Monde en Question

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La prochaine guerre américaine


 

Les États-Unis, qui se croient investis dune mission divine, sont en guerre permanent depuis 1776.
Ils firent d’abord la guerre contre les peuples autochtones pour conquérir leurs terres puis contre le Mexique pour accroître encore leur rapine (Texas, Nouveau Mexique, Arizona, Californie) au nom bien sûr de la liberté, la démocratie et autres fadaises.
Depuis 1945, ils ont conquis l’Europe via le plan Marchall, le FMI et l’OTAN et ont fait la guerre à de nombreux pays d’Asie, d’Amérique du Sud, du Moyen-Orient et d’Afrique (plus récemment).

Aujourd’hui, les États-Unis sont prêts à entrainer le monde dans une guerre nucléaire pour maintenir leur économie en déclin. Au-delà du prétexte de la Corée du Nord, c’est la Chine qui est dans le collimateur.
Comme Barack Obama, Donald Trump fut élu parce qu’il avait promis de mettre fin aux guerres américaines pour se consacrer aux affaires intérieures. Il a encore beaucoup de chemin à parcourir pour égaler Obama dans le reniement de ses promesses électorales.

Les provocations verbales des États-Unis, majoritairement derrière leur chef, paraissent plus de la forfanterie qu’une menace réelle à moins d’un dérapage incontrôlé. Le résultat immédiat est plutôt contre-productif pour les États-Unis car la Russie et la Chine renforcent leur alliance stratégique, l’Allemagne soutient l’initiative russo-chinoise et la Corée du Sud se tourne vers la Chine pour assurer sa protection.

18/08/2017
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
01/08/2017, Patrick J. BUCHANAN, Combien de guerres les USA peuvent-ils mener simultanément ?, Entelekheia.

Avec plus de 800 bases militaires dans le monde, des dépenses militaires à hauteur de la moitié de leur budget fédéral, un état de guerre permanent soutenu par une propagande belliciste omniprésente, des membres du Congrès dits « neocons » qui réclament, jour après jour, toujours plus d’interventions militaires, de bombardements, de changements de régimes, de sanctions (récemment contre la Corée du Nord, le Vénézuela, l’Iran, la Russie et incidemment l’Allemagne et la France), de livraisons d’armes à des forces par procuration (ces derniers jours, à l’Ukraine de l’ouest) et de projets de guerres futures (l’Iran, la Corée du Nord), les USA, dont l’économie se centre sur les guerres depuis la Deuxième Guerre mondiale, cherchent à perpétuer coûte que coûte leur système, quittes à provoquer des puissances nucléaires et à mettre la planète entière en danger. De plus, comme tout système capitaliste, l’appareil guerrier des USA implique une croissance. Traduction : toujours plus de guerres. Jusqu’où, et jusqu’à quand ?

10/08/2017, John PILGER, Le dernier rivage 2017, Entelekheia.

J’ai lu Le dernier rivage pour la première fois l’autre jour, et je l’ai fini juste au moment où le Congrès votait une guerre économique contre la Russie, la deuxième puissance nucléaire mondiale. Il n’y avait aucune justification à ce vote délirant, sauf la promesse d’un pillage.
Les « sanctions » sont ciblées sur l’Europe, également, en particulier l’Allemagne, qui dépend du gaz naturel russe, et sur les compagnies européennes qui font du business légitime avec la Russie. Dans ce qui a tenu lieu de débat sur la colline du Capitole, les sénateurs les plus volubiles n’ont laissé aucun doute sur le but réel de l’embargo : forcer l’Europe à importer du gaz américain plus cher.
[…]
La menace est multiple. La Russie d’abord, puis la Chine. Les USA viennent de terminer un énorme exercice militaire avec l’Australie, « Talisman Sabre ». Ils ont répété un blocus du Détroit de Malacca et de la Mer de Chine méridionale, à travers laquelle passent les lignes de vie économiques chinoises.
L’amiral qui commande la flotte du Pacifique des USA a dit que, « S’il en reçoit l’ordre », il est prêt à lancer des missiles nucléaires contre la Chine. Qu’il dise publiquement une chose pareille, dans l’atmosphère délétère actuelle, commence à faire entrer la fiction de Nevil Shute dans le domaine du possible.

