Monde en Question

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Dictionnaire amoureux du Mexique


Bibliographie dictionnaire

45 ans de vagabondage pour nous aider à découvrir sous le masque du pittoresque la réalité complexe du Mexique.

Certains pays se sont trouvés. D’autres se cherchent encore. C’est le cas, semble-t-il, du Mexique.

Car il y a trois Mexique. Celui d’avant la conquête, magnifique et violent, qui a pour image une chimère, Quetzacoatl, le serpent à plumes. Il est le grand civilisateur, mais de ses dents tombent des gouttes de sang.
Il y a le Mexique espagnol et catholique, qui dura trois siècles. Celui-ci s’est donné pour image la Vierge de Guadalupe, compatissante, patronne officielle du pays, présente partout.
Et il y a le Mexique moderne, qui s’est établi à partir des guerres d’indépendance et, plus tard, de la fameuse révolution. L’image est ici Zapata, le héros paysan, le juste mitraillé.

Trois raisons d’aimer. Né d’une rencontre entre deux continents unique dans l’histoire, le Mexique est doux et violent, souriant et masqué, antique et d’avant-garde. Il est une terre de contradictions, un monde confus, broyé, d’où sortira peut-être un nouveau siècle.

Jean-Claude CARRIÈRE, Dictionnaire amoureux du Mexique, Plon, 2009 [Texte en ligne].

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Dictionnaire amoureux du cinéma


Bibliographie cinéma

 

Cinéphile curieux et passionné, Jean Tulard nous livre avec beaucoup d’humour son Dictionnaire amoureux du cinéma. Vagabondage personnel écrit au gré de ses souvenirs, de ses émotions tout autant que de sa fantaisie, nous y côtoyons pêle-mêle aussi bien les chefs d’œuvre que les films classés X, Isabelle Adjani que Michèle Morgan, Orson Welles que Pedro Almodovar, Les enfants du paradis que La vie des autres.

Être né avec le cinéma parlant et voir des films depuis l’âge de sept ans permet de parler avec amour du Septième Art. Avec nostalgie aussi. Le cinéma était jadis une fête et un spectacle. On choisissait sa salle, l’ouvreuse nous plaçait, les lumières s’éteignaient, un rideau s’écartait. Sur l’écran se succédaient les actualités, un documentaire et un dessin animé ; puis venait l’entracte avec ses esquimaux glacés ; et c’était enfin le grand film tant attendu. Dans les années cinquante naquit une culture cinématographique à travers les longues files d’attente de la Cinémathèque, rue d’Ulm puis au Palais de Chaillot, les ciné-clubs et les revues spécialisées. Aujourd’hui, près de cent films passent quotidiennement sur le petit écran, et le DVD permet de constituer son Panthéon cinématographique.

Le cinéma a perdu beaucoup de sa magie. Mais comment ne pas continuer à l’aimer ?

Jean TULARD, Dictionnaire amoureux du cinéma, Plon, 2009 [Texte en ligne].

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Cinémathèque, Ciné Monde.
Dossier documentaire Cinéma – Livres, Monde en Question.
Index Cinéma (Tous les dossiers), Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

Histoire du Moyen Âge (114 livres et audio en ligne)


Bibliographie histoire

 

Livres

AUTEURS Divers, 74 livres en ligne.

Jean ANGLADE, Les Troubadours
Christelle BALOUZAT-LOUBERT, Mahaut d’Artois – Une femme de pouvoir
Alessandro BARBERO, Histoire de Salimbene de Parme et autres destins édifiants
Dominique BARTHÉLEMY, La bataille de Bouvines
Marc BLOCH, La société féodale
Eugène BOSSARD, Gilles de Rais – Maréchal de France dit Barbe-Bleue
Jean-Baptiste CAPEFIGUE, Clovis et les Mérovingiens
Pierre CHAMPION, Calendrier royal pour l’année 1471
Pierre CLÉMENT, Jacques Cœur et Charles VII – La France au XVe siècle
COLLECTIF, Chevaliers et châteaux forts
COLLECTIF, Histoire du Moyen Âge du Ve-XVe siècle
COLLECTIF, Hugues Capet et la troisième race
P.G. DANIEL, Histoire critique de l’établissement de la monarchie française dans les Gaules
Hyppolite DANSIN, Histoire du gouvernement de la France pendant le règne de Charles VII
Clovis de MAULE, Les Ducs d’Alençon
Jean-Luc DÉJEAN, Les Comtes de Toulouse (1050-1250)
M.G. DEMAY, Le Blason d’après les sceaux du Moyen Âge
Alain DEMURGER, Croisades et croisés au Moyen Âge
Barthélemy DOMINIQUE, Chevaliers et miracles – La violence et le sacré dans la société féodale
Lucien DOUBLE, Brunehaut
Lucien DOUBLE, L’empereur Charlemagne
Lucien DOUBLE, Le roi Dagobert
Gaston DU FRESNE DE BEAUCOURT, Histoire De Charles VII
Bruno DUMÉZIL, Des Gaulois aux Carolingiens (du Ier au IXe siècle)
Jean FAVIER, La guerre de Cent ans
Jean FAVIER, Les Plantagenêts – Origines et destin d’un empire (XIe-XIVe siècle)
Jean FLORI, Prêcher la croisade (XIe-XIIIe siècle) – Communication et propagande
Robert FOSSIER, Ces gens du Moyen Âge
Robert FOSSIER, L’Occident médiéval Ve-XIIIe siècle
Robert FOSSIER, Le travail au Moyen Âge
Frantz FUNCK-BRENTANO, Le Moyen Âge – La France féodale
Claude GAUVARD, Boris BOVE (sous la direction de), Le Paris du Moyen Âge
Claude GAUVARD, Le temps des Capétiens (Xe-XIVe siècle)
Claude GAUVARD, Le temps des Valois (1328-1515)
Jean-Philippe GENET, Le monde au Moyen Âge – Espaces, pouvoirs, civilisations
Louis HALPHEN et Philippe SAGNAC (sous la direction de), La fin du Moyen Âge – 1 La désagrégation du monde médiéval (1285-1453)
Louis HALPHEN et Philippe SAGNAC (sous la direction de), La fin du Moyen Âge – 2 L’annonce des temps nouveaux (1453-1492)
Édouard HARDY de PÉRINI, Les armées féodales
Oscar HAVARD, Le Moyen Âge et ses institutions
Michel HÉBERT, La voix du peuple – Une histoire des assemblées au Moyen Âge
Jacques HEERS, Gilles de Rais
Jacques JU Michel, Esquisse d’un pendu
Nelly LABÈRE, SÈRE Bénédicte, Les 100 mots du Moyen Âge
Charles Victor LANGLOIS, Histoire du Moyen Âge 395-1270
Jacques LE GOFF, L’imaginaire médiéval
Jacques LE GOFF, Le Moyen Âge et l’argent
Jacques LE GOFF, Pour un autre Moyen Âge
A. LECOY de la MARCHE, Clovis, ses meurtres politiques
Didier LETT, Hommes et femmes au Moyen Âge – Histoire du genre XIIe-XVe siècle
Alain de LIBERA, Penser au Moyen Âge
Émile LITTRÉ, Études sur les Barbares et le Moyen Âge
Madeleine MICHAUX, Histoire du Moyen Âge
Georges MINOIS, Blanche de Castille
Georges MINOIS, Charlemagne
Georges MINOIS, Du Guesclin
Georges MINOIS, Histoire du Moyen Âge
Georges MINOIS, La guerre de Cent ans
Georges MINOIS, Philippe Le Bel
Dominique PALADILHE, Azincourt 1415
Éric PALAZZO (sous la direction de), Les cinq sens au Moyen Âge
Jacques PAUL, Le christianisme occidental au Moyen Âge IVe-XVe siècle
Joséphin PÉLADAN, Le secret des troubadours – De Parsifal à Don Quichotte
M. PETIPOT, Mémoires de Geoffroy de Ville-Hardouin
Henri PIRENNE, L’instruction des marchands au Moyen Âge
Henri PIRENNE, Le commerce du papyrus dans la Gaule mérovingienne
Henri PIRENNE, Un contraste économique – Mérovingiens et Carolingiens
Henri PIRENNE, Villes, marchés et marchands au Moyen Âge
Léon PUISEUX, Siège et prise de Caen par les Anglais en 1417
Jean RICHARD, Saint Louis
Augustin THIERRY, Considérations sur l’histoire de France
Augustin THIERRY, Histoire de la conquête de l’Angleterre par les Normands
Augustin THIERRY, Récits des temps mérovingiens
Jules VIARD, Paris sous Philippe le Bel
Henri WALLON, Saint-Louis et son temps

