Monde en Question

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Dans l’ombre de la peur [GAFAM]


Bibliographie médias

 

Les utilisateurs de réseaux sociaux, téléphones portables, et de nombreux sites internet sont désormais fichés et suivis à la trace par des entreprises privées qui amassent des quantités phénoménales d’informations personnelles. Facebook, Google, Apple et consorts peuvent ainsi établir des profils très détaillés pour anticiper les besoins des leurs utilisateurs et adapter leurs politiques commerciales en fonction des comportements de chacun, mais cela va aller encore plus loin…

Josh Neufeld et Michael Keller ont interviewé des spécialistes du domaine ; politiques, universitaires et chercheurs, pour un tour d’horizon de ces pratiques qui soulèvent de nombreuses questions et notamment celle des risques liés à l’exploitation de ces données.

Michael KELLER, Josh NEUFELD, Dans l’ombre de la peur – Le Big Data et nous (1 album), Éditions çà et là, 2017 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Bibliographie GAFAM (Google, Facebook et les autres), Monde en Question.
Index Médias, Monde en Question.
Dossier documentaire Médias, Monde en Question.
Veille informationnelle GAFAM, Monde en Question.

Nothing to Hide (2017)


 

Titre : Nothing to Hide
Réalisateur : Marc Meillassoux
Durée : 1h26
Année : 2017
Pays : Allemagne, France
Genre : Documentire
Résumé : Le film aborde la question de la surveillance de masse et son degré d’acceptation par la population résumé par l’argument « je n’ai rien à cacher ».
Fiche : IMDb
Partage proposé par : YouTube Streaming VOSTFRTélécharger

Lire aussi :
Veille informationnelle GAFAM, Monde en Question.
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma Allemagne, Monde en Question.
Dossier Cinéma France, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Bibliographie GAFAM (Google, Facebook et les autres)


Bibliographie médias

 

Ce dossier bibliographique contient uniquement des documents accessibles en ligne glanés au cours de mes recherches.
Merci de signaler vos propres liens via les commentaires ou par courriel.

27/02/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Articles

12/02/2014, G.A.F.A. l’acronyme d’un quatuor qui accapare notre existence, Alternative 21.
03/12/2014, 10 choses à savoir sur les GAFA, Silicon.
Avril 2016, L’effet GAFAM : stratégies et logiques de l’oligopole de l’internet, Communication & langages.
09/10/2016, Une semaine chez les GAFAM, ZDNet.
07/06/2017, Plus besoin d’Etat ni de vaste territoire pour dominer le monde : comment les méga-multinationales à la Google, Facebook, Apple ou Amazon sont en train de devenir les véritables superpuissances du 21e siècle, Atlantico.
Automne-Hiver 2017, Les GAFA, seuls maîtres de notre avenir ?, méta-média.
16/09/2017, Un monde sans Google, ni Apple, ni Facebook, ça existe!, Radio Canada.
11/10/2017, Plateformisation et révolution sociale, la Chine en pleine mutation, Medium Corporation.
2018, GAFA : un monopole de détention des données, Publicité sur Internet [Bibliographie].
02/02/2018, Les revenus mirobolants des GAFAM, Statista.
Avril 2018, GAFA – Les nouveaux maîtres penseurs, Le nouveau magazine littéraire.
17/04/2018, Actions de groupe : La Quadrature du Net déclare la guerre aux GAFAM, La Tribune.
23/04/2018, GAFA : décryptage de l’écosystème des 4 géants du net, 10h46.
14/09/2018, Construire des contre-pouvoirs face aux GAFAM-BATX !, Decode Media.
01/10/2018, GAFA, GAFAM, géants du net, Géoconfluences.
02/10/2018, L’État explique comment se passer des GAFAM, Techniques de l’ingénieur.
25/10/2018, « Les nouveaux maîtres du monde » – Trois choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur les Gafam, 20 minutes.
19/11/2018 , La puissance des GAFA, Studyrama Grandes Ecoles.
05/12/2018, Les BAXT, miroir chinois des GAFAM ?, Ecoguide IT.
18/12/2018, GAFA, GAFAM ou NATU : les nouveaux maîtres du monde, La finance pour tous.
30/01/2019, De l’IA en Amérique : les GAFAM mènent la danse stratégique, IRIS.
01/02/2019, Lobbying la guerre trouble des GAFAM, Korii.

