Monde en Question

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Archives de Catégorie: Propagande médiatique

Arte censure Donald Trump sur le 11/9



Les dessous des dessous des cartes
MAJ le 03/11/2019

 

Selon l’accroche publicitaire d’Arte : Le dessous des cartes décrypte les enjeux de notre monde contemporain au moyen de cartes géographiques.
Cette émission hebdomadaire fut créée en 1990 et diffusée sans interruption sur La Sept puis sur la chaîne de télévision franco-allemande Arte depuis 1992. Elle a été présentée par Jean-Christophe Victor jusqu’à sa mort en 2016. Il en préparait le contenu avec l’aide du Laboratoire d’études prospectives et d’analyses cartographiques (LÉPAC) dont il était co-fondateur avec Virginie Raisson. Le 2 septembre 2017, l’émission a été reconduite avec Emilie Aubry comme présentatrice. [1].

Le 19/10/2019 Arte a diffusé Donald Trump : perturbateur mondial :

La politique étrangère de Donald Trump se veut en rupture avec le consensus bipartisan en vigueur depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, fondé sur le leadership politique et moral de l’Amérique, la défense de l’ordre international libéral et la promotion du libre-échange. Place à l’unilatéralisme de l' »Amérique d’abord ». Avec quelles limites ? Et quelles conséquences pour l’ordre mondial ?

 

Il s’agit encore d’un document de propagande qui prétend que les États-Unis sont présents au Moyen-Orient pour lutter contre le terrorisme [06’12] alors que, dix jours plus tôt, Donald Trump a clairement dit :


Les États-Unis ont dépensé HUIT MILLE MILLIARDS DE DOLLARS dans les guerres et les opérations de sécurité au Moyen-Orient. Des milliers de nos grands soldats sont morts ou ont été grièvement blessés. Des millions de personnes sont mortes dans l’autre camp. INTERVENIR AU MOYEN-ORIENT A ÉTÉ LA PIRE DÉCISION JAMAIS PRISE DANS L’HISTOIRE DE NOTRE PAYS ! Nous sommes allés en guerre sur la base d’une fausse hypothèse, maintenant démentie, DES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE. Il n’y en avait AUCUNE ! Maintenant, nous ramenons lentement et prudemment nos grands soldats à la maison. Nous nous concentrons sur la GRANDE IMAGE ! LES ÉTATS-UNIS SONT PLUS GRANDS QUE JAMAIS !
Source : Donald J. Trump et Donald J. Trump, 09/10/2019.

Ainsi LÉPAC, sous la couverture d’Arte, censure Donald Trump pour continuer à diffuser la propagande sur le 11 septembre 2001 [2] !

Le magazine dit aussi sans sourciller que les États-Unis s’appuient sur des régimes amis : l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et Israël [08’03] et sans naturellement rappeler l’implication de l’Arabie Saoudite dans les attentats du 11 septembre ni la politique d’apartheid mené par les gouvernements israéliens contre les Palestiniens depuis 1948.

Enfin, les auteurs sont fiers de répéter que les États-Unis restent la plus grande puissance militaire avec 1 300 000 soldats sur toute la planète et un budget de 700 milliards de dollars soit 36% des dépenses militaires mondiales [10’16] sans en faire l’analyse géoéconomique (augmentation du déficit budgétaire) et géopolitique (contrôle militaire de la planète). Dans un précèdent magazine, ils trouvaient anormale la présence de touristes chinois en mer de Chine dans une zone qui n’appartient pas à la Chine, mais tout-à-fait normal la présence de l’armée américaine en mer de Chine [3].

23/10/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question


Notes et références

[1] LÉPAC semble une structure opaque créée par Jean-Christophe Victor et Virginie Raisson. Franck Tétart, Emilie Aubry et certainement d’autres collaborateurs de l’émission en font partie :
Jean-Christophe Victor est le fils de l’explorateur Paul-Émile Victor et de la productrice de télévision Éliane Decrais.
Paul-Émile Victor a dirigé de 1947 à 1976 les expéditions polaires françaises afin de consolider ses colonies. Lire : Yves LACOSTE, La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre, La Découverte, 1976.
En 1958, Éliane Decrais a raconté au magazine Elle l’opération à cœur ouvert de son fils qui avait dix ans. Europe 1 a alors lancé une campagne de solidarité qui a recueilli cent quarante millions de francs. Dans la foulée, Pierre Lazareff, patron de France-Soir, lui confie le poste de secrétaire générale de Cinq colonnes à la une.
Voilà qui aida beaucoup Jean-Christophe Victor à faire carrière à la télévision.
Virginie Raisson-Victor est présidente de LÉPAC, organisme qui figure au générique de l’émission à titre de collaboration scientifique. Fiche : Les Utopiales.
Franck Tétart fait partie de LÉPAC, mais contrairement à sa présentation sur Diploweb, il figure au générique de l’émission à titre de responsable scientifique. Fiche : Diploweb.
Émilie Aubry fait aussi partie de LÉPAC, mais sa fiche est curieusement hébergé sur le site Programme Solidarité Eau. Elle fait des ménages non seulement pour Arte (son beau-père fut directeur délégué aux programmes d’Arte de 1992 à 2006) mais aussi pour France Culture. Lire : Ménages, Acrimed.
Elle garde bien évidemment les équipes de LÉPAC : Puremedias.