COLLECTIF, Anthologie de la poésie française – Du Moyen Âge au XVIIe siècle [Texte en ligne].
En France, tout commence par des chansons. Le lyrisme courtois naît vers la fin du XIe siècle, dans le Sud. Bientôt, il se propage au nord de la Loire. En ce temps-là, l’amor (le mot est du féminin) est fine, c’est-à-dire raffinée. Elle exige de ceux qui la chantent qu’ils se forgent des instruments – une langue, des formes – à la hauteur de leur sujet. Ces premiers chercheurs d’une excellence poétique sont, non sans logique, appelés des « trouveurs » – trobadors dans le Sud, troveors (« trouvères ») dans le Nord. C’est avec eux que s’ouvre cette anthologie. Elle se referme, au second volume, avec des poètes vivants, nos contemporains. Bien sûr, leurs voix ne sont pas éteintes, leurs ouvres ne sont pas achevées. Mais déjà se dessine un paysage, dont on trouvera ici les contours. Rappelons que le verbe grec anthologein signifie « cueillir des fleurs ». Cueillir – sauf à tondre la prairie – c’est choisir. Ces deux volumes, tout en proposant un panorama aussi équilibré que possible de neuf siècles de poésie, n’échappent pas à cette règle. L’important est sans doute que le lecteur demeure le maître du jeu, qu’il se sente libre de fixer le but de sa promenade, de régler le rythme de son pas, d’emprunter tantôt les allées principales, tantôt les chemins de traverse. Autant de lecteurs, autant d’anthologies.

COLLECTIF, Dictionnaire d’ancien français – Moyen Âge et Renaissance [Texte en ligne].
L’ouvrage que nous présentons au public lettré nous a été inspiré par l’amour de notre langue, devenu, dans la tristesse des temps, de la piété : notre langue, la seule chose vivante qui nous vienne des lointains du passé, et qui, plus que tout, a donné sa splendeur au nom de la France. Il n’a d’autre ambition que d’aider ceux qui l’aiment et désirent la connaître plus afin de la mieux chérir et la mieux honorer.

Georges DUBY, L’Europe au Moyen Âge – Art roman, art gothique, Flammarion, 2011 [Texte en ligne].
Ce livre entend montrer la signification de l’art dans l’Europe du Moyen Âge et les relations qui le lient à l’ensemble de la société et de la culture. De la création artistique médiévale, presque seuls les chefs-d’oeuvre ont survécu. Leur raffinement surplombait alors une masse épaisse de brutalité, de terreur et de misère. Afin qu’on ne l’oublie pas, des textes qui révèlent cette part tragique sont placés en contrepoint d’un discours général sur le monastère, la cathédrale et le palais.

Madeleine FERRIÈRES, Histoire des peurs alimentaires – Du Moyen Âge à l’aube du XXe siècle, Seuil, 2010 [Texte en ligne].
Au-delà de la peur de manquer, de la famine, angoisse prégnante en Occident jusqu’à une période encore récente, il y a la crainte de manger du corrompu, du malsain, de l’immonde. En même temps que l’Occident a cherché à réduire la pénurie, il a progressivement mis sous surveillance l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Notre comportement contemporain vis-à-vis de la nourriture a onc une longue histoire que Madeleine Ferrières s’attache à reconstituer et à analyser. Des règlements médiévaux de boucherie aux perspectives géniales de Giovanni Lancisi, médecin de la cour pontificale au début du XVIIIe siècle ; du conflit entre symbolique faste ou néfaste des aliments et médecine et hygiénisme, mais aussi, plus tard, avec la chimie et les sciences vétérinaires, à la peur des poissons, levures, plantes ou légumes importés d’autres horizons ; de la suspicion à l’endroit du cuivre ou des conserves à la mise en cause de l’air vicié des villes, l’Occident invente, avec précaution et prévention, un ordre alimentaire illustré de manière éloquente au début du XXe siècle par le Pure Food and Drug Act américain. Mais cette invention n’est pas allée sans une autre : celle du consommateur. Rassasié, revendiquant une « bonne bouffe », prudent, voire savant ou se croyant tel, il appartient à l’utopie de l’abondance et de la sécurité. Miroir formidable de notre Occidental way of life que cette question des peurs alimentaires !

Robert FOSSIER, Ces gens du Moyen Âge, Fayard, 2007 [Texte en ligne].
Ce livre n’est pas un travail d’érudition, ni la poursuite d’un thème quelconque, pas davantage un survol de la société médiévale, ni de son économie, ni de son histoire culturelle ou artistique durant un millénaire. Ce n’est que l’histoire de pauvres gens, des gens ordinaires, ceux qui ont pour souci la pluie ou le chien, ce qu’il y a dans leur écuelle et ce qu’a raconté la voisine, le soulier qui vous blesse ou la partie de ballon ; et Dieu, enfin, qui sait et voit tout. On ne rencontrera donc ici ni chevaliers en armes, ni moines en prière, ni officier du roi, ni riche marchand, ni maître des écoles qui ne sont que les écumes du Moyen Âge ; mais tous les autres, ceux dont on ne parle jamais parce qu’ils ne parlent pas, mais dont les peines et les joies sont toujours les nôtres.

Ce livre aura atteint son but s’il parvient à jeter bas tous les poncifs, les a priori, les rabâchages et les erreurs dont se charge le mot « moyenâgeux » quand en use le populaire qui ne sait pas, et surtout les puissants, ceux qui dominent le politique, l’économique et l’information, et qui y lisent, dans une ignorance béate et obstinée, tout ce qui relève de l’infamie, de la violence, de l’anarchie ou de l’inculture. Dans un siècle qui est en passe de battre tous les records en ces domaines, peut-être serait-il temps d’approcher le « commun » des temps médiévaux, ces neuf hommes ou femmes sur dix auxquels nous ressemblons tant.

