comme en Ukraine.

22/02/2018
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Bio-bibliographie Michel Ragon, Site de l’auteur.
Dossier documentaire Anarchisme, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

La Ligue communiste révolutionnaire (1968-1981)


Bibliographie politique

 

La période qui suit Mai 68 a permis à un groupe de militants se réclamant du trotskysme de sortir de la confidentialité. Sans négliger les témoignages des militants, mais en s’appuyant sur les publications et les textes internes de la LCR, sur les rapports des officiers des renseignements généraux, ce livre étudie les efforts de ce groupe pour s’implanter dans la société française. Ces militants apparaissent tout d’abord plus guévaristes que trotskystes. Mais la dissolution de la LC, le 21 juin 1973, semble mettre un terme aux tentations militaristes. Les pratiques politiques classiques l’emportent : participation aux élections, intervention dans les syndicats ouvriers. Les nouveaux secteurs de radicalisation ne sont pas oubliés : appelés du contingent, homosexuels, femmes, etc., avec des conséquences en retour sur les militants. Le petit parti se dote d’une infrastructure matérielle et augmente le nombre de ses permanents. Il tente aussi d’organiser le débat en son sein, par le biais des tendances. Dans quelle mesure ces militants sont-ils restés fidèles au communisme originel dont ils se réclamaient ? Finalement la tentative de créer une organisation puissante sur des bases anciennes – le bolchevisme – a échoué. Mais de nombreux jeunes ont participé à cette aventure, la Ligue aura été un lieu d’apprentissage, de socialisation pour cette fraction de la génération de 1968.

Jean-Paul SALLES, La Ligue communiste révolutionnaire (1968-1981) – Instrument du Grand Soir ou lieu d’apprentissage ?, Presses universitaires de Rennes, 2005 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Dossier documentaire Trotskysme, Monde en Question.
Index Politique, Monde en Question.
Veille informationnelle Géopolitique, Monde en Question.

Le CRIF – Un lobby au cœur de la République


Bibliographie politique

 

Huit cents invités au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France. Toute la classe politique présente en rangs serrés afin d’entendre les remontrances, récriminations et requêtes de cette officine représentant, de son propre aveu, quelque 100.000 personnes. 1/6e à peine de l’ensemble de la « communauté » et 0,2 % de la population totale du pays. Dîner de gala relayé par autant de dîners régionaux et de contacts réguliers tout au long de l’année au plus haut niveau de l’Etat.

Comment une telle influence, un tel pouvoir même, sont-ils possibles dans une démocratie laïque ne reconnaissant officiellement que des citoyens tous pareillement égaux ? Pourquoi la classe politique française fait-elle preuve d’une telle complaisance à l’égard du CRIF et de ses dirigeants ? Qui se qualifient eux-mêmes de « porte-parole politiques de la communauté juive de France » mais songent d’abord à défendre les intérêts d’un pays étranger, Israël. Fantasmes ou mensonges, que cette puissance ? Une plongée dans l’histoire de cette institution devenue « interlocuteur essentiel de l’Etat » et l’examen attentif des actions et réactions du CRIF tout au long de l’année 2009 et de la première partie de 2010, permettront au lecteur d’en juger.

Anne KLING, Le CRIF – Un lobby au cœur de la République, Mithra, 2010 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Dossier documentaire Sionisme, Monde en Question.
Index Politique, Monde en Question.
Veille informationnelle Géopolitique, Monde en Question.

Lucie COLLIARD (1877-1961)


Bibliographie politique

 

Née le 24 janvier 1877 à Saint-Félix (Haute-Savoie), morte le 12 août 1961 à Clichy (Seine, Hauts-de-Seine) ; institutrice ; militante syndicaliste, socialiste et communiste, membre suppléante du comité directeur du Parti communiste (1922-1924).

Lucie Colliard, France Culturemp3 (1ère diffusion le 02/03/1984) rediffusion le 23/08/2018 et le 30/08/2018).

Lire aussi :
Lucie COLLIARD, Une belle grève de femmes : Douarnenez, Librairie de l’Humanité, 1925 [Texte en ligne].
Lucie Colliard (1877-1961), La Bataille socialiste.
L’action féministe n°56 janvier-février-mars 1918, [Texte en ligne]
Laura L. FRADER, Femmes, genre et mouvement ouvrier en France aux XIXe et XXe siècles : bilan et perspectives de recherche, Clio. Histoire‚ femmes et sociétés, 1996.
Index Politique, Monde en Question.
Veille informationnelle Géopolitique, Monde en Question.