Le style journalistique d’Émilie Aubry

[2] Lire :
Jean-Marie Colombani, Nous sommes tous Américains, Le Monde, 13/09/2001.
Articles sur L’im-Monde, Monde en Question.

3] Lire :
Mer de Chine : bataille navale ?, Arte, 30/09/2019 [00’23].
Le réseau mondial des bases militaires US, Mondialisation.
Les bases de l’armée US dans le monde vues du ciel, Ouest France.

Lire aussi :
Dossier 11 septembre 2001, Monde en Question.
Dossier Propagande, Monde en Question.

Notre-Dame de Paris vs Les misérables



 

Les médias dominants se sont enflammés pour le spectacle de l’incendie de Notre-Dame de Paris qui occulte opportunément l’incendie social des gilets jaunes. Dans la France, plus catholique que laïque, on mobilise en quelques heures des centaines et des centaines de millions d’euros pour restaurer Notre-Dame de Paris, mais on ne trouve pas un centime pour les travailleurs en difficulté et encore moins pour les chômeurs – salauds de pauvres !

Les grands patrons, si pingres avec leurs travailleurs, annoncent des dons de 100 millions d’euros (la famille Pinault et le groupe pétrolier Total soit 200 millions d’euros) et de 200 millions d’euros (la famille Arnault, la famille Bettencourt-Meyers, le groupe l’Oréal et le groupe LVMH soit 800 millions d’euros) [RCI]. Le CIO, rivalisant avec les grandes fortunes françaises, promet un don 500 millions d’euros [AFP] !

Que d’émotions soudaine pour un bâtiment qui nécessitait d’importants travaux de restauration, au moins comparables à ceux du XIXe siècle, mais commencés sans beaucoup de ressources. L’engouement pour le roman de Victor Hugo avait suscité une campagne de donations qui financèrent les travaux menés par Eugène Viollet-le-Duc entre 1844 (il n’avait alors que 30 ans) et 1864. Il semble que cet incendie ait suscité des dons à la hauteur d’un chantier de longue haleine – au moins quinze ans selon les architectes les plus optimistes.

Il faut rappelé que la construction de Notre-Dame de Paris, qui dura presque deux cents ans (1163-1345), subit beaucoup de transformation au fil des siècles : camouflage des parties romanes (1250-1268), camouflage les piliers gothiques à la Renaissance, réaménagement complet du chœur au XVIIe siècle, destructions pendant la Révolution et restauration – en partie contestée – au XIXe siècle. Au total, la Notre-Dame de Paris du XXIe siècle ressemble de très loin à celle du XIIe siècle.

Il faut aussi rappelé que Notre-Dame de Paris fut construite, à la place de la cathédrale romane, après l’échec de la seconde Croisade sur l’initiative de l’évêque Maurice de Sully et avec l’aide de Louis VII. La deuxième Croisade, prêchée par Bernard de Clairvaux (le plus grand propagandiste de l’époque), s’acheva par un désastre en 1149 suite à l’échec du siège de Damas (l’histoire bégaie). Mais les chrétiens voulaient gagner la guerre contre les musulmans en construisant des lieux de culte de plus en plus grands – à la mesure de leurs ambitions.

Hier comme aujourd’hui, la caste des riches construisent de manière ostentatoire des bâtiments pour affirmer leur pouvoir économique et culturel sur l’immense majorité des peuples. N’en déplaise aux révolutionnaires [Révolution Permanente], la vie de millions de travailleurs qui se débattent quotidiennement pour survivre vaut plus que les pierres d’une église aussi prestigieuse soit-elle.

19/04/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Dossier Incendie Notre-Dame de Paris, Monde en Question, 15-19/04/2019.
La grande histoire de Notre Dame de Paris, Notre Dame de Paris.
Historique de la construction, Notre Dame de Paris.
Victor HUGO, Notre-Dame de Paris, 1831 [Texte en ligne].
Victor HUGO, Les misérables, 1862 [Texte en ligne].
André GUESLIN, D’ailleurs et de nulle part – Mendiants, vagabonds, clochards, SDF en France depuis le Moyen Âge, Fayard, 2013 [Texte en ligne].
Dossier Économie sociale, Monde en Question.
Dossier Inégalités & Précarité, Monde en Question.
Dossier pauvreté, Monde en Question.

Incendie de Notre-Dame de Paris


La meilleure photo : une croix de feu !


Toute la toiture s’est effondrée, mais la structure de l’échafaudage d’où est parti l’incendie reste debout (le carré noir à la croisée des transepts).

 

La meilleure vidéo : Notre Dame fire, Global News, 15/04/2019

 

Le meilleur article : Joseph GHOSN, Notre-Dame de Paris : Ce que l’incendie dit de nous, Vanity Fair, 15/04/2019

Notre-Dame brûle, et la planète entière regarde les images à la télé ou sur Instagram. Mais qu’est-ce que cet incendie raconte de l’époque ? Tout ou rien ?

