Monde en Question

Analyse de l'actualité économique, politique et sociale dans le monde

Archives Mensuelles: août 2017

Les renaissances du cinéma coréen


 

Réalisateur : Hubert Niogret
Durée : 1h01
Année : 2006
Pays : France
Genre : Documentaire
Résumé : Né sous l’occupation japonaise, le cinéma Coréen a dû faire face à 30 ans de dictature militaire. Depuis les années 80, il connaît une véritable renaissance.
Porté par quelques réalisateurs « stars », il rivalise aujourd’hui avec le cinéma américain et surprend par son dynamisme, sa créativité, sa sophistication. Ce succès, y compris à l’international, s’explique d’abord par son ancrage dans l’identité coréenne et ses racines, toujours difficiles à cerner dans l’histoire tumultueuse du pays.
Illustré par les témoignages des principaux réalisateurs, producteurs, acteurs et actrices du moment mais aussi par de très nombreux extraits de film, ce documentaire nous offre une analyse complète du cinéma coréen.
Fiche : IMDb

Partage proposé par : Anonyme DVD FR (Film rare)

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Pratiques de la dissidence économique


Bibliographie économie

 

Cet ouvrage souhaite faire apparaître la spécificité d’organisations économiques issues de créativités sociales, relativement autonomes, situées en dissidence par rapport à l’économie formelle et aux institutions de L’État.

L’idée de dissidence dans l’économie est d’abord observée à partir des théories générales qui traitent de la nature du phénomène économique. Les auteurs posent aussi leurs regards sur des pratiques économiques nouvelles face à celles des marchés et de la globalisation, entre partenaires solidaires, dans des espaces peu rentables, oubliés ou délaissés. De ces travaux naissent d’autres pistes de recherche pour le futur.

Yvonne PREISWERK et Fabrizio SABELLI (sous la direction de), Pratiques de la dissidence économique , Graduate Institute Publications, 1998 [Texte en ligne].

Lire aussi : Dossier documentaire Économie, Monde en Question.

La censure programmée par Google – Facebook – Twitter


 

06/12/2016, Twitter bloque, Facebook censure, Google contrôle : les géants du Net montrent un autre visage, Atlantico.

Après l’élection de Trump, récemment, Mark Zuckerberg a évoqué la possibilité de censurer les sites de « Fake News ». Cette annonce amène une toute autre vision des nouveaux médias et dévoile les objectifs des géants du Web. Avec le verrouillage des comptes (généralement ceux qui s’opposent au « politiquement correct » de la gauche libérale), les questions se multiplient : Comment ça ? Est-ce possible ? Eh bien, oui, c’est possible et voici pourquoi.

28/07/2017, Un nouvel algorithme de Google limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche, WSWS.

Au cours des trois mois écoulés depuis que le monopole des moteurs de recherches sur Internet, Google, a annoncé qu’il fallait empêcher les utilisateurs d’accéder à de « fausses nouvelles » (fake news), le classement mondial du trafic d’une large gamme d’organisations de gauche, progressistes, anti-guerre et démocratiques a considérablement diminué.

16/08/2017, Facebook installe un nouveau centre de censure en Allemagne, WSWS.

Mercredi 9 août, Facebook a annoncé vouloir ouvrir un nouveau centre de contrôle à Essen qui emploiera 500 collaborateurs. En conséquence, le nombre de travailleurs chargés de censurer et de filtrer les contenus en Allemagne va quasiment doubler. La société ne dispose jusqu’à présent que d’un seul centre de ce genre à Berlin.

22/08/2017, Quand Twitter devient une machine à censurer, Play RTS.

Plusieurs cas de censure abusive ont été recensés ces derniers temps sur Twitter. Les algorithmes du réseau social pourraient être responsables. Interview de Nicolas Hénin, expert sur le terrorisme, victime d’un cas de censure abusive.

Lire aussi :
Les GAFAM contre l’internet, Monde en Question.
Dossier documentaire Médias, Monde en Question.