11/08/2017, Pepe ESCOBAR, Corée du Nord : le feu, la fureur et la peur, Entelekheia.

Les spéculations sur les têtes nucléaires miniaturisées « possibles » de Pyongyang déclenchent des signaux d’alarme.
Attention aux chiens de guerre. Les mêmes « officiels » des renseignements qui vous avaient vendu les bébés arrachés aux incubateurs par des « mauvais » irakiens, ainsi que les armes de destruction de masse inexistantes, colportent aujourd’hui une théorie selon laquelle la Corée du Nord a produit une tête nucléaire miniaturisée adaptée à ses missiles intercontinentaux récemment testés.
[…]
Les médias grand public occidentaux, chaînes de télé du câble et presse, ne se sont pas retenus de transformer ces spéculations pures en frénésie de gros titres affirmant que « La Corée du Nord a miniaturisé des armes nucléaires ». Avec, à la clé, une anesthésie du public due à la peur.

11/08/2017, Les propos virulents de Donald Trump contre la Corée du Nord ne font que compliquer la situation, RT (média russe).

En promettant « le feu et la colère » à Pyongyang, le président américain a commis, selon le géopolitologue Olivier Guillard, « une énorme maladresse malvenue » dans ce climat de tensions, qui décrédibilise sa gestion de l’épineux dossier coréen.

11/08/2017, USA vs Corée du Nord : « Quand on est dépassé par les événements, on menace de faire tout sauter », RT (média russe).

Les fanfaronnades des dirigeants étasuniens expriment surtout l’incapacité du régime américain à faire de la diplomatie et la frustration qui en résulte, estime l’écrivain politique Diana Johnstone.

12/08/2017, L’impérialisme américain et la menace d’une guerre nucléaire contre la Corée du Nord, WSWS.

La doctrine de la « guerre préventive » invoquée par Trump et ses conseillers pour justifier une attaque, et même une frappe nucléaire, contre la Corée du Nord a d’abord été énoncée par le président George W. Bush comme prétexte à l’invasion et à l’occupation de l’Irak. Le président Barack Obama a développé la doctrine de Bush pour déclarer que toute menace sur les « valeurs et intérêts » américains, serait une cause suffisante pour que les États-Unis attaquent militairement un autre pays. Cette nouvelle doctrine est une violation flagrante du droit international. Mener une guerre d’agression a été le crime principal pour lequel les dirigeants nazis ont été accusés et condamnés lors des procès de Nuremberg après la Seconde Guerre mondiale.
S’inspirant de la position du gouvernement de Trump, il y a maintenant un bombardement médiatique dans les pays occidentaux pour diaboliser le leader nord-coréen Kim Jong-un, le présenter comme un fou et gonfler grossièrement la menace que constituent les « armes de destruction massive » de son régime. Cela suit un mode opératoire bien rodé qui a été utilisé pour mettre l’opinion publique au pas derrière les guerres dirigées par les États-Unis contre la Serbie, l’Irak, la Libye et la Syrie.

13/08/2017, Pepe ESCOBAR, La Corée du Nord montre-t-elle que l’empereur est nu ?, Entelekheia.

