Monde en Question

Analyse de l'actualité économique, politique et sociale dans le monde

Archives Mensuelles: avril 2019

L’homme cinéma


Bibliographie cinéma

 

Dans les années 1960, aux Cahiers du cinéma, Jean Douchet a porté au sommet une nouvelle forme de critique qui a marqué son époque et plusieurs générations de cinéphiles.

Au fil de ces entretiens, « l’homme-cinéma » évoque sa découverte du 7e art, sous l’Occupation. Après des études de philosophie, il participe à l’aventure de l’existentialisme et hante les ciné-clubs d’après-guerre, jusqu’à la rencontre décisive avec Éric Rohmer.

Godard, Rivette, Astruc, Truffaut, Eustache… Douchet entre dans la grande famille de la nouvelle vague. Après l’armée et un temps consacré à des affaires familiales, à partir de 1957, il collabore à Cinémonde et à Arts, pénètre dans le « phalanstère » des Cahiers du cinéma, gagne le surnom de « Socrate de la critique » et, depuis toujours homosexuel, ne boude aucun plaisir.
Il découvre le cinéma américain, s’investit dans le monde des ciné-clubs, réalise films et documentaires (sur Vitez, Titus-Carmel, Hitchcock, Rohmer…), apparaît comme acteur dans les films de ses pairs, publie l’ouvrage de référence sur Hitchcock (1967), avec qui il noue une relation fructueuse. En première ligne lors de l’affaire Langlois en 1968, Douchet se tourne vers l’enseignement à partir des années 1970.

Jean DOUCHET, L’homme cinéma, Ecriture, 2014 [Texte en ligne].

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D’ailleurs et de nulle part – Mendiants, vagabonds, clochards, SDF en France depuis le Moyen Âge


Bibliographie histoire

 

Bon observateur de la grande pauvreté à laquelle il a consacré plusieurs livres, André Gueslin traite ici de ces hommes et femmes repoussés en cours de vie aux marges du corps social, voire relégués au-delà ; bref, les marginaux et les exclus.

S’appuyant sur de nombreuses sources historiques, sociologiques et littéraires, il décrit le monde des errants – du Moyen Age à nos jours – d’abord identifiés dans l’histoire à des vagabonds, puis aux XXe et XXIe siècles, aux clochards et aux SDF. Ce monde d’en bas, pour ne pas dire des bas-fonds, procède d’un mal de vivre et de difficultés de toutes sortes : l’absence de travail et de toit, la faim et diverses autres carences… Pourtant, le caractère ambivalent des représentations que suscitent ces pauvres gens frappe à la fois par une image doloriste certes, mais encore par une perception lumineuse, et même de bonheur.

Dans cet ouvrage richement documenté, André Gueslin analyse les deux pôles sociaux de ces représentations, d’une part les errants et d’autre part les nantis, le but ultime étant peut-être de provoquer le sentiment personnel du lecteur.

André GUESLIN, D’ailleurs et de nulle part – Mendiants, vagabonds, clochards, SDF en France depuis le Moyen Âge, Fayard, 2013 [Texte en ligne].

Avis de : La vie des idéesLe mouvement socialRevue d’histoire de la protection sociale

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Alla Nazimova and Rudolph Valentino (2000)


 

Titre : Alla Nazimova and Rudolph Valentino
Réalisateur : Laurent Préyale
Durée : 0h26
Année : 2000
Pays : France
Genre : Documentaire, Biographie
Fiche : IMDb
Partage proposé par : YouTube Streaming FRTélécharger

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Un roman mexicain


Bibliographie littérature

 

Le matin du 9 décembre 2005, le journal télévisé le plus populaire du Mexique diffuse les images de l’arrestation de deux dangereux ravisseurs et de la libération de leurs trois victimes. Quelques semaines plus tard, le directeur de la police reconnaît que l’émission était le produit d’un montage réalisé à la demande des médias.