Le matin même, un ami m’envoyait la photo d’un de mes livres préférés, la première édition d’un texte intitulé Rhizome, de Gilles Deleuze et Felix Guattari. Le texte a été repris dans le livre 1000 Plateaux mais il était là dans sa première version. Et sa première page contient une phrase qui dit ceci, à propos de ses auteurs travaillant ensemble : nous ne sommes plus nous-mêmes. Et devant les images de Notre-Dame qui s’effondre sous les flammes, quelque chose résonne de la même façon : Notre-Dame en feu dit bien que nous ne sommes plus nous-mêmes. Que Paris brûle, et que nos yeux n’en croient rien. Par écho de nos souvenirs, reviennent les images, évidemment, des tours s’effondrant le 11 septembre 2001. D’un événement à l’autre, quelque chose s’inscrit en nous qui dit la fin d’un monde. Là où le 11 septembre signifiait l’arrivée d’un monde plus dangereux, l’incendie de Notre-Dame dit la fragilité de ce que nous sommes. Que ce qui s’effondre nous renvoie à l’histoire de ce que nous avons été et ne sommes plus. La fin de l’histoire en direct ? Parce que Notre Dame est un symbole si éminent qu’il était impossible qu’il lui arrive quoi que ce soit. Partant, toutes les hypothèses deviennent possibles. D’où vient le feu ? Qui l’a fait démarrer ? Est-il hasardeux ou intentionnel ? Que va devenir cet espace si proéminent dans Paris et qui demain risque de n’être plus qu’un trou noir. Et puis, aussi, que contient donc Notre-Dame ? Des œuvres, des souvenirs, des cérémoniels, des prières et des pistes culturelles aussi. De Victor Hugo aux musiciens gothiques des années 1980, le lieu n’a fait que marquer les esprits et les créations les plus diverses. En quelque sorte, Notre-Dame était un espace à part dans Paris autour duquel une grande partie de la ville s’inscrivait.

Désormais, Notre-Dame est aussi devenue un objet télévisuel inattendu. Un sujet même. Filmée sans cesse sous les flammes, la cathédrale a atteint le statut inédit de pièce dramatique. Devant les images, on ne cessait de poser la question : que se passe-t-il ? Que va-t-il se passer ?. Au fond ce que la télé saisit ce n’est pas le geste du départ qui lui échappe forcément mais le moment du drame qu’il faut faire durer à tout prix, pour captiver le spectateur et lui expliquer que ce qu’il voit est important et se déroule de façon linéaire, que quelque chose va survenir. Or, un incendie est vertical : tout part en flammes vers le haut, et même le temps semble brûler. Rien n’arrive d’autre que les flammes et la carbonisation. Que dire alors ? Dites nous ce que vous entendez, ce que vous respirez entend-on à un moment à la télévision, une présentatrice s’adressant à un journaliste sur place. Entendre, regarder mais aussi respirer l’air. Notre-Dame en feu dit de nous ce que nous sommes devenus : face aux événements, nous sommes collés aux écrans, à attendre la suite. Guy Debord écrivait que tout s’éloignait en une représentation, que le spectacle prenait le pas sur le réel. Notre-Dame qui s’effondre dit bien que nous ne sommes plus nous-mêmes, que notre histoire est en train de partir en cendres, que nous sommes les spectateurs virtuels du passé qui brûle. Mais elle dit aussi que ce qui compte sans doute c’est ce qui arrive, la façon de se reconstruire plutôt que celle de vivre dans le passé. Ce qui compte désormais c’est ce qui va surgir des cendres. La sublimation diraient Freud ou Lacan. Et le désir de renaissance.

15/04/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi : Index Religion, Monde en Question.

Procès anarcho-stalinien (suite et fin)


 

Ninaa se prend pour Andreï Vychinski, mais le costume est un peu trop grand pour elle. Son réquisitoire contre Serge Lefort qu’elle voudrait envoyer au Goulag est très, très court. Elle ne cite pas une seule ligne de l’auteur prouvant qu’il serait conspirationniste. Elle s’en tient à de vagues accusations construites à partir d’une revue de presse et décontextualisées.

Le plus drôle est qu’elle fut elle-même accusée de conspirationnisme alors qu’elle faisait l’éloge des Principes élémentaires de propagande de guerre d’Anne Morelli que je cite précisément dans le dossier sur le 11/09/2001 qu’elle juge conspirationniste !

Michel Collon a fait l’objet d’un post élogieux le 28/12/2010 sans provoquer des torrents de calomnies : Les 10 média-mensonges d’Israël (Michel Collon).

Anarchie 13 accuse Noam Chomsky d’être conspirationniste alors que le film démontre le contraire et qu’il fut publié sur le forum le 28/04/2011 sans que personne ne monte au créneau.