Robert FOSSIER, Le travail au Moyen Âge, Fayard, 2000 [Texte en ligne].
Si de nos jours le travail est une valeur, il en va tout autrement au Moyen Âge. L’oisiveté, loin d’être blâmée, y est « sainte », digne d’estime voire d’admiration, à l’exemple du moine voué à la prière. Le négoce est « vulgaire et impie », quant au « travail », le mot n’existe pas avant le XVIe siècle. Travailler est une punition, celle que le créateur infligea au premier couple après la Faute. Cette malédiction est confirmée par la pratique de l’esclavage, puis du servage : ceux qui travaillent au profit des autres sont des êtres asservis. Avilissant, forcé, le travail va progressivement apparaître, aux yeux des chrétiens, comme une occasion de rachat. Il faut attendre l’an mil environ pour que le travail devienne une forme d’obéissance naturelle au créateur. A travers cette vaste fresque des métiers, des statuts et des gestes – du laboureur à l’homme de plume, du chevalier à la femme au travail – ce livre restitue l’ensemble des structures de la société médiévale.

Claude GAUVARD, Boris BOVE (sous la direction de), Le Paris du Moyen Âge, Belin, 2014 [Texte en ligne].
Neuf historiens ont mis leur science au service de l’histoire de Paris, pour en éclairer un aspect à la lueur de leurs propres travaux et des derniers acquis de la recherche. C’est ainsi que sont tour à tour abordées la question de la place des saints fondateurs dans la ville, celle de l’évêque, des enceintes, de la justice, de la bourgeoisie, de l’assistance, des femmes, de l’université, de l’aristotélisme, du roi en son palais et de la guerre civile. Ce sont autant de portraits d’une ville aux visages multiples qu’il est difficile de saisir dans son ensemble, mais leur mise en série permet ici de s’en faire une idée. Il en ressort néanmoins que Paris cumule déjà à cette époque les fonctions économiques, religieuses, intellectuelles, curiales et politiques, ce qui est unique en Occident où les villes peuvent rarement s’enorgueillir de plus de deux ou trois fonctions : Gand est avant tout une cité industrielle, Bologne une ville universitaire, Venise un pôle commercial… Cet épais feuilletage de fonctions variées est probablement l’explication de l’exceptionnel développement de Paris au Moyen Âge.

Jean-Philippe GENET, Le monde au Moyen Âge – Espaces, pouvoirs, civilisations, Hachette, 2003 [Texte en ligne].
Le Moyen Âge, défini comme le temps qui sépare la fin de l’Empire romain de la Renaissance, voit naître l’Europe. Son histoire ne peut pas être comprise si on l’isole des civilisations et des cultures nées en même temps qu’elle, dans le même espace et les mêmes conditions.

Le monde médiéval naît de l’implosion de Rome, transformée sous l’impulsion d’un monothéisme né du judaïsme, le christianisme, malmenée par les Barbares du Nord et des steppes, épuisée par sa lutte contre l’empire parthe/perse : sur ses ruines, trois civilisations voient le jour, la chrétienté latine, qui intègre sous l’égide de son institution dominante, l’Eglise, les Celtes, les Germains et, en partie, les Slaves, l’Empire byzantin qui influence le reste des Slaves, et l’Islam, qui absorbe une partie du monde byzantin (Égypte, Syrie), le Maghreb, l’espace iranien et se propage jusqu’à l’Inde et à la Chine.

Michel HÉBERT, La voix du peuple – Une histoire des assemblées au Moyen Âge, PUF, 2018 [Texte en ligne].
Bien avant l’émergence de l’idée démocratique, les grandes assemblées de l’Europe médiévale sont le laboratoire de techniques de représentation qui donnent voix au peuple. Ces assemblées territoriales, qu’elles se nomment parlements, états généraux, cortes ou diètes, sont au fondement d’une représentation politique de type parlementaire, constitutive de l’État moderne et ancêtre des régimes démocratiques contemporains. Fondée sur l’exigence d’un consentement du peuple au prélèvement fiscal ou à la réformation du droit, cette représentation institue, dans chaque royaume ou principauté, des instances médiatrices entre des sociétés politiques en pleine émergence et des princes dont la souveraineté n’a encore rien d’absolu. Le présent ouvrage s’intéresse à la fois aux idées des théologiens, des philosophes et des juristes, ainsi qu’aux pratiques cérémonielles de la convocation et de la célébration de ces assemblées, mettant en lumière la façon dont naissent les peuples à travers leur représentation.

Jacques HEERS, Le Moyen Âge, une imposture, Perrin, 2008 [Texte en ligne].
Jacques Heers remet les pendules à l’heure sur cette période de l’histoire si mal considéré par notre époque. Il balaie les fausses croyances, les approximations souvent hérités de la littérature ou des premiers livres d’histoire républicains cherchant une période a laquelle s’opposer.

Avec sa méticulosité habituelle, il analyse et compare, ce qui lui permet de dire,que non la culture classique n’avait pas totalement disparu d’Europe, que non la peur de l’an mil n’existait pas. Il tord le coup à beaucoup d’autres sornettes, sans pour autant perdre la réalité de l’époque.

Christian HECK (sous la direction de), L’allégorie dans l’art du Moyen Âge – Formes et fonctions Héritages, créations, mutations, Brepols, 2011 [Texte en ligne].
La pensée, les œuvres et la culture du Moyen Âge utilisent intensément la conception proprement théologique de l’allégorie, procédure exégétique appelée dès les mots de saint Paul, Quae sunt per allegoriam dicta (Epître aux Galates 4, 24), et qui fonde le passage du sens littéral au sens spirituel; mais aussi celle plus littéraire et héritée de la rhétorique antique, et qui enrichit les récits de métaphores continuées; la première se voulant fondée sur la Révélation et mise en relation de deux niveaux de réalités, la seconde sur le plan humain et liée à l’imagination des hommes. Dans le domaine de l’art médiéval, l’allégorie est un procédé fondamental, que l’on ne peut pas examiner hors de sa relation à l’allégorie des exégètes comme à l’allégorie des poètes, mais qui ne peut leur être simplement assimilé, et qui connaît des formes et des règles spécifiques. Le « dire autre chose » (Allegoria est alieniloquium), selon la formule fameuse d’Isidore de Séville (« on entend une chose, on en comprend une autre »), est bien une dimension centrale des œuvres d’art médiévales.

Dans une approche pluridisciplinaire, et faisant une large place aux rappels des historiens de l’exégèse et de ceux de la littérature, le colloque a permis de brasser et d’analyser un matériau essentiel sur les formes de l’allégorie dans l’art médiéval, sur les significations mais aussi le fonctionnement de ces oeuvres, sur les moyens par lesquels elles nous permettent ou non d’identifier une allégorie, et sur les mutations qui les affectent, des époques préromanes au début du XVIe siècle. De l’Occident au monde byzantin, de l’architecture aux manuscrits enluminés, aux retables, à la tapisserie ou aux sceaux, des traités de spiritualité aux textes littéraires ou juridiques, des bestiaires à la musique, la magie ou l’emblématique princière, les contributions réunies renouvellent profondément notre connaissance de thèmes majeurs de l’iconographie médiévale.