The Origins of Scientific Cinematography


 

Réalisateur : Virgilio Tosi
Durée : 0h30 par épisode
Année : 1990-1993
Pays : Allemagne
Genre : Documentaire
Résumé : 1 The Pioneers (1990)
2 Technical Developments Around the Turn of the Century (1992)
3 Early Applications (1993)
Fiche : IMDb 1IMDb 2IMDb 3
Partage proposé par : HawkmenBlues DVD ENSTES – Contraseña: HmB79 (Film rare)

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Pékin, Washington, Pyongyang – Du tambour de guerre aux conflits commerciaux


 

Après les diatribes menaçantes échangées entre Donald Trump et Kim Jong-un, sous l’œil inquiet de Pékin qui craint un dérapage, voilà que la véhémence du discours s’est insinuée dans la relation sino-américaine sur les thèmes de la disparité des relations commerciales, de l’absence de réciprocité et du viol de la propriété intellectuelle.

Suite à la signature, le 14 août, par la Maison Blanche d’une directive enjoignant au représentant au commerce extérieur Lighthizer d’enquêter sur les discriminations infligées aux intérêts américains en Chine, Pékin a réagi avec d’autant plus de véhémence que les discours accompagnant la feuille de route reprenaient les thèmes antichinois de la campagne électorale de D. Trump.

Lire la suite… Question Chine

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Charlottesville – Race and Terror


Le samedi 12 août 2017, des centaines de suprémacistes blancs, néonazis et racistes – ce que l’on appelle « l’alt-right » – ont convergé à Charlottesville, dans l’État américain de Virginie, pour prendre part à un rassemblement nommé « Unite the Right ». Une contre-manifestante de 32 ans, Heather Heyer, présente pour afficher son opposition au rassemblement haineux, a été fauchée par une voiture conduite par James Field, un militant d’extrême droite.

La journaliste de l’émission VICE News Tonight, Elle Reeve, a suivi pendant tout ce rassemblement les allées et venues de différents leaders suprémacistes blancs, parmi lesquels Christopher Cantwell, Robert Ray, David Duke et Matthew Heimbach, ainsi que les contre-manifestants après la mort de Heather Heyer.

Lire aussi :
Nathan J. ROBINSON, L’esclavage n’a jamais été aboli aux USA, Entelekheia.

Ceci est le troisième article que nous consacrons au maintien de l’esclavage aux USA via le vide juridique laissé par le treizième amendement de la Constitution (censé l’abolir, mais qui se contente d’en changer la forme). C’est que, outre son aspect évident de scandale, le sujet nous semble particulièrement symptomatique de la neutralité axiologique du libéralisme/capitalisme dénoncée à plusieurs reprises par le philosophe Jean-Claude Michéa, en termes plus crus de son amoralité – amoralité dans le fonctionnement, ainsi que dans la manipulation de l’opinion qui lui sert à masquer ses méthodes et buts réels. Par exemple, dans le cas de l’esclavage américain, plus de 99% de l’opinion mondiale croit dur comme fer qu’il a été aboli aux États-Unis en 1865, date de l’entrée en vigueur du treizième amendement. Ce simple fait donne la mesure de l’incroyable succès de la manipulation de l’information par les leaders historiques et actuels des USA, puisqu’une simple lecture de l’amendement en question suffit à comprendre qu’il n’abolit en rien l’esclavage. Qui perdure, au nez et à la barbe de l’opinion, au point qu’aujourd’hui, les USA comptent encore plus de travailleurs forcés qu’avant la Guerre de Sécession.

Actuellement, les USA ont le plus fort taux d’incarcération au monde ; l’industrie privée de l’armement (le fameux « complexe militaro-industriel »), qui défend ses ventes d’armes pléthoriques au Pentagone en arguant de la « préservation des emplois américains » garantie par l’activité incessante de ses chaînes de montage, affecte en réalité nombre d’équipes de prisonniers non payés à l’assemblage de ses bombes et missiles (c’est d’un rapport encore meilleur que les délocalisations !) ; comme nous le verrons dans l’article ci-dessous, certains États abaissent leurs coûts de fonctionnement par l’emploi de travailleurs forcés ; l’État fédéral, premier complice historique du secteur privé américain, incite les entreprises à embaucher des équipes de travailleurs incarcérés soit non payés, soit seulement rémunérés de quelques cents de l’heure ; un vivier de « criminels » noirs et pauvres est artificiellement maintenu par une éducation au rabais pour les enfants noirs, et une culture criminogène véhiculée par le rap et autres apologies manufacturées de la violence (la « gang culture ») à destination des plus grands ; les personnes sans qualifications non emprisonnées ne sont pas, et n’ont aucune chance d’être compétitives face à des travailleurs non payés, d’où une aggravation du chômage ; pour finir (même si la présente liste des maux engendrés par la perpétuation de l’esclavage aux USA n’a rien exhaustif), le racisme reste une institution qui imprègne toute la société américaine, qu’elle en soit consciente ou non, à droite comme à gauche de la vie politique.

