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Archives de Tag: Crise sociale

Revue de presse Palestine 10/08/2011


10/08/2011, Amira HASS, The people want a reset, Ha’aretz

As the movement grows, some will continue to think and demand « justice » within the borders of one nation, at the expense of the other nation that lives in this land. Others will understand that this will never be a country of justice and welfare if it is not a state of all its citizens.
In the never-ending poem called « social justice, » the singers will reach a confusing line that says the state’s borders reach the Jordan River. And in that great country, the Jewish settlement of Na’aran north of Jericho was allocated 433 liters of water per person per day in 2008, while the nearby Palestinian village of Al-Uja was allocated 82 liters of water per person per day. Later in the poem it will say that the rule is that the state allocates much more water to Jews than it does to Palestinians.
In the coming months, as the movement grows, it will split. Some will continue to think and demand « justice » within the borders of one nation, always at the expense of the other nation that lives in this land. Others, however, will understand that this will never be a country of justice and welfare if it is not a state of all its citizens.

09/08/2011, La lutte continue en Israël, Solidarité Ouvrière

09/08/2011, Sam BAHOUR, Les Palestiniens vont bientôt boucler la boucle, Info-Palestine

Les accords d’Oslo ont tout bonnement entériné le principe de l’occupation militaire et ont codifié l’incroyable déséquilibre entre la force occupante (Israël) et le peuple occupé (les Palestiniens). Les accords ont échoué lamentablement et à plusieurs reprises. Non seulement l’accord final n’a jamais vu le jour, mais les Palestiniens sont aujourd’hui plus que jamais favorables à une solution à deux Etats. Aucune des conditions avancées par Barack Obama et Benjamin Netanyahu pour relancer des négociations sur les frontières n’est acceptable. Les tergiversations du passé n’avaient engendré que des dommages irréparables sur le terrain, invitant à la capitulation palestinienne plutôt qu’à une reprise des négociations.
Le drame vers lequel nous nous dirigeons en septembre tourne autour d’une équation simple. Ceux qui se prétendent être des leaders palestiniens n’ont plus aucun moyen de justifier leur présence dans les négociations avec la puissance occupante. Aussi prétextent-ils ce qu’ils décrivent comme une démarche stratégique pour effectuer une demande d’adhésion de l’Etat palestinien à l’ONU.
Les Palestiniens vont bientôt boucler la boucle. Ils ont douloureusement souhaité un Etat laïc et démocratique à l’issue du conflit. Ils ont tristement perdu un temps précieux et des vies humaines en essayant d’accepter les conditions injustes pour une résolution du conflit.
En l’état actuel, plus tôt Palestiniens et Israéliens comprendront que leur destinée est de coexister et d’être égaux, plus tôt ils pourront réhabiliter leurs communautés et construire une société unique dont les citoyens seront égaux devant la loi et égaux en tant qu’êtres humains.

09/08/2011, Wael SAAD, La proclamation de l’Etat palestinien : probabilités et conséquences, International Solidarity Movement

Le centre al-Zaytuna pour la recherche et la consultation, situé à Beyrouth, dirigé par le docteur Mohsen Saleh, vient de publier sa dernière étude d’évaluation stratégique, qui concerne cette fois-ci la reconnaissance de l’Etat palestinien par l’ONU au mois de septembre prochain, ou ce qu’il est convenu d’appeler « l’échéance de septembre ». Selon cette étude d’évaluation stratégique, il n’y a aucun doute que les déceptions répétées subies par le négociateur palestinien et l’impasse dans laquelle se trouve le processus de règlement, ainsi que l’absence de la référence internationale et le besoin de concrétiser un acquis, même moral, sont derrière l’idée de se tourner vers les Nations-Unies pour proclamer l’Etat palestinien et en devenir membre à part entière. Pour cela, il est nécessaire de mettre fin à la division palestinienne sans cependant prendre des mesures qui susciteraient la colère israélienne ou américaine. Si la direction palestinienne parvient à supporter les pressions américaine et israélienne et poursuit sa trajectoire en direction de l’ONU, elle fera face au veto américain et à plus d’un obstacle qui pourraient entraîner l’annulation du projet ou son report. Pour cela, la proclamation de l’Etat va être confrontée à plusieurs scénarios qui peuvent se conclure soit par une réussite totale ou partielle, ou même un échec complet. Mais cela ne changera rien au fait que l’entité sioniste continue à l’heure présente à se comporter comme un « Etat au-dessus des lois ».

09/08/2011, Pour garder mémoire ! 1/5, Info-Palestine

Ce texte est le résultat des recherches d’un citoyen lambda qui, suite à la tuerie de Gaza de 2008/2009, a voulu « comprendre ». L’auteur espère qu’il pourra servir d’aide-mémoire à celles et ceux qui, comme lui, veulent vivre en citoyens conscients. Lire aussi : Guerre contre Gaza 27 décembre 200818 janvier 2009.

