Monde en Question

Analyse de l'actualité économique, politique et sociale dans le monde

Archives Mensuelles: mai 2011

Adèle dans les bas-fonds d’Agora politique


Après Serge LEFORT, alias Coyote, et Esprit Libre, c’est à mon tour de conter mes aventures dans le forum Agora politique où croupit un racisme sûr de lui.

Je n’ai pas été invitée par le Maître des Lieux, mais une copine m’avait conseillé ce forum par provocation. Elle me connaît suffisamment pour savoir que j’allais très vite secouer le cocotier pour en faire tomber les fruits blets. J’ai donc débarqué le 30 avril bien décidée à ne pas m’en laisser conter et je fus expulsée le 20 mai dans les circonstances que je raconterai plus tard.

Ma première lecture fut édifiante car le Maître des Lieux vendait ses « 10 bonnes raisons de s’intéresser au mariage royal ». Toute ébouriffée par des propos aussi stupides, je postais mon premier message :

J’ai failli m’étrangler en lisant ce panégyrique de la royauté britannique.
Serai-je tombée dans le vide sidéral d’un forum people ?
Mariage royal

Je savais qu’on ne peut pas argumenter avec des racistes. J’ai donc posté un extrait du sketch de Guy Bedos et Sophie Daumier dans Débats sur l’Islam.

Quand Esprit libre débarqua dans le forum, je le mis tout de suite au courant des pratiques locales :

Esprit libre, je vous souhaite beaucoup de courage pour débattre avec les deux racistes qui animent de forum.
Esprit Libre

Car j’avais fait les comptes [1] :

Mithridate
De toute façon, vu que le FN fait 20% des voix, avoir 20% de membres FN (ou 20% de messages FN) sur ce forum sera statistiquement normal, et une distorstion statistique à 25 ou 30% également normale tant que l’activité sera faible

Adèle
Adèle a sorti sa calculette :
messages frontistes déclarés : (686 + 223) / 2668 = 34%
messages frontistes déclarés et apparentés : (686 + 583 + 223) / 2668 = 56%
Les messages frontistes apparentés proviennent de ce raciste qui ne donne même pas les sources de ses croyances sur l’existence des races.
Mon départ – PatriciaG

Adèle
Adèle a ressorti sa calculette :
messages frontistes déclarés : 686 / (2668 – 223) = 28%
messages frontistes déclarés et apparentés : (686 + 583) / (2668 – 223) = 52%
Mon départ – PatriciaG

Pour obliger le Maître des Lieux à citer ses sources, je citais les miennes :

Mithridate
Il existe des races, la race étant une subdivision de l’espèce et l’ethnie une subdivision de la race.

Adèle
Les races n’existent que pour les racistes !

[Les généticiens] ont abouti à ce constat inattendu : les races humaines ne sont pas définissables. Selon l’affirmation de François Jacob, prix Nobel, : «Le concept de race s’est dilué et a perdu toute valeur opératoire.»

La conclusion du biologiste est donc claire : les individus de l’espèce humaine sont forts différents les uns des autres ; les populations qu’ils constituent ont toutes des patrimoines génétiques spécifiques, mais il est impossible de tracer des frontières permettant de regrouper ces populations en « races » distinctes.

Comment peut-on être raciste s’il n’y a pas de races ?

Le racisme, c’est-à-dire le mépris, n’a en réalité besoin d’aucune justification pour s’affirmer et se développer.

Albert JACQUARD, Cinq milliards d’hommes dans un vaisseau, Seuil, 1987.
Peuples de France

Et, arriva ce qui devait arriver, le Maître des Lieux dévoila une de ses sources :

Mithridate
Jusqu’aux années septante, le « Que sais-je ? » n°146 s’intitulait « Les races humaines ».
Et le lecteur pouvait avoir un historique de l’évolution, de l’ethnologie : lien

Adèle
Le diable est dans les détails, ainsi j’apprends que Henri-Victor Vallois a écrit cet ouvrage en 1944 c’est-à-dire sous le régime de Vichy !