En ce qui concerne la guerre de mots elle-même, une source des renseignements américains habituée à cogiter hors de la pensée unique de Washington désigne une variable fondamentale, la Corée du Sud ; « La Corée du Sud ne maintiendra pas son alliance avec les USA, si elle pense que les USA attaqueraient la Corée du Nord pour se protéger aux dépens de la mort de trente millions de Coréens du Sud. La Corée du Sud est en palabres secrètes avec la Chine pour un accord de sécurité majeur, à cause de la position officielle des USA selon laquelle ils bombarderont la Corée du Nord pour leur propre défense, sans considération pour la destruction de la Corée du Sud, que les USA considérait comme des plus malheureuses. »
N’espérez pas trouver ces discussions secrètes Pékin-Séoul dans les médias grand public occidentaux. Et elles ne sont qu’une partie de l’équation. La source ajoute, « Il y a des discussions secrètes entre l’Allemagne et la Russie sur les sanctions américaines contre les deux pays, et un réalignement de l’Allemagne sur une ostpolitik bismarckienne qui pourrait déboucher sur une nouveau Traité de réassurance avec la Russie. »
Si ces négociations sont fructueuses, les conséquences en seront cataclysmiques : « Les systèmes de sécurité européens et asiatiques des USA peuvent être au bord de l’effondrement à cause des remous, à Washington, qui sont en train de miner toutes les alliances des USA. Alors que le Congrès tente de saboter le mandat de Trump, les États-Unis mettent en péril leurs principales relations stratégiques. »
[…]
L’effet cumulatif démontre au monde que l’obsession du changement de régime de Washington (Iran, Venezuela, etc) et des sanctions illégales (Russie, Iran, Corée du Nord, etc) n’a plus de limites, alors que le duo Russie-Chine continue subtilement à miner la chaîne logistique de Washington – la dette en dollars – et les menaces d’interventions militaires (bombarde la Corée du Nord si tu l’oses). Rien d’étonnant si le partenariat Russie-Chine, en ce qui concerne la Corée du Nord, favorise la démocratie, alors que l’État profond des USA a une envie folle de guerre.

16/08/2017, Berlin soutient l’initiative russo-chinoise pour la désescalade sur la péninsule coréenne, Sputnik (média russe).

Dans un entretien téléphonique avec son homologue chinois Wang Yi, le chef de la diplomatie allemande a indiqué que Berlin voyait d’un bon œil l’appel lancé par Moscou et Pékin à cesser simultanément les tirs nord-coréens et les exercices militaires conjoints menés par Washington et Séoul.

16/08/2017, Négociations secrètes entre les USA et la Corée du Nord, Sputnik (média russe).

Mais les Américains reconnaissent que l’impasse dans les négociations n’est pas due uniquement à Pyongyang. Même si l’administration Trump débouchait sur un accord temporaire avec la Corée du Nord, il serait tout de même difficile de s’assurer le soutien des congressistes.

17/08/2017, L’échec de la politique étrangère US correspond paradoxalement aux promesses de Trump, Sputnik (média russe).

En un peu plus de six mois de présidence, Donald Trump a significativement détérioré les relations des USA avec le monde, notamment certains alliés fiables et de longue date.
Premièrement, une nouvelle ligne de conflit s’est dessinée entre les USA et la Chine.
Deuxièmement, le président iranien Hassan Rohani a annoncé que Téhéran pourrait quitter l’accord sur son programme nucléaire en quelques heures si Washington continuait de renforcer les sanctions.
Troisièmement, le vice-président américain Mike Pence a dit que « l’État déchu » du Venezuela menaçait la sécurité et la prospérité de tout l’hémisphère, ainsi que celle du peuple des USA. Sa déclaration a suivi les récents propos de Trump, qui disait n’écarter aucune mesure envers ce pays, y compris une opération militaire.
Quatrièmement – même si ce thème devrait être en première place – la crise sur la péninsule coréenne continue de s’aggraver. La tension entre la Corée du Nord et les USA (et leurs alliés) est à son comble.
Sur cette toile de fond, on pourrait se passer de mentionner les « broutilles » de la situation internationale des USA comme la confrontation avec la Russie et la détérioration significative des relations avec l’Europe (notamment à cause de la sortie des USA de l’accord de Paris sur le climat).

America Has Been At War 93% of the Time – 222 Out of 239 Years – Since 1776, Infowars.
William BLUM, Les guerres scélérates, Les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945, Editions Parangon, 2004].
Pourquoi les États-Unis ont-ils soutenu les mouvements contre-révolutionnaires en Colombie, au Guatemala, au Salvador dans de nombreux autres pays ? Pourquoi avoir joué les dictateurs contre des hommes politiques démocratiquement élus, Pinochet contre Allende, le chah d’Iran contre Mossadegh, Mobutu contre Lumunba… Pourquoi avoir envahi la petite île de la Grenade et Panam ? Pourquoi avoir soutenu des guerres contre des gouvernements progressistes au Nicaragua, en Angola, en Indonésie ou au Timor oriental ?… Pourquoi avoir provoqué la mort de millions de personnes ? Pourquoi avoir empêché le développement de nombreux pays ? Toujours au nom de la démocratie et de la liberté !
Dossier documentaire USA, Monde en Question.