09/08/2011, Dépêches du 9 août 2011, Info-Palestine

08/08/2011, Uri AVNERY, « Comme tes tentes sont jolies », AFPS

Des villes de tentes surgissent dans tout Israël. Un mouvement de protestation sociale gagne du terrain. A un certain moment, dans un avenir proche, il peut mettre en danger le gouvernement de droite.
A ce moment-là, il y aura une tentation – peut-être une irrésistible tentation – d' »échauffer les frontières ». Lancer une jolie petite guerre. Demander à la jeunesse d’Israël, les mêmes jeunes gens et jeunes filles qui occupent les tentes, d’aller défendre la patrie.
Rien n’est plus simple : une petite provocation, un peloton qui traverse la frontière « pour empêcher le lancement d’une roquette », un échange de coups de feu, une salve de roquettes – et voilà, une guerre. Fin des manifestations.
QUI SONT ces gens ? Que veulent-ils exactement ?
Une sélection de slogans donnent une idée : Nous voulons un État social ! Combat pour le logement ! De la justice, pas la charité ! Si le gouvernement est contre les gens, les gens sont contre le gouvernement !
QU’EST-CE QUI manque dans cette énumération ? Bien sûr : l’occupation, les colonies, les énormes dépenses militaires.
C’est délibéré. Les organisateurs, jeunes gens et jeunes femmes anonymes – principalement des femmes – sont très déterminés à ne pas être catalogués comme « de gauche ». Ils savent que soulever la question de l’occupation fournirait à Nétanyahou une arme facile, diviserait les occupants des tentes et ferait avorter la protestation.
Comme je l’ai écrit dans un article de Ha’aretz : Pas besoin de pousser les manifestants. Le moment venu, ils arriveront à la conclusion que l’argent pour les principales réformes qu’ils demandent ne peut venir que de l’arrêt de la colonisation et de coupes dans l’énorme budget militaire de centaines de milliards – et cela n’est possible qu’avec la paix. (Pour les aider, nous avons publié une grande annonce qui dit : « C’est très simple – Argent pour les colonies OU argent pour le logement, les services de santé et l’éducation »).

08/08/2011, Abir KOPTI, Tel Aviv, tente 1948, Info-Palestine

Si vous êtes Palestinien, vous aurez du mal pour trouver quelque chose à quoi vous identifier dans le village de tentes sur le boulevard Rothschild de Tel-Aviv, jusqu’à ce que vous parveniez à Tente 1948.
L’existence de Tente 1948 dans le camp est un défi vers les gens qui participent au mouvement du 14 juillet. Les premiers jours, la tente a été attaquée par un groupe de droite, qui a battu les militants de la tente et détruit son drapeau palestinien. Certains leaders du mouvement du 14 juillet ont dit clairement qu’avancer les questions centrales concernant la communauté palestinienne en Israël ou l’occupation ferait « perdre sa force » à la lutte. Ils ont souvent dit que la lutte est sociale, pas politique, comme s’il y avait une différence. Ils avaient peur de perdre des supporters s’ils appuyaient sur les questions palestiniennes.
En vérité, c’est exactement ce qui pourrait aider Netanyahou ; s’il appuyait sur le bouton de la peur, recréait l' »ennemi » et reproduisait la « menace sécuritaire », il serait capable de faire taire le mouvement. Le problème n’est pas avec Netanyahou, ce n’est pas le premier leader israélien à faire appel à ça. Le problème principal, c’est que les Israéliens ne sont pas encore prêts à voir au-delà des murs qui les entourent.
Le mouvement du 14 juillet est une grande occasion pour les Israéliens pour refuser à leur Etat de continuer à sombrer en un régime d’apartheid.

06/08/2011, Manifestations pour la « justice sociale » en Israël, Journal de 22h France Culture

Près de 250 000 personnes dans les rues de Tel Aviv et des grandes villes d’israël ce soir. Les manifestants protestent contre l’augmentation du coût de la vie. Le mouvement avait été lancé par un groupe d’étudiants qui dénonçaient l’augmentation des coûts du logement. La correspondance de Grégory Philipps.

06/08/2011, Amira HASS, Palestinian pride: Israel protests influenced by Arab world, Ha’aretz

The main element missing in the Israeli wave of protests, according to Tamimi, is the disconnect between social struggle and the Israeli occupation.
Abu Zaida is the only who seems optimistic about the protests, saying »the public will start reckoning with its government on what it is spending on the settlements and settlers. It’s about to happen. Social justice means an equal distribution of the country’s resources. Everyone knows that this isn’t the case due to political and ideological reasons. »
Tamimi and Ghatasha believe this is an opportunity for Israelis to understand that they too are victims of the occupation. « All the tear gas grenades thrown at us in demonstrations cost money which cannot be spent on improving social conditions for Israelis, » Tamimi said.

