Monde en Question

Analyse de l'actualité économique, politique et sociale dans le monde

Archives Journalières: 17/12/2009

Les agenciers ou journalistes d’agence


En hommage aux soutiers de l’information : les agenciers ou journalistes d’agence, Acrimed

Selon une étude de John Stauber et Sheldon Rampton, qui passent pour être les meilleurs spécialistes de la profession et co-auteurs d’un remarquable ouvrage sur la question, le nombre des salariés des agences des relations publiques (150.000) dépassait à partir de la décennie 1990 celui des journalistes (130.000).

Aux États-Unis, 40 pour cent de ce qui est publié dans la presse est directement reproduit, sans altération, des communiqués des «Public relations» soutient Paul Moreira, producteur de l’émission de référence de Canal + et auteur d’un ouvrage documenté sur Les nouvelles censures – Sans les coulisses de la manipulation de l’information, Robert Laffont, 2007.

Tragique retour de choses : la communication a tendu ainsi à se substituer à l’information, et ses dérives avec les « spin doctor’s », ont tendu à renvoyer à la propagande de base des régimes totalitaires que les pays démocratiques étaient censés combattre, comme ce fut le cas notamment lors de l’invasion américaine de l’Irak, en 2003. Le «quatrième pouvoir», le garant de la démocratie, est apparu alors comme le vecteur d’une idéologie dominante et le langage de ses opérateurs comme un marqueur d’une d’identité culturelle avec les enjeux économiques que sous tendait la guerre sémantique qu’elle impliquait (précarité versus flexibilité).

En France, la phagocytose des entreprises de presse par le complexe militaro industriel a eu pour curieux résultat de placer les grands quotidiens nationaux et les grands vecteurs audio visuels sous la coupe des grands conglomérats adossés aux commandes de l’état : TFI Bouygues (Bâtiment et téléphonie mobile), Le Figaro Dassault aviation, Libération Edouard de Rothschild (Banque) ainsi que Lagardère armement et édition (Le Monde, Paris Match, Europe 1, VSD, Le journal de dimanche).

Lire aussi :
• NABA René, De notre envoyé spécial – Un correspondant sur le théâtre du monde 1969-2009, L’Harmattan, 2009.
• NABA René, Aux origines de la tragédie arabe, Bachari, 2006. [Dailymotion-OummaFrance Culture]
• NABA René, Du bougnoule au sauvageon – Voyage dans l’imaginaire français, L’Harmattan, 2002.
• NABA René, Guerre des ondes, guerre des religions – La bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen, L’Harmattan, 1998.
Articles :
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• Dossier documentaire & Bibliographie Agences de presse, Monde en Question.

Louis XIV : l’image et le mythe


Colloque Louis XIV : l’image & le mythe, Jeudi 21 janvier 2010 à Versailles, Calenda.

À l’occasion de l’exposition «Louis XIV : l’homme et le roi» qui se tiendra au château de Versailles du 19 octobre 2009 au 7 février 2010, le château de Versailles et le Centre de recherche du château de Versailles (CRCV) organisent conjointement un colloque sur «Louis XIV : l’image & le mythe». Il s’agira essentiellement d’analyser l’image que le Grand Roi renvoyait aux étrangers mais également celle qu’il pouvait se faire de lui-même, en s’intéressant plus particulièrement à la dialectique de l’homme public et de l’homme privé.

S’il est né pour être roi, Louis XIV n’en était pas moins homme et, en cette circonstance, disposait indéniablement de goûts propres. Ses importantes et somptueuses collections sont connues et ne reflètent pas nécessairement une inclination personnelle pour tel ou tel objet, le monarque s’inscrivant dans une logique de concurrence et de compétition que se livraient les souverains européens sur le marché de l’art. Comme prince le plus puissant, Louis XIV, à l’instar de ses pairs, devait donc posséder des œuvres de tel ou tel artiste afin de constituer la collection parfaite et idéale. Ce colloque a donc pour objectif premier de dépasser cette image publique renvoyée par Louis XIV comme roi de France et de saisir l’homme privé.

Lire aussi :

GOUBERT Pierre, Louis XIV et vingt millions de Français, Hachette Pluriel, [1966] 1998 [Cafés historiquesFénelon].
Pierre Goubert confronte Louis XIV à son royaume et à son temps. Vingt millions de sujets sortent de l’anonymat pour rappeler que Versailles et son roi ne résumaient pas le royaume de France. Cette autopsie sans complaisance de la France du XVIIe siècle révèle une nouvelle perception de l’Histoire qui, loin de se focaliser sur la personnalité des grandes figures politiques et culturelles, prend en compte l’ensemble de la population à partir de l’utilisation systématique des registres paroissiaux, des inventaires après décès, des archives d’hôpitaux. Cette oeuvre magistrale, écrite dans une langue simple et chaleureuse, fait revivre le XVIIe siècle dans ses éclats de lumière et d’ombres.
• Louis XIV et la construction de l’État royal (1661-1672), Histoire, économie et société, 2000, 19e année, n°4.
• Articles Histoire, Monde en Question.

Écouter aussi :
• Vivre à Versailles au temps de Louis XIV, Canal Académie.