Biographies

Daniel ICHBIAH, Les 4 vies de Steve Jobs, LEDUC, 2011 [Texte en ligne].
Walter ISAACSON, Steve Jobs, JC Lattès, 2011 [Texte en ligne].
Walter ISAACSON, Les innovateurs, JC Lattès, 2015 [Texte en ligne].

Essais

Julian ASSANGE, Jacob APPELBAUM, Andy MÜLLER-MAGUHN, Menace sur nos libertés – Comment Internet nous espionne. Comment résister, Robert Laffont, 2012 [Texte en ligne].
Alessandro BARICCO, Les barbares – Essai sur la mutation, Gallimard, 2014 [Texte en ligne].
COLLECTIF, Guide d’autodéfense numérique, guide@boum.org, 2017 [Texte en ligne].
Alexis DUBRASIER, Dans la Google du loup – Reportage au cœur de la Silicon Valley, infokiosques.net, 2015 [Texte en ligne].
Marc DUGAIN, Christophe LABBÉ, L’homme nu – La dictature invisible du numérique, Plon, 2016 [Texte en ligne].
Scott GALLOWAY, The four Le règne des quatre – La face cachée d’Amazon, Apple, Facebook et Google, Quanto, 2018 [Texte en ligne].
Laurent GAYARD, Darknet, GAFA, bitcoin – L’anonymat est un choix, Slatkine & Cie, 2018 [Texte en ligne].
Amaelle GUITON, Hackers – Au cœur de la résistance numérique, Au Diable Vauvert, 2013 [Texte en ligne].
Philippe HERLIN, Apple, Bitcoin, Paypal, Google la fin des banques, Eyrolles, 2015 [Texte en ligne].
Daniel ICHBIAH, Comment Google mangera le monde, Archipel, 2010 [Texte en ligne].
Michel FLOQUET, Triste Amérique, Les Arènes, 2016 [Texte en ligne].
Jean-Hervé LORENZI, Mickaël BERREBI, L’avenir de notre liberté – Faut-il démanteler Google… et quelques autres ?, Eyrolles, 2017 [Texte en ligne].
Nikos SMYRNAIOS, Les GAFAM contre l’internet – Une économie politique du numérique, INA, 2017 [Texte en ligne].
Xavier TANNIER, Se protéger sur Internet – Conseils pour la vie en ligne, Eyrolles, 2010 [Texte en ligne].

Romans et BD

Eliette ABECASSIS, Le palimpseste d’Archimède, Albin Michel, 2013 [Texte en ligne].
Laurent ALEXANDRE, David ANGEVIN, Google Démocratie, Naive 2011 [Texte en ligne].
Patrick BARD Et mes yeux se sont fermés, Syros, 2016 [Texte en ligne].
Dave BUSCHI, Hackeur contre tous, Amazon Crossing,2015 [Texte en ligne].
CED, Un an sans Internet (album), Makaka, 2011 [Texte en ligne].
Cole GIBSEN, Blacklistée, Hugo roman new way, 2015 [Texte en ligne].
Götz HAMANN, PHAM Khuê, Heinrich WEFING, The United States of Google, Premier Parallèle, 2015 [Texte en ligne].
Michael KELLER, Josh NEUFELD, Dans l’ombre de la peur – Le Big Data et nous (album), Cà et là, 2017 [Texte en ligne].
Jean-Noël LAFARGUE, Mathieu BURNIAT, Internet – Au-delà du virtuel (album), Le Lombard, 2017 [Texte en ligne].
Camille LAURENS, Celle que vous croyez, Gallimard, 2016 [Texte en ligne].
Lou LUBIE, Manon DESVEAUX, La fille dans l’écran (album), MARAbulles, 2019 [Texte en ligne].
Laura MARSHALL, Une proie si facile, Fleuve éditions, 2017 [Texte en ligne].
Edmonde PERMINGEAT , Tu es moi, Nouvelles Plumes, 2016 [Texte en ligne].
TR RICHMOND, Ce qu’il reste d’Alice, Calmann-Lévy, 2015 [Texte en ligne].
Chris ROY, Là-haut les anges, Éditions Inspire, 2017 [Texte en ligne].