06/08/2011, Omar BARGHOUTI, Le dernier masque de démocratie tombe, Info-Palestine

La nouvelle loi israélienne bannissant le soutien aux mouvements de boycott va encore plus loin dans la limitation des droits des Palestiniens.
Hind Awwad, coordinatrice du BNC, a réagi ainsi : « Cette nouvelle législation, qui viole le droit international, témoigne du succès de la croissance rapide du mouvement BDS mondial et de la compréhension, parmi les élites politiques en Israël, que l’État devient un paria du monde de la même manière que l’a été l’Afrique du Sud dans le passé ».
Eilat Maoz, coordinatrice de la Coalition des femmes pour la paix, une importante alliance féministe israélienne qui soutient le BDS, a été citée dans Maariv (en hébreu) disant : « Un gouvernement illégitime passe une loi illégitime pour protéger une occupation illégitime, tout en se plaignant de délégitimation. Nous allons continuer à boycotter, à protester, à manifester et à résister à l’occupation – et nous appelons tout le monde à en faire autant ».
En passant cette loi exceptionnellement draconienne, qui réprime ouvertement la liberté d’expression, Israël semble prêt à sacrifier un de ses tout derniers masques de démocratie pour écraser, d’une main de fer, le mouvement BDS.

Lire aussi :
Revue de presse Palestine colonisée 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.

Revue de presse Crise 09/08/2011


09/08/2011, Les émeutes embrasent l’Angleterre, France Culture

09/08/2011, La lutte continue en Israël, Solidarité Ouvrière

09/08/2011, Víctor M. TOLEDO, Los indignados: ¡la globalización del poder social ha comenzado!, La Jornada

Todo indica que conforme el tiempo pasa más miembros de nuestra especie estamos indignados. Mientras las noticias de los atracos financieros, las crisis de los partidos políticos, la corrupción de las iglesias, el desastre de los bancos o la imbecilidad de los poderosos intentan saturar todos los espacios de la comunicación, cada vez más se cuelan por las rendijas que quedan las novedades en torno a los que estamos indignados. Porque cada día que pasa es mejor que el que viene, cada vez hay más indignados. Brotan como hormigas y se multiplican como conejos. En Egipto como en Túnez, en Italia como en España, en Marruecos como en Siria. Y la indignación llega hasta lo más norte y vuelve realidad un sueño: en Islandia los ciudadanos expulsan a su gobierno corrupto y ponen en la cárcel a los empresarios cómplices. ¿En cuantos países más habrá que hacer lo mismo?

09/08/2011, Elena ZAGOROGNIAÏA, Baisse de la note de crédit US : faut-il sombrer dans la panique ?, RIA Novosti

Lundi a été un moment de vérité pour les marchés mondiaux et, probablement, pour tout le système économique contemporain. Les dettes souveraines, les perspectives des politiques nationales, le sort des investissements à l’échelle mondiale, la situation géopolitique : tout a été mis sur le tapis. Et tout cela en raison de la première diminution de la note de crédit des Etats-Unis, annoncée vendredi soir par l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P).
Ainsi, pour la première fois depuis 1860, lorsque la S&P a évalué la fiabilité des obligations ferroviaires du gouvernement américain, la note de crédit du pays passe de AAA à AA+. Il est à noter que selon la S&P, actuellement 18 pays méritent la note maximale AAA, dont l’Australie, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Canada et la France. Les Etats-Unis n’en sont plus dignes.
L’Europe s’est retrouvée dans une situation extrêmement difficile. Au plus fort de la crise des dettes souveraines. Les institutions financières européennes aident déjà la Grèce, le Portugal et l’Irlande à rembourser leurs dettes. Mais les problèmes de la dette de l’Italie et de l’Espagne se sont aggravés, ce qui est susceptible d’aspirer toute la zone euro dans la spirale de la crise.
D’une manière ou d’une autre, tout le monde va ressentir l’effet des turbulences du marché qui viennent de commencer. Toute personne, toute compagnie, tout pays et toute institution supranationale. Et il ne faut pas blâmer la S&P pour avoir appuyé sur la détente. La décision de l’agence de notation n’est qu’un prétexte, et non pas la cause.

Lire aussi :
Revue de presse Crise économique, politique et sociale 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Économie crise, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Économie politique, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Économie sociale, Monde en Question.

Revue de presse Crise 08/08/2011


08/08/2011, Revue de presse française, RFI

08/08/2011, Revue de presse française, France 24

08/08/2011, Revue de presse internationale, France 24

08/08/2011, La peur d’un nouveau krach financier, euro|topics

L’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé vendredi la note souveraine des Etats-Unis et attisé ainsi la crainte mondiale d’une nouvelle dégringolade des cours boursiers. La presse rend le mouvement ultraconservateur du Tea Party responsable de la perte de la note souveraine maximale américaine et doute que les politiques soient en mesure de gérer la crise.