Pour notre part, nous pensons que rien ne viendra à bout de ce racisme tant que le treizième amendement de la Constitution restera en vigueur, c’est-à-dire, tant que le racisme restera utile au maintien de bénéfices importants – et donc, qu’il restera alimenté de mille et une manières par la propagande grand public (dont quelques-unes subtiles, par exemple la défense du rap le plus misogyne et agressif par la pop culture de gauche – et sous couvert d’anti-racisme, encore !)

Après les événements de Charlottesville, au moment où l’Amérique de la bonne conscience abat des statues de confédérés au prétexte de leur racisme, est-ce que le débat sur la nécessaire révision de sa Constitution aura enfin lieu ?

Dossier documentaire Racisme, Monde en Question.
Dossier documentaire USA, Monde en Question.

Pourquoi la stratégie de Kim Jong-Un fait sens


 

En ce qui concerne les récents essais nord-coréens de deux missiles intercontinentaux, il semble que Pyongyang souhaite augmenter les tensions dans la région. Mais une analyse plus minutieuse, montre comment la RPDC met en œuvre une stratégie qui réussira probablement à éviter une guerre désastreuse dans la péninsule.

Au cours des quatre dernières semaines, la Corée du Nord semble avoir mis en œuvre la deuxième phase de sa stratégie contre la Corée du Sud, la Chine et les États-Unis. Le programme nucléaire nord-coréen aurait atteint un stade important, avec deux tests réalisés début et fin juillet. Les deux missiles semblent capables de frapper le continent américain, bien que des doutes subsistent encore sur la capacité de Pyongyang à miniaturiser une ogive nucléaire pour la monter sur un missile balistique intercontinental (ICBM). Cependant, la direction dans laquelle le programme nucléaire de la Corée du Nord est dirigée assure une dissuasion régionale importante contre le Japon et la Corée du Sud, et jusqu’à un certain point contre les États-Unis, ce qui est la principale raison du développement des ICBM par la Corée du Nord. L’histoire récente a démontré à plusieurs reprises la folie de faire confiance à l’Occident – le sort de Kadhafi reste frais dans nos esprits – et incite plutôt à la construction d’un arsenal qui représente une dissuasion sérieuse au bellicisme américain.

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Lire aussi : Dossier documentaire USA, Monde en Question.

La prochaine guerre américaine


 

Les États-Unis, qui se croient investis dune mission divine, sont en guerre permanent depuis 1776.
Ils firent d’abord la guerre contre les peuples autochtones pour conquérir leurs terres puis contre le Mexique pour accroître encore leur rapine (Texas, Nouveau Mexique, Arizona, Californie) au nom bien sûr de la liberté, la démocratie et autres fadaises.
Depuis 1945, ils ont conquis l’Europe via le plan Marchall, le FMI et l’OTAN et ont fait la guerre à de nombreux pays d’Asie, d’Amérique du Sud, du Moyen-Orient et d’Afrique (plus récemment).

Aujourd’hui, les États-Unis sont prêts à entrainer le monde dans une guerre nucléaire pour maintenir leur économie en déclin. Au-delà du prétexte de la Corée du Nord, c’est la Chine qui est dans le collimateur.
Comme Barack Obama, Donald Trump fut élu parce qu’il avait promis de mettre fin aux guerres américaines pour se consacrer aux affaires intérieures. Il a encore beaucoup de chemin à parcourir pour égaler Obama dans le reniement de ses promesses électorales.