Allpower vient au secours de sa camarade Ninaa car il a beaucoup à se faire pardonner :

OK, on a compris, t’es toujours la super militante, quelque soit la lutte, même si tu n’y connais rien et que tu n’y milites pas !
Va acheter tes oeufs et ton lait à ta biocoop du coin et laisse de véritables véganEs et antispécistEs parler de leur lutte !
T’es aussi crédible que moi ! sérieux !
allpower, 18 Février 2019

Désolée allpower, mais je ne répondrai plus à tes injures gratuites et provocations. Si tu donnes des arguments, en revanche, pas de problème.
ninaa, 18 Février 2019

Enfin, Ninaa se plaint amèrement que je ne lui réponde pas, mais que dire face à tant de bêtise ? Je laisse ces gens-là jouer dans leur bac à sable…

Je rappelle que la théorie du complot fut construite par les médias dominants pour discréditer les critiques de la version officielle du 11/09/2001. Sur le site Libertaire, elle sert d’argument en faveur de l’extrême droite ukrainienne (Winter on Fire) et israélienne (Claude Lanzmann et Tsahal).

01/03/2018
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Note du 06/03/2019 : Le vote n’a mobilisé que 10 clampins. Dont seulement 3 ont justifié leur vote ! Anarchie 13 m’a curieusement contacté après le vote.

Comme la décision était prise d’avance, le vote n’a eu aucune influence sur le bannissement décidé et exécuté par Ninaa.

Il est significatif de constater que personne n’a informé l’intéressé de la procédure de bannissement ni de la sentence finale d’expulsion. C’est un bel exemple des méthodes anarchistes.

Harcèlement textuel de Ninaa (mis à jour le 06/03/2019) :

04/08/2018 à 22h12, Claude Lanzmann et Tsahal
04/08/2018 à 22h12, La SHOAH de Claude Lanzman
08/02/2019 à 16h10, Winter on Fire
08/02/2019 à 20h28, Claude Lanzmann et Tsahal
12/02/2019 à 00h19, Winter on Fire
13/02/2019 à 15h24, Ukraine on Fire
25/02/2019 à 21h23, Site de livres et articles académiques gratuits à télécharger
27/02/2019 à 03h33, La fabrication du consentement
27/02/2019 à 03h34, Petit cours d’autodéfense intellectuelle
27/02/2019 à 03h35, Chomsky & Cie (2010)
27/02/2019 à 13h38, Ban – Serge Lefort, Texte de l’acte d’accusation accessible seulement pour les abonnés du Forum – Copie d’écran des vomissures de cette fatwa
28/02/2019 à 04h02, La sémantique c’est élastique
28/02/2019 à 09h17, Ban – Serge Lefort
28/02/2019 à 21h15, Ban – Serge Lefort
04/03/2019 à 20h39, Exode (2016) Liens de Serge LEFORT et commentaires de ninaa supprimés le 06/03/2019 !
04/03/2019 à 20h39, No pasarán, album souvenir (2003) Liens de Serge LEFORT et commentaires de ninaa supprimés le 06/03/2019 !
05/03/2019 à 02h42, Ban – Serge Lefort
05/03/2019 à 08h04, Salon de l’Agriculture, la politique en campagne (2018)
05/03/2019 à 09h15, Salon de l’Agriculture, la politique en campagne (2018)
05/03/2019 à 09h46, Salon de l’Agriculture, la politique en campagne (2018) réponse de Blop des plages ou l’un de ses multicomptes

06/03/2019 à 14h51, Monsieur Paul
06/03/2019 à 15h03, Monsieur Paul

Lire aussi :
Christophe ANDRÉ et François LELORD, Comment gérer les personnalités difficiles, Odile Jacob, 1996 [Texte en ligne].
Dossier documentaire Propagande, Monde en Question.
Dossier documentaire Anarchisme, Monde en Question.

Google, Apple, Facebook – Les nouveaux maîtres du monde (2018)


 

Titre : Google, Apple, Facebook – Les nouveaux maîtres du monde
Réalisateur : Yannick Adam de Villiers
Durée : 1h52
Année : 2018
Pays : France
Genre : Documentaire
Résumé : Ce film documentaire raconte l’épopée de ces hommes souvent en marge de leurs contemporains mais qui ont réussi à changer le monde à grands coups de projets dignes de la science-fiction et qui, aujourd’hui, sont devenus plus forts que les Etats… Jusqu’où va le pouvoir des géants du numérique ?
Ils s’appellent Bill Gates, Mark Zuckerberg, Sergey Brin ou encore Larry Page. Ces Américains, dont certains n’ont pas encore 40 ans, comptent parmi les hommes les plus riches et les plus puissants de la planète. Leur point commun ? Ils ont créé le monde d’aujourd’hui grâce à une révolution technologique sans précédent : internet et les réseaux sociaux ; et ils possèdent un pouvoir d’un genre nouveau : celui de contrôler les communications de toute la planète et de stocker les informations privées de tout un chacun. Un pouvoir très convoité, qui a pu les entraîner parfois dans des liaisons dangereuses avec les services secrets ou les gouvernements, notamment américains.
Fiche : France TV
Partage proposé par : 9docu DVD FR
Avis de Ciné Monde : Fait le récit mythologique de la réussite Steve Wozniak et Steve Jobs, les inventeurs de l’ordinateur personnel avec une interface graphique dont Bill Gates volera le concept pour créer Windows [08’02] ; de Larry Page et Sergueï Brin, les créateurs du moteur de recherche Google [29’10] ; de Divya Narendra, Cameron Winklevoss et Tyler Winklevoss, les inventeurs du réseau social dont Mark Zuckerberg volera le concept pour créer Facebook [42’34].

