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L’expulsion [des musulmans d’Espagne]


Bibliographie littérature
Bibliographie histoire

 

1609-1610 : Philippe III d’Espagne et le duc de Lerma décident d’expulser les morisques de la Péninsule ibérique. Ces cinq cent mille hommes et femmes, nés en Andalousie, sont les descendants des populations musulmanes converties au christianisme plus d’un siècle auparavant, et, pour la plupart, travaillent sur les terres des Grands d’Espagne comme cultivateurs, jardiniers, artisans. Embarqués de force dans des navires loués aux Vénitiens, aux Génois et aux Français, les morisques sont envoyés malgré eux en Afrique du Nord, soupçonnés d’apostasie et de trahison.

Cette trame historique est la toile de fond du nouveau roman de Michel del Castillo, où se côtoient les figures emblématiques de cet épisode tragique de l’histoire d’Espagne : celles du roi et de son favori, des représentants de l’armée, des Grands, de l’Église, mais aussi celles, plus juvéniles et plus humbles, de leurs victimes ou de leurs ennemis.

Michel del Castillo livre un roman troublant dont les racines plongent dans cette Espagne qui lui est si chère et nous rappelle un épisode oublié qui fait écho à la sourde angoisse planant aujourd’hui sur l’Europe.

Michel DEL CASTILLO, L’expulsion, Fayard, 2018 [Texte en ligne].

Résumé de l’histoire de l’expulsion des morisques

L’avancée de la Reconquête au XIIe et XIIIe siècle a entraîné une conséquence : la naissance d’une nouvelle minorité, celle des mudéjares ou musulmans tributaires d’un souverain chrétien. La prise de Tolède (1085) et celle de Saragosse (1118) fait passer sous domination chrétienne des masses humaines que l’on ne peut pas ou que l’on ne veut pas chasser.

Les musulmans demeurés en terre devenue chrétienne se retrouvent placés dans une situation de subordination plus o moins bien supportée, malgré les proclamations rassurantes des souverains chrétiens qui promettent de respecter leur langue, leur culte, leur droit et leurs coutumes. On a ainsi vu Alphonse VI se proclamer « empereur des deux religions » au lendemain de la prise de Tolède, mais la grande mosquée sera transformée en cathédrale très tôt, en dépit des promesses d’Alphonse VI. Dans la plupart des régions concernées, la Reconquête entraîne, immédiatement ou à l’issue de révoltes ultérieures, une forte émigration des musulmans vers le royaume nasride de Grenade ou vers l’Afrique du Nord et les déclarations rassurantes des souverains chrétiens s’expliquent davantage par un calcul opportuniste (il s’agit de retenir et contrôler désormais les fortes populations musulmanes pour mettre le pays en valeur) que par un souci de « tolérance » bien anachronique. Des communautés mudéjares (de l’arabe muddagan qui évoque, pour un animal, le fait d’être apprivoisé, dompté) demeurent cependant dans les huertas de Valence et de Murcie, ainsi que dans la vallée de l’Èbre. Ils constituent une main-d’œuvre agricole experte et peu exigeante. Dans ces régions, les musulmans sont à la fois plus nombreux et plus regroupés que dans la Couronne de Castille où ils sont beaucoup plus dispersés.

Les morisques sont les descendants des musulmans d’Espagne convertis de force au catholicisme. Les capitulations de Grenade de novembre 1491 avaient garanti aux musulmans le libre exercice de leur culte. Les Rois Catholiques espéraient qu’ils finiraient par se convertir mais n’envisageaient pas de les y contraindre. Mais, étant donné que les conversions étaient trop lentes et trop peu nombreuses, en 1499 le cardinal Cisneros est chargé d’accélérer le mouvement. Les mudéjares de Grenade en 1501, puis ceux de l’ensemble du royaume de Castille en 1502, furent contraints de se convertir ou de quitter l’Espagne. À Valence, les mudéjares furent baptisés de force et la mesure fut étendue à tous les musulmans de la Couronne d’Aragon en 1525. À cette date, il n’y a plus officiellement de musulmans en Espagne. La réalité est tout autre et personne n’est dupe. Les morisques restent ce qu’ils étaient : des musulmans.