Cette révélation déclenche ce qu’on appellera l’affaire Cassez-Vallarta, un des procès les plus controversés de ces dernières années, qui a valu à Florence Cassez sept années de prison et a conduit à l’invention de toutes pièces de la bande du Zodiaco ainsi qu’à une grave crise politique entre la France et le Mexique.

Entremêlant la rigueur journalistique et le clair-obscur de la fiction, Jorge Volpi raconte ici une histoire vraie qui semble surgir du plus ahurissant des romans policiers dans lequel le chantage, les mises en scène, les faux témoignages, la corruption et la torture sont autant de méthodes utilisées par la police mexicaine pour bâtir le plus grand montage politique, médiatique et judiciaire de l’histoire de ce pays. Il retrace aussi la vie et la personnalité de Florence Cassez et de son compagnon Israel Vallarta, l’intervention de la France et le combat mené par la famille et les avocats de la jeune Française pour dénoncer les innombrables irrégularités de sa détention et de son procès.

Jorge VOLPI, Un roman mexicain, Seuil, 2019 [Texte en ligne].

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Notre-Dame de Paris vs Les misérables



 

Les médias dominants se sont enflammés pour le spectacle de l’incendie de Notre-Dame de Paris qui occulte opportunément l’incendie social des gilets jaunes. Dans la France, plus catholique que laïque, on mobilise en quelques heures des centaines et des centaines de millions d’euros pour restaurer Notre-Dame de Paris, mais on ne trouve pas un centime pour les travailleurs en difficulté et encore moins pour les chômeurs – salauds de pauvres !

Les grands patrons, si pingres avec leurs travailleurs, annoncent des dons de 100 millions d’euros (la famille Pinault et le groupe pétrolier Total soit 200 millions d’euros) et de 200 millions d’euros (la famille Arnault, la famille Bettencourt-Meyers, le groupe l’Oréal et le groupe LVMH soit 800 millions d’euros) [RCI]. Le CIO, rivalisant avec les grandes fortunes françaises, promet un don 500 millions d’euros [AFP] !

Que d’émotions soudaine pour un bâtiment qui nécessitait d’importants travaux de restauration, au moins comparables à ceux du XIXe siècle, mais commencés sans beaucoup de ressources. L’engouement pour le roman de Victor Hugo avait suscité une campagne de donations qui financèrent les travaux menés par Eugène Viollet-le-Duc entre 1844 (il n’avait alors que 30 ans) et 1864. Il semble que cet incendie ait suscité des dons à la hauteur d’un chantier de longue haleine – au moins quinze ans selon les architectes les plus optimistes.

Il faut rappelé que la construction de Notre-Dame de Paris, qui dura presque deux cents ans (1163-1345), subit beaucoup de transformation au fil des siècles : camouflage des parties romanes (1250-1268), camouflage les piliers gothiques à la Renaissance, réaménagement complet du chœur au XVIIe siècle, destructions pendant la Révolution et restauration – en partie contestée – au XIXe siècle. Au total, la Notre-Dame de Paris du XXIe siècle ressemble de très loin à celle du XIIe siècle.

Il faut aussi rappelé que Notre-Dame de Paris fut construite, à la place de la cathédrale romane, après l’échec de la seconde Croisade sur l’initiative de l’évêque Maurice de Sully et avec l’aide de Louis VII. La deuxième Croisade, prêchée par Bernard de Clairvaux (le plus grand propagandiste de l’époque), s’acheva par un désastre en 1149 suite à l’échec du siège de Damas (l’histoire bégaie). Mais les chrétiens voulaient gagner la guerre contre les musulmans en construisant des lieux de culte de plus en plus grands – à la mesure de leurs ambitions.

Hier comme aujourd’hui, la caste des riches construisent de manière ostentatoire des bâtiments pour affirmer leur pouvoir économique et culturel sur l’immense majorité des peuples. N’en déplaise aux révolutionnaires [Révolution Permanente], la vie de millions de travailleurs qui se débattent quotidiennement pour survivre vaut plus que les pierres d’une église aussi prestigieuse soit-elle.