Sites

Apple
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Statista
Techniques de l’ingénieur
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Logiciel libre
Promouvoir et défendre le logiciel libre, April
Annuaire du Libre, Framalibre
Free Software Foundation Europe FSFE
Le système d’exploitation GNU et le mouvement du logiciel libre, GNU
Action de groupe contre les GAFAM, La Quadrature du Net [Site]

Lire aussi :
Index Médias, Monde en Question.
Dossier documentaire Médias, Monde en Question.
Veille informationnelle GAFAM, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

La guerre trouble des GAFAM


Bibliographie médias

 

Les géants du web brassent des milliards de dollars et tiennent à ce que cela continue, quitte à frapper fort pour protéger leurs affaires.

Entre Facebook et Apple, la guerre est déclarée depuis plusieurs mois. Les critiques récurrentes de Tim Cook, le PDG de la marque à la pomme, sur le manque de respect de la vie privée et la gestion des données des internautes, ont visiblement touché Mark Zuckerberg. À tel point que le patron de Facebook exige désormais que son équipe managériale abandonne ses iPhones pour des smartphones tournant sous Android – officiellement parce que le système d’exploitation de Google compte davantage d’utilisateurs et utilisatrices.

Apple vs Facebook: fight!

Mais Mark Zuckerberg et Facebook ne se sont pas arrêtés là. Le New York Times a récemment révélé que Facebook avait engagé le cabinet de communication Definers pour s’en prendre à ses critiques via un site conservateur, sur lequel sont apparus des articles au vitriol. Si les attaques contre le milliardaire George Soros ont été particulièrement relayées par la presse parce qu’elles se nourrissent d’un certain complotisme, le quotidien new-yorkais notait également la présence d’articles critiques contre Apple et Tim Cook.

« Le travail de Definers sur Apple est financé par une entreprise tierce du monde de la tech, assure Tim Miller, l’un des responsables de Definers, au New York Times. Mais Facebook s’en prend à Apple parce que les critiques de Tim Cook énervent Facebook. Si le sujet de la vie privée revient sur le tapis, Facebook sera heureux de semer la confusion. »

Ce genre de guéguerre livrée par proxy au sein de la Silicon Valley n’est pas nouvelle. En décembre 2018, Wired remontait le cours de l’histoire et revenait sur l’affaire Oracle-Microsoft de 1999 pour expliquer que les « sales coups de Facebook » n’avaient rien de nouveau. « Finalement, tout le monde avait alors compris que si elles étaient attaquées, les entreprises de la tech géreraient leurs relations publiques avec le zèle d’une campagne politique, que ce soit en discréditant les critiques, en formant des alliances avec des adversaires ou en forçant les gens à aller regarder du côté de leurs compétiteurs », pouvait-on lire.

Des millions contre la régulation

Le but est bien sûr de protéger sa petite entreprise. Et pour ça, les géants du web n’hésitent pas à dépenser beaucoup d’argent – comme n’importe quel autre leader dans son secteur. Cela dure depuis un moment déjà, mais en avril 2018, Les Échos parlaient des records atteints par Google, Apple, Facebook et Amazon (les GAFA) quant aux sommes consacrées au lobbying.

