Monde en Question

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Archives Journalières: 20/11/2009

La vaccination au fil du temps


A l’occasion du lancement, en France, de la campagne de vaccination de la population générale contre la grippe A (autrement appelée H1N1), La marche des sciences propose d’entrer dans l’histoire des vaccinations, de la mise au point du premier vaccin aux dernières découvertes ; un regard jeté sur la science médicale, les avancées thérapeutiques, mais aussi sur la société concernée, la réception de ces vaccins et les réticences qui ont pu naître en certaines occasions. Une aventure de la vaccination qui a suscité beaucoup de légendes et de récits sur les rituels prophylactiques. Une histoire des vaccins qui est aussi le reflet de l’histoire des représentations et des cultures, des rapports entre la science et le pouvoir, et qui pose une question cruciale, celle de la liberté individuelle.

La marche des sciences – France Culture

Lire aussi :
• Articles Grippe A/H1N1, Monde en Question.
• Dossier documentaire & Bibliographie Risque & Gestion du risque, Monde en Question.

Faut-il vacciner les populations contre leur gré ?


Dans moins de deux jours, s’ouvre la campagne de vaccination contre le virus H1N1, mais dans un contexte de désintérêt même de méfiance totalement inédit. 80% des Français n’auraient pas l’intention de se rendre dans les centres prévus à cet effet, soit qu’ils estiment la grippe bénigne, soit qu’ils évoquent des effets secondaires du vaccin. L’OMS a beau rappeler que les campagnes de vaccination sont le « rempart de la plus efficace contre cette première pandémie du XXIème siècle », même le personnel de santé ne semble pas l’entendre de cette oreille : le quotidien « Aujourd’hui en France » avançait hier un chiffre dérisoire : seuls 7% des soignants de l’AH-HP se seraient portés volontaires pour la vaccination.

Alors pour ne pas attiser la méfiance, on répète au Ministère que la vaccination n’est pas obligatoire, qu’elle est simplement de la responsabilité de chacun, mais en sachant que si personne n’y consent, le plan sera sans efficacité pour la collectivité car la réduction de l’incidence d’une maladie ne s’obtient qu’au prix d’un taux élevé de couverture vaccinale. Bref, cette campagne, à la fois massive et non obligatoire, a toutes les chances de s’enferrer dans ses contradictions.

Dans une tournure d’esprit peut-être un peu vingtième siècle, on aurait tendance à avancer le raisonnement suivant : ou tout cela n’est que broutille, et il faudra justifier le coût de ce plan gigantesque ainsi que les effets secondaires néfastes s’il s’en révélait pour ceux qui ont choisi la vaccination. Ou la chose est grave, et la question de l’obligation doit être posée comme elle l’est aux Etats-Unis pour le personnel de santé. Mais l’Etat français a été si ébranlé par les dernières crises sanitaires qu’on se demande s’il serait capable, le cas échéant, de tenir un discours autoritaire : a-t-il encore la force de rappeler que le risque individuel s’efface parfois devant le bénéfice collectif ?

Du grain à moudre – France Culture

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