Peter KIDSON, Les merveilles des grandes civilisations – Le Moyen Âge, Crémille, 1969 [Texte en ligne].
Introduction : L’idée d’un Moyen Âge païen et chrétien
L’art préroman
L’art roman
L’art gothique
Conclusion

Jacques LE GOFF, Le Moyen Âge et l’argent, Perrin, 2010 [Texte en ligne].
Au Moyen Âge, l’argent répugne, l’argent fascine, et la monnaie est rare. Un livre qui redresse les idées reçues sur ce sujet méconnu, par le plus grand médiéviste français.

« Dans cet essai, je veux expliquer quel a été le sort de la monnaie, ou plutôt des monnaies, dans l’économie, la vie et la mentalité médiévales ; et dans cette société dominée par la religion, comment l’Église a considéré et enseigné l’attitude que le chrétien doit observer face à l’argent et à l’usage qu’il doit en faire. Si l’argent a joué un rôle important dans la constitution des États, si les techniques financières et bancaires ont progressé, si le commerce s’est largement développé, le Moyen Âge, faute d’un marché global, n’a pas connu ne fût-ce qu’un précapitalisme, même à la fin. C’est pourquoi son développement économique a été lent et limité, en dépit d’îlots de prospérité. Au Moyen Âge, donner de l’argent est aussi important que d’en recevoir, l’esprit de charité l’emporte sur le désir de profit, François d’Assise sur Jacques Cœur. Aussi une crise comme celle d’aujourd’hui y est-elle inconcevable. »

Jacques LE GOFF, Pour un autre Moyen Âge, Gallimard, 1978 [Texte en ligne].
Un autre Moyen Âge, c’est d’abord celui qui, sans anachronisme, nous restitue quelques clés de nos origines : aux réalités dont s’est enrichie notre mythologie – la faim, la forêt, l’errance, la pauvreté, la mendicité, la lèpre, la domination des puissants et des riches sur les faibles et les pauvres -, il allie ces créations dont nous vivons toujours : la cité, la nation, l’État, l’université, le moulin, la machine, l’heure et l’horloge, le livre, la fourchette, le linge, la personne, la conscience et finalement la révolution.

Un autre Moyen Âge, c’est ensuite et surtout le champ privilégié des expériences de l’histoire nouvelle : histoire du quotidien, du temps long, histoire des profondeurs et de l’imaginaire. Un Moyen Âge où les hommes vivent dans les temps divers qui rythment leur existence : temps de l’Église, temps du marchand, temps du travail. Un Moyen Âge où les hommes travaillent dans des conditions économiques et technologiques qui leur apprennent à maîtriser lentement la nature tout en approfondissant le fossé entre travail manuel et intellectuel. Un Moyen Âge où la culture évolue entre les raffinements scolastiques des universités, pépinières d’une nouvelle élite, et les rapports complexes entre la culture savante de la caste ecclésiastique et la culture populaire contre laquelle les clercs mènent une lutte multiforme.

Emmanuel LE ROY LADURIE, Trente-trois questions sur l’histoire du climat – Du Moyen Âge à nos jours, Fayard, 2010 [Texte en ligne].
Alors que la controverse sur le réchauffement climatique fait rage, le livre d’Emmanuel Le Roy Ladurie, qui condense et résume des années d’études, permet de retracer l’histoire du climat dans la « longue » période de l’histoire humaine (certes brève au regard de l’histoire de la Terre). S’il valide les thèses « réchauffistes », l’intérêt du livre ne s’y limite toutefois pas : c’est en historien qu’il aborde l’histoire du climat, attentif aux conséquences de ses variations sur les sociétés humaines.

Construit sous la forme de 33 brefs chapitres qui sont autant de réponses à des questions précises, il traite autant des données connues sur l’évolution climatique (« Qu’appelle-t-on le petit âge glaciaire ? »), que de l’impact des variations climatiques (« Quel liens les disettes et les famines ont-elles avec les conditions météorologiques ? ») ou encore des problèmes méthodologiques de l’histoire du climat (« La date des vendanges est-elle un indicateur climatique ? »).

Didier LETT, Hommes et femmes au Moyen Âge – Histoire du genre XIIe-XVe siècle, Armand Colin, 2004 [Texte en ligne].
C’est une problématique essentielle pour l’étude historique de nos sociétés qui est interrogée ici : quels étaient la place et le statut des femmes et des hommes au Moyen Âge ?
Quel rôle et quelle image les uns et les autres avaient-ils dans la vie quotidienne, au sein de la famille, du couple, mais aussi dans les institutions, les jeux de l’argent et du pouvoir ?

Cet ouvrage offre une vision nouvelle de l’être féminin et masculin médiéval : par-delà la domination de l’homme alors que s’impose la loi salique, l’affirmation de la masculinité de l’activité intellectuelle et où s’affirme comme valeur première de l’aristocratie la virilité, il met également en lumière la réalité des genres et la façon dont se construisent les identités sexuées en fonction de l’âge et des catégories sociales.

Alain de LIBERA, Penser au Moyen Âge, Seuil, 1991 [Texte en ligne].
L’objet de ce livre est l’expérience de la pensée, telle que l’a vécue un type d’homme – l’intellectuel – et telle que l’ont reproduite des groupes d’hommes et de femmes aux XIIIe et XIVe siècles.

L’enquête menée par Alain de Libera se veut indépendante de la sociologie historique et porte volontairement sur des discours. Ainsi, la censure est considérée non comme révélatrice de ce qui fut, mais comme fabriquant, en l’énonçant et en la dénonçant, une réalité à venir.

Ce livre entend déplacer le dialogue de l’Islam et de l’Occident sur le terrain du rationnel. Car il y a un oubli de la tradition intellectuelle, ou plutôt de la transmission de l’idéal intellectuel de l’Orient à l’Occident : la crise de la scolastique, le conflit de la foi et de la raison, de la théologie et de la philosophie, ont commencé en Islam avant d’être importés en Occident.

Madeleine MICHAUX, Histoire du Moyen Âge, Eyrolles, 2010 [Texte en ligne].
Compris entre l’Antiquité et les Temps modernes, le Moyen Âge fait écho à notre époque contemporaine.
À travers ses grands thèmes, ses grands événements et ses grandes figures, ce livre donne des repères pour comprendre cette époque mystérieuse et sa place dans l’histoire de France. Organisé par domaine et par mots-clés, il propose de nombreux outils pédagogiques (synthèses, chronologies, cartes…) qui en font un ouvrage vivant, clair et accessible.

Georges MINOIS, 12 livres en ligne.