La promotion de Barack Obama par Google en 2007 affiche publiquement l’ère du contrôle politique des données personnelles au niveau mondial par les services de renseignement américains [57’26].


Obama sponsorisé par Google [58’38]

Ce que révélera en 2013 Edward Snowden, ancien employé de la Central Intelligence Agency (CIA) et de la National Security Agency (NSA) [1h08].
Le pire est à venir avec des projets comme ceux de SpaceX pour contrôler l’espace ou de Mark Zuckerberg pour contrôler l’intelligence artificielle [1h27].
L’interview de Jean Marc Gourguignon, un hacktiviste parmi d’autres, n’apporte absolument rien et celle de Pierre Juillet est totalement inutile [1h37].

Dans son célèbre roman 1984, George Orwell avait décrit l’État totalitaire qui s’est mis en place depuis le 11 septembre 2001, mais il n’avait aucunement imaginé que nous alimenterions nous-mêmes le système à l’insu de notre plein gré en tant que consommateurs des nouvelles technologies de communication.

Lire aussi :
George ORWELL, 1984, [Texte en ligne].
Les GAFAM contre l’internet, Monde en Question, 02/06/2017.
La censure programmée par Google – Facebook – Twitter, Monde en Question, 25/08/2017.
1fichier s’aligne sur les GAFAM… contre l’internet, Monde en Question, 31/10/2018.
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma France, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Norman Finkelstein dénonce l’imposture de l’antisémitisme


L’hystérie actuelle qui engloutit le parti travailliste britannique se base sur deux prémisses interdépendantes, quoique discrètes : l’antisémitisme dans la société britannique en général et au sein du parti travailliste en particulier a atteint des proportions critiques. Si aucune de ces prémisses ne peut être admise, alors cette hystérie est une pure fabrication. En réalité, aucun élément de preuve n’a été fourni pour étayer l’une ou l’autre ; au contraire, toutes les preuves vont dans la direction opposée. La conclusion rationnelle est que tout ce brouhaha n’est qu’une mystification calculée – oserons-nous dire un complot ? – visant à chasser de la vie publique britannique Jeremy Corbyn et la politique de gauche attachée à des principes qu’il représente. Mais même si les allégations à son encontre étaient vraies, la solution ne serait pas de limiter la liberté de penser au sein du parti travailliste. À son apogée, la tradition de la gauche libérale a attaché une valeur unique et primordiale à la Vérité ; mais la vérité ne peut pas être connue si les dissidents, si odieux qu’ils soient, sont réduits au silence. Du fait de l’histoire lourde de l’antisémitisme, d’une part, et de sa manipulation éhontée par les élites juives, d’autre part, une appréciation objective et sans parti pris peut sembler irréalisable. Mais il faut tout de même essayer. Sinon, la perspective d’une victoire historique de la gauche pourrait être sabotée, car jusqu’à présent, les partisans de Corbyn, que ce soit par crainte, calcul ou souci du politiquement correct, n’osent pas désigner le mal qui se trame par son nom.

[…]

Même si l’étude du RPJ pouvait résister à un examen sérieux, elle ne prouverait toujours pas que l’antisémitisme menace les Juifs britanniques. Face au spectacle nauséabond et incessant du nombrilisme solipsiste et narcissique et de l’auto-apitoiement, un examen objectif de la situation s’impose. Si les stéréotypes populaires étaient représentés sur un spectre allant de l’inoffensif au malveillant, la plupart des stéréotypes antisémites seraient proches de l’inoffensif, alors que les stéréotypes touchant les minorités véritablement opprimées se retrouveraient à l’extrémité opposée. Oui, les Juifs doivent subir la réputation d’être radins, arrivistes et claniques –mais les musulmans sont catalogués comme des terroristes et des misogynes, les Noirs sont méprisés comme des fainéants chroniques et génétiquement stupides, et les Roms sont honnis comme de vils mendiants et voleurs. Les Juifs ne subissent pas non plus les maux subis par la véritable oppression. Combien de Juifs, en tant que Juifs, se sont vu refuser un emploi ou un appartement ? Combien de Juifs ont été abattus par la police ou jetés en prison ? Alors qu’être noir ou musulman ferme les portes, être Juif les ouvre.

Lire l’intégralité de l’article : Réseau International.

Lire aussi :
Norman FINKELSTEIN, L’industrie de l’Holocauste, La Fabrique, 2001 [Texte en ligne].
Norman FINKELSTEIN, Tuer l’espoir, Aden, 2003 [Texte en ligne].
Dossier documentaire Propagande, Monde en Question.
Dossier documentaire Sionisme, Monde en Question.