19/04/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

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Dossier Incendie Notre-Dame de Paris, Monde en Question, 15-19/04/2019.
La grande histoire de Notre Dame de Paris, Notre Dame de Paris.
Historique de la construction, Notre Dame de Paris.
Victor HUGO, Notre-Dame de Paris, 1831 [Texte en ligne].
Victor HUGO, Les misérables, 1862 [Texte en ligne].
André GUESLIN, D’ailleurs et de nulle part – Mendiants, vagabonds, clochards, SDF en France depuis le Moyen Âge, Fayard, 2013 [Texte en ligne].
Dossier Économie sociale, Monde en Question.
Dossier Inégalités & Précarité, Monde en Question.
Dossier pauvreté, Monde en Question.

Zakhar PRILEPINE (5 livres en ligne)


Bibliographie littérature

 

Né en 1975, Zakhar Prilepine est rédacteur en chef de l’édition régionale de Novaïa Gazeta, le journal où écrivait Anna Politkovskaïa. Il a soutenu la coalition anti-pouvoir L’Autre Russie.

En moins de dix ans, Prilepine est devenu l’écrivain russe le plus en vue, construisant une œuvre impressionnante, composée de recueils de poésie, d’essais, de nouvelles, de récits et de romans.

Poète, rocker, traduit dans de nombreuses langues, Zkhar Prilepine est le lauréat de nombreux prix littéraires russes dont tout récemment le Grand Livre, le plus prestigieux, pour L’Archipel des Solovki. Proche de Limonov, il partage les positions politiques de son mentor, notamment sur l’annexion de la Crimée.

Actes SudBabelio

Zakhar PRILEPINE, Des chaussures pleines de vodka chaude, Actes Sud, 2017 [Texte en ligne].
Ce recueil de nouvelles permet à Zakhar Prilepine de nous parler à sa façon, qu’on a pu qualifier de brutale, d’amour, des femmes, de la guerre, de mecs, avec des histoires de chien qu’on mange bravement alors que c’est du porc, de filles délurées… Il y a un ton Prilepine, à coup sûr celui d’un grand écrivain.

Zakhar PRILEPINE, L’Archipel des Solovki, Actes Sud, 2017 [Texte en ligne].
Zakhar Prilepine ose et assume le romanesque pour raconter les Solovki – premier camp du régime soviétique, à cent soixante kilomètres du pôle Nord. Créé quelques années après la révolution d’Octobre, il a été installé presque symboliquement dans un haut lieu monastique. Sans craindre les scènes de genre, les discussions métaphysiques, la folie meurtrière, Prilepine réussit à nous faire croire à l’histoire d’amour d’un détenu et de sa « gardienne » tout en maîtrisant brillamment, sans jamais être pris en défaut quant à l’exactitude historique – il a lu Soljenitsyne -, une narration riche d’une foule de personnages. Artiom, jeune homme parricide (allusion assumée aux Frères Karamazov) déporté aux Solovki, se retrouve ainsi immergé au milieu d’une population, haute en couleur, de droits-communs, de politiques, de membres du clergé, d’officiers de l’Armée blanche, de soldats de l’Armée rouge, de tchékistes… Une tentative d’assassinat perpétrée sur la personne du chef du camp va bouleverser de fond en comble le destin de tous les protagonistes. L’ordre sera rétabli, le vrai Goulag pourra commencer avec son cortège d’horreurs.