Les briques des BRICS


 

L’alliance des BRICS ne se contente pas de tenir, en dépit des oiseaux de mauvais augure, elle se renforce. En plus de la coopération économique, les cinq pays émergents collaborent en effet de plus en plus sur le plan politique. De plus, un élargissement de l’alliance se dessine, au profit des partisans de la multipolarité.

Malgré toutes les « réserves » émises par nombre d’experts, principalement occidentaux, sur la capacité de l’alliance des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) à subsister sur le long terme, ladite union continue à se renforcer et même peut-être bientôt à s’élargir. En effet, il suffit de lire ou de relire différentes analyses écrites au cours des dernières années pour se rendre compte à quel point leurs auteurs s’étaient trompés. Beaucoup d’entre eux considéraient l’alliance des BRICS comme une union de quelques années, qui allait se dissoudre d’elle-même tant « les pays membres sont différents sur le plan culturel et des réalités politiques ». Pourtant et justement, les pays membres ont fait de cette différence l’un de leurs principaux atouts, en donnant au passage une valorisation supplémentaire à l’idée même de la multipolarité.

Aujourd’hui et vu que les BRICS n’ont toujours pas pu être brisés par leurs adversaires, l’alliance est désormais accusée par certains économistes occidentaux d’être devenue une organisation non seulement économique de puissances émergentes, mais aussi une structure politique qui conteste activement la domination de l’Occident. Question: pourquoi ces prétendus experts ont-ils pensé que les pays des BRICS se limiteraient au volet économique de leur relation, au moment où le monde multipolaire a plus que jamais besoin d’en finir avec les vestiges de l’unipolarité?
Il suffit d’ailleurs de relire nos analyses passées en ce sens pour se rendre compte que les BRICS étaient justement destinés à devenir plus qu’une union économique, à l’instar d’autres structures comme l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Le lancement de la banque des BRICS, la Nouvelle banque de développement (NDB BRICS), avec son siège principal à Shanghai et son siège régional à Johannesburg, a confirmé l’ambition, déjà annoncée de devenir une véritable alternative au G7, au FMI et à la Banque mondiale. Son objectif, entre autres, sera de financer des projets dans les pays en voie de développement. Une réalité qui est loin de plaire à nombre de partisans de l’unipolarité, mais qu’il sera aujourd’hui difficile de stopper.

L’autre fait qui déplaît beaucoup aux élites occidentales (et qui confirment nos prévisions), c’est que justement au-delà de la collaboration économique, on observe la solidarité politique et géopolitique de l’alliance. En effet, et sur plusieurs dossiers, les cinq pays de l’alliance ont montré leur solidarité et leur approche commune. Ce fut le cas lors du soutien affiché à la Russie par les quatre autres pays BRICS sur le dossier syrien. Un soutien qui s’est également traduit dans l’opposition aux sanctions occidentales contre la Russie. De son côté, la Chine, a également pu bénéficier du soutien déclaré de ses partenaires, en premier lieu de la Russie, sur des dossiers comme la situation en mer de Chine méridionale, zone dans laquelle elle fait face aux tensions avec les E.U.

Parlons maintenant de l’élargissement. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, dont le pays présidera l’alliance des BRICS à partir du mois de septembre, a déclaré « plaider pour que d’autres pays rejoignent cette union, et que celle-ci satisfasse les besoins de tous les pays-membres ». À ce titre, on parle déjà de l’acronyme BRICS+, avec la possibilité de participation d’une dizaine d’autres pays aux travaux des cinq pays fondateurs. L’Iran, la Turquie, le Mexique, l’Indonésie, le Vietnam, les Philippines, le Pakistan, le Nigeria, le Bangladesh ou encore la Corée sont mentionnés. Si la possibilité de rejoindre l’union pour certains de ces pays prendrait encore du temps, dans le cas de l’Iran, de la Turquie ou de l’Indonésie, les perspectives sont tout à fait réelles.