08/08/2011, Les Etats-Unis et l’Europe devront assumer leur responsabilité politique pour la reprise de l’économie mondiale, Renmin Ribao

À ce moment crucial où l’économie mondiale fait face à un risque de « double dip », certains médias et chercheurs occidentaux ont une fois de plus joué la « carte » de la Chine, il semble que le « remède » du règlement de la crise soit dans les mains de la Chine. Un tel procédé n’est pas nouveau. Ces dernières années, chaque fois que l’économie mondiale rencontre des difficultés, l’Occident s’est mis à parler, sinon pour accuser la Chine d’ « avoir rejeté la crise » sur les autres, sinon pour « flatter » la Chine et lui demander de prendre la responsabilité. Ces deux jeux ne visent qu’un seul but, celui de se dérober à sa responsabilité.

07/08/2011, Les Etats-Unis dans la tourmente, les européens tentent de calmer la panique des marchés, NouvelObs

Les conseillers et ministres des Finances du G7 ont discuté de la crise de la dette et de l’évolution des marchés financiers mais rien n’a filtré de leurs décisions.
Standard & Poor’s (SP) a retiré vendredi aux Etats-Unis la prestigieuse note « AAA », dont jouissent les émetteurs d’obligations les plus fiables. Evoquant « des risques politiques » liés à l’énorme dette publique américaine, SP a abaissé la note du pays d’un cran à « AA+ ».
Cette sévère sanction infligée à la première économie mondiale était certes attendue, mais risque néanmoins d’embraser encore davantage des marchés affolés par l’incapacité des dirigeants à trouver une riposte commune à la crise.
Les créanciers étrangers des Etats-Unis ont réagi de façon mesurée, à l’exception du premier d’entre eux, la Chine, qui a exhorté Washington à cesser de vivre au-dessus de ses moyens.
Pékin, qui détenait en mai quelque 1.160 milliards de dollars de bons du Trésor américains, a estimé avoir « désormais tous les droits d’exiger des Etats-Unis qu’ils s’attaquent à leur problème structurel de dette ». »Les jours où l’oncle Sam (…) pouvait facilement dilapider des quantités infinies d’emprunts de l’étranger semblent comptés », a commenté l’agence officielle Chine Nouvelle.

06/08/2011, Coup de tonnerre dans le ciel de l’économie mondiale, Journal de 18h France Culture

C’est une première dans l’histoire de l’économie mondiale : la dégradation de la note souveraine attribuée à la dette des Etats Unis. Elle passe de la meilleure note, triple A à AA+. La Chine veut désormais se faire entendre, nous expliquera Anne-Laure Delatte, économiste.

06/08/2011, La Chine exige que les Etats Unis remettent leurs finances en ordre, Journal de 12h30 France Culture

Après la dégradation de la note de la dette américaine, Pékin, premier créancier des Etats Unis, hausse le ton et évoque l’idée de remplacer le dollar par une autre monnaie de réserve.

06/08/2011, Note américaine dégradée : le coup de colère de la Chine, Journal de 9h France Culture

Après la dégradation de la note de la dette américaine, Pekin exige que les Etats Unis prennent des mesures pour rééquilibrer leur budget.

06/08/2011, Crisis en EEUU, algo más que la deuda, CADTM

La crisis en EEUU sigue ocupando el centro de la atención en el debate económico. No es solo una cuestión de la deuda pública, un tema que preocupa a los acreedores, internos y externos. Entre los primeros, los acreedores internos, lo que se espera es un fuerte ajuste, definido por el parlamento o de hecho por el poder ejecutivo. Entre los segundos, los acreedores externos existe una expectativa que EEUU privilegiará esos pagos para evitar un colapso global. En todo caso, resulta una incógnita el modus operandi de la potencia imperialista, y enfatizo el carácter imperialista de EEUU, porque su lógica es la de exportar sus problemas, o dicho de otro modo, resolver sus problemas a costa del conjunto de la sociedad mundial.

06/08/2011, Lo que todos deberían saber sobre la « crisis de la deuda » en EE.UU, CADTM

Si el presidente Obama pierde ambas cámaras del Congreso y/o la presidencia en las próximas elecciones, será el resultado de una economía débil y alto desempleo, y porque dejó que sus oponentes no sólo sabotearan la economía – algo que hicieron con mucho gusto – pero también porque dejó que ellos redefinieran el debate económico para que en el futuro se le eche la culpa al presidente y su partido por el lío.