« Google est le plus généreux en la matière. Le groupe a dépensé environ 5 millions de dollars [4,4 millions d’euros] sur les trois premiers mois de l’année. C’est 43% de plus qu’il y a un an. Amazon a également augmenté ses investissements en lobbying, avec une enveloppe de 3,38 millions de dollars [3 millions d’euros], soit 17% de hausse sur un an. Facebook se situe juste derrière, avec 3,30 millions de dollars [2,9 millions d’euros] en dépenses trimestrielles de lobbying. Enfin, Apple se contente pour l’instant de 2,14 millions de dollars [1,9 million d’euros], même si l’entreprise enregistre la plus forte hausse sur un an, soit 53% de plus qu’au premier trimestre 2017. »

Et ces données ne prennent même pas en compte les dépenses européennes des GAFA. Bloomberg expliquait ces montants record en partie par le fait que les temps ont changé, et que ces entreprises ne sont plus vénérées comme elles l’étaient à une certaine époque. Apple, Google, Facebook : aux États-Unis, tous sont désormais « critiqués par des législateurs des deux bords politiques sur une pléthore de sujets ».

Alors les géants du web essaient de trouver des solutions. Que ce soit pour protéger leur réputation -comme pour Facebook face au scandale Cambridge Analytica – ou pour consolider leur business, ils n’ont pas peur de mettre la main au porte-monnaie.

Au moment de l’audition de Mark Zuckerberg devant le Congrès américain, The Verge avait dressé la liste des responsables politiques ayant reçu de l’argent de la part de Facebook. Le site avait calculé qu’en douze ans, l’entreprise avait dépensé sept millions de dollars [6,1 millions d’euros] en contributions à des campagnes politiques – un peu plus pour les Démocrates que pour les Républicains.

Les membres du Congrès chargés d’interroger le PDG de Facebook avaient reçu plus 640.000 dollars [560.000 euros] de la part du réseau social, mais The Verge précisait cependant qu’il n’y avait « pas de corrélation entre le montant reçu par les élus et l’hostilité des questions posées lors de l’audition ».

Si les GAFAM dépensent autant d’argent, c’est que la régulation leur fait peur. Entre Donald Trump et ses menaces d’un côté et l’Union européenne de l’autre, ces entreprises ont décidément connu des temps plus sereins.

Dernièrement, Google n’a pas hésité à sortir l’artillerie lourde. Via les médias friands du trafic apporté par Google Actualités ou via les YouTubeurs et YouTubeuses, la firme tente grâce à une intense campagne de lobbying de faire sauter les articles 11 et 13 de la proposition de directive européenne sur le droit d’auteur, qui lui seraient grandement défavorables.
Ennemis, main dans la main

Peut-être l’entreprise de Mountain View trouvera-t-elle dans sa campagne européenne un soutien parmi les autres membres du club des GAFA. Pourtant si prompts à se tirer dans les pattes, les géants du web sont parfois prêts à travailler main dans la main quand ils se trouvent un objectif commun.

C’est ce que l’on a notamment pu observer en 2017, lorsque la section 230 du Communications Decency Act – grâce à laquelle ces acteurs ne sont pas tenus responsables du contenu posté par les internautes sur leur site – a été remise en cause. « Des avocats embauchés par les entreprises de la tech ont férocement bataillé pour empêcher la moindre érosion de cette loi. Des lobbyistes ont travaillé jour et nuit pour bloquer une législation qui fragiliserait cette immunité », écrivait Wired. Le tout avant de finalement changer leur fusil d’épaule quelques mois plus tard.

Ensemble, et pour mieux défendre leurs intérêts, ces mastodontes ont créé une association de lobbying, l’Internet Association, qui intervient par exemple sur les questions de propriété intellectuelle ou de neutralité du net.

En plus du combat mené sur cette fameuse section 230, Recode annonçait en janvier 2018 que l’Internet Association s’était lancée dans une bataille judiciaire pour restaurer la neutralité du net, abolie aux États-Unis par la Commission fédérale des communications.

Les GAFA abordent également des questions qui ne sont pas purement technologiques, mais néanmoins tout aussi cruciales pour leur succès. En 2017, les quatre entreprises s’étaient retrouvées sur la question de l’immigration. « Le décret anti-immigration, signé début 2017, a fortement inquiété la Silicon Valley, qui emploie beaucoup d’ingénieurs étrangers et a donc tout fait pour limiter la portée de cette décision », résumaient Les Échos en avril 2018.