Les BRICS, dans l’état actuel de l’alliance, représentent déjà à eux seuls près de la moitié de la population mondiale, 26 % de la surface terrestre et environ 35 % du PIB mondial, un pourcentage qui ne cesse en passant de monter. L’alliance pèse déjà de son poids au sein du G20, de l’aveu même des observateurs occidentaux. Qu’ils s’y habituent, car les BRICS représentent en effet l’une des principales voix du monde multipolaire. Une chose est également certaine: plus les BRICS, tout comme l’OCS, continueront de s’affirmer, plus certains comprendront une bonne fois pour toutes ce que représente véritablement la notion de communauté internationale.

15/03/2017
Mikhail GAMANDIY-EGOROV
Sputnik

Lire aussi : BRICS, Monde en Question (revue de presse) – Site.

Avancée technologique : la communication quantique


 

La Chine lancera en 2016 un satellite pour mener des expériences quantiques

La Chine prévoit de lancer en 2016 un satellite conçu pour mener des expériences en termes de technologie et d’information quantiques, a annoncé jeudi à Beijing le professeur Pan Jianwei, un éminent spécialiste de la physique quantique.

Pan Jianwei espère ainsi « établir un réseau de communication quantique entre Beijing et Vienne ».

« Un tel projet est impossible sans collaboration internationale », a indiqué M. Pan lors d’une conférence de presse en marge de la session annuelle de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC), organe consultatif suprême du pays.

Le domaine de la communication quantique, science de la transmission d’états quantiques entre des sites distants, attire l’attention du monde entier depuis quelques années, grâce à la découverte de la cryptographie quantique. Cette dernière est souvent décrite comme un moyen de créer des messages indéchiffrables.

Membre de l’Académie des sciences de Chine, le professeur Pan travaille à l’Université des sciences et technologies de Chine et a dirigé en 2005 une équipe de recherche exploratoire lors d’un test de communication quantique mené sur une trentaine de kilomètres de la Grande Muraille.

Source : Chine Informations

Nicolas CERF (Coordinateur), Introduction à l’information quantique et au calcul quantique – Conférence donnée à l’Académie royale de BelgiqueTélécharger mp3, 10/05/2010, 2 heures.
Ce cours-conférence a pour ambition d’introduire à un large public cette discipline récente, à la frontière de la physique, de l’informatique et des mathématiques. Les résultats principaux et les concepts fondamentaux seront abordés du triple point de vue de la physique théorique (leçon de Nicolas Cerf), de la physique expérimentale (leçon de Philippe Grangier) et de l’informatique (leçon de Frédéric Magniez).

Michel LE BELLAC, Introduction à l’information quantique – Cours donné à l’Ecole Supérieure de Sciences Informatiques (ESSI), CEL cours en ligne, octobre 2003, 51 pages.
Ce cours a pour objectif d’exposer à un public de non physiciens les notions de physique quantique nécessaires pour comprendre l’information quantique et d’illustrer le calcul quantique en prenant comme exemple de l’algorithme de factorisation de Shor.

Lire aussi :
Revue de presse Chine 2013, Monde en Question.
Veille informationnelle 中國 Chine, Monde en Question.
Dossier documentaire Sciences chinoises, Monde en Question.

Revue de presse Culture 16/08/2011


16-19/08/2011, Hemingway, à la vie à la mort, Traversées

Portrait du prix Nobel de littérature de 1954 au rythme des ses oeuvres majeures.

15-19/08/2011, Brassens le musicien, Musique en mémoire

Dans l’été de Musique en mémoire, du 15 au 19 août 2011, hommage 30 ans après – coquin de sort – à Georges Brassens, à travers un grand reportage à l’exposition qui lui est consacrée à la Cité de la Musique à Paris, et au fil de rencontres avec la commissaire Clémentine Deroudille, avec le guitariste de Brassens Joël Favreau, avec deux brassensologues qui se sont penchés particulièrement sur les musiques du « bon maître » [Rémi Jacobs et Gaël Liardon] et avec Georges lui-même dans nos archives.

16/08/2011, Jean-Claude KAUFMANN, Le sac – Un petit monde d’amour, France Info

Les sacs des femmes ne sont pas seulement des accessoires de mode. C’est ce que montre le sociologue Jean-Claude Kaufmann dans son nouveau livre. L’exploration d’un univers où se cachent sentiments et émotions.