05/08/2011, Zeev STERNHELL, From protest to power, Ha’aretz

In these times of hope and anticipation, it is difficult not to wonder what form the protest might have taken, and what results it might already have achieved, if there had been a large and authentic social-democratic party here with a labor union worthy of the name, at its side. Indeed a spontaneous uprising that does not find political expression very soon, and does not threaten those who are in power, will of necessity have very limited achievements.
Therefore the young demonstrators would do well to remember May 1968 in Europe. Beyond the obvious differences, there is a common denominator: a protest that does not find immediate political expression is destined to disintegrate.

03/08/2011, Crise sociale : « l’été israélien », Slate

Depuis plusieurs semaines, les « insurgés israéliens » campent dans les grandes villes du pays. Le gouvernement fait face à un vaste mouvement social contre la vie chère. Oublié l’idéal égalitaire qui a fondé le pays, aujourd’hui les Israéliens réclament plus de justice sociale.

03/08/2011, Dette américaine : l’accord pourrait provoquer une nouvelle crise (expert), RIA Novosti

« J’estime qu’il s’agit d’une des pires défaites du président Obama », a annoncé l’expert grec à RIA Novosti. « La boîte de Pandore est désormais ouverte, et l’économie mondiale va faire face à de nouveaux problèmes ».
« Les Etats-Unis se trouvent depuis longtemps au seuil d’une nouvelle crise similaire à celle qui a frappé le pays en 2008. L’accord actuel qui oblige le gouvernement fédéral à réduire les dépenses budgétaires de façon permanente sans augmenter les impôts pour les plus riches est susceptible de provoquer une nouvelle récession aux Etats-Unis comme dans le monde entier », a annoncé M.Varoufakis.

03/08/2011, México: Políticas públicas para solucionar la pobreza, ArgenPress

De acuerdo con este informe, el número de población en condiciones de pobreza pasó de 48.8 millones de personas en 2008 a 52.0 millones para 2010, significa una variación de 6.5 puntos porcentuales; mientras que la población en pobreza extrema se mantuvo en 11.7 millones, la población urbana reporta más pobreza.

03/08/2011, México: ¿Vivir mejor?, ArgenPress

De acuerdo a las medición multidimensional dada a conocer por el Coneval el pasado 30 de julio, 52 millones de mexicanos (46.2 por ciento del total de la población) viven en la pobreza y de ellos 11.7 millones (10.4 por ciento) padecen pobreza extrema.

03/08/2011, Pékin juge sévèrement l’accord sur la dette publique américaine, France 24

Pour la Chine, l’adoption du texte permettant aux États-Unis d’éviter un défaut de paiement ne parviendra pas à « désamorcer la bombe de leur dette ». Dans la foulée, l’agence de notation chinoise Dagong a abaissé la note de la dette américaine.

Lire aussi :
Revue de presse Crise économique, politique et sociale 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Économie crise, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Économie politique, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Économie sociale, Monde en Question.

Revue de presse Palestine 05/08/2011


05/08/2011, Christophe OBERLIN, Chroniques de Gaza 2001-2011, Demi Lune, 2011 [Investig’ActionInfo-PalestineRéseau VoltaireRevista ContralíneaSilvia CattoriYouTube]

Chroniques de Gaza 2001-2011, est un de ces ouvrages bouleversants dont la lecture vous laisse changé. Dans une succession de très courts chapitres, son auteur, le chirurgien français Christophe Oberlin, nous fait découvrir par petites touches, dans une langue simple et sobre, l’émouvante humanité d’un peuple et le courage avec lequel il affronte le siège cruel qui lui est imposé par l’occupant colonial israélien avec la lâche complicité de la « communauté internationale » et de nos principaux médias d’ « information ». Pas de pathos, mais une succession d’épisodes et d’expériences, au contact de gens frappés par la violence, dévoilent la terrible réalité quotidienne.

05/08/2011, Entretien sur les protestations en Israël, La Bataille socialiste

Israël est secoué par le plus fort mouvement social depuis la création de l’État en 1948. Pour bien comprendre le mouvement, il faut faire un point rapide sur la situation sociale en Israël qui est loin d’être, pour les travailleuses et les travailleurs, une « terre promise ». Pour juste donner un exemple, les salaires n’ont quasiment pas augmenté alors que ces cinq dernières années, la population a subi une inflation de 16%, et près de 30% pour les produits alimentaires. 25% de la population israélienne vit en dessous du seuil de pauvreté, et à cela il faut ajouter les politiques de privatisation qui s’en prennent à des secteurs comme l’éducation ou la santé publique. Chez les jeunes travailleurs d’Israël, il n’est pas rare d’avoir deux ou trois emplois précaires pour essayer de joindre les deux bouts…

05/08/2011, Bernard AVISHAI Memo to the marchers, Ha’aretz

Are our economic problems a result of the absence of peace? If we continue with the peculiar version of “Zionism” that Prime Minister Benjamin Netanyahu represents, are things bound to get worse? Yes. Hell, yes.