Éric PALAZZO (sous la direction de), Les cinq sens au Moyen Âge, Cerf, 2010 [Texte en ligne].
La place des cinq sens dans la culture du Moyen Âge occidental est centrale pour certains aspects essentiels de la définition de la liturgie et de la théologie chrétiennes. Dans l’Antiquité et durant tout le Moyen Âge, l’Eglise et sa théologie ont accordé un rôle de premier plan aux cinq sens dont témoignent des domaines tels que la liturgie, l’histoire de l’art, la littérature, la philosophie, la musique et, de façon plus générale, l’histoire politique et sociale du Moyen Âge. Pour les auteurs chrétiens, s’appuyant sur la tradition biblique ainsi que sur la philosophie antique issue de Platon et d’Aristote, les cinq sens sont plus particulièrement mis en action dans le déroulement des rituels de la liturgie afin de permettre la réalisation des principaux effets sacramentels de la théologie de la liturgie. Les cinq sens sont également au coeur d’une vaste réflexion sur la notion d’harmonie dans le christianisme ainsi que sur la relation entre l’homme-microcosme et le macrocosme. Dans le cadre de la liturgie, les productions artistiques peuvent être ainsi considérées comme des « objets » destinés à servir de support pour l’activation sensorielle afin de créer et de rendre possible les effets sacramentels du rite. Ce volume propose une première approche résolument interdisciplinaire de l’étude des cinq sens dans la culture chrétienne médiévale. Elle réunit des spécialistes internationalement reconnus dans leur domaine respectif et pour la connaissance des cinq sens. Des domaines aussi variés que l’art, la liturgie, la théologie, la littérature, l’héraldique, la poésie, entre autres, seront traités pour une approche diversifiée des cinq sens. Le cadre chronologique et géographique est aussi large que possible avec des conférences sur l’Occident, le monde byzantin et le monde musulman.

Michel PASTOUREAU, Une histoire symbolique du Moyen Âge occidental, Seuil, 2004 [Texte en ligne].
Les procès intentés aux animaux, la mythologie du bois et des arbres, le bestiaire des fables, l’arrivée du jeu d’échecs en Europe, l’histoire et l’archéologie des couleurs, l’origine des armoiries et des drapeaux, l’iconographie de Judas, la légende du roi Arthur et celle d’Ivanhoé : tels sont quelques-uns des sujets traités par Michel Pastoureau.

Évelyne PATLAGEAN, Un Moyen Âge grec – Byzance, IXe-XVe siècle, Albin Michel, 2007 [Texte en ligne].
Après une présentation de la famille impériale, de l’aristocratie et des structures de l’État, l’auteure montre que loin d’être une survivance du monde antique, l’Empire byzantin appartient au Moyen Âge, sans être en opposition totale avec la société féodale chrétienne puisqu’elle partage avec celle-ci, une dynamique et une évolution qui renvoient à leur passé commun.

Marie PÉAN, Textes du Moyen Âge et de la Renaissance, Hachette, 2007 [Texte en ligne].
Un chevalier accompagné d’un lion, un renard aux mille tours, un passionnant voyage en Orient, la truculence des géants rabelaisiens… Tous ceux qui aiment les histoires émouvantes ou drôles seront comblés par cette promenade à travers des textes représentatifs du Moyen Âge et de la Renaissance, époques hautes en couleurs.

Régine PERNOUD, Pour en finir avec le Moyen Âge, Seuil, 1979 [Texte en ligne].
Méprisés pendant des siècles, encensés par les romantiques, ces mille ans d’histoire ont presque toujours été recouverts de la crasse de l’ignorance. « Godiche » ne vient-il pas de « gothique » ? « Féodal » ne désigne-t-il pas l’obscurantisme le plus indécrottable ? « Moyenâgeux » les vieilleries poussiéreuses ?
Grâce à ce livre décapant, mille ans d’histoire resurgissent. Le Moyen Âge est mort, vive le Moyen Âge !

Henri PIRENNE, Histoire économique et sociale du Moyen Âge, PUF, 1969 [Texte en ligne].
Cette nouvelle édition de l’ouvrage fort apprécié de Henri Pirenne a été revue et mise à jour par Hans Van Werveke, professeur émérite à l’Université de Gand. C’est la première fois que la synthèse de l’histoire économique et sociale du Moyen Âge paraît en volume séparé, du moins en langue française.

Emmanuelle TIXIER du MESNIL, Henri BRESC, Géographes et voyageurs au Moyen Âge, Presses universitaires de Paris Nanterre, 2010 [Texte en ligne].
Nées de la Grèce puis ressuscitées à la Renaissance, les sciences sont censées en Occident ne devoir pas grand-chose au Moyen Âge, période longtemps assimilée à un temps de recul pour la pensée. Les études de ces dernières années ont montré qu’entre le Ve et le XVe siècle, savoirs et cultures se sont au contraire développés, se sont entrecroisés et ont donné naissance à une science médiévale qui n’est ni plus aberrante ni moins cohérente que celles de l’Antiquité ou de la première Modernité. Le présent ouvrage tente de montrer que la géographie obéit au même schéma : loin de n’être qu’une période qui ne pourrait remplir les blancs de la carte, le Moyen Âge a lui aussi élaboré son imago mundi, sa représentation du monde. Tant en Orient qu’en Occident, dans la Chrétienté comme dans le monde islamique, géographes et voyageurs ont tenté de décrire espaces et territoires, élaborant un discours géographique qui renseigne sur les lieux les plus divers tout autant que sur la façon dont, alors, on se représentait le monde.

Georges VIGARELLO, Le propre et le sale – L’hygiène du corps depuis le Moyen Âge, Seuil, 1985 [Texte en ligne].
Un livre serré, dense, subtil. Son sujet : les définitions, les repères, les techniques de la propreté culturelle entre Moyen Âge et XXe siècle, avec les pratiques qui aujourd’hui ont charge d’assurer la netteté du corps. Mais le livre est plus que cela. Il s’appuie, en effet, avec liberté et intelligence, sur les hypothèses proposées par le sociologue allemand Norbert Elias pour rendre compte du « processus de civilisation » qui caractérise les sociétés d’Occident entre XIIe et XIXe siècles. Là est sans doute le prix de ce livre qui analyse le procès de civilisation occidental à partir de l’un de ses traits les plus fondamentaux : à savoir les transformations du rapport que les hommes ont eu avec leur corps..

Livres audio

Claude GAUVARD, Le Moyen Âge – La France des Capétiens (4 CD), Frémeaux, [Texte en ligne].
En près de cinq heures, Claude Gauvard, spécialiste d’histoire médiévale, retrace l’histoire de France sous les rois capétiens, de 987 à 1328.

Claude GAUVARD, Le Moyen Âge – La France de la guerre de Cent ans (4 CD), Frémeaux, [Texte en ligne].
En près de cinq heures, Claude Gauvard, spécialiste d’histoire médiévale, retrace l’histoire de France aux XIVème et XVème siècles.

Lire aussi :
Guerre Occident-Moyen-Orient (Croisades), Monde en Question.
Dossier documentaire Histoire, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

Michel RAGON (6 livres en ligne)


Bibliographie artsBibliographie littératureBibliographie politique

 

Michel RAGON, La mémoire des vaincus, Albin Michel, 1992 [Texte en ligne].
A la veille de la Première Guerre mondiale, Fred et Flora, deux gamins des rues, battent le pavé de Paris. Mais bientôt le destin va les conduire dans le sillage de la célèbre bande à Bonnot, puis vers l’aventure anarchiste. Mêlant l’histoire au mythe et à l’autobiographie, ce récit romanesque à grand souffle nous entraîne sur les pas de son héros, de la Russie de 1917 à l’Espagne du Front populaire, de la vie ouvrière à la bohème artistique, parmi une foule de personnages obscurs ou illustres, tous animés de cet « increvable esprit de liberté » qui renaîtra en mai 68 et surmontera l’effondrement de l’utopie communiste.