Dans le nord, le centre et même en Andalousie –en dehors du royaume de Grenade- les morisques sont peu nombreux et dispersés dans de petites communautés urbaines où ils sont en voie d’assimilation. Les morisques sont surtout concentrés dans trois zones : l’Aragon, Valence et Grenade. Dans les deux premières, ils mènent une existence précaire sans chefs pour les guider et les conseiller. À Grenade, au contraire, ils ont conservé leurs élites religieuses et sociales. Partout, ils sont placés sous la domination de seigneurs qui les exploitent durement, mais les protègent contre les tracasseries de l’administration dans la mesure où ils représentent une main-d’œuvre laborieuse, docile et efficace.

En 1566 on publia à Madrid une série d’interdictions et de mesures pour contraindre la population à s’assimiler : il leur est interdit de parler arabe, de célébrer leurs fêtes traditionnelles, de porter de vêtements spécifiques… Après deux années de vaines négociations, les Morisques des Alpujarras se soulevèrent le 24 décembre 1568, tentant d’entraîner ceux de l’Albaicín. La guerre des Alpujarras avait commencé. En avril 1569, don Juan d’Autriche fut chargé de mater la rébellion. Le 1er novembre 1570, on décida d’envoyer tous les Morisques du royaume de Grenade en Castille, en Andalousie occidentale et en Estrémadure. Une première vague de 50.000 personnes fut ainsi déportée pendant l’hiver 1570-1571. On estime que 30% des Morisques moururent en route entre le 1er novembre 1570 et le printemps 1571.

Un thème prend de l’ampleur dans les années 1580, celui des morisques comme ennemis de l’intérieur, prêts à faire alliance avec l’ennemi extérieur, les Turcs. L’idée d’une expulsion fait des progrès L’expulsion définitive des Morisques de la Couronne d’Aragon fut décrétée le 4 avril 1609 et celle des Morisques d’Andalousie et de Murcie prit effet le 10 janvier 1610. Au total, 300.000 personnes furent expulsées d’Espagne. Les Morisques déportés trouvèrent refuge principalement au Nord du Maghreb. Au Maroc, ils s’installèrent surtout à Rabat, Salé, Fès et les principales villes du Nord-marocain comme Tanger, Tétouan, Chefchaouen, Asilah et Larache. En Algérie, ils s’installèrent notamment à Oran, Tlemcen, Alger, Cherchell, Nedroma, Koléa ainsi que d’autres villes. En Tunisie, les villes de Tunis et Testour sont connues pour avoir accueilli un grand nombre de réfugiés morisques.

Source : Mudejares et morisques, Histoire de l’Espagne

Lire aussi :
Fernand BRAUDEL, Conflits et refus de civilisation : espagnols et morisques au XVIe siècle, Annales, 1947.
Louis CARDAILLAC, Vision des morisques et de leur expulsion, quatre cents ans après, Cahiers de la Méditerranée, 2009.
Raphaël CARRASCO, Les morisques au XVIe siècle : de l’échec de l’évangélisation à la répression généralisée, Cahiers d’études du religieux, 2008.
Jean-Pierre DEDIEU, Les morisques, des étrangers sur leur propre sol, SITEpdf, 2011.
Bernard DUCHARME, Les Morisques : loyaux sujets ou maladie de la République ?, Cahiers d’histoire, 2014.
Isabelle POUTRIN, L’évêque Esteve et les morisques – Un projet policier pour la conversion (Espagne, fin XVIe siècle), Conversion/Pouvoir et religion, 2015.
Marc TERRISSE, La diaspora morisque : une histoire globale méconnue, Hommes & Migrations, 2016.
Rodrigo de ZAYAS, L’expulsion des morisques d’Espagne, Le Monde diplomatique, 1997.
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Chronologie de la BD


Bibliographie littérature

 

Pour la première fois, un ouvrage présente, chronologiquement, une histoire de la bande dessinée mondiale : de M. Jabot à XIII, en passant par le Yellow Kid, la famille Fenouillard, Zig et Puce, l’âge d’or des comics, Coq hardi, Tintin, Spirou, Pilote, la presse underground, les années 1970, Hergé, Goscinny, Uderzo, Charlier, Forest, Fred, Moebius, Druillet, Bilal, Manara, Pratt, Serpieri et les années 1990…

Chaque double page associe, dans un souci pédagogique, les événements historico-politiques d’une année à l’analyse des bandes dessinées contemporaines. Ce volume permet donc une compréhension plus dynamique de l’évolution des genres et des styles graphiques et donne ainsi une lecture inédite de l’histoire du neuvième Art.