Without peace, in short, the “start-up nation” is bound to run down. And the marches prove that the young of Tel Aviv ? with global experiences and cosmopolitan instincts ? do not live in a bubble. It is Netanyahu and the right, settlers and the Orthodox and Russian Putinists, who live in a bubble. God willing, the streets of Tel Aviv will burst it even before the streets of Ramallah do.

05/08/2011, Rapport sur les violations israéliennes des droits humains, Info-Palestine

05/08/2011, Dépêches du 5 août 2011, Info-Palestine

05/08/2011, Zeev STERNHELL, From protest to power, Ha’aretz

In these times of hope and anticipation, it is difficult not to wonder what form the protest might have taken, and what results it might already have achieved, if there had been a large and authentic social-democratic party here with a labor union worthy of the name, at its side. Indeed a spontaneous uprising that does not find political expression very soon, and does not threaten those who are in power, will of necessity have very limited achievements.

Therefore the young demonstrators would do well to remember May 1968 in Europe. Beyond the obvious differences, there is a common denominator: a protest that does not find immediate political expression is destined to disintegrate.

04/08/2011, En Israël, les protestations continuent, Solidarité Ouvrière

Un point sur le mouvement de protestation en Israël sur la base des informations publiées par le Parti Communiste d’Israël.

Lire aussi :
Revue de presse Palestine colonisée 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Palestine/Israël, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Palestine/Israël – Un seul État, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Mur de l’Aparteid, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Résistance à la colonisation de la Palestine, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Sionisme, Monde en Question.

Revue de presse Crise 02/08/2011


02/08/2011, Alexeï PILKO, Le « défaut de paiement » masque une négociation politique difficile sur l’Afghanistan, RIA Novosti

Les négociations difficiles entre le président Barack Obama et ses opposants républicains pour l’augmentation du plafond de la dette publique des Etats-Unis se sont conclues par un compromis provisoire, littéralement à la derrière minute. Nous avons été témoins d’un nouvel épisode d’une lutte sévère et sans merci, dont le véritable objectif est d’empêcher le président américain de prolonger son mandat pour les uns ou de le laisser dans le fauteuil de président après 2012 pour les autres.

Ainsi, dans l’intérêt de la lutte politique contre le président actuel, il est nécessaire de ne pas changer la donne en Afghanistan au cours des 18 mois à venir, voire d’aggraver le conflit. Une telle approche des républicains engendre des projets véritablement fantastiques, tels que le « plan Blackville » d’un ambassadeur américain à la retraite qui a proposé de diviser l’Afghanistan en deux parties. Comme l’écrit l’experte russe Natalia Bourlinova, « ce plan est dans la logique de la politique étrangère des Etats-Unis qui, en poursuivant leur intérêt propre, négligent souvent le droit international ou appliquent ses règles a posteriori ».

02/08/2011, Grève inédite du Samu social, France Culture

Pour la première fois de leur histoire, les salariés du 115 sont invités à cesser le travail ce mardi 2 août. La Coordination nationale des professionnels de l’urgence sociale appelle à la grève partout en France. En cause : la baisse des moyens pour les hébergements d’urgence. Il y a deux semaines, le fondateur du Samu social Xavier Emmanuelli démissionnait pour dénoncer, lui-aussi, les choix du gouvernement.

01/08/2011, Vladimir PETROVSKY, L’Asie dans l’attente du 2 août, RIA Novosti

Les principaux détenteurs d’obligations américaines, avant tout la Chine (plus de 1.150 milliards de dollars) et le Japon (890,3 milliards de dollars), qui se partagent 40% de la dette publique américaine, s’attendent à des temps difficiles. On voit les mêmes dispositions dans d’autres pays, par exemple en Corée du Sud ou en Inde, qui conservent la majeure partie de leurs réserves monétaires en dollars américains.

La Chine n’a pas l’intention de suspendre les achats d’obligations du Trésor américain dans un avenir proche, en dépit du risque de défaut de paiement des Etats-Unis. Comme l’a récemment écrit le journal Renmin Ribao en se référant au centre gouvernemental de recherche, « Pékin n’a pas d’autre choix que de continuer à acheter de la dette américaine, car la Chine veut que le dollar soit stable. Et les obligations américaines demeurent l’un des produits d’investissement les plus liquides sur le marché, compte tenu des immenses réserves de change de la Chine ».

Le Japon, dont la dette publique a atteint 200% du PIB, est également conscient qu’il n’existe pas d’alternative aux obligations américaines. Or, le pays devra dépenser beaucoup d’argent pour éliminer les conséquences de l’ouragan et du tsunami qui ont frappé le Japon en mars, laissant dans leur sillage des dommages estimés entre 16.000 et 25.000 milliards de yens, soit 195-305 milliards de dollars.