Michel RAGON, Le roman de Rabelais, Albin Michel, 1993 [Texte en ligne].
Quel roman la vie de Rabelais ! Homme d’Eglise dont l’itinéraire va d’un obscur couvent vendéen à la fréquentation des papes au Vatican, devenu l’un des plus illustres médecins de son temps, écrivain truculent et révolutionnaire, toujours en fuite pour échapper aux bûchers de l’Inquisition…
Roman picaresque et émouvant d’un homme si cher au coeur de Michel Ragon qu’il n’a cessé de hanter son oeuvre, roman intime et attachant d’un Rabelais méconnu, profondément humain, lucide et désenchanté, qui sut préserver un incroyable souffle de liberté dans un siècle plein de fractures.
Michel Ragon raconte son Rabelais. C’est un homme étonnamment moderne et proche que l’on découvre, dont le rire déconcertait hier les puissants et continue de tonner contre toutes les intolérances.

Michel RAGON, Ils se croyaient illustres et immortels, Albin Michel, 2011 [Texte en ligne].
Ils se croyaient immortels, ils étaient célébrés, puis la roue du destin a tourné, ils se sont égarés dans les ornières de l’Histoire, témoins impuissants de leur propre défaite. Descartes, Dumas, Lamartine, Courbet, Kropotkine, Hamsun, Pound, Clemenceau, Fréhel et Sagan, qu’ont-ils en commun si ce n’est leur mort pitoyable et leur gloire retrouvée ?
Avec ce sens de l’anecdote tendre et féroce à la fois, Michel Ragon évoque leur vieillesse déchue, leurs illusions, leur aveuglement mais aussi leur génie et leur gloire, et ce mystère fragile, grotesque et dérisoire que revêt toute existence humaine.

Michel RAGON, Dictionnaire de l’anarchie, Albin Michel, 2013 [Texte en ligne].
Se situant en dehors des partis et les récusant tous, l’anarchie se singularise par l’association tumultueuse de tendances parfois contradictoires.
Michel Ragon, depuis longtemps témoin engagé de l’épopée libertaire dont il fut le grand romancier (La Mémoire des vaincus), rassemble ici pour la première fois les éléments d’un Dictionnaire de l’anarchie, véritable mise en récit de cette aventure méconnue mais capitale.

Dictionnaire des principaux militants de l’anarchie et de ses théoriciens, tels Proudhon, Bakounine, Kropotkine, ce livre est aussi un dictionnaire de tous ceux qui se sont réclamés ou se réclament de la pensée libertaire, comme Breton et Camus, Céline et Dubuffet, Richard Wagner et Oscar Wilde
Dictionnaire des hommes, mais aussi dictionnaire des idées et de la pensée anarchiste dans le monde contemporain, de son influence, souvent méconnue, voire occultée.

Michel RAGON, Le marin des sables, Albin Michel, 2013 [Texte en ligne].
A quoi rêve un enfant lorsqu’il vit dans un pays de sable et de sel, sinon à ce qui peut bien se trouver de l’autre côté de la mer ? Et il s’embarque un beau jour à La Rochelle, se mêle aux matelots qui hissent les voiles d’un vaisseau mettant le cap sur les îles des Caraïbes. Et il rencontre là-bas la misère et la violence qu’il croyait fuir.

Comment il tentera toute sa vie de rejoindre la « terre des délices du coeur », en compagnie des boucaniers et flibustiers de l’île de la Tortue ; comment il croira l’avoir trouvée dans la tribu des derniers Indiens Arawaks ; comment ses aventures, d’abordages en expéditions sur les côtes américaines, l’amèneront de la gueuserie à la richesse et aux plus hautes fonctions de la marine corsaire avec l’aval de M. Colbert ; comment il connaîtra l’amour et les amours singulières ; comment il disparaîtra dans la forêt vierge telle est la trame de ce grand roman de mer et d’aventures qui ravira tous ceux qui ont un jour vibré à la lecture de L’île au Trésor et de Robinson Crusoë.

Michel RAGON, Le journal d’un critique d’art désabusé, Albin Michel, 2013 [Texte en ligne].
Comment un jeune Vendéen débarqué de Nantes à l’été 1945 est-il devenu ce critique d’art au flair redoutable qui a su déceler dès le début les peintres devenus désormais incontournables, celui qui a fait connaître le mouvement Cobra (Appel, Constant, Corneille) en France et a suivi avec une amitié fidèle l’œuvre de Soulages, de Hartung, d’Atlan, de Dubuffet jusqu’à aujourd’hui ?

Michel Ragon dans ce Journal tenu entre 2009 et 2011, à l’occasion de rétrospectives et d’expositions de peintres devenus désormais des classiques, revient sur ses rencontres, ses amitiés, ses admirations et ses dégoûts. S’amusant du non-art, déplorant le « financial art », il évoque une époque où les artistes créaient sans s’occuper du marché, revendiquaient une vision de l’art allant à l’encontre des modes du moment, suivis souvent par des galeristes qui croyaient en eux, en leur génie et quelques critiques pour qui l’admiration tenait lieu de pain quotidien.

Arman, Klein, Spoerri, Pollock, Alechinsky, Jorn, Chaissac, Etienne-Martin, Zao Wou-Ki, tant d’artistes qui ont marqué leur temps, d’autres oubliés comme Nicolas Schöffer ou Georges Mathieu après avoir été célèbres, Michel Ragon leur rend hommage en témoin, acteur et historien de cette seconde moitié du XXe siècle si foisonnant en œuvres capitales qui font désormais partie de notre patrimoine culturel.

Dans ce très court article sur l’anarchisme de droite, la conclusion de l’auteur est savoureuse car la plupart des anarchistes ont lutté les armes à la main contre les communistes en Russie (avant leur dégénérescence à partir de 1924) et ils soutiennent aujourd’hui des révolutions de couleurs organisées par la CIA au profit de l’extrême droite comme en Ukraine.

18/03/2018
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Bio-bibliographie Michel Ragon, Site de l’auteur.
Articles sur Michel Ragon, Cairn.infoOpenEditionPersée.
Vidéos sur Michel Ragon, DailymotionYouTube.
25/09/2014, Michel Ragon : critique d’art et d’architecture, Cité de l’architecture & du patrimoine.
2/10/2015, Autour de Michel Ragon (Centre Pompidou), Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la LoireCentre Pompidou.
25/02/2018, Michel Ragon : « La révolte des Chouans était en réalité une jacquerie, une révolte plébéienne conduite par des chefs plébéiens », France Culture.
Richard LEEMAN et Hélène JANNIÈRE (sous la direction de), Michel Ragon Critique d’art et d’architecture, Presses Universitaires de Rennes, 2013 [Introduction en ligne].

Index Littérature, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

Alain REY (6 livres en ligne)


Bibliographie langues

 

Alain REY, À mots découverts, Robert Laffont, 2010 [Texte en ligne].