16/08/2011, Manufrance en… chansons !, AIMOS

« La verve populaire est d’une richesse inépuisable. De tous temps dans l’histoire, la chanson a été une arme de lutte ».

16/08/2011, Henri Bergson : « Je n’ai pas de système », Bibliobs

Le 19 août 1911, l’auteur du « Rire » recevait à son domicile d’Auteuil un critique parisien. Une rencontre exceptionnelle pour un penseur qui fuyait la presse et le tapage fait autour de son nom.

16/08/2011, Judith GAUTIER, En Chine, Chine ancienne

16/08/2011, J.M. de PRÉMARE, Recherches sur les temps antérieurs, Chine ancienne

16/08/2011, Jean-Baptiste BIOT, Précis de l’histoire de l’astronomie chinoise, Chine ancienne

15/08/2011, Un écrivain français tente de briser le « mythe Dalaï-Lama », Renmin Ribao

« La retraite politique du Dalaï-Lama, c’est du bidon. Alors qu’il a annoncé depuis le mois de mars qu’il se retirerait de la vie politique, en août, il fonce aux Etats-Unis et il rencontre le président Obama. Et dans sa dernière interview avec Le Monde, il a donné son avis sur ce que doit être la démocratie en Chine. Est-ce que ce sont des gestes d’une personnalité religieuse ou d’un homme politique? Est-ce que ce sont des propos qui viennent d’un homme qui ne s’intéresse plus à la politique? »

C’est l’écrivain français Maxime Vivas, l’auteur de Dalaï-Lama – Pas si zen, qui a posé ces questions lors d’une interview accordée vendredi à l’agence Xinhua.

14/08/2011, Post-scriptum à « Marx théoricien de l’anarchisme » (Rubel, 1983), La Bataille socialiste

Lire aussi : Revue de presse Culture 2011, Monde en Question.

Le catastrophisme se vend bien


La prévision de catastrophes se vend et se vend bien (200€ l’abonnement). Le dernier numéro du GEAB nous promet une « année impitoyable ». Cette « lettre confidentielle » du LEAP ne s’adresse naturellement pas aux victimes de la crise systémique globale c’est-à-dire la masse des salariés et des retraités, mais vend des « recommandations pour faire face aux chocs à venir » à ceux qui ont beaucoup à perdre mais aussi à gagner de la crise.

Franck Biancheri, Directeur des Études pour le groupe LEAP/E2020, écrivait le 15 février 2006 :

Le Laboratoire européen d’Anticipation Politique Europe 2020 – LEAP/E2020 – estime désormais à plus de 80% la probabilité que la semaine du 20 au 26 Mars 2006 voit se déclencher la principale crise politique mondiale depuis la Chute du Rideau de Fer en 1989, accompagnée d’une crise économique et financière d’une ampleur comparable à celle de 1929.

Parmi ses nombreuses prédictions démenties par les faits :

Les évaluations les plus conservatrices placent l’Euro à 1,30 Dollar à la fin 2006. Mais si la crise est de l’ampleur qu’anticipe LEAP/E2020, les estimations donnant l’Euro à 1,70 Dollars en 2007 ne paraissent plus irréalistes.

Le LEAP, militant pour une Europe supranationale qui se substituerait à l’Empire américain en déclin, sous-estime totalement la Chine qui est devenue le partenaire économique incontournable non seulement avec l’Afrique et avec l’Amérique latine mais aussi avec l’Europe (rachat de la dette de l’Irlande, du Portugal, de la Grèce, etc.).

La revue de presse – sélection hedomadaire des articles parus dans la presse internationale en ligne (en moyenne: 80% en anglais, 20% en français) au sujet du déploiement de la crise globale – est néanmoins un outil intéressant.

31/01/2011
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
• La guerre psychologique du LEAP/E2020, Mecanopolis, 27/02/2009.
• LEAP/Europe 2020, NewropeansLEAP/Europe 2020GEAB.
Dossier documentaire & Bibliographie Économie crise, Monde en Question.

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Monde en Question publie Chine en Question, un site dédié exclusivement au Monde chinois.

En conséquence, les nouveaux articles consacrés à la Chine seront exclusivement publiés sur Chine en Question, mais les archives restent actives sur Monde en Question.

Les adeptes de la synchronicité, promue par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, seront peut-être intéressés de savoir que j’ai choisi au feeling la charte graphique de ce nouveau site (thème dans le jargon de WordPress) et que j’ai découvert a posteriori que l’auteur était chinoisbizarre, comme c’est bizarre ! dirait Louis Jouvet.

Toutes les suggestions pour enrichir ce projet sont bienvenues.

04/11/2010
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Connexions n°55


La Chambre de Commerce et d’Industrie publie ce mois-ci un dossier sur La Chine face aux défis de l’or bleu :

Indispensable à la vie en général mais aussi à la production et au développement économique, l’eau s’annonce comme l’un des prochains enjeux majeurs à l’échelle de la planète. Si, en ce début de 21e siècle, on peut espérer trouver des alternatives au pétrole comme source d’énergie principale, rien ne saurait venir remplacer un accès à des ressources hydrauliques suffisantes et de qualité.
A l’échelle mondiale, la croissance démographique, l’urbanisation, l’industrialisation et une production agricole intensive pèsent lourdement à la fois sur la quantité d’eau disponible et la qualité des ressources. Pour les populations, le concept d’ «or bleu» devient de plus en plus tangible et, selon les mots du représentant du Yémen à l’ONU, l’eau est appelée à devenir «le pétrole du siècle de la soif que sera le 21e siècle».
Avec plus de 20% de la population mais seulement 7% des ressources en eau du globe, la Chine n’a pas été réellement gâtée par la nature et de plus ces ressources sont réparties de manière très inégale. Assurer l’approvisionnement et la gestion de l’eau est donc un enjeu essentiel pour l’Empire du Milieu. D’autant que sans le précieux liquide, il sera impossible d’atteindre la productivité agricole nécessaire pour nourrir la population ou d’alimenter les zones industrielles qui tirent la croissance économique du pays. Sans parler des conséquences sanitaires et écologiques d’une pollution de l’eau jusqu’à présent mal contrôlée… Un défi de taille donc qui, outre son cortège de problèmes, draine également un formidable éventail d’opportunités pour les entreprises françaises du secteur dont les compétences sont reconnues internationalement.
A travers ce dossier, nous avons cherché à explorer de manière large cette problématique tout en sachant qu’un sujet aussi vaste ne pourrait être traité de manière totalement exhaustive.
Connexions n°55

Lire aussi :
• L’actualité des revues
Ent’revues – la Revue des revues
A plus d’un titre – Chaque vendredi
Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.
Dossier Guide des ressources documentaires, Monde en Question.

Hommage à Matteo RICCI


Comme la gauche occidentale s’est enfermée dans une sinophobie politiquement correcte à la Defoe, qui affirmait que les Chinois ne sont, je l’ai vu, je le sais qu’un misérable troupeau d’esclaves ignorants et sordides, assujettis à un gouvernement bien digne de commander à un tel peuple [1], l’Église catholique phagocyte les célébrations du 400e anniversaire de la mort de Matteo Ricci [2].

Au Mexique, Dominicains, Franciscains et Jésuites rivalisèrent pour évangéliser les survivants des massacres coloniaux. Les Jésuites, arrivés plus tardivement (en 1572), développèrent leur manière de faire : maîtrise et promotion des langues indigènes, étude et préservation des coutumes locales, mise en place d’une organisation sociale et progrès économique des communautés autochtones. Il s’agissait de réduire les effets de la colonisation sans toucher aux intérêts économiques des colons, qui les chasseront quand même vers 1767.

En Chine, les Jésuites adoptèrent une stratégie plus élitiste car aucun conquistador n’avait soumis au préalable le Pays du Milieu. L’ambition des missionnaires fut donc de séduire les lettrés chinois afin qu’ils deviennent à leur tour des propagandistes du christianisme. Cette stratégie, œuvre essentiellement de Matteo Ricci, fut un échec. La conversion de quelques lettrés au christianisme, comme Xu Guangqi, eut des effets plus que limités.

Pour convaincre les lettrés chinois, Matteo Ricci, lettré de la Renaissance italienne et formé dans la meilleure école de sciences et de mathématiques d’Europe, assimila la culture chinoise. Il a appris la langue chinoise (orale et écrite) et s’est conformé aux mœurs chinoises (en matière vestimentaire par exemple).
Précurseur de l’échange des savoirs entre la Chine et l’Europe, il a traduit en chinois les Principes de Géométrie d’Euclide, écrit un livre sur l’amitié et un manuel sur la théorie de la mémoire, réalisé une carte du globe et inventé la transcription des caractères chinois en lettres latines pour composer le premier dictionnaire chinois en langue occidentale.

Les efforts de Matteo Ricci pour étudier la Chine iuxta propria principia [suivant son propre principe], bien qu’il voulut modifier ses croyances religieuses, sont à souligner d’autant plus qu’ils sont rares.

L’échec de Matteo Ricci est surtout d’ordre philosophique. Il n’a pas compris que la pensée chinoise est totalement étrangère à l’idée de création (le mot n’existe pas) car les chinois pensent en terme de processus [3]. De même, nous utilisons le mot « chose » comme une notion individualisante alors que le chinois dit « est-ouest » (dongxi) c’est-à-dire exprime la tension entre deux pôles.

14/10/2010
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Dossier documentaire & Bibliographie Matteo RICCI, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Chine, Monde en Question.


[1] DEFOE Daniel, Vie et aventures de Robinson Crusoé, La Pléiade Gallimard, 1959 p.530.
[2] Texte de la conférence du cardinal Rylko sur le P. Matteo Ricci, ZENIT – Le monde vu de Rome.
[3] JULLIEN François, Procès ou Création – Une introduction à la pensée des lettrés chinois, Seuil, 1989 [Dossier documentaire & Bibliographie François JULLIEN, Monde en Question].

 

Chine-Europe, une grande divergence


La supériorité de l’économie européenne sur celle de la Chine a longtemps fait figure d’évidence, en particulier chez les historiens occidentaux. Au moment où l’actualité proclame ce qu’il y avait de transitoire dans cette suprématie, le livre de Kenneth Pomeranz pose la question de son caractère inéluctable. Récusant l’idée qu’une telle hiérarchie soit à chercher dans les civilisations elles-mêmes, il s’interroge sur la manière dont chacune a su résoudre les problèmes économiques, écologiques et géopolitiques posés par les processus de développement et par l’essor de l’industrie. C’est toute l’histoire de la mondialisation de l’économie depuis 1750 qui fait ici l’objet d’un nouvel examen, remettant en cause bien des idées reçues, tant sur l’Europe que sur la Chine, l’Inde ou les deux Amériques. On comprend ainsi que c’est l’inégale allocation géographique des ressources en charbon et la conquête du Nouveau Monde qui ont donné l’impulsion finale à l’économie européenne.

POMERANZ Kenneth, Une grande divergence – La Chine, l’Europe et la construction de l’économie mondiale, Albin Michel/Maison des sciences de l’homme , 2010 [CNL].

Lire aussi :
MADDISON Angus, économie chinoise – Une perspective historique, OCDE, 1998 et 2007 [BooksGooglePerspectives chinoisesTélécharger].

L’étude réévalue la portée et le sens du renouveau de la Chine depuis une cinquantaine d’années, en se servant de techniques quantitatives couramment utilisées dans les pays de l’OCDE. À partir d’une approche comparative, l’auteur explique pour quelles raisons le rôle de la Chine dans l’économie mondiale a fluctué aussi fortement au cours du dernier millénaire. Il conclut que la Chine devrait retrouver en 2015 la place de première économie mondiale qui lui revient naturellement et qu’elle a occupé jusqu’en 1890.

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Grâce à tous ces petits ouvriers, Là-bas si j’y suis

Aujourd’hui, nous vous emmenons à la rencontre de patrons français qui se sont installés en Chine : bonheur et prospérité à la clé.
« Françaises, Français, encore un effort pour être chinois ! ». Voilà peut-être ce que veulent nous dire ces patrons français…

La Chine vue du bord, Sur les docks – Hong-Kong : 1/4, 2/4, 3/4 – Belleville : 4/4

Le dernier épisode, titré « Belleville : chronique d’une colère jaune ! », a des relents de « péril jaune ».
Lire : LEFORT Serge, Du « péril jaune » à « l’invasion des produits chinois », Monde en Question.

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