L’énigme des premiers Américains



Le cinéma ça sert aussi à faire la propagande

 

Titre : Ice Bridge – L’énigme des premiers Américains
Réalisateur : Robin Bicknell
Durée : 0h50
Année : 2017
Pays : Canada
Genre : Documentaire
Résumé : Selon deux scientifiques américains, Dennis Stanford et Bruce Bradley, les premiers Américains seraient arrivés d’Europe il y a 25 000 ans, en empruntant un pont de glace formé sur l’Atlantique. Cette nouvelle hypothèse, qui fait encore débat, effacerait la thèse selon laquelle le peuplement de l’Amérique du Nord se serait fait par l’Asie et le détroit de Béring, il y a 15 000 ans. La découverte des pointes bifaces sur la côte Est des Etats-Unis pourrait soutenir l’hypothèse de cette migration venue d’Europe. Cette conception révolutionnaire bouleverse ce que l’on sait de l’origine, du mode de transport et de la date d’arrivée des premiers habitants de l’Amérique du Nord.
Fiche : France TV
Partage proposé par : 9docu DVD VF

Avis de Ciné Monde : Ce documentaire fait la promotion de la théorie de deux Américains qui prétendent que les premiers Américains seraient Européens. Il s’appuient sur la découverte que quelques outils en pierre taillée semblable à ceux trouvés en Europe occidentale et attribués aux Solutréens. Aucune autre équipe n’a découvert d’autres objets. De plus, ils ont construit leur scénario sans apporter la moindre preuve de l’existence d’un pont de glace ou de voyages par mer. Cette théorie sert néanmoins aux historiens révisionnistes pour légitimer les colonisations européennes ultérieures… puisque cette terre leur appartenait depuis plus de 20 000 ans !

Lire aussi :
Dossier documentaire Propagande, Monde en Question.
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma Canada, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Propaganda – La fabrique du consentement


 

Réalisateur : Jimmy Leipold
Durée : 0h53
Année : 2017
Pays : France
Genre : Documentaire
Résumé : Comment influencer les foules ? À travers la figure d’Edward Bernays (1891-1995), l’un des inventeurs du marketing et l’auteur de « Propaganda », un passionnant décryptage des méthodes de la « fabrique du consentement ». Si les techniques de persuasion des masses apparaissent en Europe à la fin du XIXe siècle pour lutter contre les révoltes ouvrières, elles sont développées aux États-Unis pour convaincre les Américains de s’engager dans la Première Guerre mondiale. Peu connu du grand public, neveu de Sigmund Freud, l’auteur du livre de référence Propaganda et l’un des inventeurs du marketing, Edward Bernays (1891-1995) en fut l’un des principaux théoriciens. Inspirées des codes de la publicité et du divertissement, ces méthodes de « fabrique du consentement » des foules s’adressent aux désirs inconscients de celles-ci. Les industriels s’en emparent pour lutter contre les grèves avec l’objectif de faire adhérer la classe ouvrière au capitalisme et transformer ainsi le citoyen en consommateur.
Fiche : Arte
Partage proposé par : 9docu HD 720 VOSTFR

Avis de Ciné Monde : Contrairement à ce que répètent en boucle les médias dominants, la propagande n’est née ni en URSS en 1917 ni en Allemagne entre 1923 et 1933, mais bien aux États-Unis et fut théorisée et appliquée par Edward Bernays. Sa carrière résumée en trois dates :
• En 1917, Edward Bernays fit ses premières armes de propagandiste au sein de la Commission Creel. Charlie Chaplin participa activement à la campagne de propagande en faveur de la guerre [03’38].
• En 1929, Edward Bernays lança avec succès une campagne sur la libération des femmes… par la cigarette [18’50]. L’instrumentalisation du féminisme n’est pas nouveau.
• En 1954, Edward Bernays mena campagne pour renverser le gouvernement du Guatemala afin de préserver les intérêts d’United Fruit Company [45’00].

Lire aussi :
Edward BERNAYS, Propaganda – Comment manipuler l’opinion en démocratie, 1928, La Découverte, 2007 [Texte en lignepdf].
Sandrine AUMERCIER, Edward L. Bernays et la propagande, Revue du MAUSS, Juillet 2007.
Normand BAILLARGEON, La commission Creel et le viol des foules, Voir, 07/11/2012.
Patrick MICHEL, Il y a 100 ans : premier exercice de propagande de masse avec la commission Creel, Acrimed, 14/09/2017.
Corinne AUTEY-ROUSSEL, Une brève histoire de la propagande, Entelekheia, 19/11/2017.
Dossier documentaire Edward BERNAYS, Monde en Question.
Dossier documentaire Propagande, Monde en Question.
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma France, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

La propagande de l’invention européenne de l’imprimerie


 

Le documentaire de Marc Jampolsky, entretient d’emblée la légende selon laquelle Gutembert aurait inventé l’imprimerie en 1455 [0’25] alors qu’on sait qu’elle existait en Chine depuis le VIIe siècle (750 ans avant Gutembert) !
L’auteur, reconnaissant tardivement ce fait [23’43], lui oppose jésuitiquement le livre imprimé en Corée en 1377 avec des caractères mobiles en métal (78 ans avant Gutembert) [24’46] et voudrait nous faire croire que Gutembert ne savait rien de tout cela alors qu’il souhaitait conserver jalousement le secret de son invention et que les données sur le personnage restent rares.

