Monde en Question

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The Great Gatsby


Le roman de Francis Scott Fitzgerald (1925)

Ce roman, classé aujourd’hui au rayon des chefs-d’œuvres, fut mal reçu par le public du vivant Fitzgerald alors qu’il était reconnu et riche après le succès de This Side of Paradise et que la critique lui était favorable. C’est l’armée (en le distribuant en format de poche) puis l’université (en imposant sa lecture aux étudiants) qui construisirent sa renommée posthume.

Mais le public reste réticent car, note Julie Wolkenstein, « curieusement, les élèves accrochent très peu sur Gatsby, alors qu’il y a quelque chose de très sentimental, de très fleur bleue, de très idéaliste dans l’histoire. Ça devrait pourtant leur parler, la sanction tragique de cette passion romantique, ou l’état d’ébriété des fêtes, très bien rendu. Mais malgré l’efficacité de la narration, cela reste aussi un texte très littéraire, très subtil, très elliptique« .

PDF : Ebooks (texte libre de droits)
Critiques :
• Cinq dates dans l’histoire de Gatsby, Anne BRIGAUDEAU
Gatsby le magnifique : réification et consommation ostentatoire, une critique radicale, Robert SAYRE et Michael LÖWY

L’adaptation de Jack Clayton (1974)

Le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne contribue pas à donner envie de lire le roman. Cette adaptation compassée – sans odeur ni saveur – ne rend pas compte du drame de Gatsby dont l’amour pour Daisy traduit une soif de reconnaissance sociale que la fortune ne suffit pas à lui apporter.

Robert Redford incarne un amant pleurnichard alors que Gatsby était animé d’une implacable ténacité pour réaliser son rêve. Mia Farrow incarne une femme hystérique alors que c’était la maladie d’une partie de la société de l’époque qui profita de la croissance avant que la crise de 1929 ne sonne le glas des « années folles ».
Critiques :
Ciné-club de Caen
Critikat

L’adaptation de Baz Luhrmann (2013)

Mises à part les maladresses esthétiques de la 3D, cette adaptation, alternant scènes endiablées et intimistes, rend parfaitement compte de l’esprit du roman. Les fastueuses fêtes organisées par Gatsby (symbole du luxe ostentatoire des capitalistes en quête de respectabilité) s’opposent aux petites sauteries organisées par Buchanan (symbole de la morgue des capitalistes « aristocratiques » et décadents).

Le film montre aussi l’opposition entre Daisy, riche héritière et femme légitime de Buchanan, et Myrtle, pauvre et maîtresse occasionnelle du même Buchanan. Daisy, qui souhaite que sa fille soit « une jolie petite sotte », épouse les idées racistes de son mari sur le déclin de la civilisation (la race blanche) menacée par les races de couleur. Myrtle, elle, est réduite aux caprices de la maîtresse délaissée qui meurt accidentellement en cherchant à rejoindre l’inconstant Buchanan.
Critiques :
Ciné-club de Caen
Critikat

16/08/2013
Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi :
Revue de presse Cinéma 2013, Monde en Question.
Dossier documentaire Cinéma, Monde en Question.
Veille informationnelle Cinéma, Monde en Question.

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