Cette vogue consistant à dépenser toujours plus en matière de lobbying risque de perdurer. Au vu de la défiance aujourd’hui générée par les géants du web, il est difficile d’imaginer comment la tendance pourrait s’inverser.

Source : Grégor BRANDY, Korii, 01/02/2019.

Lire aussi :
La Quadrature du Net déclare la guerre aux GAFAM… et vous ?, La Tribune, 30/04/2018.
Index Médias, Monde en Question.
Dossier documentaire Médias, Monde en Question.
Veille informationnelle GAFAM, Monde en Question.

L’avenir de notre liberté – Faut-il démanteler Google ?


Bibliographie médias

 

Ce livre est un plaidoyer pour le progrès. Il nous fait pénétrer dans l’univers des nouvelles technologies, ses exceptionnelles perspectives et ses risques. On évoque aujourd’hui beaucoup le numérique, à juste titre, mais bien d’autres domaines scientifiques sont concernés, la génétique, l’énergie, les nano-technologies.

Peut-être notre liberté est-elle en danger : les dirigeants de ces grandes entreprises technologiques veulent définir le monde dans lequel nous vivrons dans les décennies à venir. Il s agit donc d éviter que les entreprises imposent leurs choix au monde, au détriment des puissances publiques, dans tous les domaines de notre vie sociale et privée.

Une première question parmi bien d’autres émerge : faut-il démanteler Google et les autres GAFA ?

Jean-Hervé LORENZI, Mickaël BERREBI, L’avenir de notre liberté – Faut-il démanteler Google… et quelques autres ?, Eyrolles, 2017 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Index Médias, Monde en Question.
Dossier documentaire Médias, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

Vous ne pouvez pas quitter Facebook et Google même si vous le souhaitez


Bibliographie médias

 

La consolidation, les effets de réseau, la science comportementale et le suivi généralisé rendent presque impossible de les quitter. Vous ne pouvez pas quitter Facebook ou Google. Ce n’est pas possible, à moins que vous ne vouliez éviter la majorité d’Internet.

Les géants de la Silicon Valley, qui sont de plus en plus critiqués pour leur immense pouvoir sur les marchés, la culture, la presse et la politique, construisent votre profil, que vous utilisiez ou non leurs services. Si vous utilisez Internet, ils vous suivront, recueilleront vos informations et essaieront de cibler les publicités qui vous concernent. Ils ont acquis certains de leurs plus gros concurrents, ce qui rend encore plus difficile d’échapper à leur portée. Et ils sont conçus pour manipuler le comportement humain afin de rendre psychologiquement et émotionnellement difficile l’exclusion.

Google vous suit sur le Web grâce à Google Analytics, qui est utilisé par la plupart des sites Web pour suivre le trafic des utilisateurs, et DoubleClick, le principal réseau de publicité en ligne. Les deux services recueillent et colligent les données des internautes sans qu’ils ne le sachent, puis les renvoient à Google. Facebook, qui quant à lui, place des boutons « Like » partout sur le web. Chaque fois que vous voyez un bouton « J’aime » sur une page qui n’est pas Facebook, il collecte vos données et les renvoie à la société mère Facebook.

« Vous pouvez choisir de ne pas utiliser leur application ou leur site », explique Jason Kint, PDG de Digital Content Next, une association professionnelle pour les entreprises de contenu numérique. « Mais ils collectent aussi des données sur le web. »

Même si Facebook et Google ne vous suivaient pas sur le Web, il est difficile d’échapper à leur influence parce qu’ils ont acheté tant de leurs concurrents. Si vous voulez chatter avec vos amis ou partager des photos avec eux sans utiliser Facebook, vous ne pouvez pas utiliser Instagram ou WhatsApp, qui sont tous deux la propriété de Facebook. L’option principale serait Snapchat, que Facebook a également essayé d’acheter. Snapchat est toujours indépendant, mais Facebook copie maintenant régulièrement ses fonctionnalités. Si vous voulez visionner des vidéos partagées sur le Web, pouvez-vous éviter YouTube, qui appartient à Google ? Si vous utilisez Waze au lieu de Google Maps, devinez quoi ? Waze est la propriété de Google. Zagat est un site Web populaire et un livre pour les critiques de restaurant et il est également la propriété de Google.