Zakhar PRILEPINE, Le singe noir, Actes Sud, 2012 [Texte en ligne].
Le narrateur du Singe noir, journaliste et auteur de romans politiques, est envoyé par son journal enquêter sur un étrange institut où un professeur « s’occupe » d’enfants meurtriers. « Savez-vous que, dans la Chine ancienne, certains empereurs confiaient aux enfants le soin de torturer ? » Car à l’âge béni de l’innocence, on ignore les notions de Bien et de Mal… Mais que le lecteur se rassure, malgré la noirceur de l’intrigue, le ton de Prilepine, la vivacité acide de sa phrase, l’acuité amusée de son regard sur le monde, la vie, l’amour, la mort, les grandes questions du roman russe en somme, sont bien là !

Zakhar PRILEPINE, San’kia, Actes Sud, 2017 [Texte en ligne].
San’kia, deuxième roman de Zakhar Prilepine après Pathologies qui se passe pendant la guerre de Tchétchénie, est un livre sur la jeunesse révoltée.
Un roman qui se veut le pendant d’aujourd’hui de La mère de Gorki.

Zakhar PRILEPINE, Une fille nommée Aglaé, Actes Sud, 2015 [Texte en ligne].
Salué comme un des meilleurs livres de Prilepine, c’est la quintessence de son œuvre que ce recueil nous offre, revisitant à travers huit nouvelles ses thèmes de prédilection : la violence sociale et politique, la figure du père, le rapport aux femmes…

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Veille informationnelle Livres, Monde en Question.
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Swanson and Valentino (1980)


 

Titre : Swanson and Valentino
Réalisateur : Kevin Brownlow, David Gill
Durée : 1h00
Année : 1980
Pays : Royaume-Uni
Genre : Documentaire, Biographie
Fiche : IMDb
Partage proposé par : Cine clasico DVD VO ou ES

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Incendie de Notre-Dame de Paris


La meilleure photo : une croix de feu !


Toute la toiture s’est effondrée, mais la structure de l’échafaudage d’où est parti l’incendie reste debout (le carré noir à la croisée des transepts).

 

La meilleure vidéo : Notre Dame fire, Global News, 15/04/2019

 

Le meilleur article : Joseph GHOSN, Notre-Dame de Paris : Ce que l’incendie dit de nous, Vanity Fair, 15/04/2019

Notre-Dame brûle, et la planète entière regarde les images à la télé ou sur Instagram. Mais qu’est-ce que cet incendie raconte de l’époque ? Tout ou rien ?

Le matin même, un ami m’envoyait la photo d’un de mes livres préférés, la première édition d’un texte intitulé Rhizome, de Gilles Deleuze et Felix Guattari. Le texte a été repris dans le livre 1000 Plateaux mais il était là dans sa première version. Et sa première page contient une phrase qui dit ceci, à propos de ses auteurs travaillant ensemble : nous ne sommes plus nous-mêmes. Et devant les images de Notre-Dame qui s’effondre sous les flammes, quelque chose résonne de la même façon : Notre-Dame en feu dit bien que nous ne sommes plus nous-mêmes. Que Paris brûle, et que nos yeux n’en croient rien. Par écho de nos souvenirs, reviennent les images, évidemment, des tours s’effondrant le 11 septembre 2001. D’un événement à l’autre, quelque chose s’inscrit en nous qui dit la fin d’un monde. Là où le 11 septembre signifiait l’arrivée d’un monde plus dangereux, l’incendie de Notre-Dame dit la fragilité de ce que nous sommes. Que ce qui s’effondre nous renvoie à l’histoire de ce que nous avons été et ne sommes plus. La fin de l’histoire en direct ? Parce que Notre Dame est un symbole si éminent qu’il était impossible qu’il lui arrive quoi que ce soit. Partant, toutes les hypothèses deviennent possibles. D’où vient le feu ? Qui l’a fait démarrer ? Est-il hasardeux ou intentionnel ? Que va devenir cet espace si proéminent dans Paris et qui demain risque de n’être plus qu’un trou noir. Et puis, aussi, que contient donc Notre-Dame ? Des œuvres, des souvenirs, des cérémoniels, des prières et des pistes culturelles aussi. De Victor Hugo aux musiciens gothiques des années 1980, le lieu n’a fait que marquer les esprits et les créations les plus diverses. En quelque sorte, Notre-Dame était un espace à part dans Paris autour duquel une grande partie de la ville s’inscrivait.