Claude MOLITERI, Chronologie de la BD, Flammarion, 1996 [BedethequeHistoire des artsTexte en ligne].

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Le traducteur, l’Église et le Roi


Bibliographie littérature

 

Cet ouvrage jette un nouvel éclairage sur une période particulièrement fertile de l’histoire de la traduction, qui s’étend sur les XIIe siècles en Espagne. C’est au cours de cette période que le savoir scientifique et philosophique des Grecs, revu et corrigé par les Arabes, est transmis aux Occidentaux.

Clara Foz remet en question l’idée communément admise que l’École de Tolède formerait une entreprise unique. Son analyse révèle plutôt l’existence de deux mouvements de traduction, l’un commandité par l’Église, au XIIe siècle, l’autre par le roi Alphonse X, le Sage, au XIIIe siècle.

L’auteur fait d’abord état de pratiques qui avaient cours à l’époque pour la traduction, puis elle fait ressortir les enjeux politiques et culturels sous-jacents. Que traduit-on ? Pourquoi traduit-on ? Quels sont les modes de collaboration entre traducteurs ? Quels sont les rapports qui unissent les traducteurs à leurs commanditaires ?

Clara FOZ, Le traducteur, l’Église et le Roi, University of Ottawa Press, 1998 [Texte en ligne].

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La littérature entre histoire, biologie et médecine


Bibliographie littérature

 

En partant du débat actuel qui met en opposition sciences naturelles et sciences humaines et sociales, cette étude s’intéresse à une lutte des paradigmes tout à fait comparable de la fin du XIXe siècle, afin d’analyser, pour la première fois, l’affrontement entre le paradigme historique et le paradigme bio-médical. Deux modèles de la vie humaine y sont en jeu : une vision culturaliste, qui souligne les transformations historiques de l’homme, ses possibilités, ses progrès ; et une vision naturaliste, qui analyse les déterminismes d’une nature humaine constante.

Les deux paradigmes ont, à cette époque, une importance primordiale pour la littérature, car ils influencent la description des personnages, voire la structure fondamentale des mondes romanesques. Pour rendre compte de cette confrontation, six romans représentatifs sont sollicités, qui permettent de surcroît de comparer les littératures française et allemande de l’époque : Salammbô et L’éducation sentimentale de Flaubert ; Nana et Germinal de Zola ; Effi Briest et Irrungen, Wirrungen de Fontane. L’étude s’intéresse avant tout aux sources historiques, médicales et biologiques de ces textes, pour montrer comment le savoir est intégré dans l’œuvre. Elle s’enrichit de perspectives historiques (Michelet, Burckhardt) et philosophiques (Nietzsche).

Niklas BENDER, La lutte des paradigmes – La littérature entre histoire, biologie et médecine (Flaubert, Zola, Fontane), Thèse de doctorat en Littérature française, 2007 Brill, 2010 [Texte en ligne].

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Le roman face à l’histoire


Bibliographie littératureBibliographie histoire

 

L’engagement littéraire serait une chose du passé. Il appartiendrait, dit-on, à un temps tout aussi révolu que celui de la modernité, des idéologies, de l’histoire, de l’art… Portée par une mélancolie fin-de-siècle, cette analyse non seulement déforme la conception et la pratique de l’engagement lors de son âge d’or en 1945, mais empêche encore de saisir certaines tendances fortes de la littérature contemporaine. Elle déplore une perte là où s’opère une métamorphose. Tributaire d’une conception trop étroite de l’engagement littéraire, elle laisse échapper ce qui se joue d’essentiel dans le rapport de l’engagement aux régimes d’historicité qui se sont succédé.

Être attentif aux enjeux dont est porteur, en France et en Italie, le roman engagé de la deuxième moitié du XXe siècle et du début du XXIe siècle, permet d’en juger : ce n’est pas tant le contenu idéologique ou la vocation démonstrative de l’œuvre qui engage l’auteur et le lecteur, que la manière dont le texte réfléchit, au sens fort et polysémique du terme, son inscription dans et son rapport à l’histoire. Du roman engagé d’après-guerre, lié à une conception de l’histoire linéaire, orientée vers l’avenir, au roman contemporain, réfléchissant une historicité dominée par le présent et traversée par le sentiment d’une double dette à l’égard du passé (devoir de mémoire) et du futur (un héritage à transmettre), se dessine une redéfinition de l’engagement littéraire qui nous aide aujourd’hui à mieux comprendre le rapport que nos sociétés entretiennent avec le temps, l’histoire, la mémoire et l’oubli.