Facebook devient de plus en plus utile à mesure que de plus en plus de gens s’y joignent. Ce phénomène, connu sous le nom d’effet de réseau, rend également difficile pour les concurrents de se lancer : pourquoi rejoindre un réseau social concurrent que personne n’utilise ?

Les gens ne quittent pas Facebook parce que tout le monde est sur Facebook, ce qui fait de la plateforme un moyen incroyablement utile pour les gens de rester en contact avec leurs amis, leur famille et leurs connaissances. La décision de cesser le service nécessite l’abandon des contacts habituels avec un nombre important de personnes.

Cela dure depuis des années. En 2010, Facebook a apporté des changements importants à ses paramètres de confidentialité. Mais de nombreux utilisateurs estimaient qu’ils ne pouvaient pas quitter le site, même s’ils s’opposaient aux modifications des conditions d’utilisation du site, écrivait à l’époque la sociologue du web Danah Boyd. Elle venait de donner une conférence critiquant les politiques de Facebook en matière de protection de la vie privée et demandait à ceux qui avaient envoyé des messages de soutien pourquoi ils restaient encore sur le site des médias sociaux.

« Les courriels que j’ai reçus en privé à ma requête m’ont suscité le même sentiment « , écrit Boyd. Les gens ont estimé qu’ils devaient rester sur ce réseau, peu importe ce que Facebook avait choisi de faire. Le récit était cohérent: ils avaient l’impression que[ils] devaient être là. Pour le travail, pour des raisons personnelles, parce qu’ils ont pu entrer en contact avec quelqu’un avec qui ils ne pouvaient pas entrer en contact ailleurs. »

Les changements apportés aux règles de confidentialité de Facebook ont mené à une conclusion de la Federal Trade Commission (FTC) en 2011, selon laquelle l’entreprise a trompé ses utilisateurs. La société a conclu un règlement qui accorde toujours à la FTC la surveillance des règles de confidentialité du site.

Au moment du règlement, Facebook comptait 500 millions d’utilisateurs. Il compte maintenant plus de 2 milliards d’utilisateurs. Google a sept produits différents avec un milliard d’utilisateurs ou plus. Comment peut-on arrêter ça ?

Facebook et Google jouent également sur notre besoin d’approbation sociale et de récompenses de manière calculée pour nous garder accrochés, soutient Tristan Harris, ancien éthicien du design de Google.

« Ils contrôlent l’écran, les sociétés de technologie contrôlent l’écran pour savoir quand et combien de temps votre photo de profil apparaît sur les fils d’actualités des autres personnes, de sorte qu’ils peuvent l’orchestrer de façon à ce que les autres personnes finissent plus souvent par apprécier votre photo de profil sur une période retardée, par exemple, de sorte que vous finissez par devoir revenir plus souvent et voir ce que les nouveautés aiment « , a déclaré Harris dans un discours à la Big Think en juillet. « Et le problème, c’est qu’ils ne font pas ça parce qu’ils sont mauvais, ils le font parce que, encore une fois, ils sont dans cette course pour obtenir notre attention. »

Si les utilisateurs ne peuvent pas vraiment quitter Facebook ou Google, cela soulève des questions de réglementation gouvernementale. Sont-ils des monopoles ? Services publics ? Que faut-il faire ?

Il existe des recours. Le gouvernement fédéral pourrait intervenir et forcer les entreprises à se départir de leurs concurrents. (La FTC a déjà approuvé bon nombre de ces acquisitions, mais cela ne signifie pas que les nouveaux membres n’ont pas pu changer d’avis). Les grandes plateformes qui opèrent à la fois comme fournisseurs de contenu et comme marchés publicitaires pour ce contenu pourraient être obligées de séparer ces deux opérations. Et les législateurs et les régulateurs étatsuniens pourraient se tourner vers l’Europe, où de nouvelles règles sur la protection de la vie privée, qui devraient entrer en vigueur en 2018, limiteront considérablement la façon dont les plateformes web suivent et collectent les données des utilisateurs et des non-utilisateurs.