Lire aussi :
Revue de presse Crise économique, politique et sociale 2011, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Économie crise, Monde en Question.
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Revue de presse Crise 01/08/2011


01/08/2011, Obama et le Congrès trouvent un accord in extremis sur la dette, France 24

Les responsables démocrates et républicains sont parvenus à un accord susceptible d’éviter le défaut de paiement des États-Unis. Ce plan, qui prévoit d’importantes coupes budgétaires, doit maintenant être adopté par les parlementaires.

01/08/2011, Amira HASS, Palestinian’s low salaries also linked to Israeli social struggle, Ha’aretz

« A financial crisis in the Palestinian Authority » – that is a convenient description of the situation where, on the eve of Ramadan, the Ramallah government is (again ) unable to pay the full salaries of its 150,000 public sector employees. This is a short, but very inaccurate description, however. The crisis, says economist Raja Khalidi, is in the status quo that Israel has enjoyed since the Oslo Accords: Israel is in control of the West Bank and the Gaza Strip – and Palestinian society and the donor countries finance the cost of this domination.

01/08/2011, Netanyahu has only himself to blame, Ha’aretz

Now the prime minister is paying the price for sitting on the fence. His popularity is at a nadir, and although there is no immediate political threat against him – his rivals in the Likud are silent and the opposition is not currently perceived as an alternative – he behaves as if his government is in imminent danger of falling, and responds accordingly out of pressure and panic.

There is nothing worse for a leader than losing control of the agenda. That is what has happened to Netanyahu over the past three weeks, and from a direction he did not expect. He may still be able to come to his senses, calm the protest and lead the country anew. But his time is running out and the camp demanding his resignation is growing stronger.

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Revue de presse Crise économique, politique et sociale 2011, Monde en Question.
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Debtocracy


Debtocracy dévoile les causes réelles de la crise de la dette grecque et propose des solutions, sur lesquelles le gouvernement et les médias dominants gardent le silence.

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• Interview du journaliste Aris Hatzistefanou, Tlaxcala.
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Crise du capitalisme


Je suis convaincu que la crise actuelle du capitalisme n’est pas simplement conjoncturelle et structurelle. Il s’agit de la phase terminale. Le génie du capitalisme à s’adapter à toute circonstance est sur sa fin. Je réalise que peu de gens soutiennent cette thèse. Deux raisons, cependant, me conduisent à cette interprétation.
Lire : Leonardo BOFF, Crise du capitalisme : la dernière ?, Tlaxcala.

Les médias, les consultants, les économistes, les banques d’investissement, les présidents des banques centrales, les ministres du Trésor et les gouvernants ne font que parler de « la crise grecque ». Face à tant de chambard il convient de paraphraser ce propos de campagne de Bill Clinton en disant que c’est d’une crise du capitalisme qu’il s’agit, pas de la Grèce. Que ce pays est un des maillons les plus faibles de la chaîne impérialiste et que c’est pour cela que c’est là que les contradictions qui le rongent irrémédiablement se font le plus évidentes.
Lire : Atilio A. BORON, Ce n’est pas la Grèce qui est en crise, c’est le capitalisme !, Tlaxcala.

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Augmenter les salaires serait « la dernière bêtise à faire »


Sur Europe 1, le patron de la banque centrale européenne a déclaré : « Nous ne pouvons rien contre l’augmentation immédiate des prix du pétrole ou des matières premières. Mais en revanche, nous devons éviter à tout prix ce que nous appelons les effets de second tour, c’est-à-dire que les autres prix se mettent à bouger ». Jean-Claude Trichet a précisé qu’il entendait par là « tous les autres prix, y compris bien entendu les salaires ».

L’objectif de Jean-Claude Trichet est de bloquer les salaires alors que les prix à la consommation augmentent. Cet objectif correspond exactement à celui de Patrick Artus, responsable de Natixis, exposé dans une note confidentielle.
En clair, ce sont donc les salariés qui devraient supporter les effets des hausses des prix des matières premières par une baisse de leur pouvoir d’achat.

01/03/2011
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

L’Arabie saoudite dernier rempart de l’Occident


L’Arabie saoudite est certainement une démocratie puisque le royaume est toujours soutenu par les puissances occidentales alors qu’elles lâchent les uns après les autres les dictateurs chassés par leur peuple. Elles craignent en effet que les salauds de pauvres ne déstabilisent la production pétrolière ce qui entraînerait une hausse de prix du baril et une menace pour la croissance.

Ainsi, la France appelle à une intervention militaire contre la Libye [1], qui sera menée par les États-Unis, pour rétablir l’ordre dans les champs de pétrole (en Afrique du Nord et au Moyen-Orient) et maintenir le roi Abdallah sur le trône de l’Arabie saoudite – pays démocratique, laïque et féministe comme chacun sait.