Sylvie SERVOISE, Le roman face à l’histoire – La littérature engagée en France et en Italie dans la seconde moitié du XXe siècle, Presses universitaires de Rennes, 2011 [Texte en ligne].

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L’histoire au théâtre


Bibliographie littératureBibliographie histoire

 

Entre 1870 et 1914, alors que de grandes nations européennes sont en construction et que les révolutions secouent le continent, le théâtre fin-de-siècle affirme la continuité du drame historique romantique en contestant pourtant ses valeurs : l’héroïsme et la noblesse d’âme sont désormais suspects et invalidés, la scène européenne préfère les petits faits aux grands évènements et les faiblesses des grands hommes à leurs moments de gloire. On voit alors sur scène, chez Strindberg, Sardou, Rostand ou Wildenbruch, un Napoléon exilé et malheureux, une Théroigne de Méricourt devenue folle et humiliée, un duc d’Enghien ou un Aiglon qui manquent leur rendez-vous avec l’histoire. Ce théâtre produit une histoire parallèle et dissidente à la grande histoire, une revanche des « petits », des oubliés de l’évènementiel et interroge somme toute ce qui mérite d’être historique et de rester dans les mémoires.

Florence FIX, L’histoire au théâtre – 1870-1914, Presses universitaires de Rennes, 2010 [Texte en ligne].

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Nos rêves de pauvres


Bibliographie littérature

 

Cette histoire qui commence en 1950, quand mon père, gardien de chèvre kabyle, débarque seul en région parisienne, la barbe mal taillée, le ventre vide, des envies de bosser plein les mains. Qui continue lorsque ma mère le rejoint quelques années plus tard, et qu’avec cinq de mes frangines et mon frère, ils vivent dans un bidonville, un 9m2, une pièce unique pour manger, dormir et tout le reste, avant d’obtenir une place dans une cité HLM à L’Ile-Saint-Denis en 1968. Un F5 flambant neuf qui à l’époque fait leur bonheur.

Nadir DENDOUNE, Nos rêves de pauvres, JC Lattès, 2017 [Texte en ligneIRISLe ParisienLe Point Afrique].

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Octave MIRBEAU (1848-1917)


 

Il semble qu’on n’ait plus, en ce moment, le temps ni le goût de lire des livres. Le journal hélas ! et ses quotidiennes violences, et ses mensonges, et ses folies, et ses crimes, suffisent à notre curiosité momentanément dévoyée. Non seulement nous ne lisons plus les livres ; nous n’en parlons même plus. Hormis cela que vous savez [l’affaire Dreyfus], nous ne parlons plus de rien. L’angoisse que les graves événements de l’intérieur et de l’extérieur donnent à tous les cœurs nobles, ne nous permet point les loisirs tranquilles et charmants que nous aimions. Il faut au livre qu’on lit l’heure calme et le repos de l’esprit. Or, les heures ne marquent plus que de l’inquiétude et de la fièvre. Les conversations ont pris un tour souvent agressif, qui fait que nous nous taisons.
Octave MIRBEAU, Le mauvais désir, 1898 [Texte en ligne].

Articles d’Octave MIRBEAU

Société Octave Mirbeau

Articles sur Octave MIRBEAU

Association Octave Mirbeau
Érudit
Fabula
Le libertaire.xyz
OpenEdition
Persée
Société Octave Mirbeau
Jean-Loup CARRÉ, Octave Mirbeau, ou l’écroulement des trônes, Bulles de savoir, 2012.
Caroline GRANIER, Les combats d’Octave Mirbeau, Le Monde libertaire, 2004.
Pierre MICHEL, Octave Mirbeau : de l’antisémitisme au dreyfusisme, Mil neuf cent nº11, 1993.
Pierre MICHEL, L’itinéraire politique de Mirbeau, Europe n°839, mars 1999.
Pierre MICHEL, Octave Mirbeau et la « négritude », Éditions du Boucher, 2004.
Pierre MICHEL, Octave Mirbeau et le problème de la négritude, Association Octave Mirbeau, 2005.
Pierre MICHEL, Autour de… Octave Mirbeau imprécateur et justicier, Le Frisson esthétique n° 3, 2007.
Pierre MICHEL, L’engagement éthique de l’intellectuel : le cas Octave Mirbeau, Fabula, 2014.
Antoine PERRAUD, Octave Mirbeau, l’écrivain qui démentait comme un arracheur de masques, MediapartSociété Octave Mirbeau, 2017.
Sylvie THIÉBLEMONT, Un journaliste faiseur d’opinion : Octave Mirbeau, Communication & Langages nº108, 1996. Critique de Pierre MICHEL : Bibliographie d’Octave Mirbeau, p. 845.
Jean-François WAGNIART, Le poète et l’anarchiste : du côté de la pauvreté errante à la fin du XIXe siècle, Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique nº101, 2007.