Si le gouvernement veut réglementer les géants de la Silicon Valley, il devra décider du type de réglementation qu’il prendra. Il est important de décider si leurs produits sont un monopole et s’ils doivent être démantelés ou s’il s’agit d’un service d’utilité publique et qu’ils doivent être réglementés comme tel. Bien que cela ne se soit pas produit sous l’ancien président Obama ou sous le gouvernement Trump actuel, le mouvement visant à réglementer les monopoles gagne du terrain parmi certains Démocrates.

Source : You Can’t Quit Facebook And Google Even If You Wanted To, Huffington Post.

Lire aussi :
Quitter Facebook, Google.
Quitter Google, Google.
Index Médias, Monde en Question.
Dossier documentaire Médias, Monde en Question.

Open source en danger !


 

Après Microsoft, qui s’est offert Github et sa plateforme au mois de juin dernier pour la coquette somme de 7 milliards et demi de dollars, c’est IBM qui est passé à la caisse au mois d’octobre pour acquérir RedHat, pour 34 milliards de dollars cette fois. Le point commun entre ces deux rachats ? GitHub et RedHat sont deux mastodontes de l’Open Source, ce mouvement initié à la fin des années 90 qui revendique le droit d’accéder au code, de le modifier, de le transformer et de le céder de façon libre. Un avatar du Logiciel Libre qui en serait en quelque sorte la philosophie sous-jacente. Est-ce à dire que l’informatique s’est radicalement convertie à une idéologie libertaire ? C’est pourtant loin d’être le cas.

Open Source : liberté, égalité ?, France Culturemp3, 07/11/2018.

Google, Apple, Facebook – Les nouveaux maîtres du monde (2018)


 

Titre : Google, Apple, Facebook – Les nouveaux maîtres du monde
Réalisateur : Yannick Adam de Villiers
Durée : 1h52
Année : 2018
Pays : France
Genre : Documentaire
Résumé : Ce film documentaire raconte l’épopée de ces hommes souvent en marge de leurs contemporains mais qui ont réussi à changer le monde à grands coups de projets dignes de la science-fiction et qui, aujourd’hui, sont devenus plus forts que les Etats… Jusqu’où va le pouvoir des géants du numérique ?
Ils s’appellent Bill Gates, Mark Zuckerberg, Sergey Brin ou encore Larry Page. Ces Américains, dont certains n’ont pas encore 40 ans, comptent parmi les hommes les plus riches et les plus puissants de la planète. Leur point commun ? Ils ont créé le monde d’aujourd’hui grâce à une révolution technologique sans précédent : internet et les réseaux sociaux ; et ils possèdent un pouvoir d’un genre nouveau : celui de contrôler les communications de toute la planète et de stocker les informations privées de tout un chacun. Un pouvoir très convoité, qui a pu les entraîner parfois dans des liaisons dangereuses avec les services secrets ou les gouvernements, notamment américains.
Fiche : France TV
Partage proposé par : 9docu DVD FR
Avis de Ciné Monde : Fait le récit mythologique de la réussite Steve Wozniak et Steve Jobs, les inventeurs de l’ordinateur personnel avec une interface graphique dont Bill Gates volera le concept pour créer Windows [08’02] ; de Larry Page et Sergueï Brin, les créateurs du moteur de recherche Google [29’10] ; de Divya Narendra, Cameron Winklevoss et Tyler Winklevoss, les inventeurs du réseau social dont Mark Zuckerberg volera le concept pour créer Facebook [42’34].

La promotion de Barack Obama par Google en 2007 affiche publiquement l’ère du contrôle politique des données personnelles au niveau mondial par les services de renseignement américains [57’26].


Obama sponsorisé par Google [58’38]

Ce que révélera en 2013 Edward Snowden, ancien employé de la Central Intelligence Agency (CIA) et de la National Security Agency (NSA) [1h08].
Le pire est à venir avec des projets comme ceux de SpaceX pour contrôler l’espace ou de Mark Zuckerberg pour contrôler l’intelligence artificielle [1h27].
L’interview de Jean Marc Gourguignon, un hacktiviste parmi d’autres, n’apporte absolument rien et celle de Pierre Juillet est totalement inutile [1h37].