Il y a trois ans, j’ai démontré que la fabrication de la porcelaine, apparue en Chine entre -206 et 220, fut copiée au XVIIIe siècle par François-Xavier d’Entrecolles. Ce jésuite profita de sa mission, agréée grâce à Matteo Ricci, pour espionner les ateliers chinois. En 1712 et 1722, il rapporta à son supérieur la composition et les secrets de fabrication de la porcelaine chinoise. Mais l’idée demeure que la porcelaine de Limoges serait le produit du raffinement de la civilisation française [1].

Il en fut certainement de même concernant l’imprimerie chinoise selon la technique de la xylographie (VIIe siècle) puis selon celle des caractères mobiles en argile cuite (XIe siècle) et en bois (XIIIe siècle), mais par une autre voie que celle des jésuites qui ont espionné aussi les imprimeries chinoises [2].

La technique xylographique est d’une grande simplicité dans ses matériaux et dans ses principes. Le missionnaire jésuite Matteo Ricci, qui vécut en Chine de 1583 à 1610, a noté dans ses mémoires rapportées par le Père Nicolas Trigault la première description en langue occidentale : « ils gravent leurs caractères en une table légère et unie, faite de poirier, pommier, ou de l’arbre qu’ils appellent zizizho. »
Ricci poursuit : « Sur cette table, ils transcrivent la feuille, ou plutôt la collent tout entière légèrement, puis après ils rasent très subtilement le papier déjà desséché, de telle façon qu’on ne voit rien rester en la tendre surface que les caractères apparents ; puis ils engravent avec des touches de fer tellement cette table que les seuls linéaments des caractères ou de la peinture paraissent élevés. En après, ils impriment comme il leur plaît leurs feuilles avec une facilité et promptitude incroyable. Et quelquefois un seul imprimeur en dépêchera mil et cinq cents en un jour. Ils sont aussi si prompts à graver leurs tables qu’ils me semblent ne mettre pas plus de temps à en graver une que les nôtres seraient à la composer et corriger… Au reste il y a en ceci une chose merveilleusement commode, car, vu que les tables une fois gravées se gardent en la maison, on peut toutes les fois qu’on veut ôter quelque chose, ou ajouter, non seulement un mot mais aussi des périodes entières, pendant que les tables se raccommodent un peu. Et l’imprimeur, ou l’auteur, n’est pas contraint dès la première impression d’imprimer ensemble à une seule fois un grand nombre de livres : ains toutes et quantes fois qu’il lui plaira ou qu’il sera nécessaire, il s’en imprime, selon qu’il lui plaît, plus ou moins. Ce qui nous est souvent arrivé, car nous imprimons avec l’aide de nos domestiques des livres de notre religion ou des sciences de l’Europe, que les nôtres ont mis en lumière en langue chinoise dans notre propre maison. Cette façon donc d’imprimer est si facile que qui l’aura vue une fois soudain pourra entreprendre d’en faire autant. De cette commodité provient si grande multitude de livres chinois et à si bon marché qu’il n’est pas aisé de l’expliquer à qui ne l’a vu. »
Source : La xylographie, BNF [3].

Comme par hasard, le plus vieux document imprimé occidental est un « appel adressé aux chrétiens pour aller combattre les Turcs » [32’05] ! Il s’agit du livre Eine Mahnung der Christenheit wider die Tiirken – Une admonition de la chrétienté contre les Turcs (1455) dont l’unique exemplaire est conservé dans la bibliothèque de Munich [4].
Gutenberg vivra de cette littérature de propagande et non de l’édition de la Bible comme on le répète trop souvent. Ainsi, toute la propagande savamment construite sur le mythe de l’humanisme de l’imprimerie s’écroule.

Marc Jampolsky ne dit pas naturellement que le livre imprimé en Corée en 1377, cité plus haut, fut acquis (euphémisme) par Victor Collin de Plancy, le premier diplomate français nommé en Corée il y a 130 ans, et que la BNF refuse de le restituer :

Le retour de ce premier livre imprimé au monde a été contesté avec virulence, notamment par les conservateurs de la BNF qui insistent sur leurs « capacités supérieures en matière de conservation des documents ».
L’arrogance de la supériorité coloniale n’est pas morte !
Le rapatriement de la totalité des 297 volumes dérobés par le contre-amiral Pierre-Gustave Roze en 1866 sous forme d’un prêt renouvelable tous les cinq ans a été décidé à Séoul lors d’un sommet entre Nicolas Sarkozy et Lee Myung-bak en 2010.
Sur la question du rapatriement de Jikji, il demeure encore des différends entre les deux pays comme le dit le professeur Barjot : « Pour la France, Jikji appartient à l’héritage mondial de l’humanité et donc à ce titre, il n’est la propriété d’aucun pays. »
Mais la France s’arroge unilatéralement le droit de propriété !
Source : Le retour en Corée du 1er livre imprimé au monde de la BNF « paraît inévitable », Agence de presse Yonhap, 13/10/2015.