Dossiers

Octave Mirbeau (1848-1917), Association Octave Mirbeau
Octave Mirbeau, le grand démystificateur, Société Octave Mirbeau
Commentaire Ces deux sites constituent une somme sur Octave Mirbeau, mais d’un point de vue politiquement correct car, par exemple, Pierre Michel détourne un texte d’Octave Mirbeau contre Donald Trump ! et, pire encore, il prétend que les amateurs d’Octave Mirbeau sont tous Charlie !


Serge LEFORT, Charlie Hebdo, Monde en Question

Revues

Cahiers Octave Mirbeau, Société Octave Mirbeau
Pierre MICHEL (sous la direction de), Octave Mirbeau, Europe n°839, 1999 [Présentation en ligne].

Thèses

Bibliographie, Société Octave Mirbeau, p. 896-911.
Moteur de recherche des Thèses
Marilou DENAULT, Réécritures du mythe de Lilith dans La jongleuse de Rachilde et Le jardin des supplices d’Octave Mirbeau : reflets d’une féminité trouble, Mémoire Université de Montréal, 2010.
Anna JODŁOWIEC, L’ironie dans Le journal d’une femme de chambre d’Octave Mirbeau, Mémoire de maîtrise, Université de Wroclaw (Pologne), 2010.
Pierre MICHEL, Les combats d’Octave Mirbeau, Thèse de doctorat en Littérature française, 1992 – Annales littéraires de l’université de Besançon, 1995 [Texte en ligne].
Justin MOISAN, Octave Mirbeau et la « Terreur » anarchiste, Mémoire Université Laval, 2012.
Lisa RODRÍGUES SUÁREZ, La représentation des femmes dans l’œuvre romanesque et théâtrale d’Octave Mirbeau, Thèse de doctorat en Littérature et civilisation française, 2016.
Isabelle SAULQUIN, L’anarchisme littéraire d’Octave Mirbeau, Thèse de doctorat en Littérature française, 1996. Critique de Pierre MICHEL : Cahiers Octave Mirbeau n°5, 1998 p. 272-281.

Bibliographie d’Octave Mirbeau

BNF
Libre Théâtre
Presses universitaires de Caen
Société Octave Mirbeau (914 pages avec liens, mais sans index)
Université de Lille

Livres d’Octave MIRBEAU

Bibliographie, Société Octave Mirbeau, p. 7-576.
Yannick LEMARIÉ et Pierre MICHEL (sous la direction de), Dictionnaire Octave Mirbeau, Société Octave Mirbeau, 2010.
Atramenta
Bibebook
Bibliothèque électronique du Québec
Bouquineux
Ebook gratuit Français
Ebooks libres et gratuits
Internet Archive
Éditions du Boucher
Livres pour tous
Société Octave Mirbeau
Wikisource
Octave MIRBEAU, La grève des électeurs, Le Figaro, 28 novembre 1888 [Dictionnaire Octave MirbeauTexte en ligneAudio en ligne].
Correspondance Octave Mirbeau – Jean Grave, Éditions du Fourneau, 1994 [Préface de Pierre MICHEL].
Correspondance Octave Mirbeau – Jules Huret, Éditions du Lérot, 2009 [Préface de Pierre MICHEL].
Octave MIRBEAU, Écrits de L’Humanité 1904-1910 présentation par Gilles CANDAR, Éditions d’Ores et déjà, 2017 [Fondation Jean-Jaurès].