Les provocations verbales des États-Unis, majoritairement derrière leur chef, paraissent plus de la forfanterie qu’une menace réelle à moins d’un dérapage incontrôlé. Le résultat immédiat est plutôt contre-productif pour les États-Unis car la Russie et la Chine renforcent leur alliance stratégique, l’Allemagne soutient l’initiative russo-chinoise et la Corée du Sud se tourne vers la Chine pour assurer sa protection.

18/08/2017
Serge LEFORT
Citoyen du Monde et rédacteur de Monde en Question

Lire aussi :
01/08/2017, Patrick J. BUCHANAN, Combien de guerres les USA peuvent-ils mener simultanément ?, Entelekheia.

Avec plus de 800 bases militaires dans le monde, des dépenses militaires à hauteur de la moitié de leur budget fédéral, un état de guerre permanent soutenu par une propagande belliciste omniprésente, des membres du Congrès dits « neocons » qui réclament, jour après jour, toujours plus d’interventions militaires, de bombardements, de changements de régimes, de sanctions (récemment contre la Corée du Nord, le Vénézuela, l’Iran, la Russie et incidemment l’Allemagne et la France), de livraisons d’armes à des forces par procuration (ces derniers jours, à l’Ukraine de l’ouest) et de projets de guerres futures (l’Iran, la Corée du Nord), les USA, dont l’économie se centre sur les guerres depuis la Deuxième Guerre mondiale, cherchent à perpétuer coûte que coûte leur système, quittes à provoquer des puissances nucléaires et à mettre la planète entière en danger. De plus, comme tout système capitaliste, l’appareil guerrier des USA implique une croissance. Traduction : toujours plus de guerres. Jusqu’où, et jusqu’à quand ?

10/08/2017, John PILGER, Le dernier rivage 2017, Entelekheia.

J’ai lu Le dernier rivage pour la première fois l’autre jour, et je l’ai fini juste au moment où le Congrès votait une guerre économique contre la Russie, la deuxième puissance nucléaire mondiale. Il n’y avait aucune justification à ce vote délirant, sauf la promesse d’un pillage.
Les « sanctions » sont ciblées sur l’Europe, également, en particulier l’Allemagne, qui dépend du gaz naturel russe, et sur les compagnies européennes qui font du business légitime avec la Russie. Dans ce qui a tenu lieu de débat sur la colline du Capitole, les sénateurs les plus volubiles n’ont laissé aucun doute sur le but réel de l’embargo : forcer l’Europe à importer du gaz américain plus cher.
[…]
La menace est multiple. La Russie d’abord, puis la Chine. Les USA viennent de terminer un énorme exercice militaire avec l’Australie, « Talisman Sabre ». Ils ont répété un blocus du Détroit de Malacca et de la Mer de Chine méridionale, à travers laquelle passent les lignes de vie économiques chinoises.
L’amiral qui commande la flotte du Pacifique des USA a dit que, « S’il en reçoit l’ordre », il est prêt à lancer des missiles nucléaires contre la Chine. Qu’il dise publiquement une chose pareille, dans l’atmosphère délétère actuelle, commence à faire entrer la fiction de Nevil Shute dans le domaine du possible.

11/08/2017, Pepe ESCOBAR, Corée du Nord : le feu, la fureur et la peur, Entelekheia.

Les spéculations sur les têtes nucléaires miniaturisées « possibles » de Pyongyang déclenchent des signaux d’alarme.
Attention aux chiens de guerre. Les mêmes « officiels » des renseignements qui vous avaient vendu les bébés arrachés aux incubateurs par des « mauvais » irakiens, ainsi que les armes de destruction de masse inexistantes, colportent aujourd’hui une théorie selon laquelle la Corée du Nord a produit une tête nucléaire miniaturisée adaptée à ses missiles intercontinentaux récemment testés.
[…]
Les médias grand public occidentaux, chaînes de télé du câble et presse, ne se sont pas retenus de transformer ces spéculations pures en frénésie de gros titres affirmant que « La Corée du Nord a miniaturisé des armes nucléaires ». Avec, à la clé, une anesthésie du public due à la peur.

11/08/2017, Les propos virulents de Donald Trump contre la Corée du Nord ne font que compliquer la situation, RT (média russe).