Le documentaire de Marc Jampolsky se situe dans le droit fil du discours coloniale d’un Jules Ferry, héritier de l’Empire français :

Voyez ce qu’est l’imprimerie chez une nation qui ne marche pas à la liberté, à l’affranchissement de l’intelligence ; chez une peuple stagnant dans l’esclavage, en Chine par exemple. Elle y naît, dix siècles avant de paraître chez nous, mais elle n’y vit pas, elle y végète ; jamais elle ne peut parvenir à se dégager de son germe, ni à atteindre des procédés supérieurs à ceux de notre xylographie, cet embryon grossier dont notre art typographique a si vite secoué les liens.
En Chine, c’est vainement que Pi-Ching, le forgeron, tente ce que Gutenberg tenta si utilement en Europe ; vainement il s’ingénie à former avec une terre fine et glutineuse, et de solidifier par une double cuisson, des caractères mobiles qu’il joint et qu’il maintient unis ensemble à l’aide de cadres en fer ; son invention sœur de celle de Gutenberg, avorte, et Pi-Ching, puni d’avoir mal compris son siècle et surtout sa patrie, meurt en léguant à ses héritiers ses types inutiles.
Les Chinois, routiniers comme tout peuple esclave, s’en tiennent obstinément à ces planches gravées, si promptement dédaignées chez nous. Enfin, en 1662, des missionnaires européens, faisant violence à cette opiniâtreté routinière, décident l’empereur Kang-Hi à faire graver deux cents cinquante mille types en cuivre, et, grâce à cet élan que lui imprime une pensée venue d’Europe, la véritable imprimerie est créée en Chine et s’y naturalise après vingt siècles d’enfantement.
Source : Paul LACROIX, Edouard FOURNIER, Ferdinand SERÉ, Histoire de l’imprimerie et des arts et professions qui se rattachent à la typographie, Librairie historique, archéologique et scientifique de Seré, 1852 [BNF – Gallica].

11/11/2017
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Marc Jampolsky, Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie, Arte France, 2016 Partage proposé par : Zone Telechargement DVD FR


Notes et références

[1] La porcelaine de Limoges :
Lire : Serge LEFORT, Pillage de la technologie chinoise, Chine en Question, 15/12/2014.

[2] La question d’une origine extrême-orientale de l’imprimerie occidentale a été posée dès le XVIe siècle :
Voici les éléments du dossier.
1. De la vie de Gutenberg et de ses expérimentations avant l’impression de la Bible, on ne sait pas grand chose (Wagner 2000).
2. On sait par contre que des contacts multiples avaient lieu entre l’Extrême-Orient et l’Occident, directement ou indirectement par l’intermédiaire d’autres peuples (ouïgours, mongols, arabes) : contacts militaires (les armées mongoles parviennent en Europe dans la seconde moitié du XIIIe siècle), échanges commerciaux, ambassadeurs (ambassade du pape à la cour mongole en 1245), voyageurs (Marco Polo), missionnaires catholiques (à partir du XIVe siècle).
Il est possible que les techniques chinoises d’impression se soient ainsi répandues, comme le papier précédemment, de proche en proche. Il semble avéré que la xylographie pratiquée en Europe à partir de la seconde moitié du XIVe siècle est bien d’origine chinoise.
Source : Johannes Gutenberg, Jacques POITOU.

[3] L’imprimerie chinoise selon la technique des caractères mobiles :
Sous la dynastie Song (960-1279), Bi Sheng, un inventeur d’origine modeste, rénova la technique d’impression et inventa les caractères mobiles, ce qui augmenta l’efficacité de l’imprimerie. Le caractère mobile a de grands avantages sur le bloc d’imprimerie. Il réduit grandement le temps de fabrication du bloc. De plus, le caractère mobile peut être utilisé de façon répétée. Par conséquent, les matériaux sont gardés. De plus, le caractère mobile est plus petit que le bloc gravé, facile à ranger et à garder. Les caractères mobiles en bois furent utilisés dans l’impression du Siku Quanshu (Bibliothèque complète des quatre trésors) en 1774, durant le règne de l’Empereur Qianlong, sous la dynastie Qing (1644-1911). Il est appelé Edition des merveilles rassemblées.
Après son invention, l’imprimerie a été progressivement apportée aux autres pays, stimulant grandement la civilisation humaine et le progrès social.
En 1450, influencé par les caractères mobiles Chinois, l’allemand Gutenberg fabriqua des lettres mobiles avec un alliage de métaux pour imprimer des livres, provoquant ainsi un impact considérable sur le développement de la société Européenne.
Source : Imprimerie, Chine Informations.
Lire aussi : Paul PELLIOT, Les débuts de l’imprimerie en Chine, Librairie d’Amérique et d’Orient Adrien-Maisonneuve, 1953 [Texte en ligne].

[4] Une admonition de la chrétienté contre les Turcs :
Jean-Yves MOLLIER, Les mutations du livre et de l’édition dans le monde du XVIIIe siècle à l’an 2000, Presses Université Laval, 2001 [Google Livres].
Paula SUTTER FICHTNER, Terror and Toleration: The Habsburg Empire Confronts Islam, 1526-1850, Reaktion Books, 2008 [Google Livres].

Lire aussi :
Dossier documentaire Chine-Occident, Monde en Question.
Dossier documentaire Sciences Chine, Monde en Question.
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma France, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

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Lire aussi :
Dossier documentaire Wikipédia, Monde en Question.
Index Médias, Monde en Question.