Livres sur Octave MIRBEAU

Bibliographie, Société Octave Mirbeau, p. 577-895.
Dominique BUSSILLET, Mirbeau, Zola et les impressionnistes, Crès, 1914 réédition Cahiers du temps, 2013 [Texte en ligne].
Marc ELDER, Deux essais : Octave Mirbeau, Romain Rolland, Hachette, 2013.
Claude HERZFELD, La figure de Méduse dans l’œuvre d’Octave Mirbeau, Nizet, 1992 réédition 2000.
Claude HERZFELD, Le monde imaginaire d’Octave Mirbeau, Société Octave Mirbeau, 2000.
Laure HIMY-PIÉRI, Gérard POULOUIN (sous la direction de), Octave Mirbeau – Passions et anathèmes, Presses universitaires de Caen, 2007 [Texte en ligne].
Alain (Georges) LEDUC, Octave Mirbeau 1848-1917 – Le gentleman-vitrioleur, Editions Libertaires, 2017 [Conférence en ligne].
Pierre MICHEL, Jean-François NIVET, Octave Mirbeau, l’imprécateur au coeur fidèle, Seguier, 1990 [Présentation en ligne].

Audio-Vidéo

Livres audio d’Octave Mirbeau, Littérature audio.
Octave MIRBEAU, Farces et moralités, 1904 [Dictionnaire Octave MirbeauTexte en ligneVidéo en ligne].
Octave MIRBEAU, Le tripot aux champs, [Texte en ligneAudio en ligne].
Octave MIRBEAU, Mon oncle, [Texte en ligneAudio en ligne].
Octave MIRBEAU, La chambre close, [Texte en ligneAudio en ligne].
Octave MIRBEAU, Récit avant le gala, [Texte en ligneAudio en ligne].
Actualité d’Octave Mirbeau, France Culturemp3, 06/05/2017.
Éclat de l’œuvre d’Octave Mirbeau, BNFmp3, 04/10/2017.
Vidéos sur Octave Mirbeau, YouTube.
Filmographie Octave MIRBEAU, Ciné Monde.

26/01/2018
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Index Littérature, Monde en Question.
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Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question

Au revoir là-haut (trilogie)


Bibliographie littérature

 

Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d’eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant devenu une « gueule cassée », est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l’exclusion. Refusant de céder à l’amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d’une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence… Et élever le sacrilège et le blasphème au rang des beaux-arts.

Bien au delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, ce roman est l’histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l’Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer.

Pierre LEMAITRE, Au revoir là-haut, Albin Michel, 2013 [Texte en ligneSens Critique].

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l’empire financier dont elle est l’héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d’un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l’adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l’ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d’intelligence, d’énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d’autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l’incendie qui va ravager l’Europe.

Pierre LEMAITRE, Couleurs de l’incendie, Albin Michel, 2018 [Extrait en ligneTexte en ligneFrance InfoSens Critique].

Lire aussi :
Magali VIENNE, Au revoir là-haut : Analyse du livre, LePetitLittéraire, 2014.
Index Littérature, Monde en Question.
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L’origine arabe de la littérature occitane


Bibliographie littérature

 

L’Occitanie fut à la mode dans les années 70. Ceux qui se disaient révolutionnaires créèrent le mythe d’une Occitanie victime de l’impérialisme français ! Il ne reste pas grand’chose aujourd’hui de cette fable. Il reste à écrire l’histoire de cette région linguistique devenue en 2016 une région administrative.

Les intervenants de l’émission diffusée en 1973 sur France Culture évoquent, en s’écoutant beaucoup parler, les troubadours sans naturellement mentionner qu’ils puisèrent leur inspiration chez le poète Ibn Dawoud (Iranien de langue arabe qui vécut à Bagdad), théoricien de « l’amour courtois », et Ibn Hazm (d’origine andalouse) surtout connu pour Le collier de la colombe.

09/10/2017
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
L’influence arabe-andalouse sur les troubadours, Bulletin Hispanique, 1939.
Ibn Hazm et l’amour courtois, Revue de l’Occident musulman et de la Méditerranée, 1985.
L’influence des poètes arabes préislamiques sur la naissance de l’amour courtois chez les troubadours de langue d’oc, Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, 2011.
Ibn HAZM, Le collier de la colombe, Actes Sud, [Texte arabe avec une étude traduite du russe en français].
Gabriel MARTÍNEZ-GROS, L’idéologie omeyyade – La construction de la légitimité du Califat de Cordoue (Xe-XIe siècles) , Casa de Velázquez, 1992 [Texte en ligne].
Deux chapitres sont consacrés à Ibn Hazm.
Index Littérature, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.