Désormais, Notre-Dame est aussi devenue un objet télévisuel inattendu. Un sujet même. Filmée sans cesse sous les flammes, la cathédrale a atteint le statut inédit de pièce dramatique. Devant les images, on ne cessait de poser la question : que se passe-t-il ? Que va-t-il se passer ?. Au fond ce que la télé saisit ce n’est pas le geste du départ qui lui échappe forcément mais le moment du drame qu’il faut faire durer à tout prix, pour captiver le spectateur et lui expliquer que ce qu’il voit est important et se déroule de façon linéaire, que quelque chose va survenir. Or, un incendie est vertical : tout part en flammes vers le haut, et même le temps semble brûler. Rien n’arrive d’autre que les flammes et la carbonisation. Que dire alors ? Dites nous ce que vous entendez, ce que vous respirez entend-on à un moment à la télévision, une présentatrice s’adressant à un journaliste sur place. Entendre, regarder mais aussi respirer l’air. Notre-Dame en feu dit de nous ce que nous sommes devenus : face aux événements, nous sommes collés aux écrans, à attendre la suite. Guy Debord écrivait que tout s’éloignait en une représentation, que le spectacle prenait le pas sur le réel. Notre-Dame qui s’effondre dit bien que nous ne sommes plus nous-mêmes, que notre histoire est en train de partir en cendres, que nous sommes les spectateurs virtuels du passé qui brûle. Mais elle dit aussi que ce qui compte sans doute c’est ce qui arrive, la façon de se reconstruire plutôt que celle de vivre dans le passé. Ce qui compte désormais c’est ce qui va surgir des cendres. La sublimation diraient Freud ou Lacan. Et le désir de renaissance.

15/04/2019
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

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La genèse du langage et des langues


Bibliographie langues

 

La recherche sur les origines de la faculté de langage et de sa manifestation diversifiée à travers les langues du monde a beaucoup évolué à partir de la dernière décennie du siècle passé. Trois facteurs ont joué un rôle déterminant : l’imagerie fonctionnelle et clinique du cerveau, le développement de la linguistique informatique, les progrès de l’éthologie, de la psychologie animale (et l’émergence d’une nouvelle science, la biosémiotique) ont mis en doute la spécificité humaine de nombreux comportements.

Jacques FRANÇOIS, La genèse du langage et des langues, Sciences Humaines, 2018 [Texte en ligne].

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Trotsky


Bibliographie biographie

 

Quand les hommes, les femmes vous disent : « Nous, les générations adultes, nous nous savons sacrifiées, mais nous travaillons pour les enfants, pour l’avenir », vous direz ce que vous voudrez, c’est beau.

Léon Trotsky (1879-1940), de son vrai nom Lev Davidovitch Bronstein, est, avec Lénine, un des principaux acteurs de la révolution d’Octobre.
Successivement président du soviet de Saint-Pétersbourg, commissaire du peuple pour l’Armée et les Affaires navales de l’URSS, il finira par s’opposer à la bureaucratisation du régime incarné par Staline en prenant la tête de l’Opposition de gauche. Chassé du gouvernement en 1925 puis d’URSS quatre ans plus tard, il vivra le restant de ses jours en exil : Turquie, France, Norvège, Mexico enfin, où il sera assassiné par Ramón Mercader.

Créateur de la IVe Internationale qui fédère encore aujourd’hui de nombreux mouvements adeptes de la pensée trotskyste, celui qui signait ses lettres à sa femme d’un familier « ton vieux chien » reste pour beaucoup une énigme dont Michel Renouard tente ici de s’approcher.

Michel RENOUARD, Trotsky, Gallimard, 2017 [Texte en ligne].

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