En promettant « le feu et la colère » à Pyongyang, le président américain a commis, selon le géopolitologue Olivier Guillard, « une énorme maladresse malvenue » dans ce climat de tensions, qui décrédibilise sa gestion de l’épineux dossier coréen.

11/08/2017, USA vs Corée du Nord : « Quand on est dépassé par les événements, on menace de faire tout sauter », RT (média russe).

Les fanfaronnades des dirigeants étasuniens expriment surtout l’incapacité du régime américain à faire de la diplomatie et la frustration qui en résulte, estime l’écrivain politique Diana Johnstone.

12/08/2017, L’impérialisme américain et la menace d’une guerre nucléaire contre la Corée du Nord, WSWS.

La doctrine de la « guerre préventive » invoquée par Trump et ses conseillers pour justifier une attaque, et même une frappe nucléaire, contre la Corée du Nord a d’abord été énoncée par le président George W. Bush comme prétexte à l’invasion et à l’occupation de l’Irak. Le président Barack Obama a développé la doctrine de Bush pour déclarer que toute menace sur les « valeurs et intérêts » américains, serait une cause suffisante pour que les États-Unis attaquent militairement un autre pays. Cette nouvelle doctrine est une violation flagrante du droit international. Mener une guerre d’agression a été le crime principal pour lequel les dirigeants nazis ont été accusés et condamnés lors des procès de Nuremberg après la Seconde Guerre mondiale.
S’inspirant de la position du gouvernement de Trump, il y a maintenant un bombardement médiatique dans les pays occidentaux pour diaboliser le leader nord-coréen Kim Jong-un, le présenter comme un fou et gonfler grossièrement la menace que constituent les « armes de destruction massive » de son régime. Cela suit un mode opératoire bien rodé qui a été utilisé pour mettre l’opinion publique au pas derrière les guerres dirigées par les États-Unis contre la Serbie, l’Irak, la Libye et la Syrie.

13/08/2017, Pepe ESCOBAR, La Corée du Nord montre-t-elle que l’empereur est nu ?, Entelekheia.

En ce qui concerne la guerre de mots elle-même, une source des renseignements américains habituée à cogiter hors de la pensée unique de Washington désigne une variable fondamentale, la Corée du Sud ; « La Corée du Sud ne maintiendra pas son alliance avec les USA, si elle pense que les USA attaqueraient la Corée du Nord pour se protéger aux dépens de la mort de trente millions de Coréens du Sud. La Corée du Sud est en palabres secrètes avec la Chine pour un accord de sécurité majeur, à cause de la position officielle des USA selon laquelle ils bombarderont la Corée du Nord pour leur propre défense, sans considération pour la destruction de la Corée du Sud, que les USA considérait comme des plus malheureuses. »
N’espérez pas trouver ces discussions secrètes Pékin-Séoul dans les médias grand public occidentaux. Et elles ne sont qu’une partie de l’équation. La source ajoute, « Il y a des discussions secrètes entre l’Allemagne et la Russie sur les sanctions américaines contre les deux pays, et un réalignement de l’Allemagne sur une ostpolitik bismarckienne qui pourrait déboucher sur une nouveau Traité de réassurance avec la Russie. »
Si ces négociations sont fructueuses, les conséquences en seront cataclysmiques : « Les systèmes de sécurité européens et asiatiques des USA peuvent être au bord de l’effondrement à cause des remous, à Washington, qui sont en train de miner toutes les alliances des USA. Alors que le Congrès tente de saboter le mandat de Trump, les États-Unis mettent en péril leurs principales relations stratégiques. »
[…]
L’effet cumulatif démontre au monde que l’obsession du changement de régime de Washington (Iran, Venezuela, etc) et des sanctions illégales (Russie, Iran, Corée du Nord, etc) n’a plus de limites, alors que le duo Russie-Chine continue subtilement à miner la chaîne logistique de Washington – la dette en dollars – et les menaces d’interventions militaires (bombarde la Corée du Nord si tu l’oses). Rien d’étonnant si le partenariat Russie-Chine, en ce qui concerne la Corée du Nord, favorise la démocratie, alors que l’État profond des USA a une envie folle de guerre.

16/08/2017, Berlin soutient l’initiative russo-chinoise pour la désescalade sur la péninsule coréenne, Sputnik (média russe).

Dans un entretien téléphonique avec son homologue chinois Wang Yi, le chef de la diplomatie allemande a indiqué que Berlin voyait d’un bon œil l’appel lancé par Moscou et Pékin à cesser simultanément les tirs nord-coréens et les exercices militaires conjoints menés par Washington et Séoul.

16/08/2017, Négociations secrètes entre les USA et la Corée du Nord, Sputnik (média russe).

Mais les Américains reconnaissent que l’impasse dans les négociations n’est pas due uniquement à Pyongyang. Même si l’administration Trump débouchait sur un accord temporaire avec la Corée du Nord, il serait tout de même difficile de s’assurer le soutien des congressistes.

17/08/2017, L’échec de la politique étrangère US correspond paradoxalement aux promesses de Trump, Sputnik (média russe).

En un peu plus de six mois de présidence, Donald Trump a significativement détérioré les relations des USA avec le monde, notamment certains alliés fiables et de longue date.
Premièrement, une nouvelle ligne de conflit s’est dessinée entre les USA et la Chine.
Deuxièmement, le président iranien Hassan Rohani a annoncé que Téhéran pourrait quitter l’accord sur son programme nucléaire en quelques heures si Washington continuait de renforcer les sanctions.
Troisièmement, le vice-président américain Mike Pence a dit que « l’État déchu » du Venezuela menaçait la sécurité et la prospérité de tout l’hémisphère, ainsi que celle du peuple des USA. Sa déclaration a suivi les récents propos de Trump, qui disait n’écarter aucune mesure envers ce pays, y compris une opération militaire.
Quatrièmement – même si ce thème devrait être en première place – la crise sur la péninsule coréenne continue de s’aggraver. La tension entre la Corée du Nord et les USA (et leurs alliés) est à son comble.
Sur cette toile de fond, on pourrait se passer de mentionner les « broutilles » de la situation internationale des USA comme la confrontation avec la Russie et la détérioration significative des relations avec l’Europe (notamment à cause de la sortie des USA de l’accord de Paris sur le climat).

America Has Been At War 93% of the Time – 222 Out of 239 Years – Since 1776, Infowars.
William BLUM, Les guerres scélérates, Les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945, Editions Parangon, 2004].
Pourquoi les États-Unis ont-ils soutenu les mouvements contre-révolutionnaires en Colombie, au Guatemala, au Salvador dans de nombreux autres pays ? Pourquoi avoir joué les dictateurs contre des hommes politiques démocratiquement élus, Pinochet contre Allende, le chah d’Iran contre Mossadegh, Mobutu contre Lumunba… Pourquoi avoir envahi la petite île de la Grenade et Panam ? Pourquoi avoir soutenu des guerres contre des gouvernements progressistes au Nicaragua, en Angola, en Indonésie ou au Timor oriental ?… Pourquoi avoir provoqué la mort de millions de personnes ? Pourquoi avoir empêché le développement de nombreux pays ? Toujours au nom de la démocratie et de la liberté !
Dossier documentaire USA, Monde en Question.

Nihon eiga no hyaku nen – Cent ans de cinéma japonais


 

Réalisateur : OSHIMA Nagisa
Durée : 0h52
Année : 1994
Pays : Japon
Genre : Documentaire
Résumé : Un panorama de l’histoire du cinéma japonais marqué par l’empreinte de nombreux cinéastes majeurs (Ozu, Yamamoto, Kinoshita ou encore Fukasaku) et accompagné de nombreux extraits.
Fiche : IMDb
Partage proposé par : HawkmenBlues (film rare) DVD VOSTEN ou DVD VOSTES

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Daniel ARASSE (1944-2003)


Bibliographie arts

 

L’enthousiasme, l’humour, le ton malicieux de cet historien de l’art spécialiste de la Renaissance italienne, le distinguaient de ses confrères. C’est ce dont témoignent les proches de Daniel Arasse, ses amis, sa femme et aussi les auditeurs de France Culture.
France Culture

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