Pendant des années, Alain Rey a enchanté les matins de France Inter avec son mot du jour. Aujourd’hui il nous offre une sélection de ses chroniques écrites entre 2000 et 2005, quatre cents mots qui vont de « Racaille et Voyou » à « Victime », de « Torride » à « Mammouth », de « Tempête » à « Abracadabrantesque »…

Le plus souvent un mot lié à l’actualité sert de prétexte pour une chronique érudite et parfois espiègle. Tout en en rappelant la valeur exacte, les origines du mot choisi, l’étymologiste se livre à l’exercice où il excelle : rattacher la langue de tous les jours au patrimoine culturel, réduire les contresens, combattre les à-peu-près et les préjugés, pour mieux rendre compte des réalités.

Cette sélection, où Alain Rey a choisi de garder les mots les plus significatifs en les agrémentant parfois d’un petit commentaire pour les resituer dans l’actualité, est aussi l’occasion de se retourner sur les cinq premières années du XXIe siècle.

Alain REY (sous la direction de), Dictionnaire historique de la langue française, Le Robert, 2010 [Texte en ligne].

Un dictionnaire unique au monde à lire comme un roman. L’histoire détaillée de plus de 50 000 mots du français depuis leur apparition dans la langue : les évolutions de formes, de sens, et d’usages au cours des siècles. Des articles encyclopédiques. 50 schémas pour retrouver la généalogie des mots. Une nouvelle édition entièrement revue, actualisée et enrichie par Alain Rey.

Des ajouts sur l’origine et l’histoire de mots récents (en particulier dans les domaines technique et scientifique). Des ajouts sur l’origine et l’histoire de mots d’argot du XIXe siècle et de la première partie du XXe siècle. Des ajouts sur l’histoire des mots français de la francophonie, en Belgique, en Suisse, au Québec, mais aussi des mots du Maghreb, d’Afrique, des Antilles, et d’autres lieux encore.

Une table des matières pour accéder aux différentes parties de l’ouvrage. La recherche d’un mot facilitée par des index alphabétiques. Une mise en pages écran d’une grande lisibilité, le réglage de la taille des caractères. Toutes les annexes : préface, bibliographie, chronologie, glossaire des langues.

Alain REY, Dictionnaire amoureux des dictionnaires, Plon, 2011 [Texte en ligne].

Dictionnaire : Ce mot correspond au type même du concept faussement simple : la frontière entre dictionnaire et glossaire, vocabulaire ou encyclopédie alphabétique est loin d’être nette. De surcroît, il existe quantités de « dictionnaires » fictifs, par exemple celui des idées reçues de Flaubert, le dictionnaire philosophique de Voltaire, le dictionnaire du diable d’Ambrose Bierce, pour ne citer que trois parmi une multitude.

Il y eut un temps pour les dictionnaires des choses et un autre pour celui des mots, sans oublier celui des descriptions encyclopédiques. En France, grâce à Furetière, on va s’intéresser parfois de manière critique, à la vérité des idées et des choses.
Le discours tenu n’est pas seulement l’exclusivité de quelques polygraphes érudits mais celui de vrais savants comme d’Alembert ou bien encore Turgot.

Le XIXe siècle voit le divorce entre cette tendance encyclopédique et biographique et une démarche plus littéraire, c’est l’avènement de l’infatigable Pierre Larousse et aussi une nouvelle tendance philologique empruntée d’ailleurs à l’Allemagne, incarnée par l’étonnant Emile Littré.

Le XXe siècle empruntera à l’un et à l’autre le meilleur de leur démarche tradition, citations et modernité, faisant bon ménage en élaborant le fameux Robert.

Alain REY, Frédéric DUVAL, Gilles SIOUFFI, Mille ans de langue française, histoire d’une passion (2 tomes), Perrin, 2011 [Texte en ligne].

Cet ouvrage dirigé par Alain Rey a pour ambition de montrer les origines et les usages du français tel qu’il est parlé et écrit en France, mais aussi à travers le monde. Ce volume dévoile le long parcours qui va des premières langues parlées, gaulois et latin, jusqu’à la constitution d’un français  » moderne  » apte à tout exprimer et bientôt destiné à traverser les océans. Les partis pris sont ici nettement affirmés. L’accent est mis sur les interactions du français avec les dialectes et les langues régionales qui ont, avec lui, traversé les bouleversements de l’histoire. Ce n’est pas « un » français uniforme et intangible dont est dessiné le visage, mais de « multiples » français en perpétuelle articulation avec la dynamique de la parole forgeant une langue à la richesse foisonnante.

Ce second volume offre un parcours long de trois cents ans en s’ouvrant sur le début du XVllle siècle, première époque du français « moderne ».
Dès lors, la langue ne cesse plus de se diversifier, accompagnant les changements démographiques, politiques, culturels, sociaux des territoires où elle est parlée.
Le français rayonne au-delà de ses frontières d’origine et s’impose, à l’instar des autres langues de la colonisation, à des peuples très éloignés de lui, engendrant ainsi de nouvelles cultures, et parfois de nouveaux parlers.
Au même moment, sur les territoires européens, l’explosion démographique, l’accès à l’éducation, les migrations, la diversification des médias ont influé à leur tour sur la physionomie du français pour créer sans cesse de nouvelles variétés, entre lesquelles chacun navigue, jusqu’à l’incroyable diversité d’aujourd’hui.
Loin de toutes considérations exagérément techniques, ces « nouveaux destins » sont résolument ouverts sur le monde et animés tout au long du désir de montrer notre langue dans ses réalités les plus créatives.

Alain REY, Dictionnaire amoureux du diable, Plon, 2013 [Texte en ligne].

Après plusieurs millénaires d’esprits malfaisants, de démons tourmenteurs, le christianisme a inventé le Diable, héritier du Serpent et des Satans de la Bible.

Le diable a droit à notre reconnaissance, car il prend à sa charge le Mal dans la vie et dans l’Histoire, qui est l’œuvre de la diabolique espèce humaine. Entre superstition, religion et réalité, il joue tous les rôles : bourreau, victime, fantasme, tentation, péché, plaisir, malheur.

On le décrit, on l’évoque, on le représente, on le fait parler et chanter. Écrivains, poètes, peintres, musiciens, si l’on doute de lui, le font exister. Avec Dieu pour complice, l’Enfer pour royaume, il se manifeste dans la vie, dans l’Histoire, dans la culture. Aujourd’hui, on le combat, on l’exorcise ou on le célèbre.

Lire aussi :
Index Langues, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

Dictionnaire de l’anarchie


Bibliographie politique

 

Se situant en dehors des partis et les récusant tous, l’anarchie se singularise par l’association tumultueuse de tendances parfois contradictoires.

Michel Ragon, depuis longtemps témoin engagé de l’épopée libertaire dont il fut le grand romancier (La mémoire des vaincus), rassemble ici pour la première fois les éléments d’un Dictionnaire de l’anarchie.

Dictionnaire des principaux militants de l’anarchie et de ses théoriciens, tels Proudhon, Bakounine, Kropotkine, ce livre est aussi un dictionnaire de tous ceux qui se sont réclamés ou se réclament de la pensée libertaire, comme Breton et Camus, Céline et Dubuffet, Richard Wagner et Oscar Wilde.

Dictionnaire des hommes, mais aussi dictionnaire des idées et de la pensée anarchiste dans le monde contemporain.

Michel RAGON, Dictionnaire de l’anarchie, Albin Michel, 2013 [Texte en ligne].