En 1978, une réunion de la Société d’Anthropologie de Paris met en évidence la persistance d’une conception européenne continentale de l’anthropologie biologique. Elle se caractérise par une forte influence de la raciologie et l’ignorance de la biologie et de la génétique des populations.
Note sur l’origine de deux interviews : Henri-Victor Vallois et Gustave Malécot

Bravo pour ce premier aveu éloquent de vos sources ! La prochaine fois, il faudra tout nous dire sur LE livre dans lequel vous puisez vos croyances à l’existence des races.
Peuples de France

Par retour, le Maître des Lieux m’injuria et me vira sans préavis :

Mithridate
Et Adèle est une conne qui ne sait pas parler le français. Mais cela, je l’avais déjà constaté.

Adèle
V’là que le facho qui jette son masque de pseudo-démocrate ! Il serait capable de me gifler ce salaud. Pas la peine de déposer plainte car il est le flic et le juge de ce forum. Je devrais aller à New-York où j’aurais plus de chance d’être entendue…

J’ai révélé une des sources pourries de sa croyance à l’existence des races et môsieur éructe comme une brute. Comme disait mon papa, « y’a que la vérité qui blesse ». Na !
Peuples de France

Mais prévoyante, j’avais lancé un dernier message à Esprit Libre:

Vous perdez votre temps mon cher ami… Nous sommes tombés dans un nid de fachos – avoués ou inavoués – incultes et violents.
message posté dans Esprit Libre et déplacé dans Justice expéditive

Serge LEFORT, alias Coyote, fit une belle plaidoirie non pour demander ma réintégration, mais dénoncer publiquement les procédés du Maître des Lieux [Justice expéditive] et posta en mon nom le message que j’avais préparé à l’avance [message posté dans Peuples de France et déplacé dans Pâté] car

Adèle, « toujours aussi charmante et pugnace, la seule capable de mettre KO les mystères de ce forum et les monstres étranges qui sommeillent dans ses profondeurs », a découvert un exemplaire de la Bible [« Mein Kampf »] dans laquelle Mithridate puise sa croyance à l’existence des races.

Un mot pour mettre un terme à cette aventure dans les bas-fonds du racisme. Que veut dire « trollage » ? La moindre des choses serait que le Maître des Lieux définisse l’usage qu’il fait d’un terme qui est polysémique et souvent utilisé pour discréditer l’adversaire en coupant court au débat.

Si on prend au pied de la lettre la définition « on parle de troll pour un message dont le caractère est susceptible de générer des polémiques« , cela veut dire qu’un forum ne peut parler que de la pluie ou du beau temps et encore… car même un sujet aussi banal que la météo peut provoquer des polémiques !

Adèle aurait-t-elle été virée parce qu’elle est une femme ? Je déteste cet argument, mais je m’interroge car Serge LEFORT, alias Coyote, était bien saignant dans son genre, mais respecté et Esprit Libre manie une ironie bien acide. Alors, pourquoi cette différence de traitement ?

28/05/2011
Adèle CHARTIER

Merci à Serge LEFORT, alias Coyote, et à Esprit Libre pour leur soutien amical.


[1] Adèle a affiné ses calculs :
– 55 membres ont posté au moins 1 message. Les deux primates ont posté 47,90% de l’ensemble des messages du forum.
– 11 membres sont encore actifs aujourd’hui (sans compter Coyote qui a « hanté » le forum en mon nom et sans compter Esprit Libre qui le hante encore). Les deux primates ont posté 80,67% des messages des membres actifs.

À ma connaissance Mithridate a exclus au moins 4 membres : ORION, Pol-thique, MasKim et Adele Blanc-sec.

Lectures en sciences sociales


Lectures est une nouvelle revue électronique en accès libre créée par Liens Socio et consacrée à l’actualité des recherches et de l’édition en sciences sociales.

Vous retrouvez dans Lectures tous les comptes rendus initialement parus dans Liens Socio, auxquels viennent donc désormais s’ajouter tous ceux publiés depuis la création de la revue, au printemps 2011 : au total, déjà près de 1000 comptes rendus, rédigés par plus de 300 rédacteurs. Et chaque mois, plus d’une trentaine de nouveaux comptes rendus…

La navigation dans les contenus de Lectures est facilitée par un moteur de recherche performant, et par les nombreux index disponibles : vous pouvez ainsi parcourir les notices de publications et les comptes rendus par auteurs, par éditeurs, par disciplines, par mots-clés, par lieux géographiques…

Lire aussi :
• L’actualité des revues
Ent’revues – la Revue des revues
A plus d’un titre – Chaque vendredi

Obama plie devant Netanyahou


Netanyahou assure qu’Israël ne retournera jamais aux frontières de 1967

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a assuré lundi 23 mai qu’Israël ne reviendrait jamais aux frontières « indéfendables » de 1967, dans un discours prononcé à Washington devant le Congrès annuel du principal lobby pro-Israël aux États-Unis, l’AIPAC.