25/03/2011
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Revue de presse :
• Le roi Abdallah d’Arabie rentre en pleine tourmente arabe, Reuters-Yahoo! Actualités, 23/02/2011.

Après les révoltes qui ont eu raison en moins de deux mois des régimes autoritaires de Tunis et du Caire, et qui secouent maintenant la Libye, le Yémen et Bahreïn, menaçant également l’Algérie, le Maroc et la Jordanie, l’Arabie sent le vent du boulet.

Dès avant son retour au pays, le vieux souverain, presque nonagénaire, a fait annoncer l’octroi d’une série d’allocations en faveur des étudiants à l’étranger et des jeunes chômeurs, ainsi que des aides au logement, pour un montant global estimé à plus de 35 milliards de dollars.

L’Occident, les États-Unis au premier rang, partage avec la famille régnante sa préoccupation pour la sécurité et la stabilité de l’Arabie, premier producteur et exportateur mondial de pétrole, qui dispose d’un cinquième des réserves connues d’or noir.

• Explosion des prix du pétrole : Les États-Unis et l’Europe envisagent une intervention en Libye, WSWS, 24/02/2011.

La plus grande préoccupation des puissances impérialistes est de restabiliser l’État d’Afrique du Nord et de relancer les exportations de pétrole. Les diverses critiques des chefs occidentaux faites à l’endroit du gouvernement libyen et de son recours à la violence sont totalement hypocrites – Mouammar Kadhafi a profité de relations des plus chaleureuses avec les États-Unis et l’Europe durant la dernière décennie. Son régime a été financé et armé par ces puissances, en récompense de son appui aux objectifs géostratégiques de Washington dans la région et de sa collaboration avec les sociétés pétrolières étrangères établies en Libye.

Toute intervention menée par les États-Unis viserait d’abord à rétablir la production de pétrole en Libye et non à mettre un terme à la violence brutale déployée par les forces de Kadhafi.

Le soulèvement en Libye a aussi suscité des craintes sur les marchés financiers quant à l’instabilité d’autres pays producteurs de pétrole, comme l’Algérie et l’Arabie Saoudite, le plus grand exportateur de pétrole au monde. « Personne ne sait où cela va s’arrêter », a dit au New York Times Helima Croft, directrice chez Barclays Capital. « Il y a quelques semaines, c’était la Tunisie et l’Égypte. On croyait que le mouvement allait être limité à l’Afrique du Nord et aux pays pauvres en ressources du Moyen-Orient. Mais les manifestations à Bahreïn, le cœur du golfe, viennent alimenter les inquiétudes. »

• Le spectre d’un nouveau choc pétrolier plane sur la croissance mondiale, AFP-Google Actualités, 25/02/2011.

La flambée des cours de l’or noir provoquée par la crise libyenne fait peser une lourde menace sur une économie mondiale en voie de convalescence, alors qu’une contagion de la contestation à l’Arabie saoudite ou à l’Algérie pourrait provoquer un nouveau choc pétrolier.

• Le prix du pétrole inquiète l’économie, euro|topics, 25/02/2011.

Le prix du pétrole ne cesse d’augmenter en raison des troubles en Afrique du Nord. Le baril de Brent a atteint brièvement les 120 dollars, soit le niveau le plus haut depuis deux ans et demi. Les révolutions ont leur prix, estime la presse européenne, qui appelle à sortir du pétrole.

• Rentré précipitamment chez lui, Abdallah d’Arabie saoudite arrose ses sujets, Liberté, 26/02/2011.

Changement de génération, des appels à des journées de colère prolifèrent sur le royaume des Wahhabites. Ce sont des jeunes, étudiants ou chômeurs qui donnent le tempo de la révolte. Dans les monarchies pétrolières, c’est toute une génération éduquée et au fait des affaires du monde qui ne parvient plus à trouver sa place dans les fonctions publiques civiles et militaires qui absorbaient jusqu’à récemment les intelligentsias nationales en mal de promotion sociale. La jeunesse piaffe d’impatience pour bousculer les anciens équilibres des pouvoirs, comme en Égypte et en Tunisie, pour entrer dans le jeu politique.

Et puis, en voie de paupérisation depuis une dizaine d’années pour cause de tarissement des budgets pétroliers, c’est aussi toute une classe sociale en Arabie saoudite qui a vu s’effacer l’État providence de sa monarchie pétrolière. C’est d’ailleurs dans la péninsule arabique que le système de redistribution des recettes pétrolières s’essouffle et la génération montante frappe à la porte du pouvoir.


[1] Revue de presse :
• Faut-il intervenir militairement en Libye ?, Les blogs du Diplo, 24/02/2011.
• Intervenir pour la paix en Libye, euro|topics, 24/02/2011.