Dans ce très court article sur l’anarchisme de droite, la conclusion de l’auteur est savoureuse car la plupart des anarchistes ont lutté les armes à la main contre les communistes en Russie (avant leur dégénérescence à partir de 1924) et ils soutiennent aujourd’hui des révolutions de couleurs organisées par la CIA au profit de l’extrême droite comme en Ukraine.

22/02/2018
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
Bio-bibliographie Michel Ragon, Site de l’auteur.
Dossier documentaire Anarchisme, Monde en Question.
Veille informationnelle Livres, Monde en Question.

Métiers oubliés de Paris


Bibliographie société

 

Durant des siècles, les rues de Paris ont retenti des appels du rémouleur, des cris de la marchande des quatre-saisons, du tondeur de chien ou du porteur d’eau. Ouvrir ce « dictionnaire littéraire et anecdotique », qui rassemble quelque 150 métiers disparus au cours de la première moitié du XXe siècle, c’est s’étonner encore aujourd’hui devant l’ingéniosité de ceux qui devaient lutter pour survivre.

Aboyeur de théâtre, ange gardien, arracheur d’ailes, arracheur de dents, bagotier, batelier, bouquetière, cardeur de matelas, chasse-marée, clocheteur des trépassés, crieur de peaux de lapin, cueilleur d’orphelins, dominotier, étuviste, fileur de lumignons, flotteur de bois, gagne-petit, gazetier, harangère, layetier, loueuse de chaise, marchand d’orviétan, nattier, panacher, passeur de ruisseau, portefaix, professeur de cris, raccommodeur de porcelaine, réveilleuse, sauveur d’âmes, suisse, témoin de rencontre, tondeur de chiens, vinaigrier…

Ce dictionnaire littéraire et anecdotique des petits métiers disparus ressuscite les cris et les chansons de Paris.

Laurence BERROUET, Gilles LAURENDON, Métiers oubliés de Paris, Parigramme, 1994 réédition 2005 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Métiers insolites, disparus ou raréfiés d’autrefois, Vieux métiers.
Index Société, Monde en Question.
Dossier documentaire Sociologie, Monde en Question.

Dictionnaire amoureux du Nord


Bibliographie géographie

 

Quand on m’a proposé d’écrire un dictionnaire amoureux du Nord d’abord j’ai été flatté, impressionné. J’ai regardé les noms des auteurs, des dictionnaires précédents, j’allais être en bonne compagnie. Ensuite, j’ai eu peur.
Je suis un sprinter, pas un coureur de fond. Mes livres font 200 pages cette fois j’étais embarqué pour un livre de 600 pages… ou plus. Je crois-être capable d’escalader le Mont Cassel, pas l’Himalaya. Et puis j’ai réfléchi.

J’ai toujours conservé pour le Nord une immense tendresse, j’ai toujours à mes sabots de la terre du Nord, et dans ma tête des souvenirs de ciels infinis. Je suis né à Calais. Plus tard dans la grande cathédrale d’Arras j’ai renoncé (provisoirement ) à Satan et à ses pompes. A l’institution St Joseph d’Arras, dont j’ai été viré . J’ai fait mes études secondaires.
A la télévision de Lille j’ai été assistant réalisateur. Mes livres sur ma famille, se passent dans le Nord. mon père était médecin à Arras, ma mère du Nord étudiante de lettres à Lille , moi, un moment, poète et paysan à Hesdin.

Eternel amoureux, j’ai été attiré par le collage surréaliste du titre : « Dictionnaire amoureux ». De tous mes dictionnaires, du Gaffiot, dictionnaire latin, du Bailly, dictionnaire grec, jusqu’au Larousse, aucun jamais n’avait été amoureux. Et puis surtout, j’ai découvert que j’allais avoir le pouvoir de faire connaitre des illustres inconnus que j’aimais, qui méritaient d’être connus, et peut-être leur offrir la postérité, en les faisant entrer dans ce dictionnaire.

Alors, ému, comme la jeune mariée devant le maire, j’ai dit oui. Je crois que j’ai bien fait, je prends un plaisir extrême à visiter le Nord. J’y découvre et redécouvre des merveilles des diamants scintillent dans les gaillettes d’anthracite.

Jean-Louis FOURNIER, Dictionnaire amoureux du Nord, Bouquins Laffont, 2018 [Texte en ligne].

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Index Géographie-Histoire, Monde en Question.
Dossier documentaire Géographie, Monde en Question.

Dictionnaire d’histoire et philosophie des sciences


Bibliographie philosophieBibliographie sciences

 

De « agronomie » à « physique quantique », de « Avicenne » à « Wittgenstein », de « bioéthique » à « hasard » et « loi de la nature », en passant par « neurone », « Newton », « Prigogine », « symétrie »… Bien au-delà de l’inventaire des progrès marquants de l’histoire des sciences, ce dictionnaire, couronné par l’Institut de France, a pour ambition d’introduire ses lecteurs aux réalités de la pensée scientifique. Réflexion philosophique et enquête historique y sont mêlées, mettant au jour les présupposés, ressorts et perspectives philosophiques des théories et des inventions scientifiques.

Inédit en poche, ce dictionnaire, qui ne connaît aucun équivalent, s’adresse aux chercheurs, étudiants, ingénieurs ou pédagogues, mais aussi à tous ceux qui s’intéressent aux sciences de la nature et ne se satisfont pas du positivisme dominant.

Fruit de la collaboration de près de deux cents chercheurs et universitaires français et étrangers, scientifiques, philosophes, historiens et sociologues, ce dictionnaire est publié sous la direction de Dominique Lecourt, professeur de philosophie à l’Université Denis Diderot-Paris VII où il dirige le Centre Georges Canguilhem.

Dominique LECOURT (sous la direction de), Dictionnaire d’histoire et philosophie des sciences, PUF, 2006 [Texte en ligne].

Lire aussi :
Index Philosophie, Monde en Question.
Dossier documentaire Sciences, Monde en Question.
Veille informationnelle Sciences, Monde en Question.

Dictionnaire amoureux de la Belgique


Bibliographie histoire

 

Au risque de décevoir beaucoup de mes lecteurs, j’avoue que je ne suis pas Français de souche, mais je suis triplement criminel car d’origine belge, émigré au Mexique et anti-Charlie.

Voici donc aujourd’hui quelques livres sur la Belgique qui traînent dans ma bibliothèque :

Jean Baptiste BARONIAN, Dictionnaire amoureux de la Belgique, Plon, 2015 [Texte en ligne].

Thomas BEAUFILS, Belgique l’utopie d’une nation – Idées reçues sur les Belges d’hier et d’aujourd’hui, Le Cavalier Bleu, 2012 [Texte en ligne].

Fred STEVENS, Axel TIXHON, L’histoire de la Belgique pour les nuls, First, 2010 [Texte en ligne].

Astrid VON BUSEKIST (sous la direction de), Singulière Belgique, Fayard, 2012 [DébatTexte en ligne].

Patrick WEBER, La grande histoire de la Belgique, Perrin, 2013 [Texte en ligne].

12/10/2018
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Écouter aussi :
Histoire de la Belgique, France Culture 1/42/43/44/4, 12-15/11/2007.

Lire aussi :
Dossier Cinéma Belgique , Monde en Question.
Dossier documentaire Géographie, Monde en Question.
Dossier documentaire Histoire, Monde en Question.