« Je veux vous assurer d’une chose, (la paix) doit garantir la sécurité à Israël et donc Israël ne peut retourner aux frontières indéfendables de 1967 », a-t-il déclaré.

Après l’AIPAC, Benjamin Netanyahou doit s’adresser mardi au Congrès, quelques jours après un désaccord très public avec le président américain Barack Obama sur le processus de paix. « Je vais présenter une vision pour une paix israélo-palestinienne sécurisée », a-t-il devant l’AIPAC.

AFP – Nouvel Obs

Obama plaide pour une Palestine avec « une frontière différente de celle de 1967 »

Barack Obama, très applaudi devant l’assemblée annuelle de l’AIPAC, le principal lobby pro-israélien aux États-Unis, a jugé que « des représentations fausses » avaient été faites de son opinion.

La position du président « signifie que les parties elles-mêmes, les Israéliens et les Palestiniens, vont négocier une frontière différente de celle qui existait le 4 juin 1967 », tenant compte des « nouvelles réalités démographiques sur le terrain et des besoins des deux parties », a-t-il expliqué.

Barack Obama s’était prononcé jeudi pour la première fois pour un État palestinien sur la base des lignes de 1967, « avec des échanges sur lesquels les deux parties seraient d’accord ». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui doit parler lundi à son tour devant l’AIPAC, a sèchement rejeté cette idée

AFP – Nouvel Obs

Le triomphe de la cécité

Un espoir s’évaporait, le Congrès américain n’en finissait plus de se lever et d’applaudir. Chacune ou presque des phrases prononcées par Benjamin Netanyahu semblait transporter d’enthousiasme sénateurs et représentants démocrates et républicains alors qu’un coup de pelle après l’autre, le Premier ministre israélien enterrait hier toute possibilité de reprise des négociations avec les Palestiniens et de conclusion, bien sûr, d’un accord de paix.

Il aurait pu dire qu’il ne négocierait pas avec un gouvernement palestinien comprenant des ministres du Hamas. Cela aurait laissé une porte entrebâillée puisque l’accord de réconciliation entre les islamistes et le Fatah prévoit la constitution d’un gouvernement de techniciens où ne siégera aucun des deux partis. Benjamin Netanyahu aurait pu ne pas refuser de voir que le Hamas avait accepté que son rapprochement avec le Fatah n’empêche pas la poursuite de pourparlers conduits par le président palestinien, Mahmoud Abbas, et qu’un éventuel accord de paix pouvait désormais engager aussi les islamistes et, donc, la totalité des Palestiniens. Il aurait pu faire de cette ambigüité délibérée une pierre sur laquelle construire mais non ! « Israël ne négociera pas, a-t-il dit, avec un gouvernement soutenu par la version palestinienne d’al Qaëda », et le Congrès applaudissait.

« Jérusalem doit rester la capitale unifiée d’Israël. Jérusalem ne doit jamais être à nouveau divisée et, avec créativité et bonne volonté, une solution peut être trouvée », lançait-il et le Congrès applaudissait. « Déchirez votre pacte avec le Hamas », lançait-il au président palestinien et le Congrès applaudissait. « Pourquoi la paix n’est-elle pas encore réalisée ? », demandait-il avant de répondre, dans un raccourci vertigineux : « Parce que les Palestiniens n’ont pas voulu accepter, jusqu’ici, un État palestinien si cela impliquait d’accepter un État juif s’étendant à ses côtés », et le Congrès applaudissait.