Dans son célèbre roman 1984, George Orwell avait décrit l’État totalitaire qui s’est mis en place depuis le 11 septembre 2001, mais il n’avait aucunement imaginé que nous alimenterions nous-mêmes le système à l’insu de notre plein gré en tant que consommateurs des nouvelles technologies de communication.

Lire aussi :
George ORWELL, 1984, [Texte en ligne].
Les GAFAM contre l’internet, Monde en Question, 02/06/2017.
La censure programmée par Google – Facebook – Twitter, Monde en Question, 25/08/2017.
1fichier s’aligne sur les GAFAM… contre l’internet, Monde en Question, 31/10/2018.
Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier Cinéma France, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

1fichier s’aligne sur les GAFAM… contre l’internet


 

Le 23/07/2018, je vous avais informés qu’il n’était plus possible pour certains de télécharger en mode free les fichiers hébergés par 1fichier.

Depuis le 15/10/2018, je ne peux plus accéder à mon compte 1fichier :

Impossible de communiquer en mode sécurisé avec le pair : aucun algorithme de chiffrement en commun.

Un anonyme du staff, toujours aussi peu compréhensif, m’a suggéré de me connecter à partir d’un autre équipement informatique et d’une autre connexion à internet. Extrait des mails :

S.L. : Si j’ai bien compris, vous allez m’offrir un ordinateur, un navigateur et un fournisseur d’accès exclusivement compatibles avec 1fichier.

1fichier : Votre réponse ne fera que conforter les actions de certains pour nous causer préjudice et asseoir leur position.
Bien entendu, il ne faudra pas se plaindre lorsqu’il n’existera plus de petits hébergeurs indépendants…

S.L. : Les messages de Firefox et Safari disent la même chose : il est impossible d’établir une connexion sécurisée avec 1ficher. J’en déduis que votre obsession sécuritaire, après avoir bloqué le téléchargement gratuit, exclut maintenant les abonnés !
Votre discours victimaire ne résout rien…

Leur proposition de résolution du problème était d’autant moins crédible que 1fichier avait coupé l’accès à mon compte pendant les vacances parce que je m’étais connecté avec un autre ordinateur et un autre fournisseur d’accès – ceux de l’hôtel où je logeais.
Or, précisément le 15/10/2018, j’ai changé d’IP comme je le fais de temps en temps pour éviter d’être pisté. La réaction de Google fut immédiate : ils ont bloqué l’accès à mon compte Gmail. 1fichier, la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, a fait de même ! Car les GAFAM veulent tout savoir de nous et nous suivre jusque dans les chiottes.

21/10/2018
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

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Les GAFAM contre l’internet, Monde en Question
La censure programmée par Google – Facebook – Twitter, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Le côté obscur de Wikipédia


Bibliographie médias

 

Wikipédia a supplanté toutes les encyclopédies, papier ou en ligne. Vous pensez que c’est un site de référence, sûr, fiable, interactif ? Regardez cette enquête fouillée, sur le mode détective, mais documentée comme un travail d’universitaire, et détrompez-vous. […]

Il existe au sein de Wikipédia des structures totalitaires voire mafieuses, qui rendent impossible une discussion factuelle et la modification des articles dans certaines parties de l’Encyclopédie en ligne. Certains modérateurs et administrateurs problématiques sévissent en particulier dans les domaines des sciences politiques et sociales. […]

Le film dévoile le fonctionnement souterrain de l’encyclopédie, au travers de l’analyse de la page consacrée au chercheur suisse en histoire contemporaine Daniele Ganser.

Markus FIEDLER, Frank Michael SPEER, Die dunkle Seite der Wikipedia – Le côté obscur de Wikipédia, 2015 YouTube, 2015 [Script complet du filmCommentaires].

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Dossier documentaire Wikipédia, Monde en Question.
Index Médias, Monde en Question.