« Mes amis », disait Benjamin Netanyahu en s’adressant aux législateurs américains et le Congrès applaudissait mais comment, pourquoi, un tel discours a-t-il pu susciter une telle connivence entre ce Premier ministre et la Chambre et le Sénat des États-Unis ? La réponse est tragiquement simple. Anglophone, totalement bilingue et totalement imprégné de culture américaine, Benjamin Netanyahu disait là tout haut ce que pense la moyenne des élus américains – que le printemps arabe est magnifique mais incertain, qu’il pourrait s’achever sur un triomphe des islamistes, que le temps n’est pas venu de baisser la garde et que Barack Obama ne serait qu’un idéaliste irresponsable auquel il faudrait se garder d’emboîter le pas. Point par point, et tout en lui rendant hommage, Benjamin Netanyahu martelait hier, au Congrès, que Barack Obama se trompait et le Congrès applaudissait dans un désespérant chœur de vieux simplismes frileux.

La cécité des uns disqualifiait la vision de l’autre. Ce spectacle était affligeant, consternant, et le plus stupéfiant était de voir ce Premier ministre mener, tout sourire, tout heureux, son pays vers l’abime car jamais Israël n’a été aussi isolé, critiqué, montré du doigt, affaibli sur la scène internationale.

Géopolitique

En finir avec le despotisme éclairé !

« Je ne peux que pleurer ce matin…
J’ouvre le journal… je lis les titre… rien de réjouissant
Toutes les pages ressemblent à celles des nécrologies
Crimes, vol, agressions, scandales
Les guerres sont partout
Des hommes des femmes des enfants sont privés de vie
La mort prématurée nous suit partout
et le pire… pas un seul jour ne passe sans une séance de voyeurisme de ce voisin criminel. »

C’est l’éditorialiste de l’Orient le jour au Liban qui parle ainsi…
le voisin criminel, la définition même de toute violence, ce voisin abrité par les puissances mondiales et qui s’est imposé grâce à la bêtise arabe… ce voisin que nul voisin ne peut supporter et qui n’est même pas notre voisin… ce voisin donc, le fait pleurer…

« Jusqu’à quand nos frères palestiniens vont ils vivre sans abris
Jusqu’à quand nos frères arabes vont ils vivre dans la peur de cet ennemi…
Je ne comprends pas termine t il… et je ne peux que pleurer ! »

La presse libanaise n’est pas la seule à laisser parler sa colère ce matin…. alors que comme le titre le quotidien israélien
c’est auréolé de victoire et d’applaudissements du congrès américain que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu va revenir en Israël… il a choisit la manière forte… s’opposer à Barak Obama
sans concession… commente le Temps en Suisse… le premier ministre israélien a défendu sa position intransigeante du règlement du conflit israélo palestinien… voilà une nouvelle fois rejetés les pourparlers avec les palestiniens, qui s’appuieraient sur les frontières de 1967… Comme ce qu’avait pourtant proposé Barak Obama la semaine dernière

Ce n’était que donc que du vent !… s’énerve le Quotidien d’Oran en Algérie ce matin
l’avancée purement rhétorique de Barak Obama sur un État Palestinien fondé sur les frontières de 1967 a été gommée d’un coup… la faute au premier ministre israélien ?… même pas… commente le quotidien algérien… et pour le cas où vous seriez encore sous le charme de la rhétorique alambiquée de Barak Obama… il est temps d’ouvrir les yeux aujourd’hui … ce qu’a vraiment dit Barak Obama devant l’Aipac, le principal lobby pro israélien américain… et malgré l’expression si symbolique de « frontières de 1967 » c’est que les palestiniens devaient prendre en compte les « nouvelles réalités », comprenez les colonies de peuplement israélien… pas fou le Barak… il a une élection en vue !
mais je vous comprends… continue l’éditorialiste algérien…on est à chaque fois surpris de constater à quel point l’administration américaine a peu d’estime pour l’intelligence des opinions arabes et singulièrement pour celles de cette jeunesse arabe en révolte contre les vassalités locales.

Revue de presse internationale

Obama à Israël : « Prenez tout ce que vous voulez ! »

En 2008, Barack Obama, alors candidat démocrate à la présidentielle, cédait devant les électeurs pro-israéliens et devant Israël en promettant dans un discours adressé à l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), que Jérusalem serait pour toujours « la capitale indivisible d’Israël. »

Trois ans plus tard, Obama est à nouveau en pré-campagne électorale en vue d’améliorer ses chances de réélection en 2012. Dans le cadre de cette campagne, il a fait quelques timides tentatives pour relancer un « processus de paix » au point mort, mais selon les conditions d’Israël.

Dans son dernier discours adressé à l’AIPAC, Obama a fait acte de complète allégeance à Israël en réaffirmant le soutien de l’Amérique aux objectifs politiques et sécuritaires d’Israël. Son discours a nié le droit des Palestiniens à déclarer l’existence de leur nation et il a même promis de bloquer tous les efforts de Palestiniens pour faire valoir leurs droits auprès des organisations internationales.

Obama a évoqué du bout des lèvres « l’autodétermination » pour les Palestiniens mais ce n’est rien de plus que de la rhétorique vide de sens – alors qu’il a clairement laissé entendre que les intérêts israéliens, en particulier ses intérêts sécuritaires, demeureront la priorité de la politique étrangère américaine dans la région.

Il a mécaniquement répété son engagement à la vision d’une solution à deux États – l’établissement d’un État palestinien aux côtés d’Israël. Toutefois, comme on pouvait s’y attendre, il subordonne la question des frontières et des conditions de création d’un tel État aux « intérêts de sécurité » d’Israël.

Qu’il ait évoqué la reprise de négociations de paix sur la base des frontières de 1967 (également connues sous le nom de « Ligne verte ») ne signifie ni un retrait israélien complet des territoires occupés, ni la création d’un État palestinien souverain sur l’ensemble des terres à l’intérieur de cette « Ligne verte », dont Jérusalem-Est.

Il y a une différence significative dans le « jargon » des négociations, et même dans le langage juridique, entre évoquer la création d’un État palestinien « basé sur » les frontières de 1967 et dire qu’un tel État « sera établi sur » les frontières de 1967.

La première expression laisse beaucoup de marge à Israël pour continuer d’occuper et même d’annexer de vastes blocs de colonies (et peut-être même la totalité de toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, toutes illégales au regard du droit international) pour « des raisons de sécurité. »

Info-Palestine

Enseignement de l’histoire géographie


« Regards historiques sur le monde actuel », c’est le nom des nouveaux programmes d’histoire géographie en terminale prévus pour la rentrée 2012 (sept).

Rédigés par un groupe d’experts réduit à 8 personnes (membres de l’inspection générale et enseignants), ils s’organisent autour de thématiques, très diverses et qui s’étalent sur plusieurs siècles. Et non plus dans conception jusque là assez chronologique.

Les professeurs d’histoire géographie consultés sont assez critiques.
Et la commission chargée de rédiger ces nouveautés se réunit une dernière fois cette semaine pour introduire des corrections émanant justement de ces remontées critiques.

Cela dit, sur le terrain, les enseignants doutent beaucoup que leurs remarques changent vraiment les choses.

Dossier France Culture

Lire aussi :
• Aggiornamento de l’enseignement en histoire et géographie, Hypothèses .
• Enjeux contemporains de l’enseignement de l’histoire-géographie, ECEGH.
• Odile DAUPHIN, Rémy JANNEAU, Nicole PERRON (sous la direction de), L’enseignement de l’histoire-géographie de l’école élémentaire au lycée – Vecteur de propagande ou fondement de l’esprit critique ?, L’Harmattan, 2009 [Amazon].
• Laurence DE COCK et Emmanuelle PICARD (sous la direction de), La fabrique scolaire de l’histoire – Illusions et désillusions du roman national, Agone, 2009.
Dossier documentaire & Bibliographie Géographie, Monde en Question.
Dossier documentaire & Bibliographie Histoire, Monde en Question.
• L’actualité des podcasts
DKPOD
Tous les podcasts
RSS One

Les intellectuels faussaires


Depuis quelques années, le mensonge est devenu la marque de fabrique de plusieurs intellectuels. Ces « faussaires » qui assènent sans aucun scrupule des contrevérités pour défendre telle ou telle cause sont quasi intouchables. Quoi qu’ils racontent, on les respecte et personne, ou presque, n’ose dénoncer leurs (petits) arrangements permanents avec la vérité. Le triomphe de ces « serials-menteurs » représente une véritable menace pour l’information et la démocratie.

Les « intellectuels faussaires » dont il est question dans cet ouvrage sont bien connus. Ils s’affichent sur les plateaux de télévision et tiennent des chroniques à la radio ou dans la presse. Tous brandissent la morale pour nous faire avaler leurs couleuvres. Tous distillent des énormités et des concepts creux sur l’islamisme. En levant le voile sur leurs pratiques, Pascal Boniface dénonce une nouvelle « trahison des clercs ».

Un ouvrage corrosif qui démontre, exemples à l’appui, les mensonges de certains experts et autres donneurs de leçons très médiatiques.

Pascal BONIFACE, Les intellectuels faussaires – Le triomphe médiatique des experts en mensonge, Jean-Claude Gawsewitch, 2011 [IRISRadio Orient].

Lire aussi :
• L’actualité des livres
Centre National du Livre
Veille littéraire CNL

Vers la guerre totale


Le projet de loi permettra au président américain de mettre en oeuvre des actions militaires unilatérales à l’échelle nationale et à l’étranger, contre tous les États, les organisations et les individus soupçonnés d’avoir à l’heure actuelle ou dans le passé, soutenu ou participé à des actions militaires, ou appuyé des hostilités envers les États-Unis ou tout État allié des États-Unis.

Lire la suite… Prisma

Présumé coupable – Victime présumée


Que savons-nous exactement de ce qui s’est réellement passé ? Rien, absolument rien ! Mais tout le monde commente cette affaire sans connaître les faits en prenant soit le parti du présumé coupable soit celui de la victime présumée.

Voici une petite revue de blogs qui hurlent au complot, de ceux qui hurlent avec les loups (le présumé coupable est coupable ou la victime présumée est victime) et de ceux qui ne hurlent pas avec les loups (plus rares) [1].

Blogs qui hurlent au complot

• DSK : terrassé !, Seriatim

A qui profiterait la chute de Dominique Strauss-Kahn : A Nicolas Sarkozy ?
[…]
Coup monté et si oui par qui : les services français ou américains ou les deux ? Sinon, serait-ce une simple affaire de mœurs ?

• Le dézingage d’un gêneur, Dedefensa

Quoi de mieux que frapper le FMI à la tête. La réputation de DSK était ainsi faite qu’il suffisait d’une petite manipulation bien montée pour l’abattre, sans même que la victime y mette du sien, c’est-à-dire sans même attendre que DSK adopte le comportement criminel qui lui est reproché. On ne prête qu’aux riches.

Blogs qui hurlent avec les loups

• Agression sexuelle : La parole de la victime existe-t-elle encore ?, Actualités du droit

DSK conteste les charges. Dont acte. Nous ne savons rien de la thèse de DSK. Ne s’est-il rien passé ? S’est-il passé quelque chose, mais qui n’était qu’une équivoque ? Est-ce un complot, une manipulation ? Ses avocats s’exprimeront. […]

Mais, en parallèle, quel mépris pour ce que dit cette femme ! Comment accuser d’être l’outil d’un complot cette jeune femme humble, vivant avec sa fille, salariée appréciée par son employeur dans sa manière de servir et dans son comportement ?

• DSK : l’ivresse du pouvoir, Le Monolecte [2]

Parce que franchement, à quoi ça sert d’être le maître du monde si tu ne peux pas faire strictement tout ce que tu veux ?
Comment penser une demi-seconde que les questions de consentement d’une boniche et autres pinailleries du genre puissent intéresser des gens tellement puissants, tellement ivres de leur pouvoir sur le reste de l’humanité, eux qui, d’un trait de plume, peuvent décider qui va vivre ou mourir, qui va manger ou crever, qui va se soigner, qui va être éduqué dans la plupart des pays du monde ? DSK, c’est le maître après Dieu, c’est le grand ordonnateur des purges financières qui vont plonger des peuples entiers dans une misère que nous ne voulons même pas envisager et vous pensez vraiment qu’il considère la boniche de sa suite à 3 000 $ la nuit autrement que comme un dû, un service annexe, quelque chose entre la serviette de bain brodée et la collection de mignonnettes du minibar ?

Blogs qui ne hurlent pas avec les loups

• Présomption d’innocence : ce que dit la loi française, Blog de Laurent Mucchielli

Article 9-1 du code civil :

Chacun a droit au respect de la présomption d’innocence.

Lorsqu’une personne est, avant toute condamnation, présentée publiquement comme coupable de faits faisant l’objet d’une enquête ou d’une instruction judiciaire, le juge peut, même en référé, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures, telles que l’insertion d’une rectification ou la diffusion d’un communiqué, aux fins de faire cesser l’atteinte à la présomption d’innocence, et ce aux frais de la personne, physique ou morale, responsable de cette atteinte.

• De quelques aspects juridiques de l’affaire DSK, Journal d’un avocat

Il ne s’agit pas ici de démontrer la culpabilité ou l’innocence du directeur général du FMI : des confrères plus compétents que moi – et bien mieux payés – s’en chargent. Pas plus que de tenter de démontrer un hypothétique complot, dans un sens ou dans l’autre, mais de décrire et expliquer la procédure pénale dont il fait l’objet pour comprendre ce qui se passe et ce qui va se passer.

18/05/2011
Serge LEFORT

Lire aussi : Revue de presse Dominique Strauss-Kahn, Monde en Question.


[1] Blogs qui étaient ou qui sont encore les Favoris de Monde en Question.
[2] C’est l’argumentation démagogique développée à l’extrême gauche et à l’extrême droite :

Tout aussi significative dans ce jeu des commentaires, la mue du Front National. Si son ancien président Jean-Marie Le Pen s’est contenté de proférer des propos grivois en réaction à l’affaire, sa fille qui lui a succédé n’a pas manqué d’affirmer le nouveau visage du FN. Dès dimanche matin, sur RTL, Marine Le Pen estimait que « la justice française devrait prendre quelques leçons de la justice américaine, puisque la plainte d’une simple employée d’hôtel face au patron du FMI a été entendue ». Un discours de classe, là encore, qui vient confirmer les inquiétudes de Terra Nova et ne manquera pas de faire réfléchir le PS de l’après-Strauss-Kahn : « Le FN se pose en parti des classes populaires, et il sera difficile à contrer ».
Les employées dans l’angle mort d’une certaine gauche.

Selon certains féministes la parole de la victime présumée est suffisante pour fabriquer un coupable :

« J’ai empêché ma fille de porter plainte » : une élue socialiste, dont la fille aurait été agressée sexuellement par Dominique Strauss-Kahn, regrette aujourd’hui son silence. Comme dans bien des cas de viol, la victime s’est tue. Pour préserver la paix. Celle du coupable.

L’affaire DSK et l’omerta sur les violences sexuelles
.

José Bové – Dominique Strauss-Kahn


Article 35 ter de la loi du 29 juillet 1881 relative à la liberté de la presse :

I- Lorsqu’elle est réalisée sans l’accord de l’intéressé, la diffusion, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, de l’image d’une personne identifiée ou identifiable mise en cause à l’occasion d’une procédure pénale mais n’ayant pas fait l’objet d’un jugement de condamnation et faisant apparaître, soit que cette personne porte des menottes ou entraves, soit qu’elle est placée en détention provisoire, est punie de 100 000 F d’amende.

II- Est puni de la même peine le fait :

– soit de réaliser, de publier ou de commenter un sondage d’opinion, ou toute autre consultation, portant sur la culpabilité d’une personne mise en cause à l’occasion d’une procédure pénale ou sur la peine susceptible d’être prononcée à son encontre ;

– soit de publier des indications permettant d’avoir accès à des sondages ou consultations visés à l’alinéa précédent.

Source : Blog de Laurent Mucchielli

18/05/2011
Adèle CHARTIER

Lire aussi : Revue de presse Dominique Strauss-Kahn, Monde en Question.

Révolution et contre-révolution au Mexique


Mexique, janvier 1994. Le claquement des fusils de l’armée zapatiste de libération nationale du sous-commandant Marcos rappelait au monde que le sud du Rio Grande avait été le théâtre d’une des premières révolutions du 20e siècle.

Depuis, Pancho Villa et Emiliano Zapata sont devenus pour nous des personnages familiers. Au Mexique même, ils chevauchent encore aux côtés de ceux et celles qui luttent pour leurs droits et leur émancipation.

Ce livre nous invite à un voyage dans le Mexique contemporain tout en nous faisant découvrir la richesse idéologique et politique du Mexique révolutionnaire de 1910-1917 et de ses acteurs, en particulier de Ricardo Flores Magon et de ses frères. C’est un tableau effrayant du Mexique d’aujourd’hui qui nous est ici proposé, un pays où les recettes néolibérales les plus brutales sont imposées par un état mafieux, avec l’appui inconditionnel des États-Unis, au prix d’une militarisation croissante de la société. Cependant, on y trouvera également une évocation de la puissance des mobilisations en cours, notamment parmi les peuples indigènes, les salariés des mines et de l’électricité, les immigrés aux États-Unis, dont la détermination n’a d’égal que le courage. Ces luttes puisent dans l’expérience et la mémoire d’un siècle de combats contre l’oppression, tout en ne cessant d’inventer de nouvelles modalités de combat contre les oligarchies économiques et politiques et le terrorisme d’État.

James D. COCKCROFT, Révolution et contre-révolution au Mexique (1910-2010), Syllepse, 2011 [Entre les lignes entre les mots].

Lire aussi :
• Il y a 100 ans : la révolution au Mexique, Marxisme.
• La Révolution Mexicaine de 1910-1920, La Riposte.
• Adolfo GILLY, La révolution mexicaine (1910-1920), Syllepse, 1995.
Le Mexique de l’épopée révolutionnaire des compagnons d’Emiliano et de Pancho, le Mexique authentique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d’histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution interrompue.
Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d’aujourd’hui et les aspirations de son peuple à travers l’épopée et la réalité d’une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays.
Dossier documentaire & Bibliographie Mexique, Monde en Question.
• L’actualité des livres
Centre National du Livre
Veille littéraire CNL

Julian Aussange – Dominique Strauss-Kahn


Je n’ai aucune sympathie pour le PS et encore moins pour Dominique Strauss-Kahn, qui représente cette gauche-caviar que mon papa a combattu. Ceci pour dire que, malgré tous mes préjugés négatifs, je refuse de participer à la campagne menée contre cet homme notamment par les partisans d’un ordre moral qui projettent leurs propres obsessions sexuelles :

Bernard Debré, député UMP de Paris : « C’est terrible, c’est humilier la France que d’avoir un homme qui se vautre dans le sexe – et ça se sait depuis fort longtemps. Vous imaginez ce que ça peut être, et pour le poste qu’il occupe au FMI, et pour la France. Il est totalement déconsidéré. Déjà il se vautrait dans le bling-bling, maintenant c’est dans le sexe, c’est inacceptable.

Ce n’est pas la première, c’est une récidive, c’est inacceptable. Bien sûr, qu’il y a la présomption d’innocence, mais vous pensez que la police viendrait chercher un homme comme lui dans un avion d’Air-France ? Je trouve ça misérable et humiliant.

NouvelObs

1) Que savons-nous exactement de ce qui s’est réellement passé ? Rien, absolument rien. Or, tout le monde commente des accusations sans connaître les faits que la police est en train d’établir. De plus, la version policière, que nous connaîtrons complètement qu’au moment du procès, ne suffira pas à établir les faits…

2) Dans une affaire similaire, les médias avaient tous défendu Julian Aussange or beaucoup s’acharnent aujourd’hui contre Dominique Strauss-Kahn. Pourquoi défendre la présomption d’innocence dans un cas et défendre la version de l’accusation dans l’autre cas ?

3) Des médias accusent ceux qui s’interrogent ou mettent en doute leur présentation de l’affaire d’attiser surtout fantasmes et autres thèses complotistes. Le Monde et Le Nouvel Obs, par exemple, mènent cette campagne visant à discréditer les sceptiques selon une mécanique bien rodée.

4) J’aimerais bien que quelqu’un m’explique la chronologie publiée par Reuters :

Dominique Strauss-Kahn est accusé d’avoir agressé dimanche une femme de chambre âgée de 32 ans dans la suite qu’il occupait à l’hôtel Sofitel de Manhattan.

Interrogé depuis samedi soir, il a été formellement identifié par la plaignante lors d’une présentation parmi plusieurs autres personnes.

5) J’aimerais bien que quelqu’un me dise s’il voit sur cette photo que Dominique Strauss-Kahn aurait des « menottes aux poignets » comme le précise le commentaire de la Revue de presse internationale.

16/05/2011
Adèle CHARTIER

J’ajouterai que personne ne s’interroge sur la rapidité de l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn (à 16h40 selon France Culture) qui serait intervenue une heure et onze minutes après la dénonciation d’agression sexuelle (à 15h29 selon Atlantico).

Serge LEFORT
Citoyen du Monde

Lire aussi : Revue de presse Dominique Strauss-